Vocabulaire de la franc-maçonnerie

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Le vocabulaire de la franc-maçonnerie appartient à un langage symbolique spécifique, peu compréhensible pour un public non initié. Ce vocabulaire, qui a évolué au cours du temps, varie également assez notablement selon les rites, les pays, et les obédiences.

De nombreux termes font référence aux traditions, réelles ou supposées, des bâtisseurs du Moyen Âge. À noter que les écrits maçonniques utilisent encore aujourd'hui un très grand nombre de capitales, suivant un usage ancien qui n'a pas suivi l'évolution des prescriptions typographiques.

Agapes[modifier | modifier le code]

Dans la franc-maçonnerie française, ce mot est le plus souvent utilisé au pluriel[1]. Il désigne le partage d'une collation froide ou chaude dans la « salle humide », entre maçons. Ce temps de rencontre et de partage, à l'issue de la tenue est le prolongement du travail qui vient d'être effectué. C'est un moment très convivial où la parole est totalement libre, dans le respect d'autrui et de ses idées, et qui permet aux sœurs et frères de mieux se connaître.

Atelier[modifier | modifier le code]

C'est le nom de la loge au travail.

Ce peut être aussi le nom générique regroupant différentes sortes de loges: triangles (loges en gestation), loges symboliques (les plus courantes) ou loges de hauts grades (différentes dénominations : loges de perfection ; « chapitres », « aréopages », etc.).

Attouchements[modifier | modifier le code]

Façons de se faire reconnaître comme franc-maçon par le contact. Varient selon les degrés.

Banquet[modifier | modifier le code]

Banquet maçonnique, France, vers 1840.

Le banquet d'ordre est un repas rituel organisé le plus souvent aux alentours des solstices astronomiques, plutôt celui d'hiver qui annonce le renouveau (ou Jean l'Évangéliste, placé le 27 décembre) mais aussi celui d'été où le soleil approche le zénith (ou Jean le Baptiste, placé le 21 juin).

Le banquet d'ordre est une tenue d'obligation, un rituel particulier est pratiqué dans chaque rite.

Cabinet de réflexion[modifier | modifier le code]

Le cabinet de réflexion est le lieu où se déroule une partie du processus d'initiation du profane dans la franc-maçonnerie[2] dans les rites continentaux. Les rites anglo-saxons, eux, ne connaissent pas le cabinet de réflexion.

Capitation ou cotisation[modifier | modifier le code]

En fait, en Franc-maçonnerie, les mots capitation et cotisation sont tous les deux utilisés, mais ils n'ont pas le même sens.

Un membre paye chaque année à sa loge une « cotisation » dont une partie est reversée à l'obédience : la « capitation ». La capitation sert aux Instances qui dirigent l'obédience pour gérer financièrement la vie et les activités de cette association qui est en fait une fédération de loges.

À cette capitation que doit payer chaque membre, la même pour tous car son montant est voté par l'assemblée générale annuelle appelée souvent Convent ( mais pas partout ), chaque loge ajoute une somme prenant en compte les dépenses spécifiques auxquelles elle a à faire face. Cette part spécifique varie d'une loge à l'autre.

C'est l'addition de la capitation et de la part spécifique qui forme la cotisation. C'est ce qui explique qu'à l'intérieur d'une même obédience, la cotisation varie d'une loge à l'autre suivant le budget particulier que cette dernière établit annuellement.

Chaîne d'union[modifier | modifier le code]

La chaîne d'union est un rituel de fraternité et de commémoration effectué par les maçons à la fin, et, à certains rites, parfois aussi au début, d'une tenue. Chaque maçon présent constitue un maillon. La Houppe dentelée en constitue le symbole, elle fait le tour de l'intérieur du temple maçonnique[3] au-dessous du plafond, le long des murs de l'orient, du septentrion et du midi.

Chambre du milieu[modifier | modifier le code]

Reconstitution de l'initiation au grade de maître, la personne couchée personnifie le cadavre d'Hiram Abiff que l'on place dans la chambre du milieu.

