Guîtres

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guîtres
En bordure de l'Isle, Guîtres et son abbatiale
En bordure de l'Isle, Guîtres et son abbatiale
Blason de Guîtres
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Libourne
Canton Guîtres
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Libournais
Maire
Mandat
Francis Péjean
2014-2020
Code postal 33230
Code commune 33198
Démographie
Gentilé Guitrauds
Population
municipale
1 682 hab. (2011)
Densité 335 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 31″ N 0° 11′ 07″ O / 45.04194444, -0.18527777845° 02′ 31″ Nord 0° 11′ 07″ Ouest / 45.04194444, -0.185277778  
Altitude Min. 2 m – Max. 70 m
Superficie 5,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte administrative de Gironde
City locator 14.svg
Guîtres

Géolocalisation sur la carte : Gironde

Voir sur la carte topographique de Gironde
City locator 14.svg
Guîtres

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Guîtres

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Guîtres

Guîtres est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Guitrauds[1].

La ville doit son nom au latin Aquistriae (trois eaux) car elle est traversée par trois cours d'eau, l'Isle et ses deux affluents, le Lary et le Galostre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Située dans le nord de la Gironde, Guîtres est une des principales villes du Pays Gabay, à la limite de l'influence de la langue d'oc en Grande Gavacherie. Elle domine la vallée de l'Isle et est située à 3 km à l'ouest de Coutras.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Guîtres
Bayas Lagorce
Saint-Martin-de-Laye Guîtres Coutras
Sablons

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Lary à Guîtres

Guîtres est situé sur la rive droite de l'Isle, affluent de la Dordogne à sa confluence avec le Lary et le Galostre donc les trois derniers kilomètres séparent Guîtres de Saint-Martin-de-Laye.

Histoire[modifier | modifier le code]

Guîtres est une seigneurie indépendante depuis le XIIe siècle.

La bulle de 1171 du Pape Alexandre III, cite les édifices religieux de Chamadelle, Les Peintures, Porchères, Le Fieu, parmi ceux donnés à l'Abbaye de Guîtres.

Lors de la guerre de Cent Ans, la contrée fut dévastée au point d’avoir la majorité de ses paroisses dites "désertées ou vacantes" de 1360 à 1410 environ. L'apport d'une population des régions septentrionales voisines, Saintonge, Poitou, Vendée, redynamisa alors le territoire qu'on appela "Pays Gabay".

En 1548, les paysans de Guîtres se sont révoltés contre la gabelle.

La ville a été le siège des huguenots en 1587.

Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Guitre.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Guîtres Blason D’azur au puits de Beliste dit Henry IV, recouvert en dôme d'argent, maçonné de sable et ouvert du champ, posé sur une terrasse cousue de gueules[2].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1835 1840 Jean-Baptiste Denieau    
         
1848 1852 Jules-Auguste Hovyn de Tranchère    
1853 1860 Pierre Lartigue    
1860 1864 Jehan Madeleine Largeteau    
         
1892 1898 Ernest Malescot    
1898 1904 Pierre Volmy Gesdon    
         
1945 1947 Eugène Barbaron    
         
1989 1991 Jean Aviotte    
1991 1995 Bernard Ducassou    
1995 2001 Louis Bureau    
mars 2001 (réélu en avril 2014) en cours Francis Péjean PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 682 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 002 933 1 108 1 334 1 270 1 282 1 256 1 324 1 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 370 1 372 1 400 1 484 1 403 1 467 1 490 1 543 1 442
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 481 1 442 1 367 1 198 1 213 1 251 1 212 1 157 1 244
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 242 1 279 1 357 1 377 1 403 1 478 1 532 1 682 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Guîtres depuis 1793. D’après le recensement Insee de 2007, Guîtres compte 1 560 habitants (soit une augmentation de 6 % par rapport à 1999).

