Mirambeau (Charente-Maritime)

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45° 22′ 27″ N 0° 34′ 09″ W / 45.3741666667, -0.569166666667

Mirambeau
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, de style néo-roman, est située en centre-ville.
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, de style néo-roman, est située en centre-ville.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Jonzac
Canton Mirambeau
Code commune 17236
Code postal 17150
Maire
Mandat en cours
Sylvie Rodeau
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute-Saintonge
Démographie
Population 1 502 hab. (2009)
Densité 56 hab./km2
Gentilé Mirambeaulais
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 27″ Nord
       0° 34′ 09″ Ouest
/ 45.3741666667, -0.569166666667
Altitudes mini. 9 m — maxi. 108 m
Superficie 26,94 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Mirambeau est une commune française située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes. Ses habitants sont les Mirambeaulais.

Petite cité dynamique groupée au pied d'un château aux origines séculaires, elle est un chef-lieu de canton et un pôle commercial actif, jouant un rôle de relais entre les principales agglomérations de la région. Véritable « porte d'entrée » de l'Aquitaine, elle est desservie par plusieurs voies de communications importantes, dont l'autoroute A10, qui placent la ville à moins d'une demi-heure de Bordeaux, Saintes ou Royan.

Centre économique non négligeable au regard du caractère essentiellement rural de la Haute-Saintonge, Mirambeau concentre commerces, supermarchés et entreprises diverses, au sein d'une zone d'activité qui contribue à l'attractivité de la ville. Sa qualité de chef-lieu de canton vaut par ailleurs à Mirambeau d'être dotée d'infrastructures adaptées dans les domaines de l'éducation (collège Didier Daurat), de la culture (bibliothèque, centre culturel en projet) et de la santé.

Jouant de plus en plus la carte du tourisme, la commune bénéficie de sa situation, au cœur des vignobles de Cognac, à proximité immédiate de ceux du Bordelais, et non loin des stations balnéaires de la côte de Beauté.

Mirambeau appartient à la Communauté de communes de la Haute-Saintonge, structure intercommunale regroupant 57 043 habitants (2006).

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Présentation

Paysage vallonné à Petit-Niort

La commune est située à environ 10 kilomètres de Jonzac[1], 20 kilomètres de Pons[2], 40 kilomètres de Saintes[3], 45 kilomètres de Royan[4], 60 kilomètres de Bordeaux[5] et 95 kilomètres de La Rochelle[6].

[modifier] Communes limitrophes

Communes limitrophes de Mirambeau
Saint-Dizant-du-Bois Nieul-le-Virouil Allas-Bocage
Saint-Martial-de-Mirambeau Mirambeau Soubran
Saint-Bonnet-sur-Gironde Pleine-Selve
(Gironde)
Boisredon

[modifier] Climat

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[7].

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6° C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39° C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[8].

À Bordeaux, géographiquement bien plus proche, les températures moyennes relevées sont de 6,4 °C en janvier et de 20,9 °C en août, avec une moyenne annuelle de 13,3 °C. Les records de chaleur enregistrés sont de 41,9 °C le 16/8/1892 et les records de froid de -16,4 °C le 16/1/1985. Le département de la Gironde connaît en moyenne 15 à 20 jours en été où les températures dépassent les 30 °C. Des températures extrêmes peuvent aussi être observées comme lors de l'été 2003 où la température a atteint 41 °C. Ce même été, il y a eu 12 jours consécutifs où les maximales ont atteint ou dépassé les 35 °C.

Charente-Maritime et Gironde ont cependant connu des hivers très froids en 1956, 1985, 1987 et 2012.

La région a été durement affectée par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés sont atteints avec 198 km/h au nord de l'île d'Oléron (station de la pointe de Chassiron). Des pointes à 194 km/h sont relevées à Royan.

Un an après le passage de la tempête Klaus (janvier 2009), la commune est touchée par la tempête Xynthia (février 2010). Si de violentes bourrasques sont relevées sur la commune, le territoire ne souffre que quelques dégâts matériels (chutes d'arbres, de poteaux électriques, etc.).

Les tableaux suivants résument les principales données climatiques des stations de Météo-France de Bordeaux (environ 50 kilomètres au sud) et de La Rochelle (environ 100 kilomètres au nord-ouest).

