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Montfroc

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Montfroc
Montfroc
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Nyons et Baronnies

Séderon (avant mars 2015)

Intercommunalité Communauté de communes Jabron Lure Vançon Durance
Maire
Mandat
Jean-Noël Pasero
2014-2020
Code postal 26560
Code commune 26200
Démographie
Gentilé Montfrocois, Montfrocoises
Population
municipale
77 hab. (2015 en diminution de 3,75 % par rapport à 2010)
Densité 5,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 33″ nord, 5° 38′ 23″ est
Altitude Min. 732 m
Max. 1 533 m
Superficie 14,76 km2
Localisation

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Montfroc est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. Chaque année le village accueille une foire biologique le premier week-end d'octobre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Eygalayes Lachau Rose des vents
Les Omergues
Alpes-de-Haute-Provence
N Curel
Alpes-de-Haute-Provence
O    Montfroc    E
S
Redortiers
Alpes-de-Haute-Provence
La Rochegiron
Alpes-de-Haute-Provence
Châteauneuf-Miravail
Alpes-de-Haute-Provence

Montfroc est situé à l'extrême sud-est du département, à 11 km à l'est de Séderon et à 30 km à l'ouest de Sisteron dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Les communes les plus proches sont Curel, les Omergues et Lachau.

Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Crête des Serres, limitrophe d’un vallon de Montfroc et de Curel

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Particularité[modifier | modifier le code]

Montfroc, bien qu'étant dans la vallée du Jabron quasi-entièrement intégrée aux Alpes-de-Haute-Provence, fait partie de la Drôme du fait que les limites départementales font une virgule descendant dans la vallée du Jabron. La largeur de cette virgule oscille entre 700 et 300 mètres des deux côtés du village, et Montfroc est une des rares communes inaccessibles par la route depuis son département. Elle l’est par le département voisin des Alpes-de-Haute-Provence.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Monte Froco en 1246.

Claude Martel, dans l’Encyclopédie de Lure, recense les différentes explications du nom de la commune. Il apparaît en 1246 sous la forme Monte Froco : pour Dauzat, le froco vient du couvent ; pour J.-C. Bouvier, il s’agit d’un patronyme Froc d’origine germanique (Frodecus) ; enfin, De Coston (dans sa Toponymie de la Drôme), traduit Frocus, par « terre en friche »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans l’Antiquité, les Sogiontiques (Sogiontii) peuplent la vallée du Jabron, en étant fédérés aux Voconces. Après la Conquête, ils sont rattachés avec eux à la province romaine de Narbonnaise. Au IIe siècle, ce peuple est détaché des Voconces et forme une civitas distincte, avec pour capitale Segustero (Sisteron)[2].

La seigneurie de Montfroc appartenait aux Adhémar de Grignan puis de 1498 à 1550 aux Clermont-Montoison et à partir de 1550 aux du Puy.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes des Adhémar de Grignan
Armes des Clermont
Armes des du Puy

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2005   Jean Michel Lopez    
2014 en cours
(au 20 novembre 2014)
Jean-Noël Pasero[3]   Retraité


Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Montfroc fait partie:

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 77 habitants[Note 1], en diminution de 3,75 % par rapport à 2010 (Drôme : +4,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
446447500501538486515491511
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
443407392367375404383327327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
28026924718016314512510692
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
704445877157808077
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Tourette, maison forte des XVe et XVIe siècles, remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Au début du XVIe siècle, la paix étant revenue dans le royaume, la position fortifiée de la colline Notre-Dame fut abandonnée au profit d'une construction de plaisance à proximité du hameau naissant de la Begüe. C'était un vaste bâtiment rectangulaire accueillant au rez-de-chaussée de grandes écuries en croisées d'ogives et à l'étage les appartements du châtelain et de sa famille. La construction s'appuyait contre les rochers de la Garenne et les pierres furent extraites de la carrière des Baumes. Au XVIIe siècle, l'édifice s'enrichit d'une aile s'ouvrant vers le levant et d'un colombier indépendant au midi. Les anciens logis furent progressivement relégués au rang d'écuries et de fénières. Entre 1753 et 1764, Charles de Latour du Pin-Gouvernet, marquis de Lachau et seigneur baron de Montfroc, Curel et autres places et son frère l'évêque de Riez, entreprirent de grands travaux qui façonnèrent le château dans sa configuration quasi définitive. Ils commandèrent aux maîtres maçons Jean Jourdan de Saint-Vincent et Louis Guende de Curel d'en conduire les travaux. Au levant de l'aile du XVIIe siècle fut élevé un corps de bâtiment joliment appareillé de pierres taillées rehaussé d'une corniche en encorbellement. La façade était percée de quinze fenêtres et porte. De part et d'autre étaient édifiés deux pavillons ou tours. L'ensemble était desservi par deux escaliers à rampe de noyer. Le colombier fut réuni à la construction nouvelle au moyen d'un porche qui fermait la basse cour. Le rez-de-chaussée, percé de pièces voûtées, était destiné à accueillir les caves, les écuries et la bergerie. L'espace occupé par l'ancien château n'était plus qu'une ruine romantique.

  • Hameau de "Ville Vieille" ou de "Vière".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Martel, « L’oronymie d’une montagne provençale » in Guy Barruol, André de Réparaz et Jean-Yves Royer (directeurs de la publication), La montagne de Lure, encyclopédie d’une montagne en Haute-Provence, Forcalquier, Alpes de Lumière, coll. « Les Alpes de Lumière », , 320 p. (ISBN 2-906162-70-1), no 145-146 p. 222
  2. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 18-19
  3. Montfroc sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 20 novembre 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]