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (26,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,9 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 20,4 %) ;
  • 53,9 % de femmes (0 à 14 ans = 16,8 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 16,7 %, plus de 60 ans = 31,4 %).
Pyramide des âges à Guîtres en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
5,9 
7,2 
75 à 89 ans
13,2 
12,5 
60 à 74 ans
12,3 
18,7 
45 à 59 ans
16,7 
21,3 
30 à 44 ans
19,4 
18,3 
15 à 29 ans
15,6 
21,3 
0 à 14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département de la Gironde en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
6,1 
75 à 89 ans
9,4 
12,3 
60 à 74 ans
13,1 
20,7 
45 à 59 ans
20,4 
21,5 
30 à 44 ans
20,6 
20,4 
15 à 29 ans
19,1 
18,5 
0 à 14 ans
16,2 

Gare de Guîtres et musée ferroviaire[modifier | modifier le code]

Cette ancienne gare de chemin de fer, construite en 1874 par la Compagnie des Charentes, puis reprise par les chemins de fer de l'État et la SNCF, est maintenant la propriété de la commune qui en a confié la gestion à L'Association des Amis du Chemin de Fer de la Vallée de l'Isle. Elle est utilisée par le train touristique de Guîtres à Marcenais exploité sur une ancienne voie. Le fonctionnement est assuré par des bénévoles. Les locomotives fonctionnent soit à la vapeur, soit au diesel.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'abbatiale Notre-Dame[7],[8] : ancienne église d'une abbaye de moines bénédictins détruite en 1774 et dont il ne reste plus que l'abbatiale, classée au titre des monuments historiques depuis 1901[9]. Le chœur, le transept et la partie orientale de la nef, de style roman, datent du XIIe siècle [10]. Le portail ouest et la partie occidentale de la nef sont des XIIIe et XIVe siècles alors que le clocher actuel remonte à 1850[10]. En 1973, l’abbé Paul Haverlan rassemble un groupe de réflexion afin d'équiper l'abbatiale d'un grand orgue. La société nantaise Beuchet-Debierre, pour laquelle travaille Martin Haverlan (frère de l'abbé), est choisie pour réaliser les travaux. Ceux-ci auront lieu de 1975 à 1978 pour la première tranche (inauguration le 23 avril 1978 par l'organiste Philippe Lefebvre) et en 1986 pour la deuxième tranche (inaugurée par l'organiste Jean Guillou).
  • Le puits Henri IV, datant des XVIe et XVIIe siècles, est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1956[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Jay (1770-1854), homme de lettres, journaliste, historien et homme politique, est né à Guîtres
  • Nicolas Claude Fabri de Peiresc (1580-1637), savant, littérateur et jurisconsulte, fut abbé commendataire de Guîtres[12].
  • Roger Thabault (1895-1979), pédagogue français, instituteur, inspecteur primaire, inspecteur d'académie à Bordeaux, directeur général de l'Enseignement au Maroc de 1945 à 1955, Inspecteur Général. Résidence d'été à Guîtres.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Schladen (Allemagne) depuis 1994[13]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Godin, Histoire de la ville et du canton de Guîtres ; revue et complétée par J. Hovyn de Tranchère. - [Reproduction en fac-similé] - Paris : le Livre d'histoire, impr. 2006 (02-Autremencourt : Impr. Lorisse). - 1 vol. (247 p.) : couv. ill. en coul. ; 20 cm. - (Monographies des villes et villages de France, ISSN 0993-7129; 2485).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de Guîtres sur habitants.fr, consulté le 19 janvier 2013.
  2. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=5416
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  5. « Évolution et structure de la population à Guîtres en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population de la Gironde en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 6 août 2010)
  7. L'abbatiale de Guîtres sur le site Les amis de l'abbatiale de Guîtres
  8. Abbatiale Notre Dame de Guîtres sur le site Patrimoine au Pays de Guîtres
  9. « Église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 juin 2012.
  10. a et b Panneau d'information du P.S.O. du Libournais, apposé contre le mur nord de la nef
  11. « Puits Henri IV », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 19 juin 2012.
  12. Monument à la mémoire de Peiresc à Belgentier
  13. « Jumelage(s) de Guîtres », sur l'atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures du Ministère des Affaires étrangères (consulté le 19 janvier 2013)