[modifier] Données météorologiques à Bordeaux

Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 3,4 4,6 6,6 10,3 13 15,1 15,2 12,5 9,5 5,5 3,8 8,5
Température moyenne (°C) 6,4 7,6 9,6 11,6 15,4 18,3 20,8 20,9 18,1 14,2 9,4 7,3 13,3
Température maximale moyenne (°C) 10 11,7 14,5 16,5 20,5 23,5 26,4 26,6 23,7 18,8 13,4 10,7 18,1
Précipitations (mm) 92 82,6 70 80 83,9 63,8 54,5 59,5 90,3 94,1 106,9 106,7 984,1
Record de froid (°C) -16,4 -15,2 -9,9 -5,3 -1,8 2,5 4,8 1,5 -1,8 -5,3 -12,3 -13,4 -16,4
Record de chaleur (°C) 20,2 26,2 29,8 31,1 35,4 38,5 39,2 41,9 37,6 32,2 25,1 22,5 41,9
Source : Le climat à Bordeaux (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1880)[9]


[modifier] Données météorologiques à La Rochelle

Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18,0 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111,0 174,0 212,0 239,0 272,0 305,0 277,0 218,0 167,0 107,0 85,0 2 250,0
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57,0 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[10].


[modifier] Histoire

Le roi Louis XIV a couché dans la ville le 16 octobre 1650.

Le 4 décembre 1700 Philippe V, petit-fils de Louis XIV, part de Versailles pour rejoindre le trône d'Espagne. À 17 ans il y prendra la succession de son grand-oncle Charles II d'Espagne mort le 1er novembre. L’équipage et la suite du futur roi Philippe V d’Espagne se composaient de 33 carrosses, 27 fourgons, 50 chariots et 174 chevaux.

Il passe par Mirambeau le mardi 28 décembre 1700 et, en compagnie des princes l'accompagnant, s'arrête au Petit Niort pour y entendre la messe. Il pleut depuis plusieurs jours et un des carrosses chavire.

[modifier] Héraldique

Blason Blasonnement
De gueules au lion d’or armé, lampassé et couronné d’azur [11].

[modifier] Politique et Administration

[modifier] Administration municipale

De 1789 à 1799, en vertu de la loi du 14 décembre 1789, les agents municipaux (maires) sont élus au suffrage direct pour 2 ans et rééligibles, par les citoyens actifs de la commune âgés d'au moins 25 ans, contribuables payant une contribution au moins égale à 3 journées de travail dans la commune. Sont éligibles ceux qui paient un impôt équivalent au moins à dix journées de travail.

L'hôtel de ville est une réalisation néo-classique datant de la fin du XIXe siècle

De 1799 à 1848, La constitution du 22 frimaire an VIII (13 décembre 1799) revient sur l’élection du maire, les maires sont nommés par le préfet pour les communes de moins de 5 000 habitants. La Restauration instaure la nomination des maires et des conseillers municipaux. Après les lois organiques 1831, les maires sont nommés (par le roi pour les communes de plus de 3 000 habitants, par le préfet pour les plus petites), mais les conseillers municipaux sont élus au suffrage censitaire pour six ans.

Du 3 juillet 1848 à 1851, les maires sont élus par le conseil municipal pour les communes de moins de 6 000 habitants.

De 1851 à 1871, les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants et pour 5 ans à partir de 1855. Après 1871, les maires sont de nouveau élus, sauf dans les chefs-lieux (de départements, d'arrondissements ou de cantons).

Ce n'est que le 28 mars 1882, qu'une loi sur l’organisation municipale (encore en vigueur) est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire et des adjoints par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune (sauf pour Paris). La loi du 5 avril 1884 fixe le mandat à quatre ans, durée portée le 10 avril 1929 à six ans[12].

La commune ayant moins de 3 500 habitants l'élection des conseillers municipaux est au scrutin majoritaire[13] plurinominal à deux tours, avec panachage :

  • au premier tour, des candidats sont élus s'ils ont obtenu la majorité absolue et le vote d'au moins le quart des électeurs inscrits[14] ;
  • au second tour, la majorité relative suffit. Les listes ne sont pas obligatoires. Les suffrages sont comptabilisés individuellement, et le panachage est autorisé.