Lors du passage de grade de compagnon à celui de maître, au 3e degré maçonnique, le temple devient la chambre du milieu ou Hekhal, là où, selon le mythe d'Hiram, les maîtres recevaient leur salaire. Selon la tradition maçonnique, on accéderait à cette "chambre" par un escalier en forme de vis par 3 séries successives de respectivement 3, 5 et 7 marches. Dans la bible, le Hekhal occupe une situation intermédiaire entre le porche et le saint des saints[4].

Colonnes[modifier | modifier le code]

Les colonnes du temple de Salomon se trouvaient à l'extérieur. Bien que certains les visualisent à l'intérieur, la loge se réunit symboliquement à l'extérieur du Temple sous la voûte étoilée. Pour d'autres, le temple n'est pas achevé ce qui permet de voir le ciel au zénith.

Les colonnes symbolisent aussi les deux travées du nord et du midi, c’est-à-dire les rangées de sièges de part et d'autre ayant chacune son surveillant de colonne. Les apprentis sont au nord, les compagnons au midi, les maîtres partout.

La connaissance de leur nom est l'un des plus anciens secrets maçonniques, puisqu'il est attesté dès le XVIIe siècle. Il ne s'agit cependant que d'un secret symbolique (que les adversaires de la franc-maçonnerie ont parfois appelé un « secret de Polichinelle »), puisqu'il est écrit en toutes lettres dans la Bible.

Dans la plupart des loges de France et d'Europe continentale, aux trois premiers degrés, trois autres colonnes entourent le pavé mosaïque. Dans certaines loges, vers le milieu du XXe siècle, elles ont pris trois formes différentes :

  • ionique, représentant la sagesse et le Vénérable Maitre ;
  • dorique, représentant la force et le 1er Surveillant ;
  • corinthienne, représentant la beauté et le 2nd Surveillant.

Compas[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des Rites cet outil fait partie des trois grandes lumières avec l'équerre et le Volume de la Loi Sacrée. Il représente l'esprit.

Convent[modifier | modifier le code]

Un convent est une assemblée générale d'une obédience maçonnique.

Cordon[modifier | modifier le code]

Cordon sur une Marianne maçonnique, 1879

Sautoir ou écharpe portés lors des tenues. L'écharpe dérive du baudrier qui maintenait l'épée, privilège de la noblesse sous l'Ancien Régime. Les cordons sont plus ou moins richement ornés de motifs symboliques. La couleur de ces décors permettent de connaître le rite de la loge d'origine du maçon.

Cordonite var. cordonnite[modifier | modifier le code]

Terme ironique. — Maladie imaginaire dont sont atteints les francs-maçons friands d'honneurs et de grades, qui collectionnent et s'affichent volontiers avec les cordons et autres décors correspondants.

Le mot est souvent graphié « cordonnite », comme « espionite var. espionnite ». Le suffixe -ite est employé pour les maladies d'origine inflammatoire, comme la bronchite ou la réunionite.

Couvreur[modifier | modifier le code]

Officier qui garde la porte du temple pendant la tenue. Très souvent il s'agit de l'ancien vénérable de la loge.

Il est situé à l’Occident de la Loge, face à l’Orient qu'il vient de quitter s'il a été vénérable auparavant, quittant ainsi le poste le plus éminent pour le poste le plus humble. N'appartenant à aucune des deux colonnes, il peut demander la parole directement à l'Orient. Au début de la tenue (cela dépend du Rite pratiqué), il vérifie avec le grand expert si les entrants sont bien maçons et connaissent le mot de passe du moment. Pendant la tenue, il peut couvrir le temple, notamment pour ouvrir la porte aux membres en retard.

Décors[modifier | modifier le code]

Éléments symboliques portés en tenue (tablier, gants, cordons, etc.) et nulle part ailleurs. Les gants et le tablier sont obligatoires.

