La Guillotière

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la Guillotière
Place Gabriel Péri : immeuble et tramway
Place Gabriel Péri : immeuble et tramway
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Ville Lyon
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 19″ N 4° 50′ 35″ E / 45.7553, 4.843145° 45′ 19″ Nord 4° 50′ 35″ Est / 45.7553, 4.8431  
Localisation

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La Guillotière est un quartier de la ville de Lyon, situé sur la rive gauche du Rhône. Le quartier est essentiellement situé dans le 7e arrondissement et déborde aussi sur le 3e arrondissement vers la place Gabriel-Péri (ex-place du Pont). Ce quartier est caractérisé par sa mixité sociale et ethnique.

Étymologie[modifier | modifier le code]

L’origine du nom de la Guillotière est mal connue. Selon quelques auteurs, il viendrait de Guy-L’hostière, et selon cette croyance, il s'agirait d'un lieu où les druides déposaient le gui de chêne (guy). D’autres soutiennent que ce nom vient de Grillotière à cause de la multitude d’animaux surnommés grillets qui s’y trouvaient. Mais Paradin, au contraire, soutient que ce faubourg avait été nommé ainsi en 1500, à cause des grelots et sonnettes des mulets dont il n’est jamais dégarni. Peut-être s'agit-il encore d'une ancienne propriété appartenant à un sieur Guillot (de la même façon que le nom de la Mulatière viendrait de la propriété d'un certain M. Mulat) mais ce mode de construction est tardif par rapport aux premières mentions du nom de Guillotière sur les cartes et dans les actes écrits[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La Grande rue de la Guillotière.

Ce faubourg de Lyon s’est développé au Moyen Âge, sur la rive gauche du Rhône, à partir de la tête du pont du Rhône, rapidement nommé pont de la Guillotière, la place du Pont (aujourd’hui place Gabriel-Péri), sur la route de Lyon à Chambéry et à l’Italie (actuelle route nationale 6), appelée Grande rue de la Guillotière. C’était un faubourg de cabaretiers et d’aubergistes, dont la juridiction était contestée entre le Lyonnais et le Dauphiné.

Lors de la Révolution française, la Guillotière a été rattachée dans un premier temps à la nouvelle commune de Lyon dans le département de Rhône-et-Loire créé en 1790. Mais lors de la répression consécutive à l’insurrection lyonnaise de 1793, La Guillotière retrouve son indépendance et est rattachée au département de l'Isère, district de Vienne. Elle rejoindra le Rhône à nouveau dès 1796[réf. nécessaire]. En 1845, la demande des propriétaires de la section des Brotteaux (nouveau quartier du pont Morand) d'obtenir l'érection de cette section en commune indépendante nommée « les-Brotteaux-près-Lyon » n'aboutira pas[2] et, le 24 mars 1852, la commune de la Guillotière est entièrement rattachée à la ville de Lyon, pour former le 3e arrondissement (qui couvrait alors les 3e, 6e, 7e et 8e arrondissements actuels)[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Les limites du quartier de la Guillotière sont difficiles à fixer avec certitude. L'ancienne commune de La Guillotière s'étendait en effet sur les quatre arrondissements de la rive gauche du Rhône (3e, 6e, 7e et 8e arrondissements). Le quartier de la Guillotière à proprement parler désignait plus particulièrement le centre de l’ancienne commune, la mairie étant située sur la place du Pont (actuelle place Gabriel-Péri). Le quartier des Brotteaux et de la Part-Dieu au nord, de Gerland au sud et de Sans-Soucis, ainsi que de Monplaisir à l’est se sont développés à partir du XIXe siècle aux limites de la Guillotière. Les deux cimetières de la Guillotière à l’est et la gare de la Guillotière sur la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles au sud marquent ainsi dans l’espace les limites du quartier.

De nos jours, la Guillotière désigne toutefois plus particulièrement la moitié nord du 7e arrondissement et le sud-ouest du 3e arrondissement, secteur à proximité de la station de métro Guillotière (située sous la place Gabriel-Péri). Le conseil de quartier de la Guillotière est officiellement délimité à l’Ouest par le Rhône, au Nord par le cours Gambetta, à l’Est par le boulevard des Tchécoslovaques et au Sud par la rue de l’Université, la rue Marc-Bloch, la rue Domer, la rue du Repos et la rue de l’Épargne[4].

