Ahun
| Ahun | ||
Le monument aux morts et l'église Saint-Sylvain |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Limousin | |
| Département | Creuse | |
| Arrondissement | Guéret | |
| Canton | Ahun (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes C.I.A.T.E. du Pays Creuse-Thaurion-Gartempe | |
| Maire Mandat |
Patrick Pacaud 2008-2014 |
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| Code postal | 23150 | |
| Code commune | 23001 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Ahunois | |
| Population municipale |
1 557 hab. (2007) | |
| Densité | 46 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 331 m — Max. 564 m | |
| Superficie | 33,74 km2 | |
| Localisation | ||
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Ahun (Aiun en occitan) est une commune française située dans le département de la Creuse et la région Limousin.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le bourg d'Ahun est située sur la RD 942 de Guéret à Aubusson à mi-chemin de chacune de ces villes. La Creuse longe la commune qui s'étend sur sa rive gauche et passe au pied du hameau de Busseau. Trois ruisseaux traversent la commune et se jettent dans la rivière : le ruisseau de Pognat qui prend ensuite le nom de ruisseau du Mas du Theil, le ruisseau de Félinas et le ruisseau de Lavaud qui prend ensuite le nom de ruisseau du Chezalet. Plusieurs étangs se trouvent sur le territoire communal, en particulier dans sa partie sud ; les deux plus notables sont l'étang d'Ayen et celui des Salesses. La commune est plutôt boisée, les deux principaux bois sont le bois d'Ahun et le bois Roueix.
Ahun est située à 11 km de Saint-Sulpice-les-Champs, à 13 km de Chénérailles, à 14 kmde Jarnages, à 20 km de Guéret et à 21 km de Pontarion et d'Aubusson.
Ahun est desservie par la gare de Busseau-sur-Creuse, située sur la commune dans le hameau du même nom, et est directement reliée avec les gares de Limoges-Bénédictins, de Montluçon-Ville et de Felletin.
Aux environs [modifier]
- Le Moutier-d'Ahun :
Situé à 2 km d'Ahun le village de Moutier-d'Ahun est célèbre par ses superbes boiseries baroques situées dans l’église (voir la page de cette commune)
- Le viaduc de Busseau, attribué injustement à Gustave Eiffel, surplombe la Creuse de ses 57 m de haut et de ses 320 m de longueur. Il a été construit en un an de décembre 1863 à décembre 1864 sous la direction des ingénieurs Lloyd et Nordling. C'est un viaduc ferroviaire à voie unique. Juste après le viaduc, la ligne de Busseau-sur-Creuse à Ussel (aujourd'hui limitée à Felletin) se sépare de la ligne de Montluçon à Saint-Sulpice-Laurière.
- Le village de Masgot : Masgot (ne pas prononcer le s) est situé sur la commune de Fransèches, à environ 6 km au sud d'Ahun. La curiosité de ce petit village est la présence de très nombreuses sculptures taillées dans le granit réalisées au XIXe siècle par l'un de ses habitants, François Michaud. De nos jours on peut y effectuer des stages de tailleur de pierre.
- l’église de Sous-Parsat, dans laquelle on peut admirer de superbes fresques modernes du peintre Gabriel Chabrat.
Histoire [modifier]
Ancienne cité gallo-romaine, Acitodunum[1], située à un important carrefour de la voie romaine de Lyon à Saintes, elle possède une église et des maisons en granite.
Elle a eu un atelier monétaire sous les Mérovingiens. On y remarquait jadis une vieille forteresse appelée « château du Rocher ».
Ahun a été un ancien prieuré placé sous l'invocation de saint Silvain, saint qui a été martyrisé dans cette ville le 16 octobre 407.
Petit à petit, Ahun devient une ville libre qui obtient de ses seigneurs le droit de s'administrer elle-même par des chartes :
- la première charte d'affranchissement est accordée en 1228 par Hugues XII, comte de la Marche.
- Hugues XIII confirma cette charte en 1286 et permet aux habitants de se marier sans le consentement du seigneur.
- le fils de François Ier, Charles, duc d'Orléans, comte de la Marche, ordonne une charte qui stipule que les habitants de la ville d'Ahun « ne pourront faire le charivari à aucun des habitants de ladite ville, soit mariant et remariant ; mais que celui qui se marie ou remarie en ladite ville, devra aux compagnons à marier, quatre pots de vin, quatre pains et un mets de viande, ou devra bailler cinq sols pour le dit droit en ce que lesdits compagnons ou consuls seront tenus d'accompagner lesdits mariés, allant et venant de leur maison à l'église. »
Au XIIIe siècle, Ahun a été une des sept châtellenies qui rendaient la justice au nom du comte de la Marche ; le 14 juin 1686, cette châtellenie a été cédée par Louis XIV au duc de la Feuillade en échange de Saint-Cyr.
