Cimade

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La Cimade

Logo de l’association
Cadre
But Solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile
Fondation
Fondation septembre 1939
Identité
Siège 64, rue Clisson
75013 Paris
Président Genevière Jacques
Vice-président Emmanuel de Bary
Secrétaire général Jean-Claude Mas
Secrétaire Michel Roanet
Trésorier Lionel Sautter
Méthode Avec ses partenaires, à l'international, et dans le cadre de ses actions, en France et en Europe, elle agit pour le respect des droits et de la dignité des personnes
Volontaires 2 000
Slogan L'humanité passe par l'autre
Site web www.lacimade.org

La Cimade - Service œcuménique d’entraide (Comité inter mouvements auprès des évacués, la mention service œcuménique d’entraide a été ajoutée lorsque l'acronyme est devenu un nom propre) est une association loi de 1901 de solidarité active avec les étrangers, membre de la Fédération protestante de France.

Elle intervient dans les domaines suivants :

  • assistance juridique aux étrangers retenus en centre de rétention administrative, gestion d'établissements sanitaires et sociaux, formation et adaptation linguistique. Ces activités sont assurées par des financements et conventionnements publics ;
  • accueil des étrangers dans des permanences juridiques, actions de solidarité internationale, interventions en prison et en locaux de rétention, sensibilisation du grand public et des politiques aux thèmes portés par l'association. Ces activités sont principalement financées sur les fonds propres de l'association.

Selon ses statuts, la « Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec ceux qui souffrent, qui sont opprimés et exploités et d’assurer leur défense, quelles que soient leur nationalité, leur origine, ou leur position politique ou religieuse. En particulier, elle a pour objet de combattre le racisme, veiller scrupuleusement au respect des droits et de la dignité des personnes, quelle que soit leur situation. La Cimade rassemble des personnes d’horizons nationaux, confessionnels, philosophiques et politiques divers, engagées dans ce service »[1].

Depuis juin 2013, la présidente de la Cimade est Geneviève Jacques, ancienne équipière et secrétaire générale de l'association dans les années 1990[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début : les évacués d'Alsace-Lorraine[modifier | modifier le code]

En septembre 1939, à la suite de l’entrée en guerre contre l’Allemagne, les habitants d'Alsace et de Lorraine sont évacués vers le Sud-Ouest de la France (Haute-Vienne, Dordogne, Landes, Lot-et-Garonne, Gers). Commence alors pour plus de 200 000 personnes une longue période d'exil dans des conditions difficiles. Les Alsaciens et Lorrains, souvent alors germanophones, sont perçus comme des étrangers et fréquemment confrontés à des réactions de rejet de la part des populations d'accueil. Alors que l'Alsace et la Lorraine sont de grands berceaux du protestantisme, les départements d'accueil sont majoritairement catholiques.

Une théologienne protestante d'origine alsacienne, Suzanne de Dietrich, membre du comité mondial des Unions de jeunes filles, entreprend un voyage dans ces régions du Sud-Ouest. Cette volonté de s'engager trouve son sens dans la prise de conscience qu'au déracinement des Alsaciens et des Lorrains s'ajoute la confrontation de deux religions, le catholicisme et le protestantisme.[réf. nécessaire] A la suite de cette mission, fin septembre ou début octobre 1939, des mouvements de jeunesse protestants se regroupent dans le Comité inter-mouvements (CIM) et envoient des équipes dans le Sud-Ouest (Périgueux, Haute-Vienne…). La structure s’institutionnalise avec la création « du » Cimade en mars 1940[3], sous la présidence de Jane Pannier. À la demande de Marc Boegner, Madeleine Barot devient secrétaire générale de la Cimade[4].

Les camps d'internement pour étrangers[modifier | modifier le code]

À partir d'août 1940, La Cimade intervient dans le camp d'internement de Gurs[5], où sont enfermés de nombreux étrangers : Tziganes, communistes, réfugiés politiques, intellectuels allemands ayant fui le nazisme, Européens de l’Est employés par la Wehrmacht, etc[6]. La Cimade assiste également les juifs fuyant les persécutions, en particulier en organisant leur accueil au Chambon-sur-Lignon dès 1940[7] avec l'aide des paroisses protestantes et en coordination avec le « Comité de Nîmes ». À partir de 1943 et l'occupation de la zone Sud, l'association étend son action en fabriquant des faux papiers et en envoyant en Suisse les juifs menacés de déportation.

