Jean Favard

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Jean Favard

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Jean Favard à l'institut de mathématiques d'Oberwolfach en août 1963

Naissance 28 août 1902
Peyrat-la-Nonière (France)
Décès 21 janvier 1965 (à 62 ans)
La Tronche (France)
Nationalité française
Champs mathématiques
Institutions Faculté des sciences de l'université de Grenoble (1928-1941),
Faculté des sciences de l'université de Paris (1941-1965)
Diplôme Faculté des sciences de l'université de Paris (École normale supérieure)
Distinctions Grand prix des sciences mathématiques de l'Académie
Prix Julia

Jean Aimé Favard est un mathématicien français, né le 28 août 1902 à Peyrat-la-Nonière et mort le 21 janvier 1965 à La Tronche[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de cultivateurs, il fait ses études secondaires au lycée de Guéret (1915-1920) puis suit la classe de mathématiques spéciales à Paris au lycée Janson-de-Sailly. Il fait ensuite de 1921 à 1924 des études supérieures scientifiques à l'École normale supérieure et à la faculté des sciences de l'université de Paris où il obtient les licences ès sciences mathématiques et ès sciences physiques.

Carrière académique[modifier | modifier le code]

Lauréat du concours d'agrégation de mathématiques en 1924, il fait l'année suivante le service militaire. Il entame ensuite la préparation du doctorat comme boursier Rockefeller. Il séjourne un an à Copenhague chez le mathématicien Harald Bohr, frère du physicien Niels Bohr. Il obtient en 1927 le doctorat ès sciences mathématiques devant la faculté des sciences de l'université de Paris avec une thèse principale sur les Fonctions harmoniques presque périodiques, qui est publiée par le Journal de mathématiques.

Après un bref passage au lycée d'Amiens, il est chargé de cours à la faculté des sciences de Grenoble (1928). Il est chargé du cours de la fondation Péccot (de) au Collège de France en 1929. Nommé maître de conférences à la faculté des sciences de l'université d'Alger, il reste détaché à celle de Grenoble (1933) et y est nommé professeur titulaire de la chaire (d'université) de mathématiques générales (novembre 1935 en remplacement de René Gosse) (la chaire sera après son départ à Paris transformée en chaire d'université de mécanique des fluides). En 1938 il reçoit le grand prix des sciences mathématiques de l'académie des sciences. Il est mobilisé en septembre 1939 comme officier d'artillerie. Fait prisonnier en juin 1940, il est envoyé à l'oflag XVIII, à Lienz (Autriche), où il fonde, comme c'est le cas dans d'autres oflags, une "université des camps" dont il devient le "recteur". Jean Delsarte le remplace à Grenoble durant le début de sa détention. Des mathématiciens autrichiens veulent le faire libérer s'il consent à enseigner à Vienne ce qu'il refuse. Dès 1941, il a été nommé maitre de conférences à la faculté des sciences de Paris, mais il ne prend ses fonctions qu'à sa libération en 1945. Il y enseigne tout d'abord pour le certificat de mathématiques générales, puis celui de calcul différentiel et intégral (chaire de Georges Valiron) et participe également aux enseignements de la chaire analyse supérieure de Gaston Julia. En 1950 il devient titulaire de la chaire de mécanique générale, puis est transféré le 1er octobre 1958 dans la chaire de géométrie supérieure. Entre temps, il est devenu maître de conférences (1954), puis professeur d'analyse à l'École polytechnique (1957, succédant à Jacques Chapelon), il y enseigne une année sur deux en alternance avec Paul Lévy (1958-59) puis, à partir de 1959, Laurent Schwartz.

Le 2 décembre 1957, il présida le jury de la soutenance in absentia de la thèse de doctorat ès sciences mathématiques de Maurice Audin, « sur les équations linéaires dans un espace vectoriel »[2].

Son fils Pierre Favard fut professeur de biologie cellulaire à l'université Paris VI.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix Francoeur, 1934
  • Grand prix des sciences mathématiques, 1938
  • Prix Estrade Delcros, 1943
  • Prix de Parville, 1951
  • Prix d'Ormoy, 1957
  • Prix Julia, 1962

Hommages[modifier | modifier le code]

Plaque en hommage au mathématicien, située à l'entrée du lycée Jean Favard (Auteurs de la photo : Élèves de seconde Atelier média 06/11/2013)

À Guéret(Limousin; creuse), le lycée general, technologique et professionel à proximité du lac de Courtille porte son nom.

Depuis 2003 le comité des amis de Jean Favard commémore son souvenir.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Leçons sur les fonctions presque périodiques, Gauthier-Villars, « Cahiers scient. Julia »,1933.
  • Les Théorèmes de la moyenne pour les polynômes, Hermann, « Actual. Scient. et Ind. », 1935.
  • Cours d'analyse mathématique par Édouard Goursat, 7e éd. rev. et augm. P. J. Favard. T. 2 Théorie des fonctions analytiques, équations différentielles, équations aux dérivées partielles du premier ordre, Gauthier-Villars, 1949.
  • Cours de géométrie différentielle locale, Gauthier-Villars, 1957.
  • Cours d'analyse de l'École polytechnique, Gauthier-Villars, 3 vol.
    • T 1 Introduction. Opérations. 1960,
    • T 2. Représentation. Fonctions analytiques, 1960,
    • T. 3 Théorie des équations.
      • Fasc. 1. Équations différentielles, 1962,
      • Fasc. 2. Équations aux dérivés partielles. Équations intégrales. Calcul des variations, 1963.
  • Théorie de l'information. Langage. Codage. Cryptage, Serv. de la Présid. du Conseil, 1960.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Favard – Biographie et bibliographie in Olympiades de mathématiques, 26 mai 2009, ANNEXE 1
  2. Laurent Schwartz, Commémoration de la thèse de Maurice Audin. Assassiné pendant la guerre d’Algérie

Liens externes[modifier | modifier le code]