Royère-de-Vassivière

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Royère-de-Vassivière
Hôtel de Ville
Hôtel de Ville
Blason de Royère-de-Vassivière
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Royère-de-Vassivière
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. Bourganeuf et Royère-de-Vassivière
Maire
Mandat
Raymond Rabeteau
2008-2014
Code postal 23460
Code commune 23165
Démographie
Population
municipale
581 hab. (2011)
Densité 7,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 31″ N 1° 54′ 43″ E / 45.8419444444, 1.91194444444 ()45° 50′ 31″ Nord 1° 54′ 43″ Est / 45.8419444444, 1.91194444444 ()  
Altitude Min. 540 m – Max. 829 m
Superficie 74,14 km2
Localisation

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Royère-de-Vassivière (Roièra en occitan, prononcé Rouyèro) est une commune française, située dans le département de la Creuse en région Limousin.

C'est une commune de moyenne montagne située au carrefour des lacs de Vassivière et de Lavaud-Gelade sur le plateau de Millevaches. D'une superficie de plus de 7 000 hectares avec une altitude maximum de 831 mètres au signal du Picq, Royère-de-Vassivière est composée de 35 hameaux avec un bourg comprenant des activités commerciales, administratives, culturelles. Royère est intégrée au parc naturel régional de Millevaches en Limousin[1].

Ses habitants au nombre de 584[2] en 2006 se nomment les Royérauds et Royéraudes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située au sud du département de la Creuse, au carrefour des lacs de Vassivière et de Lavaud-Gelade, la commune de Royère de Vassivière s'étend sur plus de sept mille hectares.

Les communes limitrophes sont : Beaumont-du-Lac, Faux-la-Montagne et Gentioux-Pigerolles au sud ; Peyrat-le-Château et Saint-Martin-Château à l'ouest ; Saint-Pierre-Bellevue, Saint-Pardoux-Morterolles et Le Monteil-au-Vicomte au nord ; Saint-Marc-à-Loubaud et Saint-Yrieix-la-Montagne à l'est.

Composée d'un bourg principal accueillant tous les services et commerces, la commune comprend trente cinq villages dont certains sont d'Anciennes communes de la Creuse, éloignés, pour certains, de dix kilomètres du bourg, pour une population totale de cinq cent quatre vingt trois habitants. Ces villages sont : Verdinas, Roudersas, Haute-Faye, La Mazure, Prugnolas, Andaleix, Rochas, Arpeix, Rubeyne, Vincent, Lascaux, Arfeuille, Le Cloup, Jansanas, Vergnolas, Le Feix, Jansanaetas, Le Mazeau, Le Villards, Le Mas, Baubier, Le Picq, Langladure, Les Bordes, Auzoux, Le Châtaignoux, Auchaise, Vaux, Le Leyris, Orladeix, Villecros, Masgrangeas, Chassagnas, Soumeix et Vauveix.

Description[modifier | modifier le code]

Commune de moyenne montagne avec huit cents trente et un mètres au signal du Picq, là où se situe le projet du Parc éolien de Cassini ; elle fait partie intégrante du plateau de Millevaches, du site du Lac de Vassivière en Limousin et du Parc naturel régional de Millevaches en Limousin. C'est d'ailleurs sur le signal du Picq que Cassini en 1740[3] établit une station lui permettant de travailler[4]. La Carte de Cassini ou Carte de l'Académie est la première carte générale du royaume de France. Il serait plus approprié de parler de Carte des Cassini, car elle fut dressée par la famille Cassini, principalement César-François Cassini (Cassini III) et son fils Jean-Dominique Cassini (Cassini IV) au XVIIIe siècle. les autres principaux sommets sont : la Roche du Pic à 819 mètres, le Puy Charvaud, le Puy Brousset, le Puy Charimont à 750 mètres, le Puy Imbert à 767 mètres, le Puy du Goulet à 782 mètres.

Le granite dont est composé le sous-sol se retrouve dans le patrimoine architectural en rappelant que l'histoire du pays passe par celle des « Maçons De La Creuse ».

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Deux rivières principales traversent la commune : la Maulde et le Thaurion.

  • La Maulde qui prend sa source entre le lac de Faux et Gentioux-Pigerolles, se jette dans le lac de Vassivière près de la presqu'île de Broussat, puis ressort au niveau du barrage de Vassivière à Royère.
La cascade des Jarrauds en 1907

Deux ruisseaux de la commune : le Langladure et le Tourtoulloux (appelé aussi la Buze) sont des affluents de la Maulde. Le Langladure a une longueur de 10,7 kilomètres[5]. C'est juste après avoir accueilli les eaux du Langladure que la Maulde devient la Cascade des Jarrauds dans la commune mitoyenne de Saint-Martin-Château. Le Tourtoulloux, le ruisseau du Pic et le Rio Fourtou se rassemblent à 500 mètres du Compeix. Ils forment les Cascades d'Augerolles. Elles parcourent 4 kilomètres 650 en passant à côté d'Augerolles puis de Saint-Pardoux-Morterolles. Le Tourtoulloux va ensuite se jeter dans la Maulde à côté du Moulin de l'Âge.

Après un parcours de 35 km, La Maulde se jette dans la Vienne

La rigole du diable (juin 2009)
  • Le Thaurion ou Taurion prend sa source à côté de Gentioux. Il passe dans le lac de Lavaud-Gelade puis dans la Rigole du diable qui est une partie du Thaurion.