Debhir[modifier | modifier le code]

Nom hébreu de la troisième partie du temple de Salomon. C'est le nom que prend l'Orient pour les tenues au grade de maitre maçon.

Delta lumineux[modifier | modifier le code]

Triangle lumineux, ou orné de rayons lumineux, souvent orné d'un Œil de la Providence, qui surplombe l'Orient.
C'est un symbole qui n'est pas spécifiquement maçonnique puisqu'il figure dans de très nombreuses églises et chapelles, en particulier dans le style baroque. On le retrouve également sur le fronton de certaines églises de Venise ou encore au-dessus de l'Autel dans la chapelle du château de Versailles.

Dévoiler (se)[modifier | modifier le code]

Toute personne a droit, en France, au respect de ses convictions et de leur caractère privé. Ainsi, aucun maçon ne peut révéler l'appartenance d'un tiers à la franc-maçonnerie, c'est-à-dire le dévoiler. Cela est d'ailleurs valable pour tous les citoyens lorsque les convictions philosophiques de tel ou tel ne sont pas de notoriété publique. Naturellement chacun est libre de faire part ou non à qui il l'entend de ses convictions.

Degrés[modifier | modifier le code]

Degré est le terme exact pour grade, ce sont les étapes d'élévation dans un rite donné. La Franc-Maçonnerie compte trois degrés dits symboliques : apprenti, compagnon et maître. Les degrés supérieurs au troisième, dits « hauts grades » ou "degrés d'avancement", sont régis selon les rites. Ces degrés s'appellent parfois aussi "degrés d'ampliation" ou "degrés de perfectionnement" et, en Angleterre et aux États-Unis "side degrees", ce qui montre qu'ils ne sont pas considérés comme supérieurs, mais situés à côté des trois premiers degrés.

Loge de Clifton, Virginie, États-Unis.

Équerre[modifier | modifier le code]

Avec le compas et la règle, l'équerre correspond à un des outils fondamentaux des francs-maçons. Fait partie, dans la plupart des rites, des trois grandes lumières qui sont l'équerre, le compas et le Volume de la Loi Sacrée. Elle symbolise la rectitude et le droit, mais aussi la matière par rapport à l'esprit.

Fraternité[modifier | modifier le code]

Les francs-maçons se reconnaissent entre eux pour frères ou sœurs et se nomment mutuellement ainsi. Cette fraternité n'est pas que symbolique, elle est ressentie sincèrement par tous. La fraternité se distingue de l'amitié car elle n'est pas une affinité mais sa recherche constitue un devoir pour le maçon. Il doit l'étendre à tous les membres de l'humanité.

Les sœurs cultivent aussi la fraternité sans distinction, le mot sororité n'est pas employé.

Gants[modifier | modifier le code]

Paire de gants blancs en coton

Les gants blancs sont souvent portés en tenue, ils symbolisent l'égalité car ils dissimulent les marques du travail profane, leur blancheur symbolise la pureté des intentions. L'obligation de porter ou non des gants blancs varie selon les rites.

Grades[modifier | modifier le code]

Voir degrés.

Grand expert[modifier | modifier le code]

Officier chargé du bon déroulement du rituel. Il est nommé "Grand Expert" dans certains rites et simplement "expert" ou alors "Architecte Préparateur" dans d'autres.

Hekkal[modifier | modifier le code]

Seconde partie du temple de Salomon.

Hiram[modifier | modifier le code]

Selon la Bible[5], l'artisan bronzier qui créa tous les ouvrages d'airain du Temple de Salomon. La légende maçonnique en fait l'architecte du Temple. C'est un personnage différent d'Hiram 1er, roi de Tyr (Livre des Rois, 5:15-32), qui fut l'architecte du Temple de Salomon, de Hiram de Tyr, ouvrier en bronze (Livre des Rois, 7:13-45), qui créa tous les objets à l'intérieur du Temple de Salomon.

Initiation[modifier | modifier le code]

Cérémonie et processus de passage de l'état d'individu dit profane à celui d'initié à qui s'ouvre une nouvelle vie. Par des épreuves symboliques et des mises en condition, l'impétrant est amené à se remettre en perspective et à faire des choix. Le postulant peut à tout moment renoncer à ce processus et y mettre fin.

Landmark[modifier | modifier le code]

En anglais, le mot landmark désigne un point de repère. En franc-maçonnerie, principalement dans les obédiences des États-Unis, il existe différentes listes de landmarks qui sont autant de critères servant de base pour la reconnaissance entre les obédiences. La Grande Loge unie d'Angleterre n'a pas de landmarks à proprement parler, mais une liste de basic principles. D'autres obédiences définissent des listes de critères dénommées règles (souvent en 8 ou en 12 points). D'autres enfin, principalement en Europe, n'en définissent pas.

Voir l'article : Régularité maçonnique.

Loge maçonnique[modifier | modifier le code]

Issu du terme anglais lodge lui-même issu du français qui désigne originellement un abri[6]. Les ouvriers du franc-métier de la construction (les francs-maçons opératifs) installaient contre ou à proximité de l'édifice (religieux le plus souvent) en chantier ce foyer qui accueillait leurs réunions.

La loge désigne dans la franc-maçonnerie spéculative un ensemble de francs-maçons qui se réunissent régulièrement, sans plus désigner le bâtiment que l'on appelle temple.

Loge bleue ou franc-maçonnerie bleue[modifier | modifier le code]

Franc-maçonnerie symbolique, c'est-à-dire relative aux trois premiers degrés (apprenti, compagnon et maître).

Loge mère[modifier | modifier le code]

La loge mère est celle dans laquelle le franc-maçon a été initié. La loge est le lieu des réunions (tenues) des francs-maçons, par analogie à la loge des bâtisseurs de cathédrales, bâtiment modeste et provisoire où se réunissaient les maîtres, compagnons et apprentis.

La loge maçonnique est toutefois beaucoup plus inspirée dans son décor par les éléments symboliques du temple du roi Salomon, inachevé après la disparition de Maître Hiram, architecte de l'édifice.

La Loge mère est également le titre d'un texte de Rudyard Kipling, parlant de sa loge indienne alors qu'il se trouve en Angleterre.

Loge d'adoption[modifier | modifier le code]

Loge d'adoption (Premier Empire)

Ces ateliers furent créés pour accueillir les épouses des francs-maçons. Ce n'étaient pas des loges maçonniques à proprement parler, et les rituels étaient très spécifiques et, il faut le dire, parfois paternalistes.

En 1901, la Grande Loge de France réactive ses loges d'adoption disparues au début du XIXe siècle et leur donne, en 1906, une constitution propre. En 1935, la GLDF « incite » ses loges d'adoption à se constituer en obédience maçonnique féminine. Ce sera chose faite en 1945, année de fondation de la Grande Loge Féminine de France.

Voir l'article : Femmes en franc-maçonnerie.

Maître des cérémonies[modifier | modifier le code]

Officier qui dirige les déplacements rituels en loge.Au Rite Opératif de Salomon il s'appelle Maître de Cérémonies lors des cérémonies et Messager lors des tenues ordinaires.

Noachite[modifier | modifier le code]

Une religion primordiale, universelle et sans dogme.

Obédiences[modifier | modifier le code]

Organisations maçonniques regroupant plusieurs loges. Elles sont soit des fédérations de loges, soit, plus rarement, des fédérations de rites.

Le plus souvent, les obédiences, stricto sensu, ne gèrent que les loges des trois premiers degrés et se doivent d'être totalement indépendantes des « juridictions » qui gèrent les hauts grades maçonniques. C'est d'ailleurs le deuxième « principe de base » pour qu'une obédience puisse être reconnue comme régulière par le groupe d'obédiences de la Grande Loge unie d'Angleterre. Mais il existe des exceptions notables, telles que le Droit Humain ou le Grand Orient de France.

Occident[modifier | modifier le code]

Ouest de la loge où officient le Premier Surveillant, le Couvreur et, selon certains rites, le Second Surveillant.