Le quartier est traversé par la Rize, rivière devenue souterraine et canalisée avec l’urbanisation de Lyon. Elle quitte Villeurbanne par la rue du 4-Septembre, chemine en direction de la Part-Dieu puis se sépare en deux bras. Le premier, au nord, est attesté au croisement de la rue de la Part-Dieu et de la rue Boileau, puis le long de la rue Moncey et rejoignait le Rhône en amont du pont de la Guillotière. Le second bras, plus au sud, file vers La Ferrandière et franchit le cours Gambetta vers la place Aristide-Briand. Sa présence est restée dans la mémoire du quartier de l’église Saint-Louis (7e arrondissement), au croisement de la rue de la Guillotière et de la rue de Créqui. À l’époque, un « pont de trois arches » était nécessaire pour la traverser. La Rize rejoignait ensuite le Rhône par la rue Creuzet, vers Béchevelin[5].

Monuments et particularités[modifier | modifier le code]

Composition sociale[modifier | modifier le code]

Le nouvel an chinois rue Passet. À gauche, on reconnaît Gérard Collomb.

Le pont de la Guillotière a longtemps été l'unique pont de Lyon sur le Rhône, ce qui donnait au faubourg de la Guillotière le statut d'unique « porte d'entrée » Est de la ville. Ce rôle a persisté dans le temps, et aujourd'hui, les populations immigrées y sont nombreuses, et suivent le cours des grandes vagues d'immigration : après l'installation des Italiens au XIXe siècle, ce seront les populations originaires du Maghreb, de Turquie ou encore d'Asie qui s'installeront ici, témoignage de cette histoire, la présence de la grande épicerie Bahadourian fondée par un Arménien. Autour des rues Passet et Pasteur se trouve le petit quartier chinois de Lyon.

Fruit des évolutions sociales, récentes, ces populations ont actuellement tendance à laisser la place à celles d'Europe de l'Est. D'autre part, le quartier perd un peu ce rôle, parce qu'il suit la mode de retour des populations des classes moyennes (habitant auparavant dans des pavillons à la périphérie), dans les centres-villes, la proximité des universités favorisant aussi l'installation d'étudiants. De nombreux bâtiments y sont donc actuellement rénovés ou reconstruits pour accueillir ces classes sociales plus aisées. Certains bâtiments adjacents à l'immeuble Le Clip vont en outre être démolis pour ouvrir la place Pierre-Simon-Ballanche sur la rue Paul-Bert[6].

Une partie du quartier de la Guillotière, autour du sud de la rue Moncey et de l'ouest de la grande rue de la Guillotière, est une ZUS[7].

Personnalités liées à ce faubourg[modifier | modifier le code]

  • Pharamond Blanchard, peintre, dessinateur, lithographe et illustrateur, né à La Guillotère le 27 février 1805 et décédé à Paris le 19 décembre 1873
  • Djebraïl (Gabriel) Bahadourian, négociant arménien. Il s’installe à Lyon dans le quartier populaire de la Guillotière en 1929 où il crée sa première épicerie.
  • Azouz Begag, homme politique français, né à Lyon le 5 février 1957, candidat aux élections législatives en juin 2007 dans la troisième circonscription du Rhône (incluant la Guillotière), aux élections cantonales en 2011 dans le canton de Lyon-IX (incluant la Guillotière).
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sur la Guillotière », L'écho de la fabrique - N°16,‎ 1833 (consulté le 28 novembre 2009)
  2. « Plan de Lyon, de ses environs et des forts / dressé par L. Dignoscyo 1844 (surchargé "plan annexé à la demande des propriétaires des Brotteaux etc.") », sur gallica.bnf.fr,‎ 25/11/1845 (consulté le 18/11/2014)
  3. Décret no 3874 du 24 mars 1852, relatif à la commune de Lyon [lire en ligne].
  4. Plan détaillé des 36 conseils de quartier sur le site de la ville de Lyon [lire en ligne]
  5. « La Rize », Le guichet du savoir,‎ 2007 (consulté le 20 mars 2012)
  6. « Lyon Guillotière: deux immeubles vont être démolis », Lyon Pôle Immo,‎ 2012 (consulté le 5 juin 2012)
  7. http://sig.ville.gouv.fr/Cartographie/8269048

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]