La Rigole du Diable se situe entre le Monteil au Vicomte et Royère, elle s'étend sur 2 kilomètres. Le ruisseau de Haute Faye, ruisseau de la commune, est un affluent du Thaurion. Ensuite le Thaurion se dirige vers Bourganeuf. Il passe à côté de Chatelus-le-Marcheix et de Saint-Martin Terressus. Enfin, il se jette dans la Vienne à Saint-Priest après un parcours de 125 km.

- Le lac de Vassivière (Vaciviéra en occitan) est un lac artificiel de 9,76 km². Plan d'eau le plus important du Limousin, il se situe au nord-ouest du plateau de Millevaches, au sein d'une forêt épaisse, dans un site exceptionnel. Le lac a été construit de 1947 à 1950 et mis en service en 1950[6]. Il est alimenté par la Maulde. Établi à 650 mètres d’altitude, il est situé pour partie en Haute-Vienne et pour partie en Creuse.

- Le lac de Lavaud-Gelade est situé sur les communes de Royère-de-Vassivière, Saint-Marc-à-Loubaud et de Gentioux-Pigerolles. D'une surface de 285 hectares, il est alimenté par le Thaurion. Il est situé dans un site inscrit depuis le 24 décembre 1980.

Les paysages[modifier | modifier le code]

L'environnement de Royère-de-Vassivière évolue comme l'ensemble du paysage du plateau de Millevaches. Les landes disparaissent peu à peu au profit des plantations des résineux. L'agriculture est en déclin laissant les prairies envahies par des friches.

Les tourbières[modifier | modifier le code]

La tourbière d'Auzoux-Auchaise

Royère présente de nombreuses tourbières sur son territoire : tourbière d'Auzoux-Auchaise, tourbière d'Orladeix, tourbière de Masgrangeas, tourbière de la Mazure[7]... Une tourbière est un écosystème très original, fragile, une zone humide caractérisée par l'accumulation progressive de la tourbe, un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique majoritairement végétale, peu ou pas décomposée. Cette caractéristique fait des tourbières des puits de carbone.

La faune est pauvre et très spécialisée : le lézard vivipare, le pipit farlouse, la vipère péliade qui bénéficie d'un statut de protection partielle dans la liste de l’arrêté du 22 juillet 1993, le circaète Jean-le-Blanc (Circaetus Galicus) : c'est un oiseau, rapace diurne de la famille des accipitridae. Sa silhouette ressemble à celle d’une grosse buse. Ses ailes et sa queue sont larges et son ventre est clair tandis que sa poitrine et sa tête sont plus sombres. Il se nourrit presque exclusivement de serpents. En ce qui concerne la flore, on trouve de nombreuses espèces rares dont toutes les espèces de Droséra.

La tourbe servait encore au XXe siècle de combustible pour le chauffage. Une fois séchée, elle peut brûler mais assez difficilement, il peut être nécessaire de la faire brûler avec du bois.

Afin de protéger le site, la Communauté de communes Bourganeuf et Royère-de-Vassivière a acheté en 2007, près de 88 hectares de la tourbière de la Mazure située sur les communes de Royère et de Saint-Pierre-Bellevue. Placés sous le régime forestier, la tourbière sera gérée par l’Office national des forêts[8].

Les forêts[modifier | modifier le code]

Les grands espaces sont essentiellement occupés par les forêts. Les arbres de la région sont des feuillus comme le hêtre, le chêne, le bouleau, le châtaignier et le frêne. Mais depuis près d'un siècle, il est planté pour l'exploiter des forêts de résineux (sapin de Douglas et épicéa). Ces forêts sont propices aux randonnées (à pied, à cheval, en VTT et mécanisées).

Le climat[modifier | modifier le code]

La Creuse est soumise à un climat océanique plus ou moins dégradé à l'image de son relief qui varie de 200 à 900 mètres du nord au sud.

Pour le plateau des Millevaches où est situé Royère-de-Vassivière, c'est un climat humide dégradé par des reliefs de moyenne montagne qui sont le premier obstacle aux perturbations venant de l'Atlantique. Les précipitations sont très abondantes, avec une moyenne pluviométrique à Royères-de-Vassivière de 1 550 mm/an[9]. Les chutes de neige sont significatives et tiennent au sol. Les températures basses sont régies par le relief. La moyenne annuelle journalière est de 8 ° centigrade. Le plateau connaît néanmoins de belles journées tièdes (grâce à une inversion de température), alors qu'elles sont médiocres ailleurs dans les vallées[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme dans la Creuse.

L'agriculture et l'élevage tiennent une place importante, la commune ayant fait depuis de nombreuses années le choix de la qualité et du terroir : élevage bovin de la race limousine, élevage caprin, agriculture biologique, production de petits fruits rouges...

La filière bois : la forêt couvre le tiers de la région Limousin. C'est une ressource naturelle non négligeable. Il s'agit essentiellement d'une forêt nouvelle à base de sapin Douglas destinés à fournir du bois d'œuvre pour la transformation traditionnelle (sciage, menuiserie, charpente...). Les « petits bois » servent eux de bois d'industrie, transformé en pâte à papier, agglomérés, palettes...

