Saint-Goussaud

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

46° 02′ 29″ N 1° 34′ 44″ E / 46.0413888889, 1.57888888889

Saint-Goussaud
Saint-Goussaud, vue du village
Saint-Goussaud, vue du village
Administration
Pays France
Région Limousin
Département
Blason Boubon-La Marche.svg
Creuse
Arrondissement
Blason ville fr Guéret 23.svg
Guéret
Canton
Blason Bénévent-l'Abbaye 23.svg
Bénévent-l'Abbaye
Code commune 23200
Code postal 23430
Maire
Mandat en cours
Patrick Dourdy
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Bénévent-Grand-Bourg
Démographie
Population 209 hab. (2007 INSEE)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 29″ Nord
       1° 34′ 44″ Est
/ 46.0413888889, 1.57888888889
Altitudes mini. 377 m — maxi. 694 m
Superficie 24,3 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Goussaud (Sent Gossaud en occitan, prononcé Sèn Goussao) est une commune française, située dans le département de la Creuse et la région Limousin.

Ses habitants sont appelés Gonsaldiens et Gonsaldiennes.

Sommaire

[modifier] Géographie

Paysage près de Saint-Goussaud

La commune de Saint-Goussaud est située à l'est des monts d'Ambazac, au cœur des monts de la Marche, dans la partie que l'on nomme traditionnellement monts de Saint-Goussaud. Elle est à peu près équidistante des villes de Limoges et Guéret, soit à environ 40 km de l'une et l'autre.

Elle est limitrophe à l'ouest de la commune de Jabreilles-les-Bordes et donc du département de la Haute-Vienne.

Saint-Goussaud abrite le deuxième sommet des monts d'Ambazac, le puy de Jouer (ou mont Jouer), qui culmine à 694 mètres. Le bourg est quant à lui situé à environ 660 mètres d'altitude.

La relative rudesse du climat et l'enclavement qui en découle l'hiver donne à Saint-Goussaud un caractère davantage montagnard qu'aux communes creusoises des alentours comme Mourioux-Vieilleville, Marsac ou Saint-Pierre-Chérignat. Cela se ressent notamment dans l'architecture locale et dans certaines traces de la vie passée, comme les loges en pierre sèche qui abritaient les bergers en cas de mauvais temps.

Rose des vents Arrènes Mourioux-Vieilleville Rose des vents
Jabreilles-les-Bordes N
O    Saint-Goussaud    E
S
Châtelus-le-Marcheix

[modifier] Histoire

Origines

Les origines de Saint-Goussaud sont gallo-romaines, comme en témoignent les vestiges (ruines d'un temple et d'un théâtre) que l'on peut voir sur le Puy-de-Jouer (694 m)[1]. Longtemps, se référant à un cadastre où des parcelles étaient répertoriées sous le nom de "Prataury", on a cru pouvoir identifier ce site avec celui de l'antique Praetorium mentionnée sur la carte de Peutinger. Ce n'est pas le cas[2]. Il s'agissait d'un sanctuaire de hauteur, principalement fouillé par l'abbé Dercier entre 1901 et 1920, et sur lequel on ne sait pas grand chose.

Au VIIe un disciple de saint Priest, évêque de Clermont, Gonsaldus (d'où le nom de la commune), devenu berger, y aurait installé son ermitage. Après sa mort, en 689, un culte populaire s'est développé sur les lieux de son tombeau. On invoquait le saint homme pour la protection du bétail[3].

Maçons migrants

Comme de nombreuses communes creusoises, Saint-Goussaud a fourni durant des siècles un nombre important de maçons de la Creuse. Certains se sont définitivement établis dans les régions de Paris, Lyon ou encore Reims comme ouvriers ou comme entrepreneurs, notamment au XIXe siècle.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jean-Marie Richard    
mars 2008   Patrick Dourdy    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Jusqu'aux années 1910, la commune de Saint-Goussaud comptait plus de 1000 habitants (1005 habitants en 1911). Victime de la première Guerre mondiale puis de l'exode rural comme beaucoup de communes creusoises, sa population a chuté d'environ 80 % en un siècle.

Évolution démographique de Saint-Goussaud
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 -
299 353 285 271 238 213 210 209[4] -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
Source : INSEE [5].

[modifier] Lieux et monuments

  • L'église de Saint-Goussaud, date de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. La chapelle nord a été édifiée au XVe et le chevet a été remanié au XVIe[6]. Parmi le mobilier, une statue en bois du XVIIIe siècle, figurant saint Goussaud, dans laquelle il est d'usage de piquer des épingles pour invoquer la protection du saint homme.
  • Non loin de l'église, on remarque une lanterne des morts (XIIesiècle), haute de 5,50 mètres, rapportée de l'ancien cimetière.
Saint-Goussaud, lanterne des morts
  • En aval du Puy de Jouer se trouve la tourbière de Friaulouse, dans laquelle peuvent être observées de nombreuses espèces de fleurs, d'oiseaux et d'insectes.
  • Sur le Puy de Jouer se trouvent les vestiges d'un théâtre et d'un temple gallo-romains.

[modifier] Lieux-dits

La commune de Saint-Goussaud regroupe seize villages dispersés autour du bourg, dans un paysage très vallonné : Bossabut, Champégaud, Le Châtain, La Chatenède (parfois Chatenaide ou Chateneide), Le Crocq, La Feyte, Le Fieux, Friaulouse, Les Gabiauds, Lavaud, Millemilanges, Redondessagne, La Ribière, La Roche, Séjoux, La Verdenne.

[modifier] Personnalités liées à la commune

  • Saint-Goussaud (Gonsaldus)
  • Pierre Michon, écrivain natif de la commune voisine de Châtelus-le-Marcheix, évoque Saint-Goussaud dans Vies minuscules (Gallimard, 1984).

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes et références

  1. Connu au XIIe siècle sous le nom de Podium sancti Gonsaldi
  2. Dominique Dussot, La Creuse. (Carte archéologique de la Gaule. 23), Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1989, art. "Saint-Goussaud"
  3. Abbé André Lecler, Dictionnaire topographique, archéologique et historique de la Creuse, Limoges, Ducourtieux, 1902 (Laffitte Reprints, 2000), p. 634.
  4. Insee, Population légale 2007.
  5. Saint-Goussaud sur le site de l'Insee
  6. Louis Lacrocq, Les églises de France. Creuse, Paris, Letouzey et Ané, 1934, p. 142.


Étape précédente
Arrènes
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle
Coquille Saint-Jacques
Via Lemovicensis
Étape suivante
Châtelus-le-Marcheix
via Redondessagne et Millemilange
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues