Neuf-Marché

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Neuf-Marché
Neuf-Marché
La mairie.
Blason de Neuf-Marché
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Gournay-en-Bray
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Rivières
Maire
Mandat
Didier Degry
2014-2020
Code postal 76220
Code commune 76463
Démographie
Gentilé Novomarquiens, Novomarquiennes
Population
municipale
684 hab. (2015 en diminution de 1,16 % par rapport à 2010)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 28″ nord, 1° 42′ 59″ est
Altitude Min. 77 m
Max. 210 m
Superficie 17,71 km2
Localisation

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Neuf-Marché est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie.

Les habitants sont les Novomarquiens et Novomarquiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Neuf-Marché est située dans la vallée de l'Epte.

Hameau

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Novo mercato vers 1060[1], Novo Mercato en 1113, Novum Mercatum vers 1135, Novum Mercatum en 1172-1178, 1189, Novo Mercato vers 1240, Novum Mercatum en 1251, Novum Mercatum en 1363 et romanes Neufmarché en 1458-1459, Neufmarché en 1716, Neufmarché XVIIIe siècle, Neufmarché en 1757, Neufmarché en 1953[2].

Les formes anciennes étant sans équivoque, les toponymistes y voient de manière unanime un « nouveau marché, marché neuf »[3],[4],[5],[6],[Note 1], d'après un mode, une organisation, une architecture ou une spécialisation qui restent à définir. Il s'agit d'un type toponymique attesté en France (et plus généralement, en Europe), à de très nombreuses reprises (cf. Newmarket, Neumarkt).

La prononciation traditionnelle, en voie de disparition, est « Neu-mar-ché » [nømaʁ'ʃe][7]. Jusqu'aux années 1950, la graphie était Neufmarché.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Neufmarché n'est attesté qu'en 1060, et en 1065, le lieu, qu'Orderic Vital note un siècle plus tard castrum quod Novus-Mercatus dicitur[8], était déjà depuis longtemps[évasif] fortifié[9]. Ainsi, selon toute vraisemblance, Neuf-Marché existait avant le traité de Saint-Clair en 911 par lequel le roi de France Charles le Simple cède la Normandie à Rollon le lieu étant situé sur la frontière Normandie-royaume de France[10]. {{|En effet, les Gaulois, avaient de coteaux en coteaux des moyens de transmettre des signaux, pour annoncer des nouvelles importantes, ou pour donner des ordres utiles au salut du pays : c'étaient les télégraphes de nos ancêtres. Les Romains, une fois établis dans les Gaules s'emparèrent de cette invention gauloise[11],[12],[13],[9],[14], et donnèrent un nom, dans leur langue, aux lieux des signaux : « Mons signi » ou « Monsigni »[9]}}.[Information douteuse] [?]

Une voie gallo-romaine y passe, reliant Lyons-la-Forêt à Espaubourg[réf. nécessaire] pour la communication de Beauvais à Rouen en passant l'Epte au pont de Bretel situé sur la commune de Saint-Pierre-es-Champs.

En 1064, le duc Guillaume, qui allait prendre le surnom de conquérant, retira Neuf-Marché des mains de la famille de Geoffroi. Guillaume, voyant que les habitants de Beauvais faisaient tous leurs efforts pour ravager les frontières du duché, confia à plusieurs de ses barons, pour le défendre , le château de Neuf-Marché, après en avoir expulsé, pour une légère offense, Geoffroi qui en était l'héritier naturel. L'entreprise des barons ne réussit guère qu'une année, à cause des habitants de Milly et de Gerberoy et d'autres lieux voisins qui infestaient le pays.
Il confie alors le fort à Hugues de Grandmesnil et Gérold, le Sénéchal. En l'espace d'un an, ils firent prisonniers les deux principaux seigneurs du Beauvaisis, et rétablirent dans le pays une tranquillité parfaite, après avoir battu les autres ennemis.

En 1088, Hugues de Grandmesnil décide de remplacer les chanoines de la collégiale par des moines bénédictins[15].