Tourisme vert et culturel : le Limousin est la région de France qui bénéficie de la meilleure qualité d'air et ses eaux de rivière sont très pures. Des paysages naturels de forêts, de rivières, de lacs, de landes, de bocages séduisent les touristes.

Ces visiteurs sont accueillis dans des structures multiples : hôtels, restaurants, gites, chambres d'hôtes, campings...En effet l'activité commerciale de proximité est variée : 15 cafés, restaurants, brasserie et bar, 8 hôtels, gites et campings, 7 enseignes de santé ; pharmacien, infirmier et maison de retraite, 6 commerces d'alimentation épicerie, boulangerie et boucherie, des artisans pépiniériste, taxi, jardin, aménagement d'intérieur et des services bancaires[11]. Un marché hebdomadaire est organisé tous les mardis matins.

Les nouvelles technologies sont représentées avec la société Liminfo qui intervient auprès des particuliers et entreprises[12].

Par ailleurs, un projet est porté par l'Association du Parc éolien de Cassini. L'objectif est d'implanter des éoliennes[13] sur la ligne de crêtes allant du Signal du Picq (Royères) au Puy de la Prade (Le Compeix)[14].

Le taux de chômage est de 7,7 % avec 16 chômeurs en 2005 soit une amélioration de la situation par rapport à 1999 où avec un taux de 8,4 %, 19 chômeurs étaient comptabilisés[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Royère s'écrivait Rouaria en 631, Rohéria en 1340, Royera en 1518[16], Rouyere en 1580, Royère en 1650 et enfin Royère de Vassivière en 1968.

Antiquité[modifier | modifier le code]

L’histoire de Royère-de-Vassivière a sans doute débuté à l’époque gallo-romaine, comme en témoignent encore certains vestiges. Zénon Toumieux mentionne dans son ouvrage « Royère : Jadis et Aujourd'hui » de 1886, des vestiges d'un camp romain. De même, il signale de nombreuses traces de fortifications destinées à surveiller et contrôler les chemins des vallées.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Baronnie de Peyrat au XIIIe siècle : vers 1260, au moment où la vicomté d'Aubusson et le Comté de la Marche furent réunis, on en démembra une partie en faveur de Guy de Lusignan frère de Hugues XII. Ce démembrement comprenait un assez vaste territoire avec Nedde et Peyrat dans la vallée supérieure de la Vienne, Bourganeuf et Pontarion sur le Taurion, Royère entre ces deux rivières. Le nouveau possesseur, tout au moins ses successeurs sous le nom de barons de Peyrat, hommagèrent directement à Alphonse, comte de Poitiers, en sorte que leur domaine, à travers toutes ses vicissitudes, fut désormais considéré comme une enclave du Poitou en plein Limousin. Au moment de la Révolution, cette enclave de Bourganeuf (ou enclave intérieure) mesurait 72 000 hectares de superficie.

XIVe et XVe siècles : pendant cette période, la France et l’Angleterre s’affrontèrent lors de nombreux conflits, entrecoupés de trêves plus ou moins longues. C'est la guerre de Cent Ans, qui en fait dura 116 ans (1337 à 1453). À cette époque, selon Zénon Toumieux, le bourg de Royère était groupé autour de 2 châteaux, l'un qui appartenait au seigneur d'Aubepeyre, l'autre qui, selon toute probabilité, était la propriété du Baron de Peyrat. Le premier château portait le nom de Tour de Royère, en fait il s'agissait d'une maison avec une tour qui disparut au fil des ans. Le deuxième château, véritable forteresse devait se situer au lieu dit « La Motte ». Ce château a dû être détruit pendant la guerre de cent ans. Lorsque les anglais assiégèrent et prirent le château de Monteil, ils avaient déjà détruit celui de Peyrat : Royére dépendait depuis 1260 de la baronnie de Peyrat, ils durent lui faire subir le même sort. C'est aussi à cette époque que sévit dans la Marche comme dans toute l'Europe la peste noire, qui décimera un tiers de la population européenne.

Lanterne des morts dans le cimetière

Les cimetières de Royère : avant 1776, Royère possédait plusieurs lieux d'inhumations :

  • L'intérieur de l'église était réservé aux curés de la fabrique de Royère, aux bourgeois et à l'exception de rares artisans et laboureurs. Parmi ces bourgeois on retrouve les familles : Coutisson, Dandaleix, Darfeuille, Jabouille, Larthe (dont certains membres possédaient la baronnie du Leyris), Leblanc et Roux.
  • Le cimetière à l'extérieur autour de l'église permettait d'inhumer les habitants baptisés. Chaque village de Royère y possédait son propre tombeau. Les enfants, morts à la naissance ou avant d'être baptisés étaient mis en terre à l'extérieur du cimetière considéré par l'église comme une terre sainte.

À partir de 1776, l'inhumation à l'intérieur de l'église est interdite, pour des raisons d'hygiène, par déclaration royale, à l'exception de celle des curés. À Royère, cette interdiction est aussitôt respectée, la dernière inhumation profane est celle de Marie Lenoir en 1774.

