Saint-Martin-Château

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Martin.
Saint-Martin-Château
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Royère-de-Vassivière
Intercommunalité C.C. Bourganeuf et Royère-de-Vassivière
Maire
Mandat
Jean Paul Monnier
2008-2014
Code postal 23460
Code commune 23216
Démographie
Population
municipale
157 hab. (2011)
Densité 5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 29″ N 1° 47′ 59″ E / 45.8580555556, 1.79972222222 ()45° 51′ 29″ Nord 1° 47′ 59″ Est / 45.8580555556, 1.79972222222 ()  
Altitude Min. 410 m – Max. 741 m
Superficie 31,25 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Creuse

Voir sur la carte administrative de Creuse
City locator 14.svg
Saint-Martin-Château

Géolocalisation sur la carte : Creuse

Voir sur la carte topographique de Creuse
City locator 14.svg
Saint-Martin-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Martin-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Martin-Château

Saint-Martin-Château est une commune française, située dans le département de la Creuse en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

La rivière Maulde, vient du plateau de Millevaches où, barrée, elle forme le vaste lac de Vassivière. Elle va à Peyrat-le-Château et vers les autres lacs de barrages hydroélectriques en aval. Elle finit dans la Vienne un peu avant Saint-Léonard-de-Noblat. Près de St. Martin-Château elle descend la Cascade des Jarrauds qui permit en 1889 l'électrification de Bourganeuf avec une des premières centrale hydro électrique de France. Sur la commune ses principaux affluents sont le ruisseau de Tourtoulloux (aussi dit ruisseau de la Buse) et le ruisseau de Langladure (aussi dit ruisseau de Masgrangeas).

Les "planches" sont une particularité du plateau de Millevaches. Ce sont des ponts dont le tablier entre deux piles est fait d'une grande "planche" de pierre taillée. Parfois il y a deux "planches" côte à côte. Il fallait de la pierre qui s'y prêtait. C'est le granite à 2 micas du Millevaches celui que l'on appelle dans la commune « pierre du Compeix ».

Elles ont été posées pour les piétons, car elles sont en général trop étroites pour une charrette. Pour celles-ci il y avait toujours un gué proche. Ces "planches" de pierre pèsent de l'ordre de 2 tonnes et parfois plus. Elles sont toutes accessibles par des chemins à faible distance des routes et la plupart ont été flêchées par l'association "Eclats de Rives".

Les "planches" sont au nombre de 7. Il y a également deux vieux ponts: Palin et Villegouleix.

Ce sont : Dans le nord de la commune : les 3 planches de La Clavelle, Pont, Verrière. Dans la partie centrale : la planche Périne située sur le Langladure, les deux planches de La Cour, les ruines du pont Palin. Au sud : la planche La Pierre et le pont de Villegouleix.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la création du département de la Creuse à la Révolution française, le 4 mars 1790, la paroisse de Saint-Martin-Château faisait partie du Poitou, de la généralité de Limoges, de la sénéchaussée de Montmorillon et de l’archiprêtré d’Aubusson. C’était une cure séculière placée sous le vocable de Saint Martin, évêque de Tours. La nomination des titulaires appartenait au prieur de Peyrat-le-Château.

Entre 1143 et 1156, l'évêque de Limoges, Gérald II, donna l’église de Saint-Martin-Château à l'Abbaye Saint-Martial de Limoges et de Saint Denis de Peyrat. L’église date du XIIe siècle, elle abrite un tombeau sculpté du XVe siècle.

Guillaume de Lomènie, seigneur de Saint Martin-Château et de Saint-Pardoux-Lavaud, demeurant au château de Monteil vendit en 1776, la seigneurie de Saint-Pardoux-Lavaud avec les droits de justice, qu’il avait sur ce lieu, a Pierre Esmoing chevalier, et à François Esmoing, prieur de Sainte-Croix-de-Josselin, demeurant au château de la Grillére. Le revenu de la cure était de 2 280 livres en 1780.

XIXe siècle

La cascade des Jarrauds rentre dans l'histoire au XIXe siècle alimentant une dynamo permettant à la ville de Bourganeuf d'être la troisième ville française à recevoir l'électricité en 1886.