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En Allemagne, des équipes Cimade interviennent dès 1946 à Mayence et Berlin, dans des camps de réfugiés venus d'Europe de l'Est. En 1955, deux infirmières, équipières de la Cimade, s'installent à Dakar[8]. En 1951, Madeleine Barrot effectue une mission dans les camps palestiniens au Liban, en Syrie et en Jordanie. À partir de 1967, la Cimade s'engage dans le soutien à ses partenaires palestiniens et israéliens dans la recherche d'une paix juste[9].

En 1956, la Cimade ouvre son premier « poste » en France, rue d'Aix à Marseille, puis dans les camps du Grand Arenas, Colgate et la Grande Bastide. En 1959, un poste est ouvert à Paris, et à Lyon en 1962[10]. Y sont proposés en particulier des cours d'alphabétisation, de français, de soutien scolaire, et même de couture.

Dès 1957, des membres de la Cimade interviennent dans les « centres d'assignation » où sont enfermés des Algériens. En 1958, un premier poste Cimade est installé à Alger, au clos Salembier[11].

Dans les années 1960[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, les services de l'association sont répartis entre des activités centrales et plusieurs secteurs[12]. Les services centraux comprennent la direction, les services généraux, l'éducation œcuménique et les cours interconfessionnels. Les secteurs sont :

  • le secteur des réfugiés, réparti en sept missions (immigration, émigration, réfugiés Viêt Nam, vestiaire, centres d'hébergement, distribution de vivres, cours, ciné-club) ;
  • le secteur nord-africain, qui organise des interventions en France (camps d’assignation à résidence, postes de Marseille, Paris 14e-15e, puis Lyon au lendemain de l’indépendance) et en Algérie (Alger, Médéa, Sidi Nahmane, Belkitane et centres de regroupement) ;
  • Coudekerque (Nord) : action sociale et éducative dans la continuation du travail entrepris après la guerre ;
  • Dakar : une équipe permanente a ouvert un dispensaire ;
  • la Maison internationale des étudiants de Sèvres accueille une soixantaine d'étudiants d'origine et de niveaux divers ;
  • le service des prisons et libérés a été associé aux réformes pénitentiaires ;
  • le service des sinistrés d'urgence.

La Cimade dispose alors d’un centre d’accueil à Sucy-en-Brie depuis 1948 et de maisons de retraite pour réfugiés russes à Cannes, Saint-Raphaël et au Perreux-sur-Marne. En 1970, ouvre le poste de Strasbourg. Roby Bois, secrétaire général de La Cimade de 1973 à 1984 et qui vécut en Algérie pendant la guerre d’Algérie, fut particulièrement impliqué pendant cette période.

Après l'indépendance de l'Algérie, des équipiers de la Cimade restent travailler dans le pays, dans le cadre du Comité chrétien de service en Algérie (CCSA) créé par le Conseil œcuménique des Églises. En 1966, une équipe de la Cimade s'installe dans le camps de Sainte-Livrade-sur-Lot où sont installés des harkis et des rapatriés d'Indochine. La Cimade est aussi présente dans d'autres camps, comme Saint-Laurent-des-Arbres à Saint-Maurice-l'Ardoise.

Dans les années 1970[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, l'association est réorganisée[13]. On trouve une direction (composée d'un conseil, d'un comité directeur et d'un secrétaire général), des services nationaux et des équipes.

Les services nationaux se répartissent entre services techniques (émigration, immigration, régularisation, étudiants, alphabétisation, artisanat, assistance et urgences, et prisons), services administratifs (comptabilité, secrétariat, reprographie, standard et Grenelle), et des services spécialisés (Information, documentation, fichier, personnel et bénévoles, développement).

Les équipes sont réparties en secteur Tiers-Monde (Dakar, CCSA Algérie et Proche-Orient), réfugiés (accueil Paris et Massy), migrants (Saint-Denis, Nanterre, Sucy, Paris, Lyon, Strasbourg, Corse, Marseille Dames et Marseille Arenc) et entraide (Harkis, Sainte-Livrade, service orthodoxe, ref. ages et Cannes).