Dès 1779, il est décidé de déplacer le cimetière situé à côté de l'église Saint-Germain vers l'extérieur du bourg. Mais ce n'est qu'après de nombreuses péripéties que le nouveau cimetière sera ouvert en 1856[17]. L'ancien cimetière sera transformé en place sous l'administration de M. Toumieux[18]. Aujourd'hui le monument aux morts de la commune est implanté sur cette place qui surplombe la place de la Mayade.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Royère et la Révolution française : dans les cahiers de doléances de Royère, il est notamment demandé l'Égalité par une nouvelle répartition des tailles royales ; la noblesse et le clergé doivent aussi être imposés. Toute contribution d'impôts doit être assise sur les biens et non sur les personnes. La loi du 14 décembre 1789 établit l'uniformité entre les villes et les campagnes, et remis entre les mains d'un Maire, assisté d'un conseil électif, tous les pouvoirs municipaux. Denis Coutisson de Vincent(1756-1794)[19] fut le premier Maire de Royère.

En 1790, les électeurs du canton de Royère étaient Coutisson de Vincent, avocat; Joulot, prêtre-curé; Rouard, prêtre-curé; Dumasfaure; Joubert; Tromonteil, prêtre-curé; Chauveix, prêtre-curé; Darfeuille; Lepetit; et Darfeuille de Rubenne de la Brousse.

En 1792, Denis Coutisson de Vincent fut désigné comme membre du Directoire du département de la Creuse et remplacé comme maire [20] par son frère François-Léonard Coutisson dit "L'Abbé Lascaux" (1749-1838)[21].

Le 21 juillet 1793, les citoyens de Royère se réunirent, sous la présidence de Pierre Dumasfaure, le plus âgé et de François Paslin, le plus jeune. Les 524 votants acceptèrent à l'unanimité la Constitution de l'an I qui devait être approuvée par référendum. Ils désignèrent Pierre Bourrichon pour se rendre à Paris signifier à la convention ce vote de Royère[16].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Place de la Mayade et la fontaine de Cérès en 1919

XIXe siècle : comme dans toutes les communes du département, beaucoup d'hommes partaient tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur... C'est ainsi que les maçons de la Creuse devinrent bâtisseurs de Cathédrale. En 1624, ils construisirent la digue de La Rochelle, au XIXe siècle, ils participèrent à la construction du Paris du baron Haussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devint définitive : ainsi la Creuse a perdu la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon de Martin Nadaud, la description de cet exode qui marqua si fortement les modes de vie.

Pour Royère en 1847, la commune comptait 2 280 habitants et 390 migrants soit 17,1 % de la population. Parmi ces 390 migrants, 300 étaient maçons et 82 tailleurs de pierre[22].

XXe siècle : le dialecte limousin était jusqu'au XVIe siècle la langue officielle de la région. Le limousin reste la langue orale dominante jusqu'au début du XXe siècle, époque à partir de laquelle le français prend le dessus.

L'école de la République en 1907

Le bâtiment de l'école de la République, comme tous ceux du début du XX siècle, comprenait l'hôtel de Ville au centre qui était entouré par une école de filles et une école de garçons. Au-dessus de l'Hôtel de Ville il y avait les logements des instituteurs : les hussards noirs de la République . Souvent les instituteurs assuraient en plus de leur enseignement, les tâches administratives de la commune, comme secrétaire de mairie....

On trouve encore la trace de l'occitan limousin dans de nombreux patronymes et noms de lieux. La langue a également laissé sa trace dans les tournures de phrases (limousinismes) des Limousins, ainsi que dans leur accent.

La guerre de 1914-1918 : les pertes humaines s’élèvent à 8 millions de morts et 6 millions d'invalides. La France a été le pays le plus touché, proportionnellement : 1,4 million de tués et de disparus, soit 10 % de la population active masculine. Cette saignée s'accompagne d'un déficit des naissances. Pour Royère, 141 noms sont inscrits sur Le monument aux morts. Parmi eux, Félix Baudy, né à Royère le 18 septembre 1881, fusillé pour l'exemple à 34 ans, sa compagnie ayant refusé de repartir à l'assaut. Il a été réhabilité en 1934.

Pendant la deuxième guerre mondiale, le maquis du Limousin était l'un des plus grands et actifs maquis de France. Georges Guingouin joua un rôle de premier plan dans la Résistance Française à la tête de ce maquis. La région a été profondément marquée par les 99 pendus de Tulle et le massacre d'Oradour-sur-Glane en juin 1944 à la suite du débarquement en Normandie et du passage de la 2e division SS Das Reich.

En 1950, le Lac de Vassivière est créé en amont d'un barrage EDF. Il alimente l'usine hydro-électrique du Mazet. La première vocation du lac, s'est transformée en un bel atout pour le tourisme Limousin. C'est en 1968 que Royère, à l'initiative de son Maire le Docteur Ferrand, est devenu Royère de Vassivière.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Dès le Moyen Âge, les creusois émigrent vers les grandes villes. Dans tous les villages les hommes partent souvent dans les métiers du bâtiment de mars à novembre. Certains s'installent définitivement dans ces villes. Au XXe siècle, la guerre de 1914-1918 décime une génération et marque l'accélération du dépeuplement des campagnes. Après la Seconde Guerre mondiale, les campagnes limousines, et même les villes continuent de se dépeupler et la moyenne d'âge augmente sans arrêt. De 1851 (287 000 habitants) à 2005 (123 000 habitants), le département a perdu plus de la moitié de sa population. Royère ne déroge pas à cette évolution.

