Abbaye Sainte-Catherine du Mont

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Abbaye Sainte-Catherine du Mont
Image illustrative de l’article Abbaye Sainte-Catherine du Mont
Vues de l'abbaye Sainte-Catherine-du-Mont
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Rattachement Ordre de Saint-Benoît
Début de la construction 1030
Protection  Inscrit MH (1993)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Ville Rouen
Coordonnées 49° 26′ nord, 1° 07′ est

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Abbaye Sainte-Catherine du Mont

L'abbaye Sainte-Catherine-du-Mont, primitivement appelée de la Sainte-Trinité-du-Mont était un monastère bénédictin situé dans les environs de Rouen dans l'actuel département de la Seine-Maritime.

Fondée au XIe siècle, elle fut entièrement détruite sous Henri IV[1] en 1597[2]. Le site fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye avait été fondée en 1030 par un personnage éminent : Gosselin, vicomte de Rouen, seigneur d'Arques et de Dieppe[4]. Le premier abbé est venu de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen

L'abbaye compta parmi ses bienfaiteurs les plus illustres familles normandes : Robert, duc de Normandie, et Guillaume le Conquérant, son fils ; Robert, comte d'Eu, Raoul de Varenne, les seigneurs de Tancarville (comte de Tancarville), de Cailly et d'Esneval, enfin Enguerrand de Marigny qui, en 1312, fit un escalier de pierre pour monter de Rouen à l'abbaye, laquelle était alors fortifiée comme une citadelle[5]. Dominant la ville, cette importante abbaye bénédictine occupait une position militaire stratégique, disputée à chaque conflit[1].

Le florissant monastère fonda bientôt lui-même plusieurs abbayes : celle de Saint-Pierre sur Dives, en 1043 ; celle du Tréport, en 1030 ; celle de Cormeilles, en 1053[5].

En 1045, son fondateur Goscelin y devient moine[6]. Gautier Ier commence la construction d’une nouvelle église par le porche[6]. En 1118, Hugues de Gournay et Étienne d'Aumale, retranchés dans l’abbaye, y construisent un château, pour faire face aux partisans de Guillaume Cliton[7].

En 1130, le corps du fondateur Goscelin est transféré dans la nouvelle église, devant le grand autel[6]. En 1179, le corps de l’évêque Bonitus est translaté dans l’église du Mont, effectué par l'archevêque de Rouen Rotrou[6].

Le roi de France Louis le Hutin y vint en pèlerinage en 1314. La reine Marie, femme de Philippe le Hardi, y était déjà venue pour le même motif, le 2 octobre 1276. Il fut également visité en 1369, 1370 et 1377, par le roi Charles V, qui voulut en être le bienfaiteur[5].

Dépendance
  • Le prieuré de Saint-Aubin des Fresnes, fondation du XIe siècle (territoire contemporain d'Amfreville-la-Campagne).

Liste des abbés[modifier | modifier le code]

  • Isembert[8]. Il a pour élève Nicolas, futur abbé de Saint-Ouen.
  • Rainier 1054-1078
  • Gautier Ier[9] 1078-1120, moine chantre à Saint-Wandrille ou moine de la Trinité-du-Mont.
  • Hélie 1120-1139[10], moine de la Trinité, il en était le prieur avant son abbatiat.
  • Gautier II 1139-1163, moine de la Trinité.
  • Guillaume, moine du Bec, prieur d'Envermeu.
  • Roger 1196-1204

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Yadegar Asisi, Rouen 1431, asisi Edition, , p. 76
  2. Notice no IA00021178, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Site archéologique de la Côte Sainte-Catherine (également sur commune de Bonsecours) », notice no PA00125437, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. François Lemoine et Jacques Tanguy, Rouen aux 100 clochers : Dictionnaire des églises et chapelles de Rouen (avant 1789), Editions PTC, (ISBN 2-906258-84-9)
  5. a b et c Joseph Bunel et Albert Tougard, Géographie du département de la Seine-Inférieure. Arrondissement de Rouen, E. Cagniard, (ISBN 2-86743-057-7)
  6. a b c et d Véronique Gazeau, Normannia monastica: Prosopographie des abbés bénédictins (Xe et XIIe siècles), Publications du CRAHM, Caen, 2007, (ISBN 978-2-902685-44-8)
  7. Selon Ordéric Vital.
  8. Responsable de la Trinité, Il semble ne jamais avoir porté le titre abbatial.
  9. Il est présent au concile de Lillebonne en 1080.
  10. Il meurt le 4 janvier 1139 et il est enterré dans la nef.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]