Pontarion

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Pontarion
Église Saint-Blaise de Pontarion
Église Saint-Blaise de Pontarion
Blason de Pontarion
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Pontarion
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes C.I.A.T.E. du Pays Creuse-Thaurion-Gartempe
Maire
Mandat
Nadine Dumeynie
2014-2020
Code postal 23250
Code commune 23155
Démographie
Population
municipale
360 hab. (2011 (Insee))
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 54″ N 1° 51′ 02″ E / 45.9983333333, 1.85055555556 ()45° 59′ 54″ Nord 1° 51′ 02″ Est / 45.9983333333, 1.85055555556 ()  
Altitude Min. 435 m – Max. 561 m
Superficie 5,25 km2
Localisation

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Pontarion (Pont a Riom en occitan) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Pontarion est située sur la route départementale D941 reliant Bourganeuf à Aubusson au carrefour avec la route départementale D33 venant de Guéret, elle est traversée par le Taurion.

Histoire[1][modifier | modifier le code]

Pontarion était jadis une cure de l'ancien archiprêtre de Bénévent. C'est ce que l'on constate en 1376, 1391, 1469. Mais vers 1472, elle ne fut plus qu'une succursale ou annexe de la cure de Thauron. On la trouve qualifiée ainsi en 1483, 1514, etc. Il en fut de même jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Sa fête patronale était celle de saint Blaise, qu'on célèbre le 3 février.

Le nom de Pontarion a peu varié, mais on l'a écrit différemment selon les époques. Ainsi on trouve : Prepositus de Ponte Arion, en 1229 - Apud Pontarion, en 1242 - Villefranche de Pont Arion, vers 1259 - Castellania de Ponte-Riomi, en 1343 - Senescallus de Ponteriomi, en 1399 - Martialis de Ponte Rion, en 1447 - Annexa Pontisriomi, de 1472 à 1483 - Pontharrion, en 1543 - Pont à Ryon, en 1563 - Ponthauryon, en 1620 - Pontharryon en 1640.

L'église de Pontarion conserve les tombeaux de plusieurs seigneurs du lieu : Pierre de Chastaignat y fut inhumé en 1720 ; il avait été colonel du régiment de Charost, Chevalier de St Louis, etc... Son frère Charles de Chastaignat, sieur de Masléon et de Pontarion, grand prévôt du Limousin, assistait à son enterrement. Jean de Chastaignat, écuyer, seigneur de Neuvic et de Pontarion, y fut aussi inhumé en 1745, à un moment où cette église était interdite. On y trouve le tombeau d'un membre de la famille de Corbier.

Au point de vue judiciaire, ce lieu dépendait de la sénéchaussée de Montmorillon, et se régissait par la coutume du Poitou. Au point de vue administratif et financier, Pontarion, comme toute l'élection de Bourganeuf comprenant 79 collectes, appartenait à la généralité de Limoges.

Au moins deux évènements historiques se rapportent à cette contrée :

  • Aimeric, évêque de Limoges (1246 - 1272), fut pris par les gens du Comte de la Marche. Le fait se produisit probablement au cours des démêlés entre ce seigneur et le prélat, au sujet des comptes et de la gestion de la Régale, dont les profits paraissaient avoir été à plusieurs reprises cédés ou donnés par le Roi au Comte. Aussitôt que les consuls de Saint-Léonard apprirent cette nouvelle, ils convoquèrent la commune, et la milice tout entière prit le chemin de Pontarion, où le prélat était retenu prisonnier. Mais le Comte de la Marche avait déjà ordonné de mettre Aimeric en liberté, et sa prison venait de s'ouvrir lorsqu'arrivèrent les troupes de Saint-Léonard[2].
  • Après la bataille de Coutras en 1587, un nommé Lamorie qui faisait la guerre contre le Roi de Navarre, fut chargé à Pontarion, par Charon, gentilhomme de ce pays, réuni à quelques autres nobles de la Haute Marche et du Berry. Dans ce combat furent tués, du côté des assaillants, un honnête gentilhomme, le sieur de St-Priest gouverneur de Guéret, le sieur de Piégu et le sieur de Puyrageon. Au sortir de cette affaire, Lamorie et ses compagnons allèrent surprendre Chateauponsac[3].

Le château de Pontarion, qui semble être une construction du XVe siècle, se compose de murs crénelés et de bâtiments flanqués de tours rondes à mâchicoulis, bordant en partie une vaste cour.

Les seigneurs de Pontarion 

Raymond d'Aubusson, chef de la banche de la Borne, était seigneur de Pontarion en 1249, et son fils Ramulfe d'Aubusson, seigneur de la Borne, du Monteil au Vicomte, de Pontarion, etc. devint l'époux de Seguine de Pierrebuffière[4].

Les comtes de la Marche sont ensuite les plus anciens seigneurs connus de Pontarion. On trouve une donation des domaines de Saint-Hilaire et de Pontarion, faite par le Roi de France en 1310, à Jeanne de la Marche, sœur du comte Guy[5].

Ce Guy de Lusignan, comte de la Marche, possédait aussi les fiefs de Peyrat le Château et de Saint-Hilaire, qui ont été longtemps unis à celui de Pontarion[6].

Guy Aubert, seigneur des Monts, de la famille du pape Innocent VI, acquit en 1364, de Geoffroy de Mortemart et de Jean son fils, la terre de Peyrat et de Pontarion, moyennant 26,000 livres[7]. Il ne paraît pas l'avoir gardée plus de quatre ans. Pierre Besse de Bellefaye prend la même qualité en 1378.

La seigneurie de Pontarion passa ensuite dans la maison de Pierrebuffière, selon toute probabilité par le mariage de Hyacinte de Besse, dame de Bellefaye, avec Jean de Pierrebuffière, vers 1390[8].

Louis de Pierrebuffière, fils de Jean et de Hiacinte Besse de Bellefaye, était seigneur de Peyrat et de Pontarion en 1413 et 1418.

Le château du XVe siècle

Mais une partie de cette seigneurie, qui finit cependant par revenir entièrement aux Pierrebuffière, appartint aux Aubusson : Renaud d'Aubusson, était seigneur du Monteil au Vicomte, de Pontarion en 1412 ; son fils Antoine fut le père de Jeanne d'Aubusson, dame de Pontarion qui a épousé Foucaud ou Bos de Pierrebuffière le 13 juillet 1490[9]. François de Pierrebuffière, frère de Foucaud, est dit seigneur de Pontarion en 1548, et son fils Jean-Geoffroy de Pierrebuffière, porte ce titre en 1569. Philippe de Pierrebuffière, fils de ce dernier, est encore seigneur de Pontarion en 1582[10].

C'est vers cette époque que cette terre change de maîtres : vente de la terre de Pontarion, distraite de Peyrat en 1570, au chapitre de Saint-Étienne de Limoges, par le Baron Peyrat de Pierrebuffière[11]. Par acte du 2 mars 1608, une dame de Pierrebuffière (sans doute Anne de Pons, veuve en premières noces de Philippe de Pierrebuffière, et en second mariage d'Abel de Pierrebuffière), vendit la seigneurie de Pontarion à Messire Jean du Chemin.

Ce dernier, originaire de Treignac, était évêque de Condom lorsqu’il acheta Pontarion. Il mourut en 1616, et laissa, par son testament du 1er décembre 1615, à son neveu Théophile du Chemin. Ce dernier céda, en 1618, une partie de la succession de son oncle l'évêque de Condom, en faveur du mariage de son frère Antoine, Baron de Lauraët et de Puygordin, avec Françoise de Gélas.

De la famille du Chemin, la seigneurie de Pontarion passa, probablement par succession ou mariage, dans les mains de Biran d'Armagnac, comte de Goas, car en 1655 il fut consenti, en faveur de Messire Louis de Biran d'Armagnac, différentes reconnaissances tirées du Terrier de Pontarion[12]. Jean de Biran d'Armagnac, comte de Goas, le vendit en 1719 à Jean et Joseph de Chastagnac.

À partir du XVIIIe siècle, l’ancienne route de Limoges à Lyon passant par Felletin et Pontcharraud est détournée par Bourganeuf et Aubusson, cette ville par sa manufacture de tapisseries détournant progressivement le flux commercial. Pontcharraud eut la chance de se trouver sur le nouvel itinéraire[13].

Jean de Chastagnac, seigneur de Neuvic, et Joseph, sieur de Masléon, achetèrent la terre et la baronnie de Pontarion à Jean d'Armagnac, par acte passé le 14 octobre 1719 devant Étienne, notaire à Limoges, moyennant 100 000 livres. Marie de Chastagnac les porta à son mari en 1743.

Jean-Michel de Corbier épousa par contrat passé au château de Pontarion, le 8 mars 1743, Marie de Chastagnac, fille unique et héritière de messire Jean de Chastagnac, qui lui porta la terre et la baronnie de Pontarion. cette famille les a conservées, sauf quelques démembrements, jusqu'en 1836.

En 1895, le château était la propriété de Mme veuve Lavaud.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

À l'issue des élections municipales de mars 2008, Jacky Guillon a été réélu maire de la commune[14] par le nouveau conseil municipal.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Jacky Guillon PS Conseiller Général, Vice-Président du Conseil Général, Président de la CIATE

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 360 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
275 289 277 235 304 431 478 520 472
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
426 431 481 561 533 519 502 464 512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
509 530 513 450 393 418 456 523 398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
418 419 388 374 350 379 362 357 360
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château (ne se visite pas) du XVe siècle construit pour Antoine d'Aubusson, inscrit au titre des monuments historiques en 1941[17].
  • Église Saint-Blaise (XIIIe-XIVe siècle), tableau du XVIIIe siècle représentant l’Adoration des bergers. Dans l'église, 32 pierres tombales forment un dallage et sont ornées de croix, équerres, marteaux, signes de seigneurs, chevaliers, maçons ou tailleurs de pierre. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1957[18].
  • Espace pêche et nature de 4 ha qui permet une formidable balade au bord du Thaurion
  • Dans le village voisin de Soubrebost, au hameau de la Martinèche : maison natale de Martin Nadaud (1815-1898) ouverte au public depuis le 1er juillet 2010[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse, deuxième série, Tome quatrième, 1895, P.402 à 408
  2. L. Guilbert, Bull. soc. Arch. Limoges, XXXVII, 92
  3. Jouilleton, Histoire de la Marche, I, 333
  4. Nobiliaire du Limousin, I,66
  5. Documents historiques, T.1, p.205)
  6. Nobiliaire du Limousin, III, 168
  7. P. Anselme, II, P.400
  8. Nobiliaire du Limousin, I, 322, et III, 330
  9. Nobiliaire du Limousin, III, 332
  10. Nobiliaire du Limousin, III, 334 et 335
  11. Bull. soc. Arch. de Limoges, XXXVIII, 401
  12. Archives de la Creuse, E.136
  13. Abel Chatelain, « La formation de la population lyonnaise : l'apport d'origine montagnarde (XVIIIe-XXe siècles) », Revue de géographie de Lyon. Vol. 29 n°2, 1954. p. 94.
  14. Source : préfecture de la Creuse
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  17. « Notice no PA00100132 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Notice no PA00100133 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. La maison de Martin Nadaud

Liens externes[modifier | modifier le code]

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