Bourganeuf

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bourganeuf

{{{image-desc}}}

Administration
Pays France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Bourganeuf
(chef-lieu)
Code Insee abr. 23030
Code postal 23400
Maire
Mandat en cours
Jean-Pierre Jouhaud
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Bourganeuf et Royère-de-Vassivière
Démographie
Population 3 219 hab. (2006)
Densité 143 hab./km²
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 57′ 15″ Nord
         1° 45′ 23″ Est
/ 45.9541666667, 1.75638888889
Altitudes mini. 380 m — maxi. 602 m
Superficie 22,54 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Bourganeuf (Borgon Nuòu en occitan) est une commune française, située dans le département de la Creuse et la région Limousin.

Bourganeuf doit sa création médiévale aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, ordre religieux et militaire créé en 1104. Depuis le XIIe siècle, jusqu'à la révolution de 1789, les chevaliers ont habité Bourganeuf, qui a ainsi connu une pospérité et une réputation jamais égalées. Bourganeuf était le chef-lieu de la « vénérable langue d'Auvergne » jusqu'en 1750 où il fut déplacé à Lyon. Il étendait son pouvoir sur le centre de la France, en faisait partie : l'Auvergne, la Marche, le Velay, le Limousin, le Berry, le Forez, le Bourbonnais, le Lyonnais, le Beaujolais, le Buguey et la Savoie. Le bailli de la « langue d'Auvergne » avait le statut de maréchal, commandant de l'armée que constitue l'ordre[1].

En 1886 Bourganeuf revient au premier plan en devenant la troisième ville française à utiliser une nouvelle énergie, l'électricité.

Sommaire

[modifier] Géographie

La commune de Bourganeuf est située à 33 km de Guéret, à 50 km de Limoges et à 400 km de Paris. La ville est traversée par le Taurion. Bourganeuf est située à une altitude moyenne de 450 mètres

Le Thaurion ou Taurion prend sa source à côté de Saint-Martin-Château. Il passe dans le lac de Lavaud-Gelade puis dans la Rigole du diable qui est une partie du Taurion. La Rigole du Diable se situe entre le Monteil au Vicomte et Royère-de-Vassivière, elle s'étend sur 2 kilomètres. Ensuite le Taurion se dirige vers Bourganeuf. Il passe à côté de Chatelus-le-Marcheix et de Saint-Martin Terressus. Enfin, il se jette dans la Vienne à Saint-Priest après un parcours de 125 km.

[modifier] Histoire

Bourganeuf ("Bourguet neuf") doit sa création à une commanderie d'Hospitaliers de Saint-Jean Jérusalem (certains disent de Templiers, mais rien n'est moins sûr) au XIIe siècle. Cette commanderie devint ultérieurement le siège du grand prieuré d'Auvergne, qui fut transféré à Lyon en 1750.

Bourganeuf conserve pourtant d'importants vestiges de ce grand prieuré : les bâtiments conventuels (devenus l'actuel hôtel de ville), une tour construite par Jean de Lastic en 1530, qui abrite aujourd'hui le syndicat d'initiatives, l'église Saint-Jean (XIIe - XVe siècle), mais surtout la célèbre "tour Zizim" dont l'histoire mérite qu'on s'y attarde.

[modifier] L'histoire de "Zizim"

Article détaillé : Zizim.

En mai 1481, à la mort de l'empereur ottoman Mehmed II, le conquérant de Constantinople (1453), ses deux fils, Jem (turc: Cem, prononcé Djem), appelé "Zizim" par les Européens et Bayezid II, se disputent le pouvoir. Défait à deux reprises, Djem se met sous la protection des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Rhodes. Il est reçu par le grand maître Pierre d'Aubusson le 30 juillet 1482. Traité avec déférence, mais en otage, il est conduit, sous la garde de Guy de Blanchefort, devenu grand maître de la Langue d'Auvergne depuis 1476, dans le comté de Nice, dans le Dauphiné, et enfin à Bourganeuf, siège du grand prieuré d'Auvergne, où il restera en captivité de 1486 à 1488 dans la tour construite à son intention, qui porte encore son nom "francisé" : Tour Zizim.