Mais au début du XXIe siècle, et contrairement à toutes les prévisions, la région connaît un regain démographique. Certes, c'est un phénomène très limité, mais historique : en 5 ans, le Limousin a gagné quelque 14 000 habitants en passant de 710 939 habitants en 1999 à 725 000 habitants en 2005. Cette tendance se confirme en 2006, ce qui a fait la une du journal régional Le Populaire du Centre, daté du mercredi 31 mai 2006 : « Nouveau baby-boom ».

Les causes principales de ce renouveau sont la venue de Britanniques et de Néerlandais attirés par des prix de maison attractifs, de retraités en quête de nature et d'étudiants ayant fini leurs études. Depuis maintenant une dizaine d'années, le phénomène touche aussi les zones rurales, surtout celles qui, comme Royère, promeuvent un tourisme dit « vert » et/ou situées le long des grands axes de circulation (par exemple l'A 20 en Limousin et l'A 75).

Le recensement de 2005 fait apparaître pour Royère une diminution de 8,3 % du nombre d'habitants mais celle-ci serait certainement plus importante sans l'apport de cette nouvelle immigration. Pour ce qui concerne le Limousin, si la Creuse perd de la population, la Haute Vienne et la Corréze en gagnent.

Il est à noter la forte proportion âgée de la population de Royère-de-Vassivière, plus de 35 % est âgée de plus de 60 ans .

Évolution démographique de Royère-de-Vassivière
1791 1841 1856 1881 1962 1968 1975 1982 1990
1 598 2 443 2 502 2 353 831 771 744 782 670
1999 2006 2007 - - - - - -
636 584 568[25] - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
(Sources : INSEE [23] et Cassini[24].)


Logements[modifier | modifier le code]

Une des caractéristiques de la commune est le très fort pourcentage des résidences secondaires. Parmi les 682 logements recensés en 2005, 309 sont des résidences secondaires soit 45,31 %. Les logements vacants sont au nombre de 141 et les résidences principales de 232 avec une diminution de quatre résidences principales par rapport à 1999 soit une diminution de 1,7 %.

Parmi ces 232 résidences principales, 33,6 % sont occupés par des personnes seules contre 29,2 % en 1999. Ainsi le nombre moyen de personnes par ménage passe de 2,4 en 1999 à 2,2 en 2005. La part des maisons individuelles est de 87,1 % et la part des appartements de 12,9 %. Enfin parmi les 232 ménages seulement 90,9 % occupent un logement avec une installation sanitaire et 82,3 % disposent au moins d'une voiture[15].

Administration et pouvoir politique[modifier | modifier le code]

La région[modifier | modifier le code]

Le Limousin est une des 26 régions françaises composée des trois départements Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Situé presque en totalité sur le Massif central, au 1er janvier 2005, il regroupait 724 243 habitants sur près de 17 000 km². Ses habitants sont appelés les Limousins.

Jean-Paul Denanot est Président du Conseil régional du Limousin depuis 2004.

La circonscription[modifier | modifier le code]

Royére appartient à la 2e circonscriptionde la Creuse. Celle-ci est composée des cantons de : Ahun, Aubusson, Auzances, Bellegarde-en-Marche, Boussac, Chambon-sur-Voueize, Châtelus-Malvaleix, Chénérailles, La Courtine, Crocq, Évaux-les-Bains, Felletin, Gentioux-Pigerolles, Jarnages, Pontarion, Royère-de-Vassivière, Saint-Sulpice-les-Champs.

Le député de cette circonscription est M. Jean Auclair de l'UMP. Il est par ailleurs Maire de Cressat et Membre du Conseil général de la Creuse, (Canton d'Ahun).

Le département[modifier | modifier le code]

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche. Ses habitants sont appelés les Creusois. Les conseillers généraux sont élus dans le cadre des cantons pour une durée 6 ans. En Creuse, il y a 27 cantons et donc 27 conseillers généraux. Ces derniers élisent en leur sein le Président du Conseil Général de la Creuse. Depuis 2001, c'est Jean-Jacques LOZACH, conseiller général de Bourganeuf, qui en est le Président.

Le Canton de Royère-de-Vassivière comporte 7 communes : Le Monteil-au-Vicomte, Royère-de-Vassivière, Saint-Junien-la-Bregère, Saint-Martin-Château, Saint-Moreil, Saint-Pardoux-Morterolles, Saint-Pierre-Bellevue. Le conseiller général élu est Bernard Laborde (PS), né en 1942 et par ailleurs Maire de Saint-Pardoux-Morterolles. Au sein du Conseil Général, il est 3e vice-président chargé de l’Action sociale et médico-sociale et membre de la Commission Action sociale et médico-sociale[26].

La Communauté de commune[modifier | modifier le code]

Royère de Vassivière fait partie de la Communauté de Communes Bourganeuf-Royère. Celle-ci regroupe 20 communes : Auriat,Bosmoreau-les-Mines, Bourganeuf, Faux-Mazuras, Le Monteil-au-Vicomte, Mansat-la-Courrière, Masbaraud-Mérignat, Montboucher, Royère-de-Vassivière, Saint-Amand-Jartoudeix, Saint-Dizier-Leyrenne, Saint-Martin-Château, Saint-Martin-Sainte-Catherine, Saint-Moreil, Saint-Junien-la-Bregère, Saint-Pardoux-Morterolles, Saint-Pierre-Bellevue, Saint-Pierre-Chérignat, Saint-Priest-Palus et Soubrebost.