De par sa taille, la commune dispose d'un conseil municipal de 19 membres (article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[15]). Lors du scrutin de 2008 Sylvie Rodeau est élue conseillère municipale au second tour et prend les fonctions de maire. Le taux de participation a été de 76,67 % au premier tour et de 76,21 % au second[16].

[modifier] Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
- 1995 Michel Rigou PRG -
1995 2001 Jacques Huleux DVD -
2001 2008 Maurice Marzal NC -
2008 - Sylvie Rodeau SE -
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Instances judiciaires

Article connexe : Justice en Charente-Maritime.

Mirambeau dépend du tribunal d'instance de Jonzac, du tribunal de grande instance de Saintes, et de la cour d'appel de Poitiers. Elle dépend par ailleurs du tribunal pour enfants de Saintes, du conseil de prud'hommes de Saintes, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux[17].

[modifier] Fiscalité

[modifier] Fiscalité locale

L'imposition des ménages et des entreprises à Mirambeau en 2009[18]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 6,64 % 4,80 % 6,75 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 13,70 % 5,44 % 13,28 % 3,32 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 41,42 % 4,57 % 27,65 % 8,63 %
Taxe professionnelle (TP) 13,13 % 1,59 % 8,85 % 2,51 %


La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[19]).

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

[modifier] Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Mirambeau depuis 1793. D’après le recensement Insee de 2009, Mirambeau compte 1 502 habitants.

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 119 2 060 1 955 2 336 2 395 2 414 2 378 2 302 2 290 2 359
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
2 299 2 384 2 404 2 277 2 189 2 148 2 095 2 010 1 951 1 987
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 877 1 751 1 770 1 744 1 675 1 565 1 520 1 480 1 541 1 364
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 - - -
1 344 1 409 1 457 1 454 1 470 1 486 1 502 - - -
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962[20], base Insee à partir de 1968 (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[21],[22]

[modifier] Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (32,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (28,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 30,5 %) ;
  • 51,6 % de femmes (0 à 14 ans = 14,4 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 17,8 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 34,8 %).
Pyramide des âges à Mirambeau en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
1,0 
11,4 
75 à 89 ans
14,2 
19,0 
60 à 74 ans
19,6 
21,0 
45 à 59 ans
21,0 
19,3 
30 à 44 ans
17,8 
12,4 
15 à 29 ans
11,9 
16,8 
0 à 14 ans
14,4 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2007 en pourcentage[24]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,5 
8,6 
75 à 89 ans
11,9 
16,4 
60 à 74 ans
17,1 
21,3 
45 à 59 ans
21,1 
19,1 
30 à 44 ans
18,5 
16,8 
15 à 29 ans
14,7 
17,3 
0 à 14 ans
15,1 

[modifier] Économie

La commune abrite une zone d'activité (ZA de la Grange à Prévaud) de 81 620 mètres carrés[25]. Cette dernière réunit de nombreuses entreprises, un supermarché Super U, deux enseignes de hard-discount (Lidl et Le Mutant) et des boutiques spécialisées.

[modifier] Culture locale et patrimoine

[modifier] Monuments et lieux touristiques

[modifier] Château de Mirambeau

Article détaillé : Château de Mirambeau.

Le château (propriété privée), dont l'existence est mentionnée dès le XIe siècle, est situé sur une hauteur dominant la cité de près de quarante mètres.

Facade principale du château de Mirambeau.

L'ancienne forteresse médiévale était l'une des nombreuses places-fortes qui scandaient ces « marches » de Saintonge et de Guyenne. Elle appartient à Artaud de Mirambeau (ou de Mirambel) en 1083, puis, deux siècles plus tard, à Guilhem de Cheyning, lieutenant du roi-duc Édouard Ier. Particulièrement convoité au cours de la Guerre de Cent ans, il passe alternativement aux mains des Français et des Anglo-Aquitains. En 1345, il est repris aux Français par Henry de Grosmont, comte de Derby, au cours de sa mémorable « chevauchée ». En 1415, la place de Mirambeau échoit au Français Jean II de Harpedanne, sénéchal de Saintonge.

Dissimulé par un parc, le château n'est que difficilement visible depuis le centre-ville. Il ne conserve que peu d'éléments vraiment anciens, sinon un châtelet et un pan de courtines, refaits au XVIIe siècle. Le corps de bâtiment date essentiellement du XIXe siècle, et mêle styles néo-Louis XIII et néo-Renaissance. La chapelle, un peu en retrait, est de style néo-gothique.

Le château de Mirambeau est aujourd'hui reconverti en hôtel de haut standing, classé 5 étoiles. Il compte 22 chambres, un restaurant gastronomique et est entouré d'un parc de huit hectares et d'un jardin d'hiver.

[modifier] Château Chotard

Cette demeure bourgeoise est construite en 1877 pour Alcide Chotard, homme d'affaire et banquier, venu s'installer dans la commune. S'inspirant de façon assez surprenante de l'architecture flamande, cette « folie » est composée d'un corps de bâtiment flanqué de deux pavillons surmontés de hauts pignons à redans. L'intérieur, aménagé dans le goût de l'époque, se voulait confortable et fonctionnel : il conserve des cheminées en marbre, des boiseries et des plafonds moulurés. Le château est entouré d'un parc à l'anglaise. Propriété privée, il ne se visite pas.

[modifier] Église Notre-Dame-de-l'Assomption

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est située en centre-ville. Construite au XIXe siècle, elle remplace une ancienne chapelle des Récollets, devenue vétuste.

La façade de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, de style néo-roman.

L'implantation d'un couvent de Pères Récollets intervient en 1715, afin de contrer l'influence des idées protestantes, de développer l'instruction religieuse et de « dire la maisse » (sic). Assumant le rôle d'église paroissiale pendant près de cent quinze ans, elle est dans un tel état de délabrement qu'en 1836, on renonce à l'idée de la remettre en état et qu'on préfère envisager une reconstruction totale. En 1841, la chapelle des Récollets est démolie, sans qu'une nouvelle église ait encore été édifiée. Il faut attendre 1856 pour que l'église actuelle sorte de terre : non sans mal, la nature du sol ayant forcé ses concepteurs à creuser des fondations de plus de trois mètres, afin de bien stabiliser l'édifice. Les voûtes sont posées en 1857, mais la façade et le clocher ne sont élevés qu'à partir de 1875. Enfin, en 1889, le chœur et le transept sont décorés de fresques dans des tons bleu et or. Au total, plus de 100 000 francs auront été nécessaires à l'achèvement de l'église, somme payée en partie grâce à une souscription, mais aussi grâce à une généreuse contribution de la famille Duchâtel, propriétaire du château à cette époque.

L'église est de style néo-roman. En forme de croix latine, elle se compose d'un vaisseau unique couvert d'une voûte en plâtre, en anse de panier, d'un transept peu saillant et d'une abside hémicylindrique. La façade, d'une belle élévation, est composée de trois registres verticaux et se distingue par la présence d'un clocher-porche inspiré de l'architecture romane, surmonté d'une élégante flèche en pierre cantonnée de pinacles. L'intérieur conserve des boiseries, au niveau du chœur, une peinture représentant l'Immaculée Conception, exécutée dans le style du peintre espagnol Bartolomé Murillo, ainsi qu'une Crucifixion, dons de l'empereur Napoléon III, qui visite cette église en 1860.

Le croisillon sud abrite une statue de la Vierge à l'Enfant, classée aux monuments historiques, tandis que près de l'entrée se trouvent des fonds baptismaux du XVIIe siècle, vestiges de l'ancienne chapelle des Récollets. Ornés de têtes d'anges, ils sont également classés aux monuments historiques.

[modifier] Église St-Martin

L'église Saint-Martin est située à Petit-Niort, ancienne commune ayant fusionné avec Mirambeau peu après la Révolution. Cette ancienne église priorale et paroissiale est une des rares du département à conserver des éléments pré-romans. Le mur nord de la nef est en effet en petit appareil, et présente la particularité d'être percé d'une petite baie en plein cintre dotée d'un claustrum, c'est-à-dire d'une fenêtre en pierre ajourée, caractéristique d'une époque où le verre était l'apanage des paroisses les plus riches.

Façade de l'église Saint-Martin, caractéristique du premier art roman saintongeais.

La crypte, assez fruste, voûtée en berceau, est également typique de ce type d'architecture. Une charte de cette époque permet de savoir que l'église est alors une dépendance de l'abbaye de Savigny, en Normandie. Partiellement reconstruite entre le XIe et le XIIe siècles, qui voit fleurir une forme particulière d'art roman appelé « roman saintongeais », elle est notamment dotée d'une façade avec portail unique à cinq voussures et à cordon double, surmonté d'une série d'arcatures et de modillons.

Des modifications importantes sont apportées à l'édifice au XVe siècle, soit qu'il ait été victime de dégâts pendant la Guerre de Cent ans (la région de Mirambeau, aux portes de la Guyenne, ayant été le théâtre d'âpres combats), soit que l'usure du temps ait imprimé trop fortement sa marque. Le chœur est modifié, et un collatéral dit « de la Vierge » est édifié au sud : il présente des baies au remplage compliqué, avec soufflets et mouchettes, caractéristique du gothique flamboyant. L'intérieur est divisé en trois vaisseaux par de grosses piles carrées. Seuls le chœur et la chapelle sud sont voûtés, le reste étant couvert d'une charpente apparente, de facture assez grossière.

L'église est classée au titre des monuments historiques en 2002. Elle n'est ouverte au public qu'à de rares occasions, en raison de l'état de l'édifice, très dégradé et en attente de restauration.

[modifier] Lavoir des Sept Fonds

Ce lavoir a été restauré en 1997.

[modifier] Aux alentours

Les environs de Mirambeau recellent de nombreux sites touristiques. Au nord-ouest, aux villages et petits ports pittoresques du bord d'estuaire (Saint-Thomas-de-Conac, Saint-Fort-sur-Gironde, Port-Maubert, Mortagne ou encore Talmont-sur-Gironde) succèdent les stations balnéaires de la côte de Beauté, dont Royan, ville d'art et d'histoire, est la plus célèbre et la plus fréquentée. Dans l'intérieur des terres, de nombreux villages sont renommés pour leurs églises romanes.

Les ruines du château-fort de Montguyon, à 35 kilomètres au sud de Mirambeau.

À une dizaine de kilomètres à l'est de Mirambeau, la petite cité de Jonzac est une station thermale, abritant par ailleurs un complexe touristique comprenant un lagon artificiel, un centre de remise en forme et un casino, les « Antilles de Jonzac ». Non loin de là, Pons est une cité médiévale renommée, conservant notamment un imposant donjon et un hôpital des pèlerins classé au patrimoine mondial de l'humanité. À l'opposé, en s'enfonçant au sud de la Haute Saintonge, s'étend la région des « Trois Monts » : Montendre, dominée par son château, aux portes d'une vaste pinède, la forêt de la Double; Montguyon, avec les ruines romantiques de son château-fort à-demi effondré, et Montlieu; vient ensuite Saint-Aigulin, petite cité coquette, aux confins du Périgord.

Enfin, au sud de Mirambeau, répondant au vignoble de Cognac, s'étend le domaine des vins de Bordeaux (côtes-de-blaye), où de nombreuses propriétés proposent des dégustations de leurs produits. Centre névralgique de cette avenante région viticole, la ville de Blaye est connue pour sa citadelle, monumentale œuvre de Vauban, classée au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

[modifier] Patrimoine culturel

Article connexe : Culture en Charente-Maritime.

[modifier] Langue saintongeaise

Carte représentant l'aire linguistique du Saintongeais dans les Charentes et le Nord-Gironde
Aire linguistique du Saintongeais
Article détaillé : Saintongeais.

La commune est située dans l'aire linguistique du saintongeais, un dialecte faisant partie de la famille des langues d’oïl, branche des langues romanes, qui comprend également le français, l’angevin le picard et le poitevin avec lequel il est souvent regroupé dans un domaine plus vaste, le poitevin-saintongeais.

Le saintongeais (saintonjhais) est la langue vernaculaire parlée en Saintonge ainsi que dans une partie de l'Aunis, de l'Angoumois, mais aussi dans quelques enclaves de Guyenne (Pays Gabay ou Grande Gavacherie, Petite Gavacherie autour de Monségur et enclave du Verdon, en Médoc). On l’appelle parfois aussi le charentais ou encore le patois charentais. Les locuteurs sont dits patoisants.

Le saintongeais a fortement influencé l’acadien et en conséquence, par ricochet, le cadien ; quant au québécois, il a été influencé par les parlers tels que le normand, le francien et le saintongeais.

La langue saintongeaise présente de nombreux traits communs avec des langues telles que le cadien ou l'acadien, ce qui s'explique par les origines saintongeaises d'une partie des émigrants vers la Nouvelle-France au XVIIe siècle.

[modifier] Gastronomie

Le pineau des Charentes est un vin de liqueur produit traditionnellement dans la région.

La gastronomie saintongeaise est principalement axée sur trois types de produits : les produits de la terre, les produits de la mer et les produits de la vigne.

Les préparations à base de viande de porc occupent une place prépondérante dans la cuisine régionale : ainsi des gratons ou des grillons, sortes de rillettes à base de viandes rissolées et confites dans leur graisse, du gigorit (ou gigourit), un civet mêlant sang, gorge, foie et oignons, ou de la sauce de pire, à base de fressure, d'oignons et de vin blanc de pays[26].

La cuisine saintongeaise intègre tout naturellement de nombreuses recettes à base de « cagouilles », le nom local de l'escargot petit-gris. Animal tutélaire de la Saintonge, il est notamment cuisiné « à la charentaise », c'est-à-dire cuit dans un court-bouillon agrémenté de vin blanc, d'ail et de mie de pain.

Carte des différentes zones de production du Cognac et du Pineau dans les deux Charentes : Saint-Bonnet-sur-Gironde est en fins bois
Zone de production du cognac et du pineau.

Parmi les autres spécialités locales, il convient de noter également les pibales (alevins d'anguille pêchés dans la Gironde, spécialité de Mortagne et de Blaye), les huîtres de Marennes-Oléron, les sardines de Royan, les « thyeusses de gueurnouilles » (cuisses de grenouilles), la « sanglette », une galette préparée à base de sang de poulet et d'oignons cuits, le farci saintongeais (varante du farci poitevin), le lapin au pineau, le foie gras ou encore les confits.

Les desserts traditionnels sont issus de la cuisine paysanne : millas (gâteau à la farine de maïs, qu'on retrouve dans une grande partie du Sud-Ouest de la France), galette charentaise, au beurre de Charentes-Poitou, ou encore « merveilles » (beignets).

Les vignes de la région servent à la confection d'eaux-de-vie réputées, telles que le pineau des Charentes et plus encore, le cognac. La commune de Mirambeau est ainsi intégralement située dans la zone de production des « fins bois ».

En passant la limite administrative avec le département de la Gironde et la région Aquitaine, on entre dans le domaine des vins de Bordeaux, et plus particulièrement des côtes-de-blaye.

[modifier] Notes et références

  1. Distances orthodromiques entre Mirambeau et Jonzac
  2. Distances orthodromiques entre Mirambeau et Pons
  3. Distances orthodromiques entre Mirambeau et Saintes
  4. Distances orthodromiques entre Mirambeau et Royan
  5. Distances orthodromiques entre Mirambeau et Bordeaux
  6. Distances orthodromiques entre Mirambeau et La Rochelle
  7. Données Météo France.
  8. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  9. Météo stats | Station Bordeaux
  10. (fr) Climatologie mensuelle à La Rochelle sur infoclimat.fr. Consulté le 22 octobre 2009
  11. Gaso.fr
  12. La décentralisation, site de l'Assemblée nationale
  13. art L. 252 du code électoral
  14. art L. 253 du code électoral
  15. (fr) nombre des membres du conseil municipal des communes, Legifrance
  16. Résultats élections municipales 2008 à Mirambeau sur linternaute.com
  17. Juridictions de Mirambeau sur ministère de la Justice. Consulté le 27 février 2012
  18. (fr) Impots locaux à Mirambeau, taxes.com
  19. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 6 août 2010
  21. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur Insee. Consulté le 6 août 2010
  22. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consulté le 6 août 2010
  23. Évolution et structure de la population à Mirambeau en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2010
  24. Résultats du recensement de la population de la Charente-Maritime en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 6 août 2010
  25. Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, p.463
  26. Charente-Maritime, encyclopédie Bonneton, p. 106-107

[modifier] Voir aussi

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