Pieux musulman (il effectua le pèlerinage de La Mecque), fin lettré, traducteur en turc d'une épopée persane, poète à ses heures, son séjour en France a donné lieu à bien des légendes romantiques. On lui prête à Sassenage (Dauphiné) et dans la Marche des aventures sentimentales invraisemblables, de même qu'on a cru devoir lui attribuer, avec George Sand et d'autres, la confection des tapisseries dites de "La Dame à la licorne" aujourd'hui conservées au musée du Moyen Âge (ancien hôtel de l'abbaye de Cluny à Paris. Les croissants de lune présents sur l'écu de la dame appartiennent en fait à la puissante famille lyonnaise des Le Viste et n'ont donc rien à voir avec le prince musulman.

Djem quittera Bourganeuf le 10 novembre 1488 pour être remis au pape Innocent VIII. Il arrive à à Rome le 13 mars 1489, et aura pour résidence le château Saint-Ange. En 1494, le pape Alexandre VI Borgia sera contraint de le remettre au roi de France Charles VIII, entré en Italie, et qui envisage, depuis le royaume de Naples, une "croisade" en Grèce, possession de l'empire ottoman. Djem mourra en 1495 à Capoue, dans des conditions jamais élucidées. Sa dépouille sera ramenée en Turquie pour être inhumée à Brousse, où son tombeau existe toujours.

[modifier] La "fée électricité"

Les gorges du Verger
Article détaillé : Bourganeuf ville lumière.

La ville de Bourganeuf a été la troisième ville française à recevoir l'électricité en 1886[2].

Mais le ruisseau des eaux de Verger, qui avait accueilli la dynamo de sa première usine, furent trop basses pendant l'été de 1886 pour alimenter correctement les 60 lumières de Bourganeuf. On décida alors d'utiliser la cascade des Jarrauds d'une hauteur de 14 mètres et qui, elle, pouvait assurer une production largement suffisante, mais était distante de Bourganeuf de 14 km.

Grâce à l'initiative de l'ingénieur Marcel Deprez et après trois ans d'études, et un an de travaux de juillet 1888 à avril 1889, les installations des usines de la cascade des Jarrauds et de Bourganeuf, furent la première en France où on transporta l'électricité sur une telle distance. L'installation comprenait une turbine hydraulique de 130 CV avec une génératrice de 100 CV. Le câble électrique qui reliait les deux sites avait un diamètre de 5 mm. On put ainsi réaliser un éclairage public de la ville rues, mairie, église, cafés, etc.) avec 106 lampes.

Pour couronner cette prouesse technique, le premier téléphone de la région reliait les installations de la cascade et la ville. La première utilisation commerciale du téléphone en France datait de 1879.

[modifier] Héraldique

Selon d'Hozier, la ville porte : de sable à trois chevrons ondés d'argent.

[modifier] Économie

[modifier] Le bois

Empilement de billons

La commune de Bourganeuf est un pôle bois important du Limousin. Ainsi de nombreuses entreprises sont implantées à Bourganeuf : « Cosylva » fabrique du bois lamellé-collé, « Bourganeuf Bois  » est une scierie de bois résineux d’industrie, « Sokibo » (Parquets Marty) est une scierie de feuillus , « Sequeira » est une scierie de feuillus et de résineux, enfin « Saqueira Joachim » qui travaille dans l’exploitation, le négoce et le séchage. « Douglas Structure » est une nouvelle scierie de résineux en cours d’implantation à Bourganeuf.

De nombreux exploitants de travaux forestiers travaillent dans ce pôle bois : sylviculture, bûcheronnage, débardage, des négociants, des coopératives forestières et des propriétaires forestiers privés, auxquels il faut ajouter les forêts domaniales de Mérignat et de Faux Mazuras et les forêts communales .

La filière bois induit d'autres activité notamment dans les domaines du transport, de l’équipement de matériel, de la vente, de l'entretien et réparations de ces matériels. La commune utilise, depuis 1985 pour ses équipements publics, un réseau de chaleur au bois d’une puissance de 3,2 mW, alimenté par des matériaux produits des scieries de la commune et de plaquettes forestières[3].

