Communay

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Communay
Vue générale
Vue générale
Blason de Communay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Lyon
Canton Saint-Symphorien-d'Ozon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de l'Ozon
Maire
Mandat
Jean-Philippe Chone
2014-2020
Code postal 69360
Code commune 69272
Démographie
Gentilé Communaysards, Communaysardes
Population
municipale
4 031 hab. (2011)
Densité 382 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 19″ N 4° 50′ 08″ E / 45.6052777778, 4.83555555556 ()45° 36′ 19″ Nord 4° 50′ 08″ Est / 45.6052777778, 4.83555555556 ()  
Altitude Min. 210 m – Max. 359 m
Superficie 10,54 km2
Localisation

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Communay est une commune française, située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes. Elle fait partie des communes dites de l'Est lyonnais.

Mairie

Géographie[modifier | modifier le code]

Communay se situe entre Lyon (à moins de 20 kilomètres de son centre-ville) et Vienne (à 12 kilomètres), et près de Givors (à 8 kilomètres). Sa situation sur une colline surblombant les environs offre un point de vue dégagé sur les environs: Lyon, Massif du Mont-Blanc, Massif du Vercors, Pilat, Monts du Lyonnais, Monts d'Or, Côtière de l'Ain... sont visibles depuis la colline du château d'eau.

Communes limitrophes de Communay
Ternay Sérézin-du-Rhône Saint-Symphorien-d'Ozon
Ternay Communay Simandres
Chasse-sur-Rhône Seyssuel Chuzelles

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Le site de la commune état déjà occupé à l'époque romaine, en témoigne une pierre gravée retrouvé sur l'une des pierres de l'église. Le nom de la commune serait d'ailleurs d'origine romaine[1]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Mais ce n'est qu'en 910, dans une des chartes, qu’apparaît la première mention du village, sous le nom "Cominiaco". La première église, celle de Saint Lazare aujourd'hui disparue, ainsi que la deuxième, l'actuelle, Saint Pierre, ont été citées pour la première fois en 951, mais l'église actuelle n'était alors que la chapelle de l'ancien château. Son clocher ne fut construit que vers le XIIIe siècle. Communay et sa seigneurie sont alors propriété féodale de l'Église de Vienne de puis 1013 et le restera jusqu'en 1789[2].

Église du village, surplombant celui-ci

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Communay, alors bourg agricole verra apparaître les premières activités industrielles à la toute fin du XVIIIe siècle. La mine fut ouverte peu après.

La mine[modifier | modifier le code]

Une action de la mine d'anthracite

De 1748 datent les premiers écrits sur l'existence du charbon à Communay où il est utilisé pour se chauffer, sous forme de « terre noire » par les habitants du hameau de Bayettan où il affleure. Dès 1812, on engage les premières prospections à des fins industrielles. En 1833, deux concessions, l'une à Communay, l'autre à Ternay, sont accordées sur ordonnance du roi Louis-Philippe Ier et se limitent à 9 km2. L'exploitation débute en 1834 par un premier puits à Bayettan (aussi appelé Puits Mallard ou Veuve Mallard. En 1884, on compte cinq puits à Communay : Bayettan, Gueymard, Espérance, Sainte-Lucie et Saint-André. De 1898 à 1912, l'exploitation est régulière 30 000 à 40 000 tonnes/an avec 300 à 400 ouvriers. En 1907 il y a même pénurie de main d’œuvre ce qui entraine l'arrivée de mineurs italiens, marocains et polonais. Des grèves, des bagarres éclatent. On ne compte pas moins de 13 bistrots. Parallèlement à ces grèves, on découvre aussi des malversations de la part des actionnaires et les bénéfices disparaissent, des procès sont intentés. En 1927 a lieu la première fermeture de la mine de Communay.

À partir de 1898 il a existé un chemin de fer à voie étroite reliant la mine de Communay à la gare de Chasse sur Rhône, le matériel ainsi que les rails ont été vendus à un ferrailleur en 1938.

En 1941, on a déjà extrait 650 000 tonnes de la mine d'anthracite de Communay et les réserves sont estimées à 3 000 000 tonnes. Le 8 février 1949, au cours de la descente d'une pompe « d'exhaure », destinée à faire baisser le niveau de l'eau au puits Espérance qu'on veut remettre en activité[3], deux ouvriers trouvent la mort tandis que le directeur, Monsieur Marcel Deparis[4], est gravement blessé. Cet accident fait suite à d'autres : en 1845, un mort par chute de benne, en 1879, trois morts par chute de bloc, en 1902, blessure par treuil électrique, en 1908 un mineur est tué par un wagonnet, bien que la mine ne soit pas sujette au coup de grisou.