En 1118-1120 le château de Neuf-Marché est reconstruit par Henri Ier d'Angleterre pour défendre le passage de l'Epte et mettre la Normandie à couvert des hostilités des rois de France. Guillaume de Roumare en devient le gardien. Cependant en 1122, il entre dans la conjuration de la Croix-Saint-Leufroy[16] avec Galéran de Beaumont comte de Meulan, Hugues III de Montfort, Hugues de Neufchâtel, Guillaume Louvel, Baudry de Bray[17], Thibaud Ier dit Payen de Gisors[18], et plusieurs autres qui se prononcèrent ouvertement contre l'usurpation de Henri Ier d'Angleterre, avec lesquels, pendant 2 ans, il mène des raids dévastateurs depuis Neuf-Marché[19].

Après avoir maté la rébellion, Henri Ier d'Angleterre remanie la collégiale en 1128.
Après un accord de paix, en 1154, entre Henri II et Louis VII par lequel le roi d'Angleterre récupère Vernon et Neuf-Marché[20], c'est dans la collégiale Saint-Pierre de Neuf-Marché que, le , Henri d'Angleterre, âgé de 3 ans, fils de Henri II Plantagenêt est fiancé à Marguerite de France, âgée de quelques mois, fille de Louis VII de France.
C'est dans cette même collégiale, en juillet 1160, qu'a lieu le concile validant l'élection du pape Alexandre III et annulant l'élection de l'antipape Victor IV.

En 1195, Philippe Auguste prend Neuf-Marché à Richard Cœur de Lion et le donne à Guillaume III de Garlande en 1198. En 1200, Philippe Auguste, donna à un seigneur de la Lande[21], Tourville-la-Campagne en échange de Neuf-Marché.

En 1290, à Rouen, Jeanne de Beaumont-Gâtinais fait un échange de son château et garenne de Neufmarché-sur-Epte, avec Philippe le Bel[22].

En 1419, Henri V d'Angleterre assiège et reprend Neuf-Marché et détruit la forteresse.

En 1823, la paroisse de Vardes est absorbée par Neuf-Marché.

Aux lieux-dits les Flamants de Neuf-Marché et la Rougemare commune de Mainneville, eut lieu le le surprenant combat de la Rougemare et des Flamants entre un commando allemand et la gendarmerie française[23].

Vardes[modifier | modifier le code]

Vardes est une ancienne paroisse réunie à Neuf-Marché en 1823.

Vardes est un établissement Romain et comme son nom l'indique, un poste pour défendre, en cet endroit, le passage de l'Epte. Son nom vient de Warda, garda, guardia, qui, selon Ducange, signifie praesidium, stalio , corps-de-garde, poste militaire[9].

Le plus ancien seigneur connu de Vardes est Germer de Fly (mort entre 658 et 664), fils de Rigobert qui est un allié du roi Clotaire, est né à Vardes. Après avoir été courtisan et ministre, il devint moine et saint. Il fut premier abbé de l'abbaye Saint-Germer-de-Fly et conseiller des rois Dagobert et Clovis II[9].

En 851 les Vikings emmenés par leur chef Hoseri (Asgeirr), remontent une nouvelle fois la Seine jusqu'à Rouen. Ils hivernent sur le continent pour la première fois. À pied, ils se rendent jusqu'à Beauvais qu'ils incendient[24] ainsi que l'abbaye Saint-Germer-de-Fly avant d'être battus par les troupes Franques à Vardes.

En 1485 il y avait à Vardes une église paroissiale dédiée à la Sainte-Vierge qui fut désaffectée à la Révolution[9].

Au XVIe siècle la seigneurie passe aux mains du vice-amiral de France Charles Crespin du Bec et de la famille Crespin du Bec

On sait que château de Vardes était existant au XIe siècle, en raison de la présence actuelle d'une tour d'Angle datée de cette époque. Il a été ensuite remanié aux XVe, XVIe et XVIIe siècles[25]. L'allée de châtaigniers a été plantée en 1805. Le parc comporte des poiriers dont le plus ancien aurait 400 ans[26]. Jacqueline de Bueil maîtresse officielles d'Henri IV puis épouse de René II Crespin du Bec, marquis de Vardes y serait morte empoisonnée[27],[28]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1936 Georges Heuillard Radical Député
Louis Dumont DVD  
1972 Claude Heuillard Parti radical Député
1972 mars 1977 Jacques Heuillard RPR  
mars 1977 1982 Claude Heuillard UDF  
1982 mars 1989 Marcel Fasquelles DVD  
mars 1989 juin 1995 Françoise Châtel de Brancion DVD  
juin 1995 en cours
(au 30 avril 2014)
Didier Degry UMP  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[30].