[modifier] Le commerce

[modifier] L'agriculture

Une dizaine d’exploitations agricoles sont présentes sur le territoire communal. La majorité produisent des bovins de race limousine mais il existe aussi quelques activités diversifiées.

[modifier] Administration et pouvoir politique

[modifier] La région et le département

L'Hôtel des Moneyroux à Guéret est le siège du Conseil Général

Le Limousin est composé des trois départements la Corrèze, la Creuse et la Haute-Vienne.

Situé presque en totalité sur le Massif central, au 1er janvier 2005, il regroupait 724 243 habitants sur près de 17 000 km². Jean-Paul Denanot est Président du Conseil régional du Limousin depuis 2004.

Le département a été créé à la Révolution française essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche. Ses habitants sont appelés les Creusois.

Les conseillers généraux sont élus dans le cadre des cantons pour une durée de 6 ans. En Creuse, il y a 27 conseillers généraux qui élisent en leur sein le Président du Conseil Général de la Creuse, celui-ci est depuis 2001 Jean-Jacques Lozach, conseiller général du canton de Bourganeuf.

[modifier] La Communauté de commune

Bourganeuf fait partie de la Communauté de Communes Bourganeuf-Royère. Celle ci regroupe 20 communes : Auriat,Bosmoreau-les-Mines, Faux-Mazuras, Le Monteil-au-Vicomte, Mansat-la-Courrière, Royère-de-Vassivière, Masbaraud-Mérignat, Montboucher, Saint-Amand-Jartoudeix, Saint-Dizier-Leyrenne, Saint-Martin-Château, Saint-Martin-Sainte-Catherine, Saint-Moreil, Saint-Junien-la-Bregère, Saint-Pardoux-Morterolles, Saint-Pierre-Bellevue, Saint-Pierre-Chérignat, Saint-Priest-Palus et Soubrebost.

Les objectifs de la politique intercommunale sont : développement économique, amélioration de l’habitat, préservation du patrimoine naturel et mise en valeur de l’héritage culturel, maintien et accueil des populations et des activités économiques.

La communauté de communes de Bourganeuf et de Royère-de-Vassivière envisage de restaurer les sites de la Martinèche, à Soubrebost, où Martin Nadaud a vu le jour et s’est éteint. Il est proposé de créer un espace de mémoire, de visites et d’animation autour de Martin Nadaud. À cet effet, une souscription publique est proposée[4].

[modifier] La commune

[modifier] Élection municipale du 9 mars 2008

Sur les 1821 inscrits, 1281 ont voté soit 70,70% et 531 se sont abstenus soit 29,30%. Parmi les 1281 votants, 1198 se sont exprimés soit 66,11%.

Les 23 membres de la liste Tous unis pour Bourganeuf sont élus [5]: Jouhaud J.Pierre 647 voix soit 54,01%, Jouanneaud Marinette 668 voix soit 55,76%, Coulon René 693 voix soit 57,85%, Chauvat Pouget M.Hélène 721 voix soit 60,18%, Floirat René 653 voix soit 54,51%, Battiston Annette 720 voix soit 60,10%, Rigaud Régis 695 voix soit 58,01%, Coucaud Nathalie 675 voix soit 56,34%, Michaud J.Claude 729 voix soit 60,85%, Bourderiau Marcelle 667 55,68%, Arthur Christian 721 60,18%, Pataud Jacqueline 695 58,01%, Calbete Carlos 701 58,51%, Devaux Géraldine 734 voix soit 61,27%, Chaput Gérard 700 voix soit 58,43%, Caps Carmen 735 voix soit 61,35%, Alabay Bayram 638 voix soit 53,26%, Bosle Fanny 697 voix soit 58,18%, Szcepanski Laurent 669 voix soit 55,84%, Royere Samuel 684 voix soit 57,10%, Marcon Carinne 688 voix soit 57,43%, Lalande Raymond 720 voix soit 60,10%, Charnaillat J.Claude 619 voix soit 51,67%. A l'issue de ce vote Jean Pierre Jouhaud a été réélu maire de la commune[6] par le nouveau conseil municipal.