Orateur[modifier | modifier le code]

Dans les loges et rites de style français, officier siégeant à l'orient du temple, ayant pour charge de faire respecter la loi maçonnique, c’est-à-dire la Constitution et le Règlement général. Il peut être appelé à conclure maçonniquement un débat et, éventuellement, donner ses conclusions en vue d'un vote demandé par le vénérable.

Ordre[modifier | modifier le code]

Outre son sens direct proche de celui d'« obédience », "l'ordre est une position symbolique statique prise par un franc-maçon au cours d'une tenue. Se mettre à l'ordre a une signification qui a à voir avec la sincérité et le détachement par rapport aux troubles dus à l'émotion. L'ordre du degré d'apprenti rappelle une démarcation entre le corps et la tête, c’est-à-dire la matière et l'esprit.

Certaines familles maçonniques s'appellent "Ordre", c'est le cas de l'Ordre Maçonnique Mixte International le Droit Humain, tout en acceptant l'appellation d'Obédience. D'autres comme l'Ordre Initiatique et Traditionnel de l'Art Royal ( OITAR ), se définissent comme un Ordre et refusent le terme d'Obédience, trop attaché selon elles à l'idée d'obéissance. L'OITAR se définit comme une "fédération de Maçons Libres et de Loges Souveraines", l'autorité suprême étant celle de la loge et non pas celle d'une quelconque hiérarchie extérieure.

Orient[modifier | modifier le code]

Partie du temple située symboliquement à l'est. Lieu symbolique où officient le vénérable, l'orateur (lorsque ce poste existe) et le secrétaire et où siègent les invités illustres ( ou, plus simplement, les vénérables en visite ).

L'orient désigne aussi le lieu de création de la loge (orient du Havre, orient de Valence...).

Parvis[modifier | modifier le code]

Au pluriel en franc-maçonnerie : les parvis. Il s'agit de l'espace immédiat devant l'entrée du temple maçonnique. Dans les textes, les parvis étaient au nombre de trois et successivement accessibles selon une certaine hiérarchie.

Les parvis précédaient l'Oulam, première partie du temple de Salomon.

Pavé mosaïque[modifier | modifier le code]

Pavé mosaïque avec trois colonnes, nommées ici Beauté, Force et Sagesse.

Pavage en damier noir et blanc qui recouvre le sol des temples maçonniques permanents. Il est parfois restreint à un rectangle placé au centre de la loge. Les proportions du rectangle doivent s'approcher au plus près du rapport harmonique, il prend alors le nom de « carré long ».

C'est un des plus anciens symboles maçonniques. Il symbolise la dualité, l'harmonie et l'équilibre.

Planche, plancher v. intr.[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des loges françaises ou reprenant les usages français, conférence ou dissertation présentée en loge. Suivant les pays, Rites et degrés, cette dissertation est appelée « travail », « planche », « morceau d'architecture » ou d'autres expressions. Les planches sont souvent suivies d'un échange. Cette pratique est extrêmement marginale dans les loges des pays anglophones.

Par extension, tout écrit lu en loge, comme un courrier, désigne aussi les lettres que s'échangent les francs-maçons.

Le verbe intransitif plancher signifie « préparer une dissertation ». Le verbe est employé en dehors de la franc-maçonnerie pour « travailler sur un sujet précis » ou "présenter un travail devant un auditoire" ( Tel ministre a planché devant les députés )

Rite[modifier | modifier le code]

Ensemble cohérent de symboles et de rituels associés à différents degrés organisés en progression graduelle. En règle générale, chaque loge n'en pratique qu'un seul, mais quelques obédiences autorisent certaines de leurs loges à en pratiquer plusieurs.

Rituel[modifier | modifier le code]

Ensemble d'actions et de paroles accompagnant le déroulement d'un stade donné d'une tenue. Exemple : le rituel d'ouverture des travaux.

