Communay

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Communay
La mairie
La mairie
Blason de Communay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Arrondissement de Lyon
Canton Canton de Saint-Symphorien-d'Ozon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Ozon
Maire
Mandat
Jean Philippe Chone
2014 - 2020
Code postal 69360
Code commune 69272
Démographie
Gentilé Communaysards, Communaysardes
Population
municipale
4 031 hab. (2011)
Densité 382 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 19″ N 4° 50′ 08″ E / 45.6052777778, 4.83555555556 ()45° 36′ 19″ Nord 4° 50′ 08″ Est / 45.6052777778, 4.83555555556 ()  
Altitude Min. 210 m – Max. 359 m
Superficie 10,54 km2
Localisation

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Communay est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes. Elle fait partie des communes dites de l'Est lyonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communay se situe entre Lyon (à moins de 20 kilomètres de son centre-ville) et Vienne (à 12 kilomètres), et près de Givors (à 8 kilomètres).

Histoire[modifier | modifier le code]

La mine[modifier | modifier le code]

Une action de la mine d'anthracite

De 1748 datent les premiers écrits sur l'existence du charbon à Communay où il est utilisé pour se chauffer, sous forme de « terre noire » par les habitants du hameau de Bayettan où il affleure. Dès 1812, on engage les premières prospections à des fins industrielles. En 1833, deux concessions, l'une à Communay, l'autre à Ternay, sont accordées sur ordonnance du roi Louis-Philippe Ier et se limitent à 9 km2. L'exploitation débute en 1834 par un premier puits à Bayettan (aussi appelé Puits Mallard ou Veuve Mallard. En 1884, on compte cinq puits à Communay : Bayettan, Gueymard, Espérance, Sainte-Lucie et Saint-André. De 1898 à 1912, l'exploitation est régulière 30 000 à 40 000 tonnes/an avec 300 à 400 ouvriers. En 1907 il y a même pénurie de main d’œuvre ce qui entraine l'arrivée de mineurs italiens, marocains et polonais. Des grèves, des bagarres éclatent. On ne compte pas moins de 13 bistrots. Parallèlement à ces grèves, on découvre aussi des malversations de la part des actionnaires et les bénéfices disparaissent, des procès sont intentés. En 1927 a lieu la première fermeture de la mine de Communay.

À partir de 1898 il a existé un chemin de fer à voie étroite reliant la mine de Communay à la gare de Chasse sur Rhône, le matériel ainsi que les rails ont été vendus à un ferrailleur en 1938.

En 1941, on a déjà extrait 650 000 tonnes de la mine d'anthracite de Communay et les réserves sont estimées à 3 000 000 tonnes. Le , au cours de la descente d'une pompe « d'exhaure », destinée à faire baisser le niveau de l'eau au puits Espérance qu'on veut remettre en activité[1], deux ouvriers trouvent la mort tandis que le directeur, Monsieur Marcel Deparis[2], est gravement blessé. Cet accident fait suite à d'autres : en 1845, un mort par chute de benne, en 1879, trois morts par chute de bloc, en 1902, blessure par treuil électrique, en 1908 un mineur est tué par un wagonnet, bien que la mine ne soit pas sujette au coup de grisou.

En 1951 a lieu la fermeture définitive : mauvaise rentabilité, mauvaise qualité du minerai, épuisement de certains filons, concurrence d'autres mines davantage mécanisées. Tout est très vite démoli pour rendre une reprise éventuelle impossible, et ce, malgré l'opposition des mineurs de Communay impuissants et déçus. Aujourd’hui, le site des Amis de la mine de Communay[3] présente un historique de cette activité.

Changement de département[modifier | modifier le code]

Initialement rattachée au département de l'Isère, la commune de Communay est transférée, comme l'ensemble du canton de Saint-Symphorien-d'Ozon, au département du Rhône par la loi n°67-1205 du .

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014   Jean Philippe Chone SE  
2008 2014 Laurent Verdone DVG  
2001 2008 Serge Merguerian SE  
1994 2001 Michel Pras G  
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal de Communay (2014-2020)

Groupe Liste Effectif Statut
SE Liste "Communay Nouvelle Dynamique" 21 majorité
DVG Liste "Faire Vivre ENSEMBLE Communay" 6 opposition

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 031 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460 499 672 649 712 766 756 709 775
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818 739 732 700 681 768 700 662 696
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
957 1 066 1 130 855 759 848 770 821 894
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 062 1 247 1 859 2 356 2 918 3 883 3 913 3 922 4 031
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Porte d'accès à la mairie

Communay possède une école maternelle, une école primaire, et un collège publique.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Communay est desservie par les lignes 11 et 13 des cars du Rhône reliant respectivement Vienne et Vénissieux et Givors et Vénissieux, ainsi que par un service de navettes TER vers Sérézin.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

  • Cavalier Jean Simian : a reçu avec 30 autres méritants la toute première légion d'honneur.
  • Samuel Dumoulin : Cycliste.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. les gens avaient détournés une rivière pour noyer les galeries de la mine pour éviter qu'elles s'écroulent
  2. Monsieur Deparis fut le dernier directeur de la mine de Communay.
  3. Le site des Amis de la mine
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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