Saint-Sever

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Saint-Sever
Abbaye de Saint-Sever
Abbaye de Saint-Sever
Blason de Saint-Sever
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Canton Saint-Sever
Intercommunalité Cap de Gascogne
Maire
Mandat
Arnaud Tauzin
2014-2020
Code postal 40500
Code commune 40282
Démographie
Population
municipale
4 758 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 27″ N 0° 34′ 23″ O / 43.7575, -0.573055555556 ()43° 45′ 27″ Nord 0° 34′ 23″ Ouest / 43.7575, -0.573055555556 ()  
Altitude Min. 26 m – Max. 118 m
Localisation

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Saint-Sever (en gascon : Sent Sever) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Aquitaine). Chef-lieu de canton, la cité a eu un temps le statut de sous-préfecture.

Il est d'usage de donner à la commune la qualité de « Cap de Gascogne », perpétuant ainsi le nom de la localité depuis au moins le bas Moyen Âge : « Caput Vasconiae » (tête de la Vasconie).

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Sever se situe à 14 km au sud de Mont-de-Marsan, sur les bords de l'Adour, aux confins de la région agricole de la Chalosse. Le paysage contraste avec le reste des Landes. Les terres restent morcelées et vallonnées. Saint-Sever est bâtie sur une hauteur qui domine la vallée de l'Adour.

Communes limitrophes : Benquet, Bas-Mauco, Audignon, Cauna, Aurice, Montaut, Banos, Eyres-Moncube, Montsoué, Montgaillard, Saint-Maurice-sur-Adour, Fargues.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situé dans le bassin versant de l'Adour, le territoire de la commune est traversé[1] par le fleuve lui-même et par ses affluents, le Gabas (rive gauche), et les ruisseaux le Bahus, du Pesqué et de Saint-Jean (qui conflue sur la rive droite du fleuve, dans la commune).

Les ruisseaux de Laudon et de Pichegarie, tributaires du Gabas, traversent également la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un camp militaire romain est édifié sur la butte de Morlanne vers 56 av. J.-C. Il est fait état dans plusieurs documents anciens de la présence dans ce « castra romanum » du « Palestrion », une résidence du gouverneur romain.

Au Ve siècle, Severus est envoyé par le pape pour évangéliser la région de Novempopulanie. Il est martyrisé par les Vandales et, au VIIIe siècle, les bénédictins édifièrent une chapelle pour recueillir la dépouille du saint.

Le monastère actuel est fondé par Guillaume Sanche, comte de Gascogne, aux alentours de 988. Selon le récit des moines, cette donation comtale serait la concrétisation d'une promesse faite par Guillaume Sanche lors de la bataille de Taller. Les liens entre le Comte de Gascogne et le monastère de Saint Sever sont étroits, Il réunit plusieurs fois à Saint-Sever sa "curia" (conseil comtal à visées politiques et judiciaires).

Article détaillé : Abbaye de Saint-Sever.

À la suite d'un incendie, sous l'impulsion de l'Abbé Grégoire de Montaner, l'Abbatiale est reconstruite sur le modèle de Cluny à partir de 1060. C'est également sous l'abbatiat de Grégoire que les copistes travaillent sur le Beatus, manuscrit transcrivant l’apocalypse de saint Jean et enluminé au XIe siècle (conservé aujourd’hui à la Bibliothèque Nationale Ms Lat 8878).

Source d’une intense vie spirituelle et religieuse, l’abbaye développe ses possessions jusqu’à Soulac en Médoc et Pampelune, au point de devenir l’une des plus importantes d'Aquitaine. Elle contrôle un important tronçon de la via Lemovicensis, et les pèlerins partis de Vézelay vers Saint-Jacques-de-Compostelle prennent l’habitude de s’y arrêter en grand nombre pour y vénérer les reliques du saint.

Au début du XIIe siècle, l'abbé Suavius accorde une charte qui constitue les prémices d'un statut urbain, tout en conservant pour l'abbé la haute main sur la ville.

