Montfroc

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Montfroc
Montfroc
Église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Intercommunalité Communauté de communes Jabron-Lure-Vançon-Durance
Maire
Mandat
Jean-Noël Pasero
2020-2026
Code postal 26560
Code commune 26200
Démographie
Gentilé Montfrocois
Population
municipale
75 hab. (2017 en diminution de 7,41 % par rapport à 2012)
Densité 5,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 33″ nord, 5° 38′ 23″ est
Altitude Min. 732 m
Max. 1 533 m
Superficie 14,76 km2
Élections
Départementales Canton de Nyons et Baronnies
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Montfroc
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Montfroc

Montfroc est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montfroc est situé à l'extrême sud-est du département, à 11 km à l'est de Séderon et à 30 km à l'ouest de Sisteron dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Crête des Serres, limitrophe d’un vallon de Montfroc et de Curel

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la Drôme mais elle est dans la vallée du Jabron presque entièrement intégrée aux Alpes-de-Haute-Provence. Montfroc est l'une des rares communes inaccessibles par la route depuis son département. Elle l'est par le département voisin des Alpes-de-Haute-Provence[réf. nécessaire].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Hameau de Ville Vieille ou de Vière.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1246 : Castrum de Monte Froco (cartulaire de Montélimar, 17).
  • 1337 : Castrum de Montefroco et Territorium Montis Froci (Duchesne : Dauphins de Viennois, 18).
  • 1705 : Saint-Gervais Montfroc (dénombr. du royaume).
  • 1891 : Montfroc, commune du canton de Séderon.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Plusieurs hypothèses[2] :

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Les Sogiontiques (Sogiontii) peuplent la vallée du Jabron. Ils font partie de la fédération des Voconces[réf. nécessaire].

Antiquité : les Gallo-romains[modifier | modifier le code]

Après la Guerre des Gaules, la fédération des Voconces fait partie de la province romaine de Gaule narbonnaise.

Au IIe siècle, ce peuple est détaché des Voconces et forme une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[3].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie[1] :

  • Au point de vue féodal, Montfroc était une terre patrimoniale des barons de Mévouillon.
  • 1247 : elle passe (par mariage) aux Adhémar (Adhémar de Grignan[réf. nécessaire]).
  • 1337 : les Adhémar soumettent la terre au fief des dauphins.
  • 1487 : elle passe (par mariage) aux Clermont-Montoison (ou : de 1498 à 1550 aux Clermont-Montoison[réf. nécessaire]).
  • 1540 : vendue aux Dupuy (ou : 1550[réf. nécessaire]).
  • 1577 : passe aux Béranger.
  • 1667 : passe aux Pontevès.
  • 1672 : la terre appartient aux La Tour-Gouvernet, derniers seigneurs.

Avant 1790, Montfroc était une communauté de l'élection de Montélimar, de la subdélégation et du bailliage du Buis, formant une paroisse du diocèse de Sisteron, dont l'église était celle d'un prieuré de bénédictins, filiation de Cluny, dépendant de celui de Lagrand (Hautes-Alpes), et dont les dîmes appartenaient au prieur du lieu[1].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

En 1790, a commune est comprise dans le canton de Montbrun. Elle fait partie du canton de Séderon depuis la réorganisation de l'an VIII[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988 ? Claudette Lopez    
mars 2005   Jean Michel Lopez    
2014 En cours
(au 20 novembre 2014)
Jean-Noël Pasero[4]   Retraité

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Montfroc a fait partie, de 2002 à 2017, de la communauté de communes de la Vallée du Jabron. Depuis le , elle est dans la communauté de communes Jabron Lure Vançon Durance[réf. nécessaire].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2017, la commune comptait 75 habitants[Note 1], en diminution de 7,41 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446447500501538486515491511
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
443407392367375404383327327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
28026924718016314512510692
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
704445877157808075
2017 - - - - - - - -
75--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête : le 15 août[9].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : lavande, agriculture, élevage, apiculture (miel)[9].

Chaque année, le village accueille une foire biologique le premier week-end d'octobre[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château médiéval[9].
  • La Tourette, maison forte des XVe et XVIe siècles, remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles[réf. nécessaire].
  • Le château : Début du XVIe siècle, la paix étant revenue, la position fortifiée de la colline Notre-Dame est abandonnée au profit d'une construction de plaisance à proximité du hameau naissant de la Begüe.
C'était un vaste bâtiment rectangulaire accueillant au rez-de-chaussée de grandes écuries en croisées d'ogives et, à l'étage, les appartements du châtelain et de sa famille. La construction s'appuyait contre les rochers de la Garenne et les pierres furent extraites de la carrière des Baumes.
Au XVIIe siècle, l'édifice s'enrichit d'une aile s'ouvrant vers le levant et d'un colombier indépendant au midi. Les anciens logis sont progressivement relégués au rang d'écuries et de fénières.
Entre 1753 et 1764, Charles de Latour du Pin-Gouvernet, marquis de Lachau et seigneur de Montfroc, de Curel et d'autres places, entreprend, avec son frère l'évêque de Riez, les grands travaux qui donneront au château sa configuration quasi définitive. Les maîtres-maçons Jean Jourdan de Saint-Vincent et Louis Guende de Curel se chargèrent des travaux. Au levant de l'aile du XVIIe siècle fut élevé un corps de bâtiment en pierres taillées, rehaussé d'une corniche en encorbellement. La façade fut percée de quinze fenêtres et portes, et, de part et d'autre, furent édifiés deux pavillons ou tours. L'ensemble était desservi par deux escaliers à rampe de noyer. Le colombier fut réuni à la construction nouvelle au moyen d'un porche qui fermait la basse cour. Le rez-de-chaussée, percé de pièces voûtées, était destiné à accueillir les caves, les écuries et la bergerie[réf. nécessaire].
  • Église de style roman[9].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • La Clue de Montfroc (goulet d'étranglement des eaux) de 1 km).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Montfroc possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 230
  2. Claude Martel, L'oronymie d’une montagne provençale dans Guy Barruol, André de Réparaz et Jean-Yves Royer (directeurs de la publication), La montagne de Lure, encyclopédie d’une montagne en Haute-Provence, Forcalquier, Alpes de Lumière, coll. « Les Alpes de Lumière », , 320 p. (ISBN 2-906162-70-1), no 145-146 page 222
  3. Brigitte Beaujard, Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s., Gallia 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
  4. Montfroc sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 20 novembre 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  9. a b c et d Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Montfroc