Red Bull
| Red Bull | |
Logo de Red Bull |
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| Pays d’origine | |
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| Slogan | « Red Bull donne des ailes ! » |
| Date de création | 1984 |
| Type | Boisson énergisante |
| Principaux ingrédients | Eau gazéifiée Sucre Taurine |
| Site web | www.redbull.fr |
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Red Bull est une boisson énergisante contenant de la taurine, inventée par l'entrepreneur autrichien Dietrich Mateschitz d'après la boisson original thaïlandaise KratingDaeng (Red Bull en Thai) de Chaleo Yoovidhya , dont le nom est traduit par « taureau rouge ».
L'entreprise qui la commercialise est installée à Fuschl am See, village autrichien à vingt kilomètres de Salzbourg, emploie 8 294 personnes dans 164 pays et a vendu 4,67 milliards de canettes pour 5 milliards d'euros en 2011, en progression de 12,4 % sur un an[1]
Red Bull consacre 30 % de son chiffre d'affaires au marketing, sponsorisant les sports extrêmes[2] : sports mécaniques, base jump, escalade, VTT, freeride, kitesurf, vol en wingsuit, etc.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Lors d'un voyage en Asie, Dietrich Mateschitz, découvre le Krating Daeng, une boisson forte thaïlandaise. Il se rend compte que la boisson l'aide à supporter le manque de sommeil et que de nombreux travailleurs de nuit tels que des chauffeurs de camions et de taxi en consomment pour rester éveillés. Produite par TC Pharmaceuticals, la boisson contient de la taurine et de la caféine. Mateschitz décide de la commercialiser en dehors de l'Asie[3].
Il négociera ensuite avec son producteur la création de Red Bull GmbH, dont le siège se situe en Autriche, mais dont 51 % des capitaux restent à la famille Yoovidhya. Red Bull est une version gazeuse, moins sucrée et moins caféinée.
Red Bull est lancée en 1987 d'abord sur le marché autrichien dans des canettes de 25 cl bleu et argent, supportée par une publicité composée de dessins animés minimalistes, ponctués par le slogan « Red Bull gives you wings » (Red Bull donne des ailes).
La boisson est introduite à Singapour en 1989 puis distribuée en Hongrie en 1992 par Feldschlösschen.
Elle apparaît en Allemagne en 1994, au Royaume-Uni en 1995, en Californie en 1997[4].
Distribution [modifier]
Red Bull est présent dans 164 pays y compris tous les pays européens. En Suisse, pour une population de 7 millions d'habitants, 17 millions de canettes ont été vendues en 1996, 25 millions en 1998, 91 millions en 2007[5].
| année | Md canettes vendues | Δ | employés | CA, Md€ | Δ | sponsoring, M€ | % CA | pays |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2007[6] | 3.5 | 4613 | 3.0 | 450 | 15 % | 146 | ||
| 2010[1] | 7758 | 3.785 | 162 | |||||
| 2011[1] | 4,63 | +11,4 % | 8294 | 4,25 | +12,4 % | 30 %[2] | 164 |
Red Bull est lancé en France en avril 2008 par une action de street-marketing : 150 Mini Cooper à ses couleurs étaient conduites à Paris par 300 ambassadrices européennes pendant huit jours, distribuant 500 000 canettes.
Concurrence [modifier]
La marque Red Bull avait 70 % du marché en France en 2008[7], et conserve 60 % du marché des boissons énergisantes[2]. Ses concurrents sont Burn ou Dark Dog de The Coca-Cola Company, ou encore Rockstar, Human Energy Drink et Monster Energy.
La concurrence avec Coca-Cola s'intensifie puisque Red Bull s'attaque au marché principal de son concurrent avec le lancement du Red Bull Cola (appelé également Red Bull Simply Cola ou Red Bull Symply Red). Ce cola contient plus de caféine que le Coca-Cola, mais la marque annonce avoir créé une boisson 100 % naturelle. Cette nouvelle boisson sera disponible en Suisse dans les bars et restaurants dès le 28 avril 2008 et dans les commerces dès le 5 mai 2008. Elle sera également vendue en Italie, Grande-Bretagne, Autriche, Russie et Irlande. Aux États-Unis la boisson devrait être introduite à Las Vegas en juin 2008[8].
Marketing [modifier]
Équipes sportives [modifier]
Red Bull possède deux écuries de Formule 1, une de Nascar, cinq clubs de football, une équipe de hockey sur glace et une équipe de moto-cross.