Salle humide[modifier | modifier le code]

Lieu non ouvert aux profanes, sauf exception, et où se déroulent les agapes.

Secrétaire[modifier | modifier le code]

Officier qui consigne les événements de la tenue. Il est en outre chargé du secrétariat de l'atelier.

Signes de reconnaissance[modifier | modifier le code]

Gestes ou postures permettant à un franc-maçon de se faire reconnaître comme tel. Spécifiques selon les degrés.

Surveillant[modifier | modifier le code]

Au nombre de deux, chacun dirige une colonne (un groupe de maçons) durant les travaux de l'atelier. Ils aident également le Vénérable Maitre dans la conduite des travaux et la direction de la Loge.

Tablier[modifier | modifier le code]

Pièce de soie ou de peau évoquant symboliquement les tabliers de peau des tailleurs de pierre. Ses ornements et la manière de le porter varient selon les degrés. L'envers du tablier est souvent noir et, dans ce cas, il y figure fréquemment une tête de mort.

Le tablier de l'apprenti et du compagnon est de peau blanche à bavette. La bavette de l'apprenti est relevée, la bavette du compagnon est abaissée. Dans certains rites, le tablier du compagnon est de peau blanche à bavette, avec 2 rosettes.

Le tablier de maître porte des liserés de couleur et marques de son rite.

Tableau de loge ou tapis de loge[modifier | modifier le code]

Tableau de loge (gravure anglaise, 1809)

L'expression « tableau de loge » peut désigner deux choses différentes:

  • La liste des membres de la loge, dont on dit qu'ils sont « inscrits au tableau de la loge ».
  • Un tableau représentant les éléments symboliques les plus importants du degré (apprenti, compagnon ou maître) pratiqué dans la loge à un moment donné. Utilisés dès les origines de la franc-maçonnerie, à une époque où les loges ne disposaient pas de temples permanents et où les réunions maçonniques se tenaient dans des auberges, des salons ou des antichambres, ces tableaux, parfois aussi appelés « tapis de loges », sont toujours utilisés de nos jours dans de nombreux rites et de nombreuses loges qui les déroulent ou les dessinent sur le sol au début de la cérémonie.

Tenue[modifier | modifier le code]

Tenue en plein air au Québec

Réunion rituelle d'une loge ou atelier dans un temple, présidée par le vénérable à l'orient, en présence des officiers et des Sœurs et Frères qui « ornent » les colonnes (assis dans les travées du nord et du sud).

Temple[modifier | modifier le code]

Le temple maçonnique est le lieu où se déroulent les tenues rituelles. Évocation du temple mythique de Salomon décrit dans la Bible au premier Livre des Rois, mais dont on n'a pas pu prouver l'existence ni déduire le lieu (modèle de l'utopie).

Il est orienté, organisé et orné de manière symbolique. Il peut être improvisé en n'importe quel lieu et symbolisé au sol par un tapis de loge placé ou tracé par le grand expert.

Tracé[modifier | modifier le code]

Compte-rendu écrit d'une tenue rédigé par le secrétaire. Ce compte-rendu ou "planche tracée" reste vivante jusqu'à son adoption définitive - En général par un vote à main levée - par les Frères et Sœurs Maîtres et Compagnons de la Loge. Les dits Maîtres et Compagnons peuvent présenter des modifications (en général des oublis du Secrétaire) La planche est alors adoptée en tenant compte, s'il y a lieu, des modifications demandées. Elle pourra alors être archivée définitivement.

Triponctuation[modifier | modifier le code]

La triponctuation maçonnique est constituée de trois points en triangle dirigé vers le haut « ∴ ». Elle permet l’abréviation des termes maçonniques. Très Cher Frère s’écrit « T∴ C∴ F∴ », Respectable Loge s’écrit « R∴ L∴ » , etc.. Elle permet de signifier le caractère confidentiel d’un document. Les alchimistes et les congrégations religieuses de l'antiquité[Lesquelles ?] utilisent parfois eux aussi des points qui encadrent des traits[7]. Elle apparaît à la fin du XVIIIe siècle et est également très présente dans le compagnonnage du XIXe siècle. Elle n’est pas obligatoire. Cette triponctuation vaut aux francs-maçons le sobriquet de « frères trois-points » introduit pense-t-on par certains comme Léo Taxil[8].