Par le second mariage d'Aliénor d'Aquitaine en 1152, la ville passe sous suzeraineté de la famille Plantagenêt, donc du roi d'Angleterre.

Au XIIIe siècle, les habitants cherchent à s'affranchir de la tutelle de l'abbaye. Après une première révolte « communale » en 1208 et l'établissement de liens privilégiés entre les bourgeois et le suzerain anglais allant jusqu'à la création éphémère d'un poste de maire en 1254, l'autorité des moines s'en trouve fort affaiblie. En 1270, l'abbé Garcia Arnaud finit par appeler en paréage le roi d'Angleterre, qui impose la création d'un conseil de jurats. Cette lente construction politique s'accompagne de la mise en place d'une « coutume de Saint-Sever », qui trouvera sa concrétisation par une approbation royale en 1380. Une copie de 1480 en gascon est conservée au archives des Landes (manuscrit E57). Une copie de chancellerie en latin est disponible dans les rôles gascons du public office records de Londres. Ce document juridique présente une compilation de dispositions de droit pénal, de droit privé et d'administration de la cité médiévale de Saint-Sever. Il présente aussi les principes d'un mécanisme de solidarité collective contre multiples risques, le « droit du voisin ».

Au cours de l'affrontement entre les dynasties Plantagenêts et Capétiennes, Saint-Sever sera conquise après un siège de 3 mois en 1295 pour le compte de Philippe le Bel par son frère Charles de Valois. Mais le mariage de la fille de Philippe le Bel avec Édouard II d'Angleterre rend la ville aux Anglais. Les Français font des incursions en 1360 et 1380. Puis en 1442,le roi de France Charles VII ramène définitivement la ville dans les possessions françaises. À la fin d'année 1461, le roi Louis XI (1423-1461-1483) confirma sa protection pour l'abbaye de Saint-Sever par les lettres patentes[2],[3].

En 1569, les troupes protestantes de Montgomery détruisent partiellement la ville.

Elle fut chef-lieu de l'un des quatre district du département des Landes de 1790 à 1795.

Lors de la création des arrondissements en 1800, Saint-Sever devint le chef-lieu de l'un d'entre eux, mais qui fut supprimé le 10 Septembre 1926.

Au cours de la période de la Convention nationale (1792-1795), la commune porta le nom révolutionnaire de Mont-Adour[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de {{{commune}}} Blason Mi-parti, au premier d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au second de gueules aux huit mouchetures d'hermine d'argent ordonnées en orle[5]
Détails Officiel, présenté sur le site internet de la commune
[[Fichier:|100px|Blason]] Blasonnement :

La tradition tauromachique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arènes de Morlanne.
Les arènes de Morlanne à Saint-Sever
  • Un document juridique de 1457, conservé aux Archives nationales (JJ189,n°VII xx X fol. 69 verso), mis au jour par Charles Samaran, directeur honoraire des Archives de France, fait mention à Saint-Sever d'une tradition taurine pour les fêtes de la Saint-Jean-Baptiste, où l'on fait courir des taureaux dans chaque rue. Ces jeux taurins ancestraux sont une des origines de la course landaise.
  • Au XIXe siècle, les spectacles taurins se fixent aux arènes de Morlanne.
  • À partir de 1861, Saint-Sever découvre la tauromachie espagnole ou provençale avec des spectacles mixtes hispano-landais ou bien provenço-landais.
  • En 1932, les actuelles arènes de Morlanne sont inaugurées. Elles sont à la fois adaptées aux courses landaises et aux corridas, ce qui permet depuis lors d'alterner ces spectacles.
  • Le 25 juin 1972, Les "toreros français" dont Nimeño I, Nimeño II et Simon Casas, manifestent en piste pour réclamer le droit de toréer au même titre que leur collègues espagnols. Ils font passer un des taureaux sous un drapeau français.
  • Depuis 2004, la ville organise des encierros.
  • En 2011, Les arènes de Morlanne ont été baptisées du nom d'Henri Capdeville[6], grand aficionado saint-severin, qui fut président du Cercle Taurin du Cap de Gascogne, mais également président de la Fédération des Sociétés Taurines de France (1979-1999).