Les objectifs de la politique intercommunale sont : développement économique, amélioration de l’habitat, préservation du patrimoine naturel et mise en valeur de l’héritage culturel, maintien et accueil des populations et des activités économiques.

La communauté de communes de Bourganeuf et de Royère-de-Vassivière a restauré les sites de la Martinèche, à Soubrebost, où Martin Nadaud a vu le jour et s’est éteint. Il est a été créé un espace de mémoire, de visites et d’animation autour de Martin Nadaud. Cet espace a ouvert en 2011, on y trouve un musée autour de la vie et de l’œuvre de Martin Nadaud. Dans le jardin on trouve des bornes sonores où sont diffusés des extraits des "Mémoires" du "Grand-Homme" de la Creuse.

La commune[modifier | modifier le code]

Les élus[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales du 9 mars 2008, Anne Marie Reyre, maire sortant, ne s'est pas représentée. Le nombre de votants a été de 405 sur les 475 inscrits soit 85,26 % de participation. Parmi ces votants 391 se sont exprimés soit 82,32 % des inscrits. À l'issue de ce vote Raymond Rabeteau a été élu maire de la commune[27] par le nouveau conseil municipal.

Liste des maires et présidents de la municipalité successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Raymond Rabeteau    
1995 2008 Anne Marie Reyre    
1989 1995 Jean Luc Bugeaud   Medecin
1960 1989 Pierre Ferrand PS Medecin
Toutes les données ne sont pas encore connues

Les équipements publics[modifier | modifier le code]

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Planche à voile sur le lac de Vassivière en 1996
  • Avec le Lac de Vassivière, c'est le premier pôle de loisirs et de sport de la région au cœur d’une nature préservée et vallonnée de landes et de bruyères, avec notamment 45 kilomètres de rivage, cinq plages surveillées, toutes les activités nautiques (ski nautique, voile, pêche...) et nature (VTT, randonnées, balades à dos d'âne, cheval, champignons...), des hébergements variés (hôtels, terrains de camping, chambres d'hôtes, gîtes.....). Toutefois la fréquentation touristique reste modeste se concentrant essentiellement dans la période estivale. En 2001, un plan de relance est envisagé sans grand succès[31].
  • L'enduro de Vassivière accueille depuis 10 ans des compétitions de quad[33]. La manifestation s'est tenue les 9 et 10 février 2008 et a accueilli plus de 250 participants [34]. La compétition est réservée aux quads immatriculés et assurés sur parcours ouverts à la circulation. L'organisation est supervisée par le Vassivière Club Tout-Terrain. Outre l'Enduro Quad, d'autres manifestations sont organisées en 2008: le 13 avril Endurance Moto et Quad, Championnat de France de motomarine le 1er mai sur le lac de Vassivière, le 11 mai Trial 4x4 avec Moto Cross et Quad Cross, les 13 et 14 juillet 2008 le 12e Endurance Quad et enfin les 18 et 19 octobre 2008 le Quad Cross Family[35].
  • La Pêche avec La Maulde et le Thaurion, rivières de première catégorie qui font le bonheur des pêcheurs, qui n'hésitent pas aussi à taquiner le brochet ou la carpe sur les lacs de Vassivière (mille hectares) et Lavaud-Gelade (trois cent hectares).
  • La chasse avec une chasse aux chiens courants et en battue.
  • Enfin Royére appartient au Plateau de Millevaches. Par décret du 18 mai 2004 a été créé le parc naturel régional de Millevaches en Limousin qui s'étend sur 113 communes, couvre une superficie de 300 000 hectares et compte 38 000 habitants. Ce classement permet notamment de mener des actions visant à préserver la richesse des milieux naturels du plateau (par exemple, les tourbières)[37].

Culture[modifier | modifier le code]

Spectacles et animations[modifier | modifier le code]

