Red Bull (entreprise)

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Red Bull GmbH

Description de l'image  Logo Red Bull.svg.
Création 1984
Fondateurs Drapeau : Autriche Dietrich Mateschitz
Drapeau : Thaïlande Chaleo Yoovidhya
Forme juridique GmbH (Gesellschaft mit beschränkter Haftung)
Slogan « Red Bull donne des ailes »
Siège social Drapeau d'Autriche Fuschl am See (Autriche)
Direction Drapeau : Autriche Dietrich Mateschitz (PDG)
Actionnaires Dietrich Mateschitz (49 %)
Chaleo Yoovidhya (51 %)
Activité Boisson énergisante
Sport
Produits Red Bull
Effectif 9 694 (2013)
Site web www.redbull.com
Chiffre d’affaires en augmentation 4,93 milliards d' (2013)

Red Bull GmbH est une société autrichienne qui commercialise les boissons énergisantes Red Bull. Fondée en 1984 par Dietrich Mateschitz et Chaleo Yoovidhya, son siège social se situe à Fuschl am See, dans le land de Salzbourg en Autriche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le siège de l'entreprise à Fuschl am See, en Autriche

L'entrepreneur autrichien Dietrich Mateschitz et l'homme d'affaires thaïlandais Chaleo Yoovidhya fondent la Red Bull GmbH en 1984[1]. Alors que Mateschitz travaille pour le fabricant allemand Blendax (plus tard acquis par Procter & Gamble), Mateschitz voyage en 1982 en Thaïlande et rencontre Chaleo, propriétaire de l'entreprise TC pharmaceutique. Il constate que la boisson énergétique Krating Daeng[1], développé par la société de Chaleo durant les années 1970, aide à lutter contre le manque de sommeil. Après avoir mesuré le potentiel du marché de la boisson énergisante, il s'associe avec Chaleo pour importer la boisson en Europe. Les deux hommes investissent un million de dollars et se répartissent 49% du capital chacun, les 2% restant allant au fils de Chaleo. Il est convenu que Dietrich Mateschitz dirigera l'entreprise.

Entre 1984 et 1987, Red Bull GmbH adapte la boisson Krating Daeng aux goûts européens en la rendant gazeuse et moins sucrée. En 1987, la société lance sa nouvelle boisson Red Bull en Autriche[1]. Le succès est immédiat et la marque se développe à travers toute l'Europe au début des années 1990. Exportée aux États-Unis, la boisson gagne 75% de part de marché durant la seule année 1997.

En 2012, 5,226 milliards de canettes de Red Bull Energy Drink ont été consommées dans le monde, soit une augmentation de 12,8 % par rapport à l'année précédente. Du fait des taux de change et des prix, le chiffre d'affaires de la société a progressé de 15,9 %, passant de 4,253 à 4,930 milliards d'euros. Selon tous les indicateurs clés, comme les ventes, les bénéfices, la productivité et le résultat d'exploitation, les chiffres montrent que ce sont les meilleurs résultats que la société ait jamais réalisés. Ces résultats positifs sont à imputer principalement aux ventes enregistrées par Red Bull en Afrique du Sud (+ 52 %), au Japon (+ 51 %), en Arabie saoudite (+ 38 %), en France (+ 38 %), aux États-Unis (+ 17 %) et en Allemagne (+ 14 %), ainsi qu'à une gestion saine des coûts et un investissement permanent de la marque.

Produits[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Red Bull.

Outre sa boisson phare Red Bull, la société commercialise d'autres boissons telles que le Red Bull Cola, la gamme de boissons Carpe Diem ou encore le Sabai Wine Spritzer.

Controverses[modifier | modifier le code]

Risques pour la santé des consommateurs[modifier | modifier le code]

Le produit principal vendu par la société, le Red Bull, est associé à une controverse concernant son effet sur la santé. En effet, ce produit fait partie des boissons dites « énergisantes » et contient de la caféine ; quelques cas d'évènements parfois mortels (arrêt cardiaque) ont pu être associés à la consommation de Red Bull dans certaines situations[2],[3],[4].

