Peinture de la Renaissance

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La peinture de la Renaissance est, comme tout l'art de la Renaissance, influencée par l'Antiquité. Elle utilise les règles de la perspective.

La Renaissance italienne va créer une vraie révolution dans la peinture. La peinture médiévale était caractérisée par des thèmes surtout religieux, des enluminures[1].

Principales nouveautés[modifier | modifier le code]

L'École d'Athènes peinte par Raphaël
  • Le nu, qui traduit la compréhension de la nature du corps humain de la part des artistes
  • La connaissance des proportions du corps humain par l’anatomie (Michel-Ange qui la pratiquait savait autant s'en éloigner pour mettre en relief un trait moral par des distorsions des proportions pour des soucis esthétiques et artistiques)
  • La reprise des techniques et scènes de l’antiquité (due à la migration des savants et artistes grecs en Italie après la chute de Constantinople)
  • L’apparition de la notion de paysage et celle de décors riches et variés
  • La perspective monofocale à point de fuite central (qui exprime la position du peintre, du spectateur, placé en dehors du tableau).
  • Les genres du portrait et de la nature morte
  • Les techniques à fresque sur murs, plafonds et voûtes
  • Les effets de lumières et d’ombres (clair-obscur, grisaille)
  • L'apparition de certains sujets profanes (comme les portraits des commanditaires...)

Nouvelles techniques[modifier | modifier le code]

  • Émail sur terre cuite (terracotta invetriata) Andrea della Robbia
  • Peinture sur chevalet
  • Le bois est remplacé par la toile, qui est plus économique
  • Le sfumato (effet brumeux, pénétration du clair dans le sombre mis au point par le célèbre Léonard De Vinci technique réalisée dans La Joconde)
  • Jan Van Eyck sans l'inventer, améliore la peinture à l'huile

technique des 3 nuances - la tonalité moyenne est obtenue par mélange de la nuance la plus foncée avec la plus claire

Principaux peintres italiens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Écoles italiennes de peinture.
  • Masaccio (1401-1428)
    Avec l’Humanisme, on place l’homme au centre des préoccupations. Ce qui importe est la manière dont l’homme regardera ce tableau. L’homme devient la mesure de référence.
    La perspective doit donc respecter les lois physiques du monde, et l’association entre la lumière et l’ombre des corps.
    Masaccio veut représenter dans le tableau la réalité « objective ». Il est traditionnellement présenté comme le premier peintre moderne. Il a en effet introduit dans l'art occidental la notion de vérité optique, de perspective et de volume.
  • Piero della Francesca (1416-1492)
    Piero Della Francesca se passionne pour les traités de Vitruve, penseur latin du Ier siècle, qui développe dans ses écrits l’art de la raison, le sens de la mesure et de l’équilibre (il développa un modèle de ville Romaine avec les proportions "idéales").
    La peinture exige l’adéquation entre la vision de l’image peinte et celle des objets dans l’espace. Ce principe se traduit par les diminutions de taille des objets qui sont éloignés.
    Piero della Francesca fit ensuite des études sur le réalisme visuel et la perspective linéaire.
    ex : La Flagellation du Christ, 1477-1479, Urbino.
  • Léonard de Vinci (1452-1519)
    En 1504, il s’installe à Florence. Il assimile des nouveautés graphiques comme les clairs-obscurs et le sfumato. Il s’agit d’un principe de perspective qui donne aux formes un aspect flou si elles sont éloignées. Le dessin prime sur la couleur.
    ex  : La Joconde, 1503, Paris, Musée du Louvre). Proche du Roi François Ier, il passera la dernière décennie de sa vie en France, ce qui explique le fait que la Monalisa del Giocondo soit aujourd'hui la propriété du Musée du Louvre.
  • Raphaël (1483-1520)
    Il est un grand peintre qui a excellé dans la production artistique concernant le thème religieux et les portraits de nobles. De 1504 à 1508, il peint de nombreuses Vierges à l’Enfant (Madone). Il base sa composition sur le message qu’il veut faire passer : l’amour maternel. Il peindra notamment les appartements du pape sous le pontificat de Jules II
    ex  : La Vierge au chardonneret, 1507, musée des Offices de Florence.
    Importance des compositions claires basées sur des formes géométriques, comme le triangle. Ces compositions donnent un effet de stabilité et de douceur.
  • Pontormo
    Peintre maniériste de la Renaissance tardive. L’objectif est de choquer et de toucher le spectateur. Les peintres maniéristes déforment les corps des personnages. Les corps sont complètement disproportionnés. Ils défigurent les personnages par des expressions excessives. Il est le maitre du tres célèbre peintre Florentin Bronzino, chef de La Bella Maniera florentine.
    ex  : La Déposition de croix, 1520
  • Michel-Ange (1475- 1564) sculpteur, poète et architecte italien, il est l'un des plus grands artistes de la Renaissance. Il excelle dans le domaine artistique très jeune, notamment dans le domaine sculptural comme en témoignent "la Pietà" de la basilique Saint-Pierre sculpté en 1499, ainsi que le Davidla sculpture la plus fameuse de la Renaissance et le symbole de Florence.

Dans le domaine de la peinture, il s'illustre en peignant les immenses cycles de fresques de la Chapelle Sixtine de 1508 à 1512. Ils représentent plusieurs épisodes relatés dans l'Ancien Testament (la Genèse) et dans le Nouveau Testament (Jugement Dernier). Ces chef-d’œuvres de la Renaissance sont les fresques les plus connues au monde. Le style pictural, empreint d'un grand dynamisme et d'une distorsion des corps font de Michel-Ange le père du maniérisme.

À partir de 1546, il est nommé architecte de la basilique Saint-Pierre. En 1561, le pape Pie IV lui confie la construction de la basilique Sainte Marie des Anges et des Martyrs dans les thermes de Dioclétien, œuvre qu'il ne pourra mener à son terme.

Principaux peintres français[modifier | modifier le code]

Principaux peintres allemands[modifier | modifier le code]

Principaux peintres espagnols[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. voir : Pré-Renaissance.
  2. Vincent Pomarède, 1001 peintures au Louvre : De l’Antiquité au XIXème siècle, Musée du Louvre Éditions,‎ 2005, p. 377
  3. Valérie Lavergne-Durey, Chefs d’œuvre de la Peinture Italienne et Espagnole : Musée des Beaux Arts de Lyon, Réunion des Musées nationaux,‎ 1992, p. 93
  4. Valérie Lavergne-Durey, Chefs d’œuvre de la Peinture Italienne et Espagnole : Musée des Beaux Arts de Lyon, Réunion des Musées nationaux,‎ 1992, p. 98 à 101

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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