Saint-Martin-Château

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Saint-Martin-Château
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Royère-de-Vassivière
Intercommunalité Communauté de communes Bourganeuf et Royère-de-Vassivière
Maire
Mandat
Nicolas Derieux
2014-2020
Code postal 23460
Code commune 23216
Démographie
Population
municipale
157 hab. (2011)
Densité 5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 29″ N 1° 47′ 59″ E / 45.8580555556, 1.7997222222245° 51′ 29″ Nord 1° 47′ 59″ Est / 45.8580555556, 1.79972222222  
Altitude Min. 410 m – Max. 741 m
Superficie 31,25 km2
Localisation

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Saint-Martin-Château est une commune française située dans le département de la Creuse en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Maulde, vient du plateau de Millevaches où, barrée, elle forme le vaste lac de Vassivière. Elle va à Peyrat-le-Château et vers les autres lacs de barrages hydroélectriques en aval. Elle finit dans la Vienne un peu avant Saint-Léonard-de-Noblat. Près de Saint-Martin-Château elle descend la Cascade des Jarrauds qui permit en 1889 l'électrification de Bourganeuf avec une des premières centrale hydro électrique de France. Sur la commune ses principaux affluents sont le ruisseau de Tourtoulloux (aussi dit ruisseau de la Buse) et le ruisseau de Langladure (aussi dit ruisseau de Masgrangeas).

Les "planches" sont une particularité du plateau de Millevaches. Ce sont des ponts dont le tablier entre deux piles est fait d'une grande "planche" de pierre taillée. Parfois il y a deux "planches" côte à côte. Il fallait de la pierre qui s'y prêtait. C'est le granite à deux micas du Millevaches celui que l'on appelle dans la commune « pierre du Compeix ».

Elles ont été posées pour les piétons, car elles sont en général trop étroites pour une charrette. Pour celles-ci il y avait toujours un gué proche. Ces "planches" de pierre pèsent de l'ordre de 2 tonnes et parfois plus. Elles sont toutes accessibles par des chemins à faible distance des routes et la plupart ont été flêchées par l'association "Éclats de rives".

Les "planches" sont au nombre de sept. Il y a également deux vieux ponts à Palin et à Villegouleix.

Ce sont : dans le nord de la commune : les trois planches de La Clavelle, de Pont et de Verrière. Dans la partie centrale : la planche Périne située sur le Langladure, les deux planches de La Cour, les ruines du pont Palin. Au sud : la planche La Pierre et le pont de Villegouleix.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la création du département de la Creuse à la Révolution française, le 4 mars 1790, la paroisse de Saint-Martin-Château faisait partie du Poitou, de la généralité de Limoges, de la sénéchaussée de Montmorillon et de l’archiprêtré d’Aubusson. C’était une cure séculière placée sous le vocable de saint Martin, évêque de Tours. La nomination des titulaires appartenait au prieur de Peyrat-le-Château.

Entre 1143 et 1156, l'évêque de Limoges, Gérald II, donna l’église de Saint-Martin-Château à l'Abbaye Saint-Martial de Limoges et de Saint Denis de Peyrat. L’église date du XIIe siècle, elle abrite un tombeau sculpté du XVe siècle.

Guillaume de Lomènie, seigneur de Saint Martin-Château et de Saint-Pardoux-Lavaud, demeurant au château de Monteil vendit en 1776, la seigneurie de Saint-Pardoux-Lavaud avec les droits de justice, qu’il avait sur ce lieu, a Pierre Esmoing chevalier, et à François Esmoing, prieur de Sainte-Croix-de-Josselin, demeurant au château de la Grillére. Le revenu de la cure était de 2 280 livres en 1780.

XIXe siècle

La cascade des Jarrauds rentre dans l'histoire au XIXe siècle alimentant une dynamo permettant à la ville de Bourganeuf d'être la troisième ville française à recevoir l'électricité en 1886.

La Maulde ou Maude au XIXe siècle permettait d'acheminer du bois à partir de Saint-Martin-Château vers Limoges[1].

En 1846, la commune comptait 1 294 habitants et 160 migrants soit 12,4 % de la population. Parmi ces 160 migrants, 100 étaient maçons et 20 tailleurs de pierre[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Georges Barlet    
mars 2008 mars 2014 Jean-Paul Monnier    
mars 2014 en cours Nicolas Derieux    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 157 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 134 1 229 1 110 1 100 1 196 1 230 1 210 1 294 1 311
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 273 1 176 1 322 1 300 1 235 1 279 1 250 1 289 1 290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 228 1 158 1 118 930 812 695 667 572 485
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
373 323 259 219 152 135 134 136 159
2011 - - - - - - - -
157 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cascade des Jarrauds

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Marcel Deprez né à Aillant-sur-Milleron en 1843 et mort à Vincennes en 1918, est un ingénieur français ayant essentiellement travaillé sur l'électricité. De 1876 à 1886, Deprez mène les premiers essais de transport d'électricité sur de longues distances à Creil. À l'Exposition internationale d'électricité de Paris en 1881, il présente pour la première fois une installation de distribution d'énergie électrique alimentée par deux dynamos. Marcel Deprez permit de réaliser le transport de l'électricité entre les installations des usines de la Cascade des Jarrauds et Bourganeuf.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source : Dictionnaire Hydrologique de 1823
  2. Source :Quand Martin Nadaud maniait la truelle… La vie quotidienne des maçons limousins, 1830-1849, de Pierre Urien, Felletin, Association les Maçons de la Creuse, 1998, 143 p., préface de Pierre Riboulet p. 137.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. http://www.tourmagazine.fr/Creuse-le-1er-sentier-de-randonnee-labellise-GR-de-Pays-_a5778.html Le premier GR de pays en Creuse


Liens externes[modifier | modifier le code]

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