Formule 1 [modifier]
Red Bull s'est investi en Formule 1 depuis 1995 en sponsorisant l'écurie suisse Sauber puis Arrows en 2001, qui embauchait Enrique Bernoldi, un pilote brésilien formé par Red Bull. Fin 2004, Red Bull rachète l'écurie Jaguar à Ford, installée à Milton Keynes, en Grande-Bretagne, où elle emploie 350 personnes, et la rebaptise Red Bull Racing. Un an plus tard, Red Bull rachète l'écurie Minardi, la renomme Toro Rosso (Red Bull en italien), et devient donc propriétaire de deux écuries sur les onze participant au championnat de F1.
En 2006, l'équipe Red Bull Racing utilise un châssis RB2 motorisé par un V8 Ferrari tandis que Toro Rosso dispose d'un châssis très ressemblant au Red Bull RB1 de la saison précédente, équipé du V10 Cosworth de 2005 bridé. En 2007, Red Bull a signé un contrat de motorisation avec Renault. Le moteur français a été utilisé par l'équipe Red Bull Racing, Toro Rosso reprenant le V8 Ferrari.
En 2008, l'équipe Toro Rosso remporte avec Sebastian Vettel issu de la filière Red Bull depuis de nombreuses années sa 1re victoire au Grand Prix d'Italie à Monza, après avoir signé la pole position. Il est le plus jeune vainqueur, et le plus jeune poleman de l'histoire de la Formule 1. En 2009, l'équipe Red Bull remporte, également avec Sebastian Vettel, sa 1re victoire au Grand Prix de Chine à Shangaï, après avoir signé la pole position. En 2010, Red Bull devient champion du monde des constructeurs et Sebastian Vettel devient le plus jeune champion du monde des pilotes, qui devient pour la deuxième fois consécutive champion du monde des pilotes le 9 octobre 2011, à un mois de la fin de la saison. Au terme d'une saison 2012 riche en suspense, Sebastien Vettel et Red Bull Racing remportent un troisième titre consécutif.
Motocross [modifier]
L'écurie Team Red Bull KTM est l'une des plus importante avec plusieurs titres de champion du monde :
- Marvin Musquin en MX2 en 2009 et 2010
- Antonio Cairoli en MX1 en 2010 , 2011 et 2012
- Steffi Laier en WMX en 2010.
- Ken Roczen en MX2 en 2011
- Jeffrey Herlings en mx2 en 2012
Il est surtout implanté dans le championnat du monde, mais s’applique à s'étendre outre atlantique avec notamment les départs de Marvin Musquin et Ken Roczen pour la compétition aux États-Unis. Stefan Everts (10 fois champion du monde) ainsi que Roger DeCoster sont les acteurs principaux de cette équipe.
Football [modifier]
Nascar [modifier]
Hockey sur glace [modifier]
Sponsoring [modifier]
L'entreprise sponsorise des équipes de rallye automobile et d'endurance automobile ainsi que : des skieurs, des équipes de voile, du funboard à des catamarans à aile rigide de l'America's Cup, des pilotes de voltige, et autres sports extrêmes.
Rallye [modifier]
Red Bull sponsorise Citroën Racing depuis 2008 pour le championnat du monde des rallyes de la FIA sur la Citroën C4 WRC ansi que la Citroën DS3 WRC. En 2012, Sébastien Loeb devient champion du monde des rallyes pour la neuvième fois consécutive.
Endurance [modifier]
Depuis juin 2008, Red Bull a signé un contrat de sponsoring avec l'écurie de course automobile Pescarolo Sport. RedBull sponsorise également le pilote européens ligue junior Marc Diwan.
Ski alpin [modifier]
Red Bull est en contrat avec la championne olympique américaine Lindsey Vonn, le skieur canadien, gagnant du globe de crystal de super-g et champion du monde de descente, Erik Guay, le champion olympique et gagnant de nombreux globes de crystal, Aksel Lund Svindal et avec le skieur des x-games et de la coupe du monde, Jon Olsson.
Événements [modifier]
Red Bull organise des événements de base jump, de voltige aérienne, de patin à glace, de jeu vidéo ou le Red Bull Flugtag.
Parachutisme [modifier]
Le 14 octobre 2012, Felix Baumgartner réussit, avec le soutien de Red Bull Stratos, le plus haut saut en chute libre, de 39 376 mètres.
Patin à glace [modifier]
Voltige aérienne [modifier]
Jeu vidéo [modifier]
Red Bull États-Unis organise des Lan-party avec le jeu vidéo StarCraft II aux États-Unis à Austin, Boston, Chicago, Orlando et Seattle[9]. Red Bull sponsorise aussi l'équipe coréenne « StarTale » (Archive • Wikiwix • Que faire ?). Consulté le 2013-04-11[10].