L'atelier
  • L'atelier[38] situé sur la place de la Mayade, offre une multitude d'activités culturelles : concerts de musique, festival de BD en partenariat, journée d'animation sur un thème particulier... C'est devenu le lieu de rencontre incontournable du plateau des Millevaches avec en plus des animations, son bar brasserie et sa boutique de produits locaux et du monde. L'association Emile a une Vache participe activement à l'atelier en prenant en charge la programmation des concerts et l’organisation des Journées Éditions et Bandes Dessinées Indépendantes[39].
  • L'association des Plateaux Limousins [40] située au lieu dit Le Villard, l'association met à la disposition du public un espace verdoyant et calme à 3 km du Lac de Vassivière. Cette association est parmi d'autres un lieu d'accueil, d'animation ( Aventurier 2000) et de formation pour des personnes de toutes origines, qui souhaitent participer à la mise en valeur des ressources de ce pays, développer des liens économiques, sociaux et culturels entre ses habitants, et à travers cela, exercer une responsabilité citoyenne.
  • Sur l'île de Vassivière, se trouve le Centre international d'art et du paysage de Vassivière[41], conçu par l'architecte italien Aldo Rossi, qui abrite des expositions d'artistes contemporains. Il est formé de deux bâtiments, l'un en forme de hangar et l'autre en forme de phare. Par ailleurs le Parc de sculptures, à l'extérieur, accueille chaque année des œuvres d'artistes du monde entier.
  • Radio Vassivière est une radio locale dont le siège est à Royère. Elle a été créée en 1984 uniquement pour promouvoir le tourisme autour du lac de Vassivière et émet seulement pendant la période estivale de juillet et août. Après une année difficile en 1986 où elle cesse d'émettre, Radio Vassivière émet en permanence[42]. À Royère son antenne est située à puy Beaubier à une altitude au sol de 822 mètres soit 844 mètres au sommet de l'antenne. La dernière autorisation d'émettre du CSA date du 11 septembre 2007 avec une fin de celle-ci au 22 septembre 2012[43].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Lac de Vassivière 
C'est le plus important plan d'eau du Limousin avec ses 976 ha.
Église Saint-Germain[44] 
Un diplôme de l’an 626 parle de Rovaria Monasterium, qu’on aurait tort de traduire par monastère de Royère et qui signifie moûtier ou église de Royère.
Cette église a donc de lointaines origines. L’édifice actuel date de la fin du XIIIe siècle ou plutôt du XIVe siècle. Le porche et le clocher qui le surmontent paraissent dater du XVe siècle. Les baies du clocher en arc brisé comme la porte d’accès avec deux voussures, des colonnettes et des chapiteaux décorés de feuilles de chou pourraient provenir de l’ancien clocher. Sur la face du clocher, au-dessus de la porte, une pierre sculptée porte l’écu des Comborn (deux lions passants). Une Communauté de Frères desservait l’Église depuis l’année 1491. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1963[45].
La lanterne des morts
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La Fontaine de Cérès 
Elle est située sur la place de la Mayade, face à l'Église Saint Germain. C'est une des fontaines construites en 1871, afin de pallier le problème d'eau de la commune. Elle est constituée d'un bassin circulaire en pierres de taille. La Déesse, en fonte bronzée, surmonte une colonne de granite où des mascarons en forme de têtes de lion offrent l'eau de la fontaine. C'est la Déesse Cérès qui apprit aux hommes l'art de cultiver la terre, de semer, de récolter le blé et d'en faire du pain
La croix de Magadou ou de La Motte 
Cette croix en granite est remarquable. Dans un losange s'inscrit le Christ en croix, au revers, la Vierge et l'Enfant et à ses pieds, un reposoir pour les cercueils. Elle date du XVIe ou du XVIIe siècle[46]. C'est au lieu dit la Motte que Zénon Toumieux signale avoir trouvé les vestiges du château de Royère détruit par les Anglais pendant la guerre de cent ans.
La Rigole du diable 
creusée par le Thaurion ou peut être par le diable lui-même, c'est une rivière tumultueuse parsemée de blocs rocheux, site très apprécié des randonneurs, des pêcheurs de truites et des conteurs[47].
La "Pierre du Crapaud"
C'est un bloc erratique situé non loin du bourg.
La tourbière de la Mazure 
Elle est située entre les communes de Royère-de-Vassivière, Le Monteil-au-Vicomte et Saint-Pierre-Bellevue. Attention cette tourbière n'est pas encore aménagée pour la visite du public.

Enfin il subsiste aussi un "petit patrimoine" lié à l'usage de l'eau (fontaine, abreuvoir, puits, lavoir...) très riche.

Langue[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XVIe siècle, le limousin est la langue officielle, elle appartient à la famille des langues d'Oc, dialecte de l'ensemble occitan (à côté de l'auvergnat, du languedocien, du gascon et du provençal).

Elle est la langue des troubadours (trobadors en occitan, de trobar=trouver -le thème, la rime...-). Le limousin reste la langue dominante jusqu'au début du XXe siècle. Puis le français prend le dessus, notamment avec l'interdiction de parler l'occitan à l'école. Le Limousin est donc dès les années 1930 peu à peu reléguée aux zones les plus rurales, où elle est encore parlée, mais surtout par les natifs limousins de plus de 60 ans. Elle tend donc à disparaître totalement.

On trouve également une signification occitane dans de nombreux patronymes et dans la majorité des toponymes limousins. La langue a surtout laissé sa trace dans les tournures de phrases (limousinismes) des Limousins, ainsi que dans leur accent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La stèle sur la tombe de Félix Baudy
  • Jacques-Marie-Jules-Zénon Toumieux est né en 1832 à Royère et mort en 1906 dans cette même commune. Entre 1863 et 1877, il exerça les fonctions d'élu comme maire de Royère et conseiller d'arrondissement[48]. Il fut aussi notaire à Royère. Passionné d'histoire locale et de sylviculture, Zénon Toumieux étudie l'histoire de Royère et travaille aussi sur la généalogie des grandes famille de la commune et les seigneuries locales. Il écrit de nombreux ouvrages parmi lesquels : « Quelques familles de Royère » en 1883 et « Royère jadis, aujourd'hui » en 1886. Ce dernier a été réédité en 2004.
  • Pierre Ferrand est né le 19 mars 1913 à La Saunière (Creuse) et décédé le 25 janvier 1996 à Guéret (Creuse). Il sera député de 1956 à 1958 puis Maire de Royère de 1958 à 1989. Son nom est attaché à la création du lac de Vassivières. Il reste un des artisans du développement touristique du secteur, dont il a présidé le syndicat inter-départemental durant de nombreuses années.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le clafoutis.
Le Pâté de pommes de terre.