[modifier] Liste des maires successifs

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
2001 Jean-Pierre Jouhaud PS
1946 1961 Gaston Chazette PS Sénateur socialiste de la Creuse,Conseiller général
1919 1925 Camille Riffaterre PRS Député de la Creuse de 1928 à 1942 Conseiller général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Dès le Moyen Âge, les maçons de la Creuse émigrent vers les grandes villes. Dans tous les villages les hommes partent souvent dans les métiers du bâtiment de mars à novembre. Certains s'installent définitivement dans ces villes. Au XXe siècle, la guerre de 1914-1918 décime une génération et marque l'accélération du dépeuplement des campagnes. Après la Seconde Guerre mondiale, les campagnes limousines, et même les villes continuent de se dépeupler et la moyenne d'âge augmente sans arrêt. De 1851 (287 000 habitants) à 2005 (123 000 habitants), le département a perdu plus de la moitié de sa population. Bourganeuf ne déroge pas à cette évolution.

Mais au début du XXIe siècle, et contrairement à toutes les prévisions, la région connaît un regain démographique. Certes, c'est un phénomène très limité, mais historique : en 5 ans, le Limousin a gagné quelque 14 000 habitants en passant de 710 939 habitants en 1999 à 725 000 habitants en 2005. Cette tendance se confirme en 2006, ce qui a fait la une du journal régional Le Populaire du Centre, daté du mercredi 31 mai 2006 : « Nouveau baby-boom ».

Les causes principales de ce renouveau sont la venue de Britanniques et de Néerlandais attirés par des prix de maison attractifs, de retraités en quête de nature et d'étudiants ayant fini leurs études. Depuis maintenant une dizaine d'années, le phénomène touche aussi les zones rurales, surtout celles qui, comme la Creuse, promeuvent un tourisme dit « vert » et/ou situées le long des grands axes de circulation (par exemple l'A 20 en Limousin et l'A 75).

Le recensement de 2006 fait apparaître pour le département une augmentation du nombre d'habitants, c'est aussi le cas pour la ville de Bourganeuf.

Évolution démographique
(Source : INSEE[7])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
3310 3804 3637 3738 3385 3163 3219
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Enseignement

  • Lycée professionnel - CFA Delphine Gay [8].

[modifier] Patrimoine et culture

[modifier] Lieux et monuments

Le musée de l'électrification

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Gastronomie

La Cuisine limousine et plus particulièrement la cuisine creusoise sont caractérisées par l'adaptation à un terroir plutôt pauvre, d'où des plats souvent simples mais délicieux. Elle fait également grand usage des myrtilles, des châtaignes, des champignons et des pommes de terre.

La Flognarde est un clafoutis peu épais cuit dans un grand moule et garni d'autres fruits que la cerise (pommes, prunes...) [10]. Le Gâteau creusois est un dessert pur beurre sans farine aux noisettes, spécialité récente de la Creuse[11]. Le Pâté aux pommes de terre, [12]est plus traditionnel et se décline avec ou sans viande selon la région et les habitudes de la maîtresse de maison.

[modifier] Jumelage

Drapeau de l'Allemagne Zirndorf (Allemagne)
de:Zirndorf


[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Bourganeuf.

[modifier] Notes

[modifier] Bibliographie

  • Bourganeuf ville médiévale de Jean Butaud Imprimerie Rebière 1944.
  • Maurice Favone, Histoire de la Marche., Dorbon aîné éditeur, 1939  ;

[modifier] Références

  1. Sept puis huit langues
  2. Bourganeuf ville médiévale de Jean Butaud Imprimerie Rebière 1944 Page 33
  3. Bourganeuf sur le site de la communauté
  4. Souscription publique
  5. Ministère de l'intérieur
  6. Source : préfecture de la Creuse
  7. Bourganeuf sur le site de l'Insee
  8. Lycée Delphine Gay
  9. http://www.tourmagazine.fr/Creuse-le-1er-sentier-de-randonnee-labellise-GR-de-Pays-_a5778.html Le premier GR de pays en Creuse
  10. Recettes de Cuisine
  11. Gâteau creusois - Creuse - Limousin - Découvrir - Je Découvre la France
  12. Recettes de Cuisine

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourganeuf ».
Créer un livre