Controverses [modifier]
Le Red Bull comporte des principes actifs de boisson énergisante : une canette contient en plus de 80 mg de caféine équivalent à une tasse de café - le double du dosage du Coca-Cola, 1 000 mg de taurine et 600 mg de glucuronolactone[11] dont les effets sont mal connus[12].
La caféine à forte dose peut provoquer des effets grave : tachycardie, nervosité, insomnie, élévation de la tension artérielle. Sa consommation est contre-indiquée aux personnes souffrantes de troubles cardiaques à risque de décompensation tels que les troubles du rythme (ACFA), les troubles ischémiques (Angor, SCA / IDM), et l'insuffisance cardiaque, ainsi que des pathologies consécutives à l'HTA telles que les antécédents d'AVC et autres hémorragies internes risquant de se reproduire.
La taurine est censée favoriser l’intelligence et la concentration. Elle est présente dans le lait de croissance Nutrilon de Nutricia. Elle a été expérimentée sur les GI durant la guerre de Corée et la guerre au Viêt Nam pour augmenter la vigilance mais elle aurait provoqué des maux de tête et quelques cas d'hémorragies cérébrales.
Red Bull est autorisé au Canada depuis 2005. Les produits contenant de la Taurine y ont été inscrits dans une nouvelle catégorie de produit : Produit de Santé Naturel.
Le cocktail vodka-Red bull est populaire dans les boîtes de nuit. Les interactions entre caféine, taurine, glucuronolactone, alcool, médicaments, stupéfiants, en période de déshydratation due à l'effort physique et la transpiration n'ont pas été étudiés[13].
En Australie, le 12 août 2007, un compétiteur en moto-cross a fait un arrêt cardiaque après avoir bu huit Red Bull en cinq heures[14].
Europe [modifier]
À la suite d'une demande de la Commission européenne, l’autorité européenne de sécurité des aliments a publié un avis scientifique[15] sur deux ingrédients, la taurine et la Glucuronolactone, utilisés dans des boissons énergétiques. Son groupe scientifique sur les additifs alimentaires et les sources de nutriments ajoutés aux aliments (groupe ANS) a conclu qu'une consommation journalière de 350 ml (1,4 cannettes) comporte une teneur qui ne constitue pas un problème en termes de sécurité.
Sur la base de données provenant d’études chez l’homme, le groupe a considéré qu'il était peu probable qu'il existe des interactions cumulées entre la taurine et la caféine qui auraient des effets diurétiques : perte d’eau et de sodium dans l’organisme. La consommation de ces boissons en très grande quantité ou en association avec du sport ou plus souvent avec de l’alcool a pu causer chez des jeunes de forts problèmes de santé, jusqu'au décès - mais il est difficile de distinguer leur effets de ceux de la consommation simultanée d'autres produits actifs dans la plupart des cas[16].
France [modifier]
En France, sa commercialisation a été retardée par l'application du principe de précaution préconisé par l'AFSSA vis-à-vis des effets inconnus de la taurine et au taux élevé de caféine[17].
En 2003, l'AFSSA constate des « effets neuro-comportementaux indésirables ». La série d'expériences menées sur des rats a montré un tel état d'excitation qu'ils en arrivent à se ronger les pattes. Soumis à un traitement de choc de taurine, les résultats sont détaillés dans l'avis rendu par l'AFSSA le 5 mai 2003, sont : « Entre 1 h et 2 h après administration, quelques animaux présentent une mastication importante de leurs membres, nécessitant la mise en place de protections individuelles pour éviter les automutilations ». Un peu plus loin dans le rapport, il est fait mention « d'une hyperactivité qui pourrait augmenter avec la dose », ainsi que « d’une grande sensibilité au bruit » et de « comportements bizarres » [12]. Cette position a été confirmée en 2006[18].
Le 2 avril 2008, une première version est autorisée où l'arginine remplaçait la taurine et le glucuronolactone et avec un taux plus faible de caféine. Cette version est retirée le 15 juillet lorsque la Ministre de l'Économie Christine Lagarde autorise la commercialisation en France de la version originale, avec la mention « À consommer avec modération : maximum deux canettes par jour. Déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes » [19].
L'entourage du ministre justifie que « Cette boisson est autorisée dans 25 pays européens sur 27. Il n'y a pas d'élément probant qui démontre sa dangerosité », et a passé outre les avis de l'AFSSA. À la suite de cet accord, la société Red Bull a retiré sa plainte contre l'État français auprès du tribunal administratif de Paris : ne pouvant démontrer la nocivité de cette boisson, l’État aurait pu être condamné à payer une amende de 300 millions d'euros pour avoir interdit cette commercialisation[20].