En 2015, la commune comptait 684 habitants[Note 2], en diminution de 1,16 % par rapport à 2010 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
816709716616792766801811745
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
697718724720657656629621623
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
586559588592620602619646565
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
600569536514568635671676696
2015 - - - - - - - -
684--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Neuf-Marché

Les armes de la commune de Neuf-Marché se blasonnent ainsi :

D'azur au château de trois tours d'or ouvertes de sable, celle du centre plus haute, posées sur une burelle ondée d'argent; au chef cousu de gueules chargé d'un léopard d'or.

Devise: "Novus mercatum potentissimum poene inexpugnabile" (Neuf Marché puissance presque imprenable).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les sources qui cherchent à faire correspondre la situation géographique avec la nature du toponyme en y voyant une marche au sens de « frontière », ne tiennent pas compte des formes anciennes impliquant le sens de « nouveau marché », ni du fait que la forme normande de marche au nord de la ligne Joret est marque, comme pour Marques, commune située à 47 km au nord de Neuf-Marché. Neuf-Marché est effectivement située au nord de cette isoglosse.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 115
  2. Beaurepaire (Charles de), Laporte (dom Jean), Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, Paris, 1982-1984, p. 715. [1]
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 993a
  4. François de Beaurepaire, op. cit.
  5. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 186a
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume II, chapitre IX « commerce, circulation » I « Marchés », p. 1359, n° 25236 [2]
  7. René Lepelley, op. cit.
  8. Orderic Vital, Historiæ ecclesiasticæ, 1123/1141, éd. Auguste Le Prévost et Léopold Delisle, Jules Renouard, Paris, t. II, 1840, p. 112.
  9. a b c d e et f Nicolas René Potin de la Mairie : Recherches historiques sur la ville de Gournay-en-Bray (suppléments) page 489 et suivantes Gournay, Veuve Folloppe, 1844
  10. Nicolas René Potin de la Mairie : Recherches historiques sur la ville de Gournay (en Bray), Tome Premier page 19 et suivantes Gournay, Veuve Folloppe, 1842
  11. Louis Figuier : LETÉLÉGRAPHE AÉRIEN
  12. HISTOIRE DES TÉLÉGRAPHES
  13. Graham Robb : Sur les sentiers ignorés du monde celte
  14. Alexis Belloc : La télégraphie historique page 23 et suivantes
  15. Vincent Bernard et Frédéric Épaud : Une charpente sculptée du XIe siècle : l'église Saint-Pierre de Neufmarché-en-Lyons
  16. Nobiliaire universel de France Volume 2 page 43
  17. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois : Dictionnaire de la noblesse volume 3 page 147
  18. Seigneurs de Gisors sur racineshistoire.free.fr page 2
  19. François Farin : Histoire de la ville de Rouen volume 1 page 63
  20. Gillingham 1984, p. 21.
  21. Famille des Landes sur racineshistoire.free.fr
  22. Seigneurs de Beaumont-du-Gâtinais ou en-Gâtinais
  23. La Normandie dans la Grande Guerre
  24. P Christian, Alexandre Debelle Histoire des pirates et corsaires de l'Océan et de la Méditerranée D. Cavaillés, 1852
  25. Manoir de Vardes à Neuf-Marché
  26. Le poirier du château de Vardes, Neuf-Marché (Seine-Maritime)
  27. Les Historiettes/Tome 1/15
  28. Henri Pigaillem : Dictionnaire des favorites
  29. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  33. Frédéric Épaud, De la charpente romane à la charpente gothique en Normandie, CRAHM, 2007 (ISBN 978-2-902685-39-4) p. 251-264
  34. Notice sur le site de l'Assemblée nationale
  35. Notice sur le site de l'Assemblée nationale