Dès 1964 et l'arrivée des premiers réfugiés politiques venus du Brésil, la Cimade suit la situation en Amérique latine. À partir de 1973, elle s'engage dans l'accueil de réfugiés chiliens, dont certains sont accueillis au centre de Massy dirigé par André Jacques, à côté des Mozambiquains, Grecs, Angolais… À partir de 1975, la Cimade est impliquée dans l'accueil des réfugiés d'Indochine. Elle s'occupe en particulier de formation linguistique, avec un financement de l'État (FAS)[14].

Dans les années 1980[modifier | modifier le code]

En 1984, la Cimade connaît une nouvelle réorganisation[15]. Sous l'autorité du secrétaire général se trouvent un service d'administration, un groupe « droits de l'homme » et des postes régionaux (Paris, Lyon, Marseille, Montbéliard, Montpellier et Strasbourg). Par ailleurs, une équipe de direction réunit, outre le SG, les responsables des départements communication, développement et étrangers (organisé en « défense des droits - accueil », « actions économiques et culturelles » et « foyer de Massy »).

Dans les années 1990[modifier | modifier le code]

En 1991, à côté des instances élues (assemblée, conseil et bureau) la Cimade s'organise en pôle national, équipes nationales et équipes régionales. Le pôle national comprend le secrétariat général, le service administratif et financier et la communication. L'équipe nationale gère un bureau « défense des droits des étrangers », la « défense des étrangers en rétention » (DER), l'adaptation linguistique, un « programme femmes » et le service des solidarités internationales.

Des « équipes régionales » sont implantées en Île-de-France (Batignoles, Trévise, Massy), Méditerranée (Marseille, Montpellier, Nice, Perpignan), Centre Alpes Rhône (Lyon, Clermont-Ferrand), Est (Strasbourg, Montbéliard, Besançon), Sud-Ouest (Toulouse, Bordeaux), Ouest (Nantes) et Nord (Lille).

Localement, des groupes locaux organisent les activités[16].

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Droits des étrangers[modifier | modifier le code]

La Cimade est impliquée dans l'aide juridique en droit des étrangers et de la nationalité, en particulier en direction des étrangers en situation irrégulière (sans-papiers), aux côtés d'autres organismes tels que le GISTI. Cette action peut comprendre la saisine des juridictions compétentes, à partir de situations particulières mais qui peuvent créer du droit[17].

Plus généralement, avec d'autres associations, elle lutte pour la défense et la reconnaissance des droits des étrangers vivant en Europe, en participant à divers réseaux comme Migreurop. Dans ce cadre, elle organise des actions de sensibilisations auprès du grand public (festival « Migrant'scène »[18]) et de plaidoyers en direction des responsables politiques (parlementaires, ministères…).

Rétention administrative[modifier | modifier le code]

Entre 1984 et 2009, par une convention passée avec le ministère des Affaires sociales, la Cimade a été la seule association présente dans les centres de rétention administrative du territoire métropolitain. Créée pour un soutien matériel, la mission a rapidement évoluée vers une assistance juridique aux personnes en voie de reconduite à la frontière et de témoignage sur les conditions de la rétention.

Depuis 2010, et le passage de la convention au ministère de l'Intérieur, cinq associations interviennent dans les centres français en métropole et outre-mer (sauf Mayotte). Jusqu'à fin 2013, dans le cadre de ce marché public, la Cimade est présente dans 14 centres de rétention administrative, dont trois en outre-mer. Elle y assiste les personnes retenues dans la défense de leurs droits. En 2014, après un nouveau marché, la Cimade reste présente dans 11 CRA, dont ceux d'outre-mer.

La mission du service de « défense des étrangers retenus » (DER) de la Cimade, dissous en 2010 lorsque la rétention a été régionalisée, visait à rendre effectifs les droits fondamentaux garantis par l'ordonnance du 2 novembre 1945[19]. Les « équipiers » de la Cimade visitent les étrangers retenus, leur fournissent les informations juridiques et l'assistance sociale indispensables, et assurent les liens entre ces étrangers et l'extérieur du centre, particulièrement avec les familles. La Cimade rend également compte au ministère des Affaires sociales de l'accomplissement de cette mission, et formule si besoin des propositions tendant à l'amélioration des conditions de rétention.

Hébergement[modifier | modifier le code]

La Cimade gère deux lieux d'hébergement. Le centre de Massy, dans la banlieue parisienne, est devenu un centre provisoire d'hébergement (CPH) qui accueille principalement des réfugiés, ainsi que quelques femmes étrangères victimes de violences. À Béziers (Hérault), la Cimade gère un Centre d'accueil pour les demandeurs d'asile (CADA).

L'ancrage dans le protestantisme[modifier | modifier le code]

À la création de l'association, la vocation religieuse et prosélyte joue un rôle essentiel. Le Comité inter-mouvements (CIM), ancêtre de la Cimade, s’organise à partir de trois associations protestantes : la Fédération universelle des associations chrétiennes d’étudiants (FUACE), les Unions chrétiennes de jeunes gens et jeunes filles (UCJ) et la Fédération des éclaireurs et éclaireuses unionistes (EU). Le but premier de l'association en 1940 est « de témoigner de l’Évangile auprès de la jeunesse française éprouvée par la guerre »[20]. Cette mission religieuse est à nouveau soulignée dans un procès-verbal du 10 mars 1950, où l’on peut lire que la Cimade « ne peut aider sans évangéliser ».[réf. nécessaire]

La participation au protestantisme marque toujours l'association, qui se définit comme œcuménique et se laïcise progressivement. Le pasteur Marc Boegner, président de la Cimade entre 1944 et 1955, dirige en même temps la Fédération protestante de France. Les pasteurs Jacques Maury et Jacques Stewart ont également été présidents de la Fédération protestante de France avant de présider l'association.

Orientations politiques[modifier | modifier le code]

Dès l’origine, la Cimade revendique une certaine forme d'engagement politique, a contrario de la neutralité adoptée par d'autres organisations comme le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Dans la continuité de l'«Église confessante» des protestants allemands qui s'opposent aux nazis, dès 1941 Madeleine Barot, alors secrétaire générale de la Cimade, et Suzanne de Diétrich participent avec entre autres le pasteur Georges Casalis à l'élaboration des thèses de Pomeyrol, réflexion théologique sur les limites de l'obéissance à l'État, les libertés individuelles et la dénonciation de la collaboration.

Dans les années 1970, ses dirigeants se rapprochent des luttes effectuées dans le cadre de la théologie de la libération, inspirées de doctrines influencées par le marxisme.[réf. nécessaire] Les pays connaissant des régimes marxistes ne sont jamais critiqués à l'inverse des régimes autoritaires latino-américains[réf. nécessaire]. En 1980, Madeleine Barot est nommée à la vice-présidence de l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture), qui se focalise longtemps sur les dictatures latino-américaines. Secrétaire général de la Cimade entre 1956 et 1968, Jacques Beaumont, quant à lui, soutient la résistance des Kurdes en Irak et des guérilleros de la SWAPO (South West Africa People's Organisation) contre l'Afrique du Sud en Namibie.[réf. nécessaire]

Les dirigeants de la Cimade peuvent également avoir leur propre engagement politique. Ancien dirigeant de l'UNEF (Union nationale des étudiants de France) en 1955, le président de l'association entre 2006 et 2013, Patrick Peugeot, est un membre actif du Parti socialiste, considéré comme proche de Martine Aubry et de Michel Rocard[21].

Propositions[modifier | modifier le code]

En 2006, la Cimade lance une campagne intitulée « Assez d'humiliation, les migrants sont notre monde ! » qui dénonce les injustices et les humiliations subies par les migrants autour de huit thèmes. Cette campagne aboutit en 2007 à l'élaboration de 75 propositions pour une politique d'immigration juste et réfléchie « si l'on veut éviter que l'Europe ne se transforme en une République grecque avec ses citoyens, ses esclaves et au loin ses barbares ». Laurent Giovannoni, secrétaire général, présente le projet de la Cimade aux candidats à l'élection présidentielle comme une alternative au règlement actuel de l'immigration.

En 2011, la Cimade publie « 40 propositions » sous le titre général d'Inventer une politique d'hospitalité[22]. Elle y propose de tendre vers un droit universel à la liberté de circulation et d’installation tout en prenant en compte la nécessité de procéder par étapes.

Financement[modifier | modifier le code]

Entre 2001 et 2009, le financement de la Cimade a été assuré en majeure partie par l'État français pour un minimum de 45 % de son budget en 2009 (14,4 millions d'euros) jusqu'à 74 % de son budget en 2007 (7,8 millions d'euros). Selon l’Inspection générale des affaires sociales, l'association « est marquée par une forte dépendance à l'égard des fonds publics (60 % des ressources d’exploitation viennent du ministère chargé des affaires sociales) ». Pour l'observatoire de l'action humanitaire, la proportion de financements privés serait diversifiée. En 2008 et 2009, l’augmentation de la proportion de financements privés proviendrait du produit de la vente du siège social[23].