Accidents chez les sportifs[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, plusieurs accidents, parfois mortels, ont impliqué des sportifs de haut niveau placés sous contrat avec la marque alors qu'ils étaient amenés à tourner des films publicitaires relatant leurs exploits, induisant concomitamment des prises de risques croissantes dont l'issue s'est avérée fatale. Au moins trois égéries de la marque y ont ainsi laissé la vie. Parmi celles-ci figurent des noms tels que le BASE jumper suisse Ueli Gegenschatz, mort après s'être lancé depuis le sommet de la tour Sunrise de Zurich en 2009[1], le californien Eli Thompson (en) mort lors d'un saut depuis la falaise de Lauterbrunnen en 2008[1], et le skieur de l'extrême canadien Shane McConkey, mort en 2009 dans les Dolomites, en Italie, lors d'un tournage à haut risque[1].

Stratégie marketing[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Red Bull possède deux écuries de Formule 1, cinq clubs de football, une équipe de hockey sur glace, une équipe de moto-cross en association avec le constructeur autrichien KTM. La marque Red Bull est aujourd'hui associée à près de 500 athlètes et quelques 600 manifestations sportives[5].

Dietrich Mateschitz déclare à l'Équipe en juillet 2010 : "Ce que je veux quand j'investis quelque part, dans une discipline ou un événement sportif, c'est être responsable de A à Z, du succès ou de l'échec, le cas échéant. Où est l'intérêt de s'engager dans le foot si c'est juste pour coller le logo Red Bull sur le maillot des joueurs ?"[5]

Formule 1[modifier | modifier le code]

Une Formule 1 Red Bull en 2010
Articles détaillés : Red Bull Racing et Scuderia Toro Rosso.

Red Bull s'est investi en Formule 1 depuis 1995 en sponsorisant l'écurie suisse Sauber puis Arrows en 2001, qui embauchait Enrique Bernoldi, un pilote brésilien formé par Red Bull. Fin 2004, Red Bull rachète l'écurie Jaguar à Ford, installée à Milton Keynes, en Grande-Bretagne, où elle emploie 350 personnes, et la rebaptise Red Bull Racing. Un an plus tard, Red Bull rachète l'écurie Minardi, la renomme Toro Rosso (« Red Bull » en italien), et devient donc propriétaire de deux écuries sur les onze participant au championnat de F1.

En 2006, l'équipe Red Bull Racing utilise un châssis RB2 motorisé par un V8 Ferrari tandis que Toro Rosso dispose d'un châssis très ressemblant au Red Bull RB1 de la saison précédente, équipé du V10 Cosworth de 2005 bridé. En 2007, Red Bull a signé un contrat de motorisation avec Renault. Le moteur français a été utilisé par l'équipe Red Bull Racing, Toro Rosso reprenant le V8 Ferrari.

En 2008, l'équipe Toro Rosso remporte avec le pilote allemand Sebastian Vettel, issu de la filière Red Bull depuis de nombreuses années, sa première victoire au Grand Prix d'Italie à Monza, après avoir signé la pole position. Il est le plus jeune vainqueur, et le plus jeune poleman de l'histoire de la Formule 1. En 2009, l'équipe Red Bull remporte, également avec Sebastian Vettel, sa première victoire au Grand Prix de Chine à Shangaï, après avoir signé la pole position.

En 2010, Red Bull devient champion du monde des constructeurs et Sebastian Vettel devient le plus jeune champion du monde des pilotes. En 2011, Vettel réitère et gagne le titre à un mois de la fin de la saison. En 2012, au terme d'une saison riche en suspense, Sebastien Vettel et Red Bull Racing remportent à nouveau le championnat et en 2013, ils remportent leur quatrième titre consécutif.

Alvaro Lozano, pilote Red Bull-KTM en 2008

Motocross[modifier | modifier le code]

Le groupe Red Bull a sponsorisé de nombreux pilotes de motocross, tels que Marvin Musquin, Tom Pagès, Antonio Cairoli, Jeffrey Herlings, Ken Roczen, Stefan Everts ou Ashley Fiolek.

Red Bull sponsorise également l'écurie du constructeur autrichien KTM lors des championnats du monde.

En 2001, le groupe créé le Red Bull X-Fighters World Tour, une compétition de motocross freestyle concurrente des X Games.

Football[modifier | modifier le code]

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

Article détaillé : EC Red Bull Salzbourg.

Rallye[modifier | modifier le code]

Red Bull sponsorise Citroën Racing depuis 2008 pour le championnat du monde des rallyes de la FIA sur la Citroën C4 WRC ainsi que la Citroën DS3 WRC. En 2012, Sébastien Loeb devient champion du monde des rallyes pour la neuvième fois consécutive. Depuis 2013, Red Bull sponsorise l'équipe Volkswagen.

Ski alpin[modifier | modifier le code]

Red Bull est en contrat avec de nombreux skieurs et snowboardeurs, dont notamment la championne olympique américaine Lindsey Vonn, le skieur canadien, gagnant du globe de crystal de super-g et champion du monde de descente, Erik Guay, le champion olympique et gagnant de nombreux globes de crystal, Aksel Lund Svindal, le skieur des x-games et de la coupe du monde, Jon Olsson et aussi le freestyleur français Richard Permin.

Patin à glace[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Red Bull Crashed Ice.

Voltige aérienne[modifier | modifier le code]

Kirby Chambliss en course lors des Red Bull Air Race World Series
Article détaillé : Red Bull Air Race.

Parachutisme[modifier | modifier le code]

Le 14 octobre 2012, Felix Baumgartner réussit, avec le soutien de Red Bull Stratos, le plus haut saut en chute libre, de 39 376 mètres[1].

Street-marketing[modifier | modifier le code]

La marque organise aussi de manière continue des campagnes de street-marketing. Des équipes circulant en voiture de marque Mini habillées aux couleurs de la marque et surmontée d'une réplique géante de la boisson, écument les villes, les plages, et lieux de vie nocturnes pour distribuer des échantillons du produits. Les équipes sont constituées de femmes. La marque recrute sur la base des éléments habituels (CV et lettre de motivation) plus trois photos en pied du ou candidat ou de la candidate. Les emplois soit présentés comme des emplois étudiants[6].

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Red Bull sponsorise certains joueurs et événements d'eSport.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Helman Bûchel, Jürgen Staiger, Felix Korfmann, Pascal Chavel, Mathias Kreitschmann et Marcel Martens, « Red Bull, une boisson au goût amer », RTS Un, Radio télévision suisse « Temps présent »,‎ 10 juillet 2014 (lire en ligne [[vidéo] durée : 45:03])
    « C'était un sportif de l'extrême. Il s'est jeté en 2009 avec son parachute depuis un immeuble de Sunrise, à Zurich, et s'est écrasé au sol. Le Suisse Ueli Gegenschatz participait à une opération marketing de Red Bull, la boisson au succès planétaire, surtout auprès des jeunes. Le tragique accident de Zurich n'est pas le premier : d'autres sportifs sont morts, victimes d'un marketing agressif, qui associe les petites canettes de boisson énergisante à des exploits sportifs extrêmes. Leurs familles, leurs amis, des professionnels de la publicité, dénoncent cette spirale du sport extrême et du marketing et disent : « Ça suffit ! » »
  2. Anses, « Boissons dites énergisantes : l’Anses met en garde contre des modes de consommation à risques », 2013
  3. Envoyé spécial, « Red Bull, avec ou sans modération ? », 2008
  4. Envoyé spécial la suite, « Red Bull ad nauseam », 2014
  5. a et b Red Bull, empire des sensations fortes, Le Monde, le 16 mars 2012
  6. « Page de recrutement des Wing Team Red Bull, en France » (consulté le 28/07/2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]