Article connexe : .

Vénérable[modifier | modifier le code]

Maître maçon élu par ses pairs pour diriger l'atelier pendant une année, reconductible ou non.

En Europe Continentale, cette élection est généralement reconductible chaque année, avec le plus souvent un maximum de trois ans. Le retour obligatoire à des postes moins prestigieux est considéré comme constituant une excellente école d'humilité. Cette limite de trois ans pour un poste d'officier s'applique le plus souvent à tous les postes.

Selon les obédiences, on trouve les dénominations de Vénérable Maître (loges masculines ou mixtes), de Vénérable Maîtresse (loges féminines) et de Vénérable Maître d'Œuvre (certains rites).

Volume de la Loi Sacrée[modifier | modifier le code]

Dans les loges maçonniques du XVIIIe siècle, métaphore désignant la Bible.

L'usage de la Bible pourrait avoir été introduit en franc-maçonnerie dans le Rite du Mot de maçon, d'origine calviniste, en Écosse, dans la première moitié du XVIIe siècle. À la même époque, dans le Rite des Anciens Devoirs, les nouveaux membres prêtaient serment non pas sur la Bible, mais sur les règlements du métier.

À partir de la fin du XIXe siècle, une partie de la franc-maçonnerie déchristianisa progressivement ses rituels. Dans ce type de franc-maçonnerie, le « Volume de la Loi Sacrée » relève parfois du choix statutaire de la loge: Livre blanc, Constitutions d'Anderson, Bible ouverte à l'Évangile de Jean, Bible en hébreu ouverte au Livre des Rois, livre blanc plus un autre, autres livres religieux (Coran, Upanishad, etc.), superposition de plusieurs de ces livres, d'un livre blanc, être remplacé par une règle, ou être supprimé.

La question de la présence obligatoire ou seulement facultative d'une Bible ouverte dans le temple est l'un des principaux points de désaccord entre les obédiences maçonniques dans les conflits traitant de la régularité maçonnique.

Voûte d'acier[modifier | modifier le code]

Une Voûte d'acier est un cérémonial par lequel la franc-maçonnerie accueille un dignitaire, un visiteur de marque, un président nouvellement installé, un conférencier ou un maçon que l'on souhaite installer[9].

Voûte étoilée[modifier | modifier le code]

Voûte étoilée (reconstitution)

Le plafond du temple, la plupart du temps en voûte, de couleur bleue parsemé d'étoiles, symbolisant le ciel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vladimir Biaggi, Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le Livre de Poche,‎ 2008 (ISBN 978-2-253-13032-1)
    article « Agape »
  2. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le livre de poche, article "Cabinet de réflexion", p. 117-118
  3. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le livre de poche, article "Chaîne d'union", p. 134
  4. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le livre de poche, article "Chambre du milieu", p. 134-135
  5. 1 Rois 7:13-47 consultable sur Wikisource.
  6. Au sujet de l'étymologie du mot loge, voir l'article – très complet – Logia masónica (es)Logia masonica en Espagnol.
  7. Marc de Jode, Monique Cara et Jean-Marc Cara, Dictionnaire universel de la Franc-Maçonnerie, Paris, Larousse, coll. « À présent »,‎ 2011, 21 cm, 719 p. (ISBN 978-2-03-584840-6, notice BnF no FRBNF42556766), Dictionnaire, « T », trois points.
  8. Léo Taxil, Révélations complètes sur la franc-maçonnerie : Les frères Trois-Points, Paris, Letouzey et Ané,‎ 1886, 2 vol., in-16° (notice BnF no FRBNF31437739).
  9. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le livre de poche, article "Voûte d'acier", p. 891-892

Bibliographie[modifier | modifier le code]