La Maulde ou Maude au XIXe siècle permettait d'acheminer du bois à partir de Saint-Martin-Château vers Limoges[1].

Comme dans toutes les communes du département, beaucoup d'hommes partaient tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur... C'est ainsi que les maçons de la Creuse devinrent bâtisseurs de Cathédrale. En 1624, ils construisirent la digue de La Rochelle, au XIXe siècle, ils participèrent à la construction du Paris du baron Haussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devint définitive : ainsi la Creuse a perdu la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre de Martin Nadaud « Mémoires de Léonard », la description de cet exode qui marqua si fortement les modes de vie.

Pour Saint-Martin-Château en 1847, la commune comptait 1 294 habitants et 160 migrants soit 12,4 % de la population. Parmi ces 160 migrants, 100 étaient maçons et 20 tailleurs de pierre[2].

Administration et pouvoir politique[modifier | modifier le code]

La région[modifier | modifier le code]

Le Limousin est une des 26 régions françaises composée des trois départements Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Situé presque en totalité sur le Massif central, au 1er janvier 2005, il regroupait 724 243 habitants sur près de 17 000 km². Ses habitants sont appelés les Limousins.

Jean-Paul Denanot est Président du Conseil régional du Limousin depuis 2004.

La circonscription[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-Château appartient à la 2e circonscriptionde la Creuse. Celle-ci est composée des cantons de : Ahun, Aubusson, Auzances, Bellegarde-en-Marche, Boussac, Chambon-sur-Voueize, Châtelus-Malvaleix, Chénérailles, La Courtine, Crocq, Évaux-les-Bains, Felletin, Gentioux-Pigerolles, Jarnages, Pontarion, Royère-de-Vassivière, Saint-Sulpice-les-Champs.

Le député de cette circonscription est M. Jean Auclair de l'UMP. Il est par ailleurs Maire de Cressat et Membre du Conseil général de la Creuse, (Canton d'Ahun).

Le département[modifier | modifier le code]

L'Hôtel des Moneyroux à Guéret est le siège du Conseil Général

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche. Ses habitants sont appelés les Creusois.

Les conseillers généraux sont élus dans le cadre des cantons pour une durée 6 ans. En Creuse, il y a 27 cantons et donc 27 conseillers généraux. Ces derniers élisent en leur sein le Président du Conseil Général de la Creuse. Depuis 2001, c'est Jean-Jacques LOZACH, conseiller général de Bourganeuf, qui en est le Président.

Le Canton de Royère-de-Vassivière comporte 7 communes : Le Monteil-au-Vicomte, Royère-de-Vassivière, Saint-Junien-la-Bregère, Saint-Martin-Château, Saint-Moreil, Saint-Pardoux-Morterolles, Saint-Pierre-Bellevue.

Le conseiller général élu est Bernard Laborde (PS), né en 1942 et par ailleurs Maire de Saint-Pardoux-Morterolles. Au sein du Conseil Général, il est 3e vice-président chargé de l’Action sociale et médico-sociale et membre de la Commission Action sociale et médico-sociale[3].

La Communauté de commune[modifier | modifier le code]

Saint-Martin-Château partie de la Communauté de Communes Bourganeuf-Royère. Celle-ci regroupe 20 communes : Auriat,Bosmoreau-les-Mines, Bourganeuf, Faux-Mazuras, Le Monteil-au-Vicomte, Mansat-la-Courrière, Masbaraud-Mérignat, Montboucher, Royère-de-Vassivière, Saint-Amand-Jartoudeix, Saint-Dizier-Leyrenne, Saint-Martin-Château, Saint-Martin-Sainte-Catherine, Saint-Moreil, Saint-Junien-la-Bregère, Saint-Pardoux-Morterolles, Saint-Pierre-Bellevue, Saint-Pierre-Chérignat, Saint-Priest-Palus et Soubrebost.

Les objectifs de la politique intercommunale sont : développement économique, amélioration de l’habitat, préservation du patrimoine naturel et mise en valeur de l’héritage culturel, maintien et accueil des populations et des activités économiques.

La communauté de communes de Bourganeuf et de Royère-de-Vassivière envisage de restaurer les sites de la Martinèche, à Soubrebost, où Martin Nadaud a vu le jour et s’est éteint. Il est proposé de créer un espace de mémoire, de visites et d’animation autour de Martin Nadaud. À cet effet, une souscription publique est proposée[4].