La Cuisine limousine et plus particulièrement la cuisine creusoise sont caractérisées par l'adaptation à un terroir plutôt pauvre, d'où des plats souvent simples mais délicieux. Elle fait également grand usage des myrtilles, des châtaignes, des champignons et des pommes de terre.

La Flognarde est une sorte de clafoutis, peu épais cuit dans un grand moule[53]. Le Gâteau creusois est un dessert pur beurre aux noisettes, spécialité récente de la Creuse[54]. Le Pâté aux pommes de terre[55], est plus traditionnel et se décline avec ou sans viande selon la région et les habitudes de la maîtresse de maison.

Cartes postales anciennes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel du PNR Millevaches
  2. Source : Insee
  3. Source : Royère : Jadis et aujourd'hui par Zénon Toumieux, 1886, réédité par Éditeur Le livre d'histoire- Lorisse en 2004 page 9 (ISBN 2843736153)
  4. Royére sur la carte de Cassini
  5. Site du Sandre
  6. Source : Ministère de l'industrie
  7. Landes et zones humides autour du lac de Vassivière
  8. La protection de la tourbière de la Mazure
  9. Météo Creuse
  10. La creuse sur Météo France
  11. Les services de proximité
  12. Liminfo
  13. Carte des implantations possibles dans le secteur de Royère
  14. Journal Officiel concernant "ASSOCIATION DU PARC EOLIEN DE CASSINI"
  15. a et b Enquête annuelle de recensement 2005 de l'Insee
  16. a et b Source : Maurice Favone : Histoire de la Marche. Dorbon aîné éditeur Page 162
  17. Sources : Royère et Millevaches
  18. Source : Royère : Jadis et aujourd'hui par Zénon Toumieux, 1886, réédité par Éditeur Le livre d'histoire- Lorisse en 2004 page 152 (ISBN 2-84373-615-5) édité erroné
  19. Généalogie de Coutisson de Vincent
  20. Source : Royère : Jadis et aujourd'hui par Zénon Toumieux, 1886, réédité par Éditeur Le livre d'histoire- Lorisse en 2004 page 19 (ISBN 2-84373-615-5) édité erroné
  21. Généalogie de Coutisson François Léonard
  22. Source :Quand Martin Nadaud maniait la truelle... La vie quotidienne des maçons limousins, 1830-1849, de Pierre Urien, Felletin, Association les Maçons de la Creuse, 1998, 143 pages, préface de Pierre Riboulet Page 137.
  23. Royère-de-Vassivière sur le site de l'Insee
  24. Population avant le recensement de 1962
  25. Insee, Population légale 2007.
  26. ROYERE-DE-VASSIVIERE - Conseil Général de la Creuse
  27. Source : préfecture de la Creuse
  28. Source : Royère : Jadis et aujourd'hui par Zénon Toumieux, 1886, réédité par Éditeur Le livre d'histoire- Lorisse page 20 (ISBN 2-84373-615-5) édité erroné
  29. Royère de Vassivière Bourganeuf NEWS - Toute l'actu de Bourganeuf
  30. Source : Les sillons d'un creusois de Marcel Boucaud 2008 Page 190
  31. ==.html La montagne du 28 janvier 2008
  32. Le premier GR de pays en Creuse
  33. Règlement de la compétition
  34. Les news du Quad du 24 janvier 2008
  35. Le Vassivière Club Tout-Terrain
  36. Office du tourisme
  37. Pour plus de détail sur la notion de parc naturel régional, se référer aux articles 333-1 à 333-4 du code de l'environnement, accessible sur Légifrance.
  38. L'ATELIER
  39. Journées Editions et Bandes Dessinées Indépendantes du 06 au 14 Octobre 2007 - Royère de Vassivière - Le Guide des Festivals de la région Limousin 2007 - 2008 : tous les festivals de votre région...
  40. Les Plateaux Limousins
  41. Centre international d'art et du paysage Ile de Vassivière
  42. Electochoc
  43. Annuaire des radios
  44. Biographie de Saint Germain
  45. « Notice no PA00100143 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. La croix de Magadou
  47. La Rigole du Diable
  48. Zénon Toumieux
  49. Monuments aux morts pacifistes: Les 4 fusillés de Flirey : Baudy, Prebost, Morange et Fontenaud
  50. Information GenWeb
  51. Information GenWeb
  52. Affiche SFIO d'Aubusson. - Service Educatif des Archives Départementale de la Creuse
  53. Recettes de Cuisine
  54. Gâteau creusois - Creuse - Limousin - Découvrir - Je Découvre la France
  55. Recettes de Cuisine

Annexes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Royère-de-Vassivière.

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Boucaud, Les Sillons d'un creusois, La Veytizou N.P.L.,‎ 2008 ;
  • Zénon Toumieux, Royère jadis, aujourd'hui,‎ 1886 réédité en 2004 ;
  • Pierre Urien, Quand Martin Nadaud maniait la truelle... La vie quotidienne des maçons limousins, 1830-1849.,‎ 1998 ;
  • Maurice Favone, Histoire de la Marche., Dorbon aîné éditeur,‎ 1939 ;
  • Martin Nadaud, Mémoires de Léonard, ancien garçon maçon,‎ 1895.

Liens externes[modifier | modifier le code]