En 1951 a lieu la fermeture définitive : mauvaise rentabilité, mauvaise qualité du minerai, épuisement de certains filons, concurrence d'autres mines davantage mécanisées. Tout est très vite démoli pour rendre une reprise éventuelle impossible, et ce, malgré l'opposition des mineurs de Communay impuissants et déçus. Aujourd’hui, le site des Amis de la mine de Communay[5] présente un historique de cette activité.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À cette période suivit, lors de l'après guerre, la périurbanisation. La commune fut alors rattaché au département en vu d'un rattachement futur à l'agglomération Lyonnaise. Une véritable explosion démographique se produit alors: de 1062 habitants en 1962, on en compte presque 4000 en 1999. De nombreux lotissements sont construits et la commune dut alors se munir de nombreux équipements pour suivre cette nouvelle évolution: nouvelles écoles, gymnase...

Changement de département[modifier | modifier le code]

Initialement rattachée au département de l'Isère, la commune de Communay est transférée, comme l'ensemble du canton de Saint-Symphorien-d'Ozon, au département du Rhône par la loi no 67-1205 du 29 décembre 1967.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014   Jean Philippe Chone SE  
2008 2014 Laurent Verdone DVG  
2001 2008 Serge Merguerian SE  
1994 2001 Michel Pras G  
Les données manquantes sont à compléter.

Conseil municipal de Communay (2014-2020)

Groupe Liste Effectif Statut
SE Liste "Communay Nouvelle Dynamique" 21 majorité
DVG Liste "Faire Vivre ENSEMBLE Communay" 6 opposition

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 031 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
460499672649712766756709775
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
818739732700681768700662696
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9571 0661 130855759848770821894
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 0621 2471 8592 3562 9183 8833 9133 9224 031
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Porte d'accès à la mairie
Lavoir de Communay

Communay possède une école maternelle, une école primaire, et un collège publique.


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune de Communay voit se dérouler différents événements culturels tout au long de l'année, pour citer quelques exemples:

  • La vogue (fête foraine) au moi de mai
  • La fête de la pomme est organisée chaque année à l'automne.
  • Les JOA (journées de l'occasion astronomique) reviennent chaque année au printemps et mêlent animations sur le thème de l'astronomie et ventes de matériel d'occasion[8].
  • Le cinéma: tous les mois un film est diffusé à la salle polyvalente de l'école primaire des brosses.

Diverses autre animations à périodicité variable.

Vue de la rue centrale

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède un cabinet médical installé dans les locaux de l'ancienne poste, ainsi qu'un cabinet de soins dentaires. Une pharmacie est implanté le long de la route de Ternay. D'autres services médicaux existent et sont répartis dans la commune[9].

Sports[modifier | modifier le code]

La ville possède un club de football; le SUD LYONNAIS FOOTBALL, crée suite à la fusion du club de L'AS COMMUNAY et du FCSSR. Il joue au stade de la plaine, qui va être réaménagé.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La partie sud du territoire communal est recouverte par le bois de Cornavan, que l'on traverse en empruntant la nationale 7.

Environnement[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

A46 au niveau de la sortie 16, vers Marseille

La ville est desservie par l'autoroute A46 (sortie 16). La route nationale 7 fait office de limite communale à l'est, et traverse le hameau des Pins. La route départementale 150 forme l'axe principal du village et permet de rallier les communes environnantes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Communay est desservie par les lignes 11 et 13 des cars du Rhône reliant respectivement Vienne et Vénissieux et Givors et Vénissieux, ainsi que par un service de navettes TER vers Sérézin.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Vayer), L'église Saint-Pierre de Communay, deuxième semestre 1993, p. 10.
  2. Robert Vayer), L'église Saint-Pierre de Communay, deuxième semestre 1993, p. 12.
  3. les gens avaient détournés une rivière pour noyer les galeries de la mine pour éviter qu'elles s'écroulent
  4. Monsieur Deparis fut le dernier directeur de la mine de Communay.
  5. Le site des Amis de la mine
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. http://www.astrozorg.fr/joa2/2012/
  9. http://www.communay.fr/spip.php?rubrique43

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Vayer, L'église Saint-Pierre de Communay, Saint-Etienne, Imprimerie Dumas,‎ 2e trimestre 1993 (ISBN 2-9507873-0-4).
  • Robert Cluse et Paul Bertrand, ...à Communay, LA MINE..., Lyon, Imprimerie DEP,‎ 1998.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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