Labaroche

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Labaroche
La Place, partie haute du village
La Place, partie haute du village
Blason de Labaroche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Ribeauvillé
Canton Lapoutroie
Intercommunalité C.C. de la Vallée de Kaysersberg
Maire
Mandat
Bernard Ruffio
2014-2020
Code postal 68910
Code commune 68173
Démographie
Population
municipale
2 266 hab. (2011)
Densité 169 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 38″ N 7° 11′ 38″ E / 48.1106, 7.193948° 06′ 38″ Nord 7° 11′ 38″ Est / 48.1106, 7.1939  
Altitude Min. 420 m – Max. 980 m
Superficie 13,44 km2
Localisation

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Labaroche est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Barochais ou les Barotchais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Labaroche est située sur un plateau, à une altitude moyenne de 750 mètres, entre les vallées de Kaysersberg et de Munster. La commune culmine dans sa partie méridionale par deux mamelons jumeaux, le Grand Hohnack (980 m) et le Petit Hohnack (927 m). Le village est très étendu et compte de nombreux hameaux : la Place, les Évaux, la Chapelle, Basse Baroche...

Écarts et hameaux[modifier | modifier le code]

  • Les Coreaux
  • Mochta
  • L'Arrêtement
  • Basse Baroche (altitude 500 mètres)
  • Les Granges
  • Bassatte
  • Les Evaux
  • Les Christés
  • Le Chêne
  • Fraugré
  • Bâa
  • La Trinque
  • Giragoutte
  • Rochure
  • Henzelle
  • La Chapelle
  • Les Fontenelles
  • Faîte
  • Rain de l’Église
  • Rouge-Grange
  • Cras
  • L'enclos
  • Gestion
  • Leyman
  • Goutte
  • Mauresfontaine
  • La Rochette
  • Derrière la Roche
  • L’Étang
  • Les Mulles
  • Derrière le château

Ces hameaux et écarts sont éparpillés dans de profonds vallons et sur les sommets les plus élevés, qui peuvent atteindre près de 800 mètres. Il existe à Basse Baroche une église sous le patronage de Saint-Michel.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le Walbach

Toponymie[modifier | modifier le code]

Labaroche signifie la paroisse en dialecte roman. On n'y a d'ailleurs jamais parlé l'alsacien mais le welche.
Le véritable nom paraît être la Paroche, du latin parochia, en allemand Kirchspiel[1].
Les dates sont celles des années où apparaissent les noms dans les documents : Festum en 1077, Ecclesia Celle en 1302, Zell en 1441, Payonzelleen 1564, Parochus loci Zell, vulgo La baroche XVIIe. Fusion entre Hachimette et La Baroche qui formait une des quatre paroisses du Val d'Orbey.[réf. nécessaire]
En allemand Zell[1], en patois Lè Barauwtch.

Histoire[modifier | modifier le code]

Château du Hohnack : les tours.

La commune, dominée par le château du Hohnack, apparaît en 1114 sous la dénomination « Festum », puis « Celle » en 1302 et enfin Labaroche au XVIe siècle. Vers le XIe siècle, l'abbaye de Saint-Dié possède des terres à Labaroche et la communauté qui s'y est formée prend le nom de Celle en référence aux cellules des moines.

Du XIIe siècle à la Révolution, bien que francophone, le village appartient à des seigneurs allemands, les Ferrette, à l'évêque de Bâle, aux Ribeaupierre en tant que dépendance de leur château de Hohnack, puis à la ville de Colmar dont le prévôt, Sigefroi de Gundolsheim, obtint de l'empereur Rodolphe Ier la permission de fortifier le château du Hohnack. Plus tard, le château revint à nouveau aux Ribeaupierre, sur lesquels il fut pris, en 1635, par les Français commandés par Mannicamp. Louis XIV le fit détruire en 1655. Avant la guerre de Trente Ans, la paroisse de Labaroche englobe aussi Hachimette. Lors de ce conflit, la population est décimée. Après le traité de Westphalie, en 1648, Labaroche est réintégrée dans le royaume de France, avec l'ensemble de la seigneurie. Au XVIIIe siècle, une agriculture se développe ainsi que l'élevage de bovins. Pendant la Révolution, les vestiges du château du Hohnack sont vendus comme bien nationaux. Devenue allemande en 1870, la commune reçoit le nom de Zell. En 1914-1918, pris dans la bataille du Linge, Labaroche est bombardée et détruit à 90 % lors des combats de la poche de Colmar qui ont lieu pendant l'hiver 1944-1945. L'usine textile créée en 1929 ferme en 1956 et l'agriculture traditionnelle périclite, faisant place au tourisme.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent à trois têtes d'aigle arrachées de sable, becquées et couronnées d'or, lampassées de gueules[2].
Commentaires : La commune a adopté en 1974 les armoiries de la seigneurie de Hohnack dont les ruines du château éponyme dominent le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Bernard Ruffio SE  
mars 2008 2014 Bernard Andrès DVD Responsable sécurité à l'Office National des Forêts
mars 1995 2008 Yvan Schielé    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Joseph.


En 2011, la commune comptait 2 266 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 457 1 426 1 717 2 014 2 021 2 055 2 228 2 303
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 085 2 111 2 057 2 072 1 902 1 875 1 812 1 777 1 688
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 704 1 591 1 495 1 280 1 161 1 170 1 162 970 1 122
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 103 1 157 1 204 1 483 1 676 1 985 2 175 2 229 2 266
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Michel au lieu-dit Basse Baroche (Labaroche)
Chapelle Saint-Wandrille
La nef de la Chapelle
Le Musée des métiers du bois

Ruines du château féodal du Petit Hohnack[modifier | modifier le code]

Propriété de la commune, le château du Petit Hohnack est classé monument historique depuis 1905. Construit au XII° siècle par les comtes d'Eguisheim, il sera démantelé en 1655 sur ordre de Louis XIV. Le site reste remarquable : une bonne partie de l'enceinte polygonale demeure, ainsi que des parties importantes des tours et du donjon. Les vestiges ont été restaurés et consolidés au XX° siècle[5].

L'église Saint-Michel (1787)[modifier | modifier le code]

Cette église-halle est construite au sommet d'une colline rasée, étayée par des murs de soutènement, à Basse Baroche. La toiture du clocher, érigée sur le transept gauche, est refaite en 1836 et celle de la nef en 1854, une tempête l'ayant en partie détruite trois ans avant. Une horloge est installée également en 1854. L'église est incendiée en janvier 1945, lors des combats de la libération. Elle est reconstruite sur le modèle de l'ancien en conservant la façade de 1787 et l'entrée de style classique, mais sa longueur est diminuée.

L'église Saint-Joseph et Saint-Wandrille (1955)[modifier | modifier le code]

Financée par les indemnités versées au titre des dommages de guerre, la construction de cette église moderne s'étend sur six années.Comportant une nef, un transept et un chœur, son plan général respecte la croix latine. Cependant celle-ci est intégrée, à la base, dans une construction rectangulaire et les bras du transept ne se détachent visiblement de la nef que dans leur partie supérieure. La nudité de la grande et large façade est rompue par l'oculus qui domine le portail.

Chapelle Saint Wandrille (1868-1869)[modifier | modifier le code]

Dans sa pérégrination, après avoir séjourné au monastère de Romains-Moutiers, au pied du Jura, Saint Wandrille a pu remonter vers le nord et se fixer pour un temps dans les Vosges. Il aurait ainsi construit à Labaroche un petit oratoire, bien qu'aucune chronique ne l'affirme. Ce qui semble plus plausible, c'est qu'au Moyen Âge des moines défricheurs venus de l'abbaye de Fontenelle soient passés par Labaroche et y aient apporté le culte de Saint Wandrille leur patron. Il existe d'ailleurs à Labaroche un lieu-dit qui s'appelle "Les Fontenelles" qui a peut-être un rapport avec cette abbaye. Depuis une date immémorable, il existe une chapelle Saint Wandrille à Labaroche. La chapelle actuelle fut construite entre 1868-1869. Gravement endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale elle fut peu à peu restaurée et rendue au culte le 6 août 1978.

Le Musée des métiers du bois[modifier | modifier le code]

En 1989, quelques collectionneurs passionnés par le patrimoine forestier décident de récupérer les pièces d'une scierie désaffectée. Désireux d'offrir au public un témoignage de la vie d’autrefois à Labaroche, ils obtiennent en 1991 le soutien de la commune. Peu à peu, ils collectionnent des outils et des machines de menuiseries, de sabotiers et d'usage agricole en rapport avec le bois.

En 1996, la commune obtient les subventions nécessaires à la construction d’un bâtiment capable d'abriter un musée. La charpente est réalisée avec 360m3 de bois de résineux local, et la construction s'étale de 1996 à 1997.

En 2000, la plus grosse machine — le haut fer (scie à grumes) — est mise en route grâce au remontage des pièces de la scierie.

Le Musée est dirigé par une association regroupant 40 bénévoles de tous horizons (ingénieurs, ouvriers, mécaniciens, enseignants, retraités, etc.).

Le Musée des métiers du bois, occupant 2000 m², est consacré à la découverte de l'arbre dans la forêt et du travail du bois de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle. La visite d'environ 2h30 se fait en compagnie de guides qui font fonctionner différents outils et machines en en expliquant le fonctionnement : une machine à vapeur (année 1896), un haut fer, des tours reproducteurs de manches de haches, une saboterie etc. Un espace pédagogique est dédié à la compréhension de l'arbre (le regarder, le toucher, le sentir). Un secteur est réservé à l'exposition d'une collection d'environ 900 jouets en bois [6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Georges Stoffel - Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin (1868)
  2. Archives Départementales du Haut-Rhin
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  5. Alain Morley, Le Guide des châteaux de France, Volume 68, le Haut-Rhin, éditions Hermé - Dernières Nouvelles d'Alsace, page ??
  6. Le musée des métiers du bois

N°3 Alain Morley Guide des châteaux de France... pages 89-92

Liens externes[modifier | modifier le code]

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