Pour promouvoir son action auprès du public et lui permettre de faire appel au don en confiance, l’association adhère au comité de la Charte qui garantit la transparence de ses comptes.

Depuis 2005, le budget de la Cimade varie entre 6,5 millions et 10 millions d’euros. Elle emploie environ une centaine de salariés et revendique 2 000 adhérents[24].

Contrairement à plusieurs ONG de développement, l’association ne diffuse pas de rapports d’activités institutionnels détaillant ses opérations à l’étranger. Ce manque de transparence est critiqué par l'Observatoire de l'action humanitaire.[réf. nécessaire]

Responsables nationaux de la Cimade[modifier | modifier le code]

Présidents Secrétaires généraux
  • 1939-1940 : Georgette Siegrist
  • 1940-1956 : Madeleine Barot
  • 1956-1968 : Jacques Beaumont
  • 1968-1974 : Michel Wagner
  • 1974-1984 : Roby Bois
  • 1984-1988 : Marc Brunschweiler
  • 1988-1995 : Geneviève Jacques
  • 1996-2003 : Jean-Marc Dupeux
  • 2003-2005 : Michel Forst
  • 2005-2010 : Laurent Giovannoni
  • 2010-2011 : Jérôme Martinez
  • 2012- : Jean-Claude Mas

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait de l’article 1er des statuts de la Cimade, Missions de la Cimade.
  2. Geneviève Jacques, présidente de la Cimade, une vie consacrée à l’accueil, La Croix, 20/9/2013.
  3. Association sous le régime de la loi de 1901, déclarée auprès de la Préfecture de police de Paris le 8 mars 1940.
  4. Parce qu'il n'y a pas d'étrangers sur cette terre…, p. 11.
  5. Geneviève Dreyfus-Armand [2013], p. 68-69.
  6. Parce qu'il n'y a pas d'étrangers sur cette terre…, p. 13-15.
  7. Les Clandestins de Dieu. Cimade 1939-1945, p. 112.
  8. Parce qu'il n'y a pas d'étrangers sur cette terre…, p. 38.
  9. Parce qu'il n'y a pas d'étrangers sur cette terre…, p. 42-43.
  10. Parce qu'il n'y a pas d'étrangers sur cette terre…, p. 22.
  11. Parce qu'il n'y a pas d'étrangers sur cette terre…, p. 26-27.
  12. Marie-Claude Blanc-Chaléard [2013], p. 227.
  13. Marie-Claude Blanc-Chaléard [2013], p. 230.
  14. Marie-Claude Blanc-Chaléard [2013], p. 233.
  15. Marie-Claude Blanc-Chaléard [2013], p. 238.
  16. Marie-Claude Blanc-Chaléard [2013], p. 241.
  17. Voir par exemple la décision du Conseil d'État du 13 novembre 2013 qui modifie le traitement de certaines demandes d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, commentée sur un blog du Monde.
  18. festivalmigrantscene.org.
  19. Ordonnance no 45-2658 du 2 novembre 1945 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France Legifrance.gouv.fr, Le service public de la diffusion du droit.
  20. Statuts publiés au Journal officiel du 3 avril 1940.
  21. Catherine Simon, «Patrick Peugeot : un PDG chez les sans-papiers», Le Monde, 11 juin 2008, voir en ligne.
  22. Voir en ligne, sur le site de l'association.
  23. [1] Observatoire de l'action humanitaire, 21 janvier 2011.
  24. Site de l'association.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Parce qu'il n'y a pas d'étrangers sur cette terre. 1939-2009, une histoire de la Cimade, Paris, 2009, 64 p., brochure publiée à l'occasion des 70 ans de la Cimade, voir en ligne
  • Madeleine Barot, « La Cimade : une présence, une communauté, une action », in Les Clandestins de Dieu : Cimade 1939-1945, Genève,  éd. Émile Fabre, Labor et fides, 1989, p. 29-38
  • Anne Boitel, «La Cimade en action auprès des “indésirables” : essai de synthèse à travers le cas d'école du camp de Rivesaltes (de Vichy à nos jours)» in Roger Barrié, Martine Camiade, Jordi Font (dir.), Déplacements forcés et exils en Europe au XXe siècle. Le corps et l'esprit, actes du 2e séminaire transfrontalier, Paris, Talaia, 2013, p. 67-103.
