Saint-Goussaud
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| Saint-Goussaud | |
|---|---|
Saint-Goussaud, vue du village |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Limousin |
| Département | Creuse |
| Arrondissement | Guéret |
| Canton | Bénévent-l'Abbaye |
| Code commune | 23200 |
| Code postal | 23430 |
| Maire Mandat en cours |
Patrick Dourdy 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Bénévent-Grand-Bourg |
| Démographie | |
| Population | 209 hab. (2007 INSEE) |
| Densité | 8,6 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 377 m — maxi. 694 m |
| Superficie | 24,3 km2 |
Saint-Goussaud (Sent Gossaud en occitan, prononcé Sèn Goussao) est une commune française, située dans le département de la Creuse et la région Limousin.
Ses habitants sont appelés Gonsaldiens et Gonsaldiennes.
Sommaire |
[modifier] Géographie
La commune de Saint-Goussaud est située à l'est des monts d'Ambazac, au cœur des monts de la Marche, dans la partie que l'on nomme traditionnellement monts de Saint-Goussaud. Elle est à peu près équidistante des villes de Limoges et Guéret, soit à environ 40 km de l'une et l'autre.
Elle est limitrophe à l'ouest de la commune de Jabreilles-les-Bordes et donc du département de la Haute-Vienne.
Saint-Goussaud abrite le deuxième sommet des monts d'Ambazac, le puy de Jouer (ou mont Jouer), qui culmine à 694 mètres. Le bourg est quant à lui situé à environ 660 mètres d'altitude.
La relative rudesse du climat et l'enclavement qui en découle l'hiver donne à Saint-Goussaud un caractère davantage montagnard qu'aux communes creusoises des alentours comme Mourioux-Vieilleville, Marsac ou Saint-Pierre-Chérignat. Cela se ressent notamment dans l'architecture locale et dans certaines traces de la vie passée, comme les loges en pierre sèche qui abritaient les bergers en cas de mauvais temps.
[modifier] Histoire
Origines
Les origines de Saint-Goussaud sont gallo-romaines, comme en témoignent les vestiges (ruines d'un temple et d'un théâtre) que l'on peut voir sur le Puy-de-Jouer (694 m)[1]. Longtemps, se référant à un cadastre où des parcelles étaient répertoriées sous le nom de "Prataury", on a cru pouvoir identifier ce site avec celui de l'antique Praetorium mentionnée sur la carte de Peutinger. Ce n'est pas le cas[2]. Il s'agissait d'un sanctuaire de hauteur, principalement fouillé par l'abbé Dercier entre 1901 et 1920, et sur lequel on ne sait pas grand chose.
Au VIIe un disciple de saint Priest, évêque de Clermont, Gonsaldus (d'où le nom de la commune), devenu berger, y aurait installé son ermitage. Après sa mort, en 689, un culte populaire s'est développé sur les lieux de son tombeau. On invoquait le saint homme pour la protection du bétail[3].
Maçons migrants
Comme de nombreuses communes creusoises, Saint-Goussaud a fourni durant des siècles un nombre important de maçons de la Creuse. Certains se sont définitivement établis dans les régions de Paris, Lyon ou encore Reims comme ouvriers ou comme entrepreneurs, notamment au XIXe siècle.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | 2008 | Jean-Marie Richard | ||
| mars 2008 | Patrick Dourdy | |||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
Jusqu'aux années 1910, la commune de Saint-Goussaud comptait plus de 1000 habitants (1005 habitants en 1911). Victime de la première Guerre mondiale puis de l'exode rural comme beaucoup de communes creusoises, sa population a chuté d'environ 80 % en un siècle.
[modifier] Lieux et monuments
- L'église de Saint-Goussaud, date de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle. La chapelle nord a été édifiée au XVe et le chevet a été remanié au XVIe[6]. Parmi le mobilier, une statue en bois du XVIIIe siècle, figurant saint Goussaud, dans laquelle il est d'usage de piquer des épingles pour invoquer la protection du saint homme.
- Non loin de l'église, on remarque une lanterne des morts (XIIesiècle), haute de 5,50 mètres, rapportée de l'ancien cimetière.
- En aval du Puy de Jouer se trouve la tourbière de Friaulouse, dans laquelle peuvent être observées de nombreuses espèces de fleurs, d'oiseaux et d'insectes.
- Sur le Puy de Jouer se trouvent les vestiges d'un théâtre et d'un temple gallo-romains.
[modifier] Lieux-dits
La commune de Saint-Goussaud regroupe seize villages dispersés autour du bourg, dans un paysage très vallonné : Bossabut, Champégaud, Le Châtain, La Chatenède (parfois Chatenaide ou Chateneide), Le Crocq, La Feyte, Le Fieux, Friaulouse, Les Gabiauds, Lavaud, Millemilanges, Redondessagne, La Ribière, La Roche, Séjoux, La Verdenne.
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Saint-Goussaud (Gonsaldus)
- Pierre Michon, écrivain natif de la commune voisine de Châtelus-le-Marcheix, évoque Saint-Goussaud dans Vies minuscules (Gallimard, 1984).
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- Connu au XIIe siècle sous le nom de Podium sancti Gonsaldi
- Dominique Dussot, La Creuse. (Carte archéologique de la Gaule. 23), Paris, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1989, art. "Saint-Goussaud"
- Abbé André Lecler, Dictionnaire topographique, archéologique et historique de la Creuse, Limoges, Ducourtieux, 1902 (Laffitte Reprints, 2000), p. 634.
- Insee, Population légale 2007.
- Saint-Goussaud sur le site de l'Insee
- Louis Lacrocq, Les églises de France. Creuse, Paris, Letouzey et Ané, 1934, p. 142.
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