Tapisseries de Bruxelles

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La tapisserie de Bruxelles est le nom donné à la production des nombreux ateliers de tapisserie de haute-lisse actifs à Bruxelles du début du XVe siècle jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

Historique[modifier | modifier le code]

Au début elle était éclipsée par les villes du sud comme celles d'Arras ou de Tournai, mais le passage, en 1477 de Bruxelles dans la maison des Habsbourg et les difficultés d'Arras donnèrent une fenêtre pour la production de Bruxelles.

Les différentes inspirations[modifier | modifier le code]

La pêche miraculeuse, carton de Raphaël.

Raphael[modifier | modifier le code]

Le pape Léon X passant une importante commande de tapisseries sur la base de cartons de Raphaël entre 1515 et 1519, les ateliers de Bruxelles furent choisi[1] . Les lissiers les tissèrent au XVIe siècle mais aussi les siècles suivants. Encore aujourd'hui, elles représentent une part non négligeable de l'activité des ateliers même si elles sont moins en vogue depuis une trentaine d'années. La verdure, pour beaucoup, incarne la tapisserie d'Aubusson.

Bernard van Orley[modifier | modifier le code]

Peintre en Italie, il charge les ateliers bruxellois de travailler sur une technique pictural pour mettre en avant le côté narratif.

Chasse de Maximilien au Louvre.

Mécénat français[modifier | modifier le code]

Les commandes de François Ier de France après l'arrivée du Primatice à Fontainebleau en firent une grande renommé et Sigismond II de Pologne suivi l'exemple.


Mécénat des Tudor[modifier | modifier le code]

Le Thomas Wolsey et le roi Henry VII d'Angleterre avaient de grande collections de tapis-et-tapisseries et firent aussi des commandes aux ateliers bruxellois. Woseley choisissait des thèmes plutôt classiques pour ses résidences de Hampton court ou York alors que le roi choisissait aussi dans le nouveau style de van Orley pour la réception du Camp du drap d'or ou la visite de Charles V.

Rubens[modifier | modifier le code]

Jacob Jordaens pupille de Rubens travailla pour les ateliers ainsi que Martin Reymbouts et des membres de la famille Leyniers.

Compétition avec les ateliers français[modifier | modifier le code]

La création de la manufacture des Gobelins met une forte pression à la production des ateliers jusqu'à leur disparition après la Révolution.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. John Fleming and Hugh Honmour, Dictionary of the Decorative arts, s.v. "Brussels tapestry".


Liens externes[modifier | modifier le code]