En juin 2008, un reportage de TF1 relie plusieurs morts d'adolescents à des « Redbull Party ».[réf. nécessaire] Le reportage relève qu'aucune étude n'a démontré la toxicité du Red Bull mais qu'à l'inverse avec un chiffre d'affaires en 2007 de 3 milliards d'euros en hausse, la compagnie aurait les moyens d'en prouver l'innocuité.
L'impact des boissons énergisantes sur l’amélioration des performances sportives est indéfini, comme leur intérêt nutritionnel et comme celui sur la santé et leur toxicité. Elles ne sont pas adaptées à l'hydratation
lors d'une activité physique et sont déconseillées par la Société Française de Nutrition du Sport avant, pendant, et après l’effort[21], repris par l'institut régional de biologie et de médecine du sport (IRBMS) du Nord-Pas-de-Calais[22].
États-Unis [modifier]
La sociologue Kathleen Miller a publié le 25 juillet 2008 sur le site web de la revue américaine Journal of Adolescent Health une étude réalisée auprès de 602 étudiants établissant un lien entre la consommation de boissons énergisantes et des conduites à risque chez les jeunes[23]. Les gros consommateurs (au moins six jours dans le mois) ont évoqué deux fois plus souvent la consommation de marijuana ou d'excès d'alcool. Ils étaient aussi davantage susceptibles d'avoir eu d'autres conduites à risque : pratique d'un sport extrême, ou acte dangereux accompli par défi. Le sens du lien n'est pas établi. Il peut l'être sur l'image véhiculée par Red Bull : des jeunes amateurs de sports extrêmes peuvent s'en sentir plus proches que leurs camarades plus sages.
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- (en) LA SOCIÉTÉ EN CHIFFRES, Red Bull
- (en) Lucie Robequain, « Le saut le plus haut du monde, un très beau coup marketing pour Red Bull », Les Échos, 16/10/2012
- (en) Le Fabuleux Destin d'un vendeur de dentifrice, Le Figaro, 23 mai 2008
- (en) EXPANSION MONDIALE, Red Bull
- (en) Boissons énergisantes : attention de ne pas vous brûler les ailes!, A Bon Entendeur, TSR, 5 février 2008
- (en) Vincent Olivier, « Ce Red Bull marqué au fer rouge », L'Express, 17 juillet 2008
- Parts de marché des marques d'energy-drinks en GMS, Rayon Boissons, 12 juin 2009
- Red Bull attaque Coca-Cola et Pepsi - 20 minutes du 13 avril 2008
- Red Bull LAN
- StarTale - Liquipedia - The StarCraft II Encyclopedia
- Composition Institut régional de biologie et de médecine du sport du Nord-Pas-de-Calais
- (en) évaluation de l’emploi de taurine, D-glucuronolactone, de diverses vitamines et de caféine dans une boisson dite énergétique, AFSSA, 5 mai 2003
- (en) Boissons énergétiques, énergisantes et "smart-drinks", Informations pour les étudiants, Université de Liège, mai 2005
- (en) Daniel Dasey, « Man's heart stops after Red Bull overdose », The Sydney Morning Herald, 19 aout 2007
- (en) The use of taurine and D-glucurono-γ-lactone as constituents of the so-called energy drinks, autorité européenne de sécurité des aliments, 15 janvier 2009
- (en) L’EFSA adopte un avis scientifique sur deux ingrédients communément utilisés dans certaines boissons énergétiques, autorité européenne de sécurité des aliments, 12 février 2009
- (en) Alain Sousa, « Les Energy Drink sont-ils efficaces? », Doctissimo, 23 janvier 2009
- (en) évaluation des risques liés à la consommation d’une boisson présentée comme énergisante additionnée de substances autres qu'additifs technologiques : taurine, D-glucuronolactone, inositol, vitamines B2, B3, B5, B6 et B12., AFSSA, 9 novembre 2006
- (en) Le vrai Red Bull autorisé en France, Le Figaro, 16 mai 2008
- (en) Jean-Michel Bader, Thiébault Dromard et Cyril Lachèvre, « Comment Red Bull a fait plier la France », Le Figaro, 23 mai 2008
- (en) Recommandations sur la consommation de boissons énergisantes chez le sportif, Société Française de Nutrition du Sport, Juin 2008
- Des risques accrus de blessures
- Kathleen Miller, Alcohol Mixed with Energy Drink Use and Sexual Risk-Taking:Casual, Intoxicated, and Unprotected Sex, JOURNAL OF CAFFEINE RESEARCH, Volume 2, Number 2, 2012 lire en ligne