Au village de Chantemille, il existe un vieux château féodal. En 1465, Louis Dupuis, seigneur de Chantemille, obtint du comte de la Marche la permission d'y faire faire le guet et garde jour et nuit, c'est lui qui est à l'origine du château actuel qui a été augmenté d'une aile au début du XVIe siècle. Chantemille était une cure placée sous l'invocation de sainte Radegonde ; il fut défendu au chapelain, en 1662, d'y faire aucune fonction curiale. La chapelle castrale située au château de Chantemille était en ruines vers 1590, puis restaurée en 1618 et de nouveau ruinée. Vers 1927-1930, on déblaya les ruines mettant à jour un autel gallo-romain qui servait de support à la table d’autel : « le cippe de Chantemille », il est toujours visible aujourd’hui. La partie basse de la chapelle Sainte-Radegonde, qui forme une terrasse surplombant la vallée de la Creuse, existe encore ainsi que la table d'autel du XVe siècle et deux portes en plein cintre visiblement du XVIe siècle.
Héraldique [modifier]
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Les armoiries d'Ahun se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 590 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Ahun comptait en 1847 2 303 habitants et 200 migrants soit 8,7 % de la population. Parmi ces 200 migrants, 200 étaient maçons[5]
Monuments [modifier]
- L'église Saint-Silvain est en partie romane (XIIe siècle), elle est assez dépouillée extérieurement, elle possède une crypte du XIe où l'on accède par un escalier situé à l'extérieur, et dans laquelle se trouve le tombeau de saint Silvain. Le chevet frappe par l'élégance de sa décoration : entre les baies en plein cintre, des colonnes portent de beaux chapiteaux ornés d'animaux, d'oiseaux et de palmettes. À l'intérieur de l'église, il faut voir de superbes boiseries de la fin du XVIIe siècle qui complètent celles du Moutier-d'Ahun, à quelques kilomètres, et une pietà du XVe siècle à six personnages[6].
- À trois kilomètres d'Ahun, au village de La Chezotte, il existe un vieux château féodal bien conservé[7].
- Le Château de Chantemille datant du Xe siècle[8].
- Le château de Massenon datant du XVe siècle[9].
- Une fontaine près de l'Hôtel de ville[10].
- Le viaduc de Busseau, viaduc ferroviaire situé entre les communes d'Ahun et de Cressat, inscrit au titre des Monuments historiques en 1975.
Enseignement [modifier]
Entouré de prés et de bois, le lycée agricole d'Ahun, possède aussi son étang. Les élèves font passer la population du village de 1 500 hab. à plus de 2 000 hab. Les formations proposées au lycée sont les suivantes :
- Dans le 1er cycle :
- 4e et 3e technologiques
- Dans l'enseignement professionnel :
- BEPA Conduite de Production Agricole option productions animales
- BEPA Services option services aux personnes ou secrétariat - accueil
- BTA Commercialisation et Services option services administratifs (orientation secrétariat vétérinaire) ou services en milieu rural
- Bac pro Conduite et Gestion de l'Entreprise Agricole option productions animale
- Dans l'enseignement général :
- Seconde générale et technologique
- Bac techno série STAV sensibilisation « aménagement » ou « production »
- Dans l'enseignement supérieur :
- BTSA ACSE
- BTSA Aquaculture, parfois appelé BTSA Productions aquacoles
- BTSA Gestion et maitrise de l'eau/Gestion des services d'eau et d'assainissement
- Licence professionnelle Gestion de Ressources et Production d'Eau
- Licence professionnelle Gestion du patrimoine naturel
Les deux licences se font en partenariat avec l’université de Limoges
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Les Lémovices - latin Lemovices - étaient un peuple gaulois, une de leurs places-fortes était à Ahun. Leur nom vient de Lemo « orme » et vices « qui vainquent », et signifie « vainqueurs avec l'orme ». Ils ont aussi laissé leur nom à Limoges et au Limousin.
- Silvain d'Ahun, saint martyr, mort sur la commune et ayant son tombeau dans l'église d'Ahun.
- Joachim Vilate (1767-1795), professeur et prêtre, membre du tribunal révolutionnaire.
- Auguste Léon Chambonnet est un homme politique français né le 6 mai 1888 à Auzances (Creuse), décédé le 15 mai 1974 à Aubusson. Il s'installe comme vétérinaire à Aubusson après la Première Guerre mondiale. Jusque dans les années cinquante, il occupe différentes fonctions dans le monde agricole. Il enseignera à l'école d'agriculture de Crocq puis à celle d'Ahun pendant plusieurs années. Député (1936-1938) puis sénateur rad-soc (1938-1942) de la Creuse.
- Marcel Rohrbach, coureur cycliste
- Jean Auclair, actuel conseiller général et ancien député UMP
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Table de Konrad Peutinger.
- /mairie%20pdf%20site%20prefecture%2027-03-07.pdf?nocache=1175081012.25 Préfecture de la Creuse
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Quand Martin Nadaud maniait la truelle… La vie quotidienne des maçons limousins, 1830-1849, de Pierre Urien, Felletin, Association les Maçons de la Creuse, 1998, 143 pages, préface de Pierre Riboulet, p. 137.
- Notice no PA00099982, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00099980, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00099979, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00099981, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00099983, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- (fr) Ahun sur le site de l'Institut national de l'information géographique et forestière
- Ahun sur le site de l'Insee
- Site présentant le BTS aquacole étudié à Ahun
