Sources de la Seine

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Sources de la Seine
La Seine, juste après sa source.
La Seine, juste après sa source.
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Commune Source-Seine
Protection Logo monument historique Classé MH (1945)
 Inscrit MH (2016)
Coordonnées géographiques 47° 29′ 10″ N, 4° 43′ 01″ E
Caractéristiques
Altitude 450 m

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

(Voir situation sur carte : Côte-d'Or)
Sources de la Seine

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Sources de la Seine

La Seine prend sa source à Source-Seine, dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté, en France. Le site possède un important sanctuaire gallo-romain.

Généralités[modifier | modifier le code]

La source principale de la Seine est située sur le plateau de Langres (à cheval entre la Côte-d'Or et la Haute-Marne), près de la limite entre la Bourgogne et la Franche-Comté, à 446 m d'altitude[1],[2]. Le plateau donne également naissance à plusieurs autres cours d'eau importants du nord de la France : la Marne, l'Aube et la Meuse.

Administrativement, la Seine prend sa source sur la commune de Source-Seine, à l'est du village, près de sa limite avec Poncey-sur-l'Ignon, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Dijon. Le site est facilement accessible, directement situé à côté de la route départementale 103, elle-même connexe à la D 971. La source est protégée par un nymphée érigé en 1865 par les architectes Gabriel Davioud, Victor Baltard et Combaz, à la suite de l'achat du terrain par la ville de Paris. Il abrite une statue d'une nymphe fluviale, copie d'une œuvre du sculpteur bourguignon François Jouffroy.

Par décret en date du 22 août 2019 le site est classé[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Époque antique[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, le site des sources de la Seine est situé sur le territoire des Lingons, une tribu celte occupant la région du plateau de Langres. À partir de la fin de La Tène, il abrite un sanctuaire aménagé par les Lingons qui y construisent deux temples, une enceinte avec des colonnes et d'autres structures centrées sur la piscine et la source. À l'époque gallo-romaine, entre le Ier siècle et la fin du IVe siècle, le sanctuaire est dédié à la déesse Sequana, nymphe des sources du fleuve.

Le sanctuaire est un lieu de pèlerinage et les fouilles ultérieures ont mis au jour plusieurs centaines d'ex-voto.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Nymphée construit sur la source principale de la Seine.

Une première campagne de fouilles est menée entre 1836 et 1843 sous la direction de l'archéologue Henri Baudot, à la suite de la découverte au siècle précédent de plusieurs artéfacts gallo-romains. Elle met au jour les fondations du sanctuaire et permet la découverte d'une centaine d'ex-votos[4].

La découverte de l'importance historique du site conduit la ville de Paris à racheter le terrain qui entoure la source en 1864. L'année suivante, elle érige une grotte artificielle destinée à la protéger, ainsi qu'une statue de nymphe symbolisant le fleuve, oeuvre du sculpteur dijonnais François Jouffroy connue sous le nom de Nymphe des sources de la Seine. Très dégradé, l'original a été remplacé en 1934 par une copie réalisée par Paul Auban[5].

Le site voit plusieurs campagnes de fouilles au XXe siècle, tout d'abord entre 1930 et 1939 sous la direction d'Henry Corot, puis de 1948 à 1953 par Roland Martin et Gabriel Grémaud. Elles confirment l'importance du sanctuaire, un fanum de tradition celtique étant découvert, ainsi que la source sacrée canalisée et deux bassins destinés aux ablutions. Elles mettent également au jour des objets divers, dont deux statues en bronze, identifiées comme représentant Séquana et un faune. Entre 1963 et 1967, Roland Martin et Simone Deyts extraient d'une zone marécageuse du sanctuaire un ensemble de bois sculptés qui semblent provenir de la source principale et auraient été accidentellement apportées par des crues successives. Au total, 300 morceaux de chêne sculptés sont mis au jour ; gorgés d'eau, ils ont été protégés de l'air et des attaques d'insectes. Les différents objets sont exposés au musée archéologique de Dijon.

Les vestiges gallo-romains sont classés au titre des monuments historiques le [6]. L'ensemble du site archéologique et paysager des sources de la Seine est inscrit au titre des monuments historiques par l'arrêté du [6].

Au XXIe siècle, le désintérêt relatif de Paris pour le site conduit la région Bourgogne à manifester son intérêt pour acquérir la parcelle afin de la mettre en valeur[7].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

[1],[7],[2],[6],[4]

  1. a et b Pierre Gounand, « À qui appartiennent les sources de la Seine ? », Le Bien public,‎ (lire en ligne)
  2. a et b « Repère de nivellement Z.C.R3-7 », Institut national de l'information géographique et forestière
  3. Décret du 22 août 2019 portant classement, parmi les sites du département de la Côte-d'Or, du site des sources de la Seine, communes de Poncey-sur-l'Ignon et Source-Seine
  4. a et b « Campagnes Baudot », Source-Seine
  5. 1864.La Ville de Paris devient propriétaire des Sources de la Seine sur le site de l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon en ligne
  6. a b et c « Vestiges gallo-romains dits Sources de la Seine », notice no PA00112592, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. a et b Xavier Grizot, « La Seine reviendrait enfin aux sources — La ville de Paris pourrait céder son terrain au département », Le Bien public,‎