  • Jean-Paul Deler, ONG et développement : société, économie, politique, Paris, Karthala, 1998, 684 p.
  • Jérôme Drahy, Le Droit contre l’État : droit et défense associative des étrangers, l'exemple de la Cimade, Paris, L’Harmattan, 2004, 370 p.
  • Nicolas Fischer, «Les Territoires du droit : sur quelques aspects du secours juridique associatif dans les centres de rétention», Vacarmes, no 34, 2006, p. 106-111
  • André Jacques, Madeleine Barot : une indomptable énergie, Paris,  éd. du Cerf, 1989, 223 p.
  • Dzovinar Kévonian, Geneviève Dreyfus-Armand, Marie-Claude Blanc-Chaléard, Marianne Amar (dir), La Cimade et l'accueil des réfugiés. Identités, répertoires d'actions et politiques de l'asile, 1939-1994, Paris, Presses universitaires de Paris-Ouest, 2013, 265 p.
    • Gérard Petitjean, « Manifester une solidarité active avec ceux qui souffrent : l’action de la Cimade au regard de ses archives », p. 25-40
    • André Encrevé, « Les protestants français au milieu du XXe siècle », p. 41-64
    • Geneviève Dreyfus-Armand, « La Cimade dans les camps d’internement pendant la Seconde Guerre mondiale », p. 65-82
    • Anne Boitel, «Agir, témoigner, résister au sein d’un camp d’internement français : l’action de la Cimade à Rivesaltes entre 1941 et 1942», p. 83-100
    • Dzovinar Kévonian, « La Cimade et les réfugiés : organisation privée et processus de légitimation dans l’espace international, 1945-1951 », p. 101-122
    • Paul Gradvohl, « Accueil des réfugiés et construction d’une géographie de l’altérité : l’Europe centrale de la Cimade », p. 123-140
    • Victor Pereira, « La Cimade et les Portugais en France de 1957 à 1974 : une aide sous le signe des guerres coloniales », p. 141-156
    • Vasiliki Kilekli, « La Cimade face à l’accueil des exilés grecs en France (1967-1974) », p. 157-172
    • Hugues Tertrais, « La Cimade, l’Indochine et ses réfugiés (1969-1979) », p. 173-182
    • Marie-Christine Volovitch-Tavares, « La Cimade et l’accueil des “réfugiés en provenance du Chili”, du coup d’État militaire (11 septembre 1973) au début des années 1980 », p. 183-198
    • Tramor Quemeneur, « La Cimade et l’objection de conscience », p. 199-212
    • Axelle Brodiez-Dolino, « La Cimade entre religion et politique (1939-1995), ou les substrats idéologiques de l’humanitaire », p. 213-224
    • Marie-Claude Blanc-Chaléard, « Réfugiés, migrants, étrangers : les mots et les causes de la Cimade (années 1970-1990) », p. 225-244
  • Uta Gerdes, Ökumenische Solidarität mit christlichen und jüdischen Verfolgten. Die CIMADE in Vichy-Frankreich 1940-1944. Göttingen, Vandenhoeck & Ruprecht, 2005, 380 p., ISBN 9783525557419 (en allemand : « Recherches dans les archives du Conseil œcuménique des Églises à Genève et de la Cimade à Paris »)
  • Jeanne Merle d'Aubigné, Violette Mouchon, Émile C. Fabre, Les Clandestins de Dieu. Cimade 1939-1945, Paris, Fayard, 1968 (Rééd. Labor et Fides, Genève, 1989), voir en ligne
  • Pierre Péan, Noires fureurs, blancs menteurs : Rwanda, 1990-1994, Paris, Mille et une nuits, 2005, 544 p.
  • Thierry Suire, Les Protestants dans le Gard face au régime de Vichy, Nîmes, C. Lacour, 1999, 221 p., ISBN 2844062857
  • Jean-Pierre Weben, « Cimade 1996 », Autres Temps. Cahiers d'éthique sociale et politique, no 50, 1996, p. 81-84, voir en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]