La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.

La tradition gasconne[modifier | modifier le code]

  • La ville est dans la zone linguistique occitane (et plus spécifiquement du gascon). Son nom local est Sent Sever (prononcé : Sent Sebé). Elle maintient des fêtes traditionnelles, accompagnées de chants gascons, comme la halha de Nadau (le grand feu de Noël, le pendant du feu de la Saint-Jean-d'Été).
  • En 1981, Saint-Sever a accueilli la grande fête du Félibrige : la Senta Estela.

La tradition agricole et culinaire[modifier | modifier le code]

L'activité agricole assure l'essentiel de la vie économique :

  • Le foie gras de canard gras et tous les produits dérivés, grande tradition régionale.
  • Les Volailles, dont, en particulier, le poulet jaune des landes, qui a fait l'objet en 1965 de la première attribution d'un label rouge en France[7],
  • Le bœuf de Chalosse élevé pendant trois ans avec une nourriture 100 % naturelle.
  • Le maïs reste prépondérant mais les cultures maraichères se diversifient.

Deux grandes manifestations se déroulent à Saint-Sever, centrées sur le cloître des Jacobins :

  • Les Festivolailles le dernier week-end de novembre ou le premier de décembre.
  • La Fête du foie gras le 14 Juillet.

La tradition du rugby[modifier | modifier le code]

  • Le Sport athlétique saint-séverin, le SASS, est fondé en 1905 autour de la pratique du rugby.
  • Le club est Champion de France de promotion en 1926.
  • Les figures de proue du club sont :
    • René Crabos, qui fut un des stratèges des lignes arrière de l'équipe de France et qui fut président de la FFR.
    • L'international Roger Brethes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014   Arnaud Tauzin UMP Conseiller régional
mars 2001 2014 Jean-Pierre Dalm PS Conseiller général
mars 1989 2001 Jean-Claude Brèthes PS Conseiller général
mars 1965 1989 Jean-Marie Commenay CDP Député
1945 1965 Louis Fournier SFIO Sénateur - Conseiller général
1944 1945 Albert Larrède PRRRS  
1941 1944 Louis Fournier    
1929 1941 Albert Larrède PRRRS  
Les données manquantes sont à compléter.éléments biographiques des maires de Saint-Sever de 1789 à 1929

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Puente la Reina (Espagne) depuis 1983 [8], en raison des liens du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 758 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 000 5 844 5 244 5 400 5 494 5 863 5 238 5 010 4 282
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 808 4 818 4 980 4 734 4 917 4 864 4 869 4 805 4 677
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 769 4 644 4 527 3 967 4 022 3 661 3 855 3 727 3 822
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 983 4 360 4 716 4 716 4 536 4 455 4 625 4 758 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Principales entreprises :

  • Castaing : foie gras et produits du terroir( 50 emplois).
  • Champion : supermarché (200 emplois)
  • Cazaubon : duvets et couettes (15 emplois).
  • Delpeyrat : foie gras et produits du terroir( 75 emplois).
  • Dubernet : foie gras et produits du terroir (190 emplois).
  • Dupuy & Fils (Ets) : concessionnaire et distributeur de matériel agricole (30 emplois).
  • Fermiers Landais (Les) : poulets et volailles fermières (385 emplois).
  • Française de Nutrition animale, nutrition, santé et d'hygiène (110 emplois)
  • Feugas : métallerie (50 emplois)
  • Intermarché : supermarché (70 emplois)
  • Pyrenex : duvets et couettes, créations textiles bientôt sans couture (140 emplois).
  • Transports Lafitte (50 emplois)
  • Transports Lauqué (40 emplois).
  • TFE : Transports frigorifiques européens
  • Valdour(Le) : conserves de maïs doux (30 000 tonnes/an), légumes surgelés (130 emplois).
  • Sols-Gascogne : bâtiments (8 emplois).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Saint-Sever.
Chapiteau de l'Abbatiale