La commune[modifier | modifier le code]

Les élus[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Georges Barlet    
2008 2014 Jean Paul Monnier    
2014   Nicolas DERIEUX    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 157 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 134 1 229 1 110 1 100 1 196 1 230 1 210 1 294 1 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 273 1 176 1 322 1 300 1 235 1 279 1 250 1 289 1 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 228 1 158 1 118 930 812 695 667 572 485
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
373 323 259 219 152 135 134 136 159
2011 - - - - - - - -
157 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cascade des Jarrauds
  • La Cascade des Jarrauds située à Saint-Martin-Château fait partie de la rivière la Maulde, après que celle-ci a reçu son affluent le Langladure. La Cascade des Jarrauds est devenue célèbre en 1889 en permettant l'électrification de Bourganeuf. La Cascade présente une déclivité de 14 mètres sur une longueur d'environ 3 kilomètres.
  • Le GR de pays des cascades, landes et tourbières est un nouveau circuit de 65 kilomètres permettant de relier Royère-de-Vassivière à Bourganeuf en passant par Saint-Martin-Château mais aussi Saint-Pierre-Bellevue, Saint-Pardoux-Morterolles, Faux-Mazuras, Saint-Junien-la-Bregère. Le circuit permet de visiter de nombreux sites naturels et monuments remarquable de la région : tourbière, Cascade des Jarrauds, Moulin d'Augerolles, Tours Zizim, pont de planche en granit, Croix, églises, sites inscrits des Gorges du Verger et des Roches du Mazuras...Le circuit peut s'effectuer en à pieds en 3 ou 4 jours ou en 1 ou 2 jours en VTT ou à cheval[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcel Deprez né à Aillant-sur-Milleron en 1843 et mort à Vincennes en 1918, est un ingénieur français ayant essentiellement travaillé sur l'électricité. De 1876 à 1886, Deprez mène les premiers essais de transport d'électricité sur de longues distances à Creil. À l'Exposition internationale d'électricité de Paris en 1881, il présente pour la première fois une installation de distribution d'énergie électrique alimentée par deux dynamos. Marcel Deprez permit de réaliser le transport de l'électricité entre les installations des usines de la Cascade des Jarrauds et Bourganeuf.
  • Henri Prébost est un Soldat fusillé pour l'exemple. Il est né le 1er septembre 1884 à Saint Martin Château, il vivait à Villeurbanne où il exerçait le métier de maçon de la Creuse. Pendant la guerre de 1914-1918, Henri Prébost a été incorporé au 63e RI, 5e Cie. Il a été fusillé pour l'exemple le 20 avril 1915 à Flirey avec trois autres soldats, suite au refus collectif de sa compagnie de remonter à l'assaut de la crête de MortMare. Réhabilité par jugement de la cour spéciale de justice militaire le 30 juin 1934, Henri Prébost a été désigné par ces supérieurs pour être fusillé car il était militant du syndicat de la Confédération générale du travail fondée à Limoges en 1895. Henri Prébost et Félix Baudy son compagnon de Royère-de-Vassivière ont été rétablis dans leur honneur en 1934. Les Fusillés pour l'exemple de Flirey s'ajoutent à ceux de Vingré, Fontenoy, Fleury, Mouilly, Montauville... En quatre ans, 2 400 "poilus" auront été condamnés à mort et 600 exécutés, les autres voyant leur peine commuée en travaux forcés. Henri Prébost est enterré à Villeurbanne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Dictionnaire Hydrologique de 1823
  2. Source :Quand Martin Nadaud maniait la truelle... La vie quotidienne des maçons limousins, 1830-1849, de Pierre Urien, Felletin, Association les Maçons de la Creuse, 1998, 143 pages, préface de Pierre Riboulet Page 137.
  3. ROYERE-DE-VASSIVIERE - Conseil Général de la Creuse
  4. Souscription publique
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  7. http://www.tourmagazine.fr/Creuse-le-1er-sentier-de-randonnee-labellise-GR-de-Pays-_a5778.html Le premier GR de pays en Creuse


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :