Brens (Tarn)

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Brens
Blason de Brens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Arrondissement Arrondissement d'Albi
Canton Canton de Gaillac
Intercommunalité Communauté de communes Tarn et Dadou
Maire
Mandat
Michel Terral
2014-2020
Code postal 81600
Code commune 81038
Démographie
Population
municipale
2 201 hab. (2011)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 25″ N 1° 54′ 40″ E / 43.8902777778, 1.91111111111 ()43° 53′ 25″ Nord 1° 54′ 40″ Est / 43.8902777778, 1.91111111111 ()  
Altitude Min. 103 m – Max. 196 m
Superficie 22,79 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Brens est une commune française située dans le département du Tarn et la région Midi-Pyrénées. Elle a obtenu le label Village étape en 2014.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située aux portes sud de Gaillac à la confluence du Tarn et du ruisseau de Saudronne

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 16 octobre 1939, le Préfet du Tarn réquisitionne un terrain aux portes de Gaillac situé sur la commune de Brens pour en faire un « Centre d’accueil pour réfugiés ». Vingt baraques sont construites. À partir du 15 mai 1940, le camp accueille près de mille réfugiés Belges, Espagnols et Polonais fuyant la zone occupée. Durant l'été 1940, le camp – utilisé aussi par le centre de démobilisation de Gaillac – se vide.

En novembre 1940, la préfecture de la Haute-Garonne et le Comité Juif de bienfaisance de Toulouse prennent l’initiative conjointe de transformer le camp en « Centre d'hébergement pour réfugiés juifs étrangers » pour loger une partie des juifs, sans ressources, qui ont fui l'avance nazie et se sont réfugiés à Toulouse. Le camp héberge 1 600 personnes, dont 400 enfants, près de la moitié d'origine polonaise.

À partir de janvier 1941, la libre circulation à l'extérieur est interdite et début mars, les juifs sont transférés aux camps de Noé et du Récébédou, d'où la plupart partiront pour Drancy puis Auschwitz.

Le 31 décembre 1941, la direction de la sureté nationale fait savoir que Brens a été retenu comme « camp de concentration pour femmes ». Le 14 février 1942, arrivent par camion, depuis la gare de Gaillac, les 320 femmes et les 26 enfants du camp de Rieucros.

C’est une population cosmopolite, constituée à 75 % d’étrangères, comportant une quinzaine de nationalités. Il s’agit de militantes communistes, de syndicalistes, de réfugiées « suspectes » (en majorité, juives allemandes et polonaises), d’Espagnoles révoltées du camp d'Argelès, de prostituées et de droit commun (les prostituées occupant un baraquement à part). Une des occupations dans le camp est de fabriquer des brosses et des balais[1].

La réputation, faite par Vichy, d'être un « camp de prostituées » a persisté jusqu'à nos jours. En réalité les prisonnières politiques sont nombreuses, et seront majoritaires après septembre 1943 avec l'afflux important de Résistantes et la décision du Maréchal Pétain de faire libérer les prostituées.

Le camp est fermé le 4 juin 1944. Les 150 prisonnières sont transférées au camp de Gurs d'où elles ne tardent pas à s'évader.

Le 20 décembre 1944, le camp de Brens reprend sa fonction carcérale en hébergeant 273 collaborateurs tarnais. En juillet 1945, c'est à nouveau un camp « féminin » (267 femmes, 118 enfants) avec des conditions matérielles qui ne sont guère meilleures que pendant la période précédente. Le camp se vide peu à peu de ses occupantes fin 1945 avant d’être brièvement converti en camp de vacances, puis récupéré par son propriétaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Michel Terral    
mars 2008 en cours Michel Terral    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 201 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
839 1 000 1 014 1 061 1 208 1 200 1 243 1 306 1 314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 283 1 262 1 214 1 225 1 265 1 258 1 218 1 156 1 176
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 132 1 123 1 103 995 1 006 992 975 1 052 1 063
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 087 1 274 1 417 1 394 1 364 1 598 1 962 2 201 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Brens

Les armes de Brens se blasonnent ainsi : De gueules à la lettre B capitale d'or.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La seconde guerre mondiale dans le département du Tarn dir.Sylvie Desachy Archives départementales 2001 p. 158 (ISBN 2-86081-010-2)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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