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue du général Lamarque
  • Saint Sever, mort en martyr vers 407
  • Guy VIII de Laval, mortellement blessé en 1295 lors d'un siège de 3 mois de la ville
  • Arnaud de Moles (1470-1520), maître verrier
  • Le Général Jean Maximilien Lamarque, né à Saint Sever (1770) et mort à Paris (1832), proche collaborateur de Napoléon Bonaparte.
  • Paul Cadroy, avocat, député et maire de la commune, mort le 23 novembre 1813
  • Jean-Marie Léon Dufour (1780-1865), médecin et entomologiste.
  • Le Général Antoine Simon Durrieu (1775-1862), général, Pair de France, député.
  • Albert Larrède, maire de Saint-Sever du 19 mai 1929 au 5 février 1941, président du Comité Municipal provisoire du 21 août 1944 au 19 mai 1945
  • Jean-Marie Commenay (1924-1998), avocat, député des Landes de 1958 à 1978, maire de Saint-Sever de 1965 à 1989;
  • René Crabos (1899-1964), joueur de rugby à XV et capitaine du XV de France, né et mort à Saint-Sever
  • Robert Carrère (1921-), joueur de rugby à XV, né à Saint-Sever
  • Roger Brethes, né le 31 janvier 1936 à Saint-Sever, est un joueur français de rugby à XV, qui a joué avec l'équipe de France et SA Saint-Sever au poste d’arrière (1,78 m pour 79 kg).
  • Frédéric Fauthoux (1972-), joueur et capitaine de l'Élan Béarnais Pau-Orthez, né à Saint-Sever.
  • Henri Capdeville (1933-2010), notaire, Conseiller régional d'Aquitaine, Aficionado aussi savant et sensible qu'intégre et exigeant, Président de la Fédération des Sociétes Taurines de France (FSTF) en tête du combat pour l'intégrité de la corrida, Président de la Commission Taurine ainsi que du Cercle Taurin locaux, Grand-Maître et fondateur de la Confrérie gastronomique des Jacobins et administrateur et animateur de la transpyrénéenne FECOGA, Henri Capdeville (« Mitou ») était également un chaleureux « Ambassadeur » de l'Andalousie en France et récîproquement, instillant et partageant d'un ton affable, convivial, un parfum très sévillan de féria : romarin et jasmin, fino et exigeante aficion a los toros. Depuis 2011, les arènes sises à Morlanne portent désormais le nom de cet émérite et authentique promoteur de toutes les traditions et valeurs Gasconnes.
  • Amaury Delerue (1977-), Arbitre de football en ligue1.

Événements[modifier | modifier le code]

L'Adour à Saint-Sever
  • Fêtes patronales de la Saint-Jean (dernier week-end de juin) : feria, novillada, encierro, course landaise.
  • Reconstitution historique (début août) : spectacle historique son et lumières avec feu d'artifice. Mille ans d'histoire à Saint-Sever avec la participation de 300 acteurs.
  • Exposition artisanale (autour du 15 août) : au sein du cloître des Jacobins.
  • Fête du quartier de Péré (autour du 20 août) : novillada.
  • Festival taurin (autour du 11 novembre) : semaine taurino-culturelle.
  • Festivolailles (fin novembre ou début décembre) : exposition de volailles festives par les éleveurs landais, marché médiéval et de produits du terroir, dégustation gratuite de produits du terroir, menus à thème dans les restaurants de la ville.
  • Festival Scenes Severes organisé chaque année par le collectif « bœuf en Chalosse ». Pour 2007, Barcelona en Vivo, le meilleur de la scène rock catalane.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Saint-Sever Cap de Gascogne, Dominique Page, éditions Ouest-France (1982)
  • La coutume de Saint-Sever, édité par Michel Maréchal et Jacques Poumarède. éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques (1987)
  • Texte de la reconstitution historique de Saint-Sever, Me Henri Dulas, Francis Rousseau, Jacques Balié.
  • Saint-Sever, ville de haute tradition tauromachique de 1457 à nos jours, publication de la Mairie de Saint-Sever (1986)
  • Les Princes de Gascogne (768-1070), Renée Mussot-Goulard, CTR éditeur(1982)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]