Rosay-sur-Lieure

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de l’Eure
Cet article est une ébauche concernant une commune de l’Eure.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rosay.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lieure (homonymie).
Rosay-sur-Lieure
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Romilly-sur-Andelle
Intercommunalité Communauté de communes de Lyons Andelle
Maire
Mandat
Jacques Armange
2014-2020
Code postal 27790
Code commune 27496
Démographie
Gentilé Rosayens
Population
municipale
542 hab. (2014)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 22′ 26″ nord, 1° 25′ 52″ est
Altitude Min. 44 m – Max. 155 m
Superficie 8,21 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Normandie

Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
Rosay-sur-Lieure

Géolocalisation sur la carte : Eure

Voir sur la carte topographique de l'Eure
City locator 14.svg
Rosay-sur-Lieure

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rosay-sur-Lieure

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rosay-sur-Lieure
Liens
Site web www.rosaysurlieure.fr

Rosay-sur-Lieure est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rosay-sur-Lieure est un petit village de 568 habitants, situé dans le Vexin Normand à 110 km de Paris et 35 km de Rouen.

En bordure de la Forêt domaniale de Lyons, Rosay est traversé par la Lieure qui prend sa source à 8 km à Lorleau. Cette commune tire son nom du cours d'eau qui l'arrose, affluent de l'Andelle et donc sous-affluent de la Seine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous la forme latinisée Roseyum en 1218[1].

Ce toponyme est issu d’un gallo-roman *RAUSETU « lieu où il y a des roseaux » comme en témoigne d'ailleurs la forme archaïque de Rosay (Seine-Maritime, Rausedo en 750-775[2]), le [t] est passé à [d] (lénition), avant son amuïssement complet caractéristique de l'ancien français. L'ancien français avait aussi rosoi, rosei « lieu où il y a des roseaux »[3], c'est-à-dire « roselière », qui procède du même terme gallo-roman.

En ancien français ros signifiait « roseau », le mot rosel était un diminutif, encore attesté dans certains dialectes (d'où le dérivé roselière), devenu « roseau » en français central[4]. C'est un mot issu du vieux bas francique *raus(a), apparenté à l'allemand Rohr (cf. Schilfrohr « roseau, phragmite »). Le suffixe gallo-roman -ETU (latinisé en -etum dans les textes rédigés en latin médiéval) servait à dériver des noms de végétaux pour indiquer « un ensemble de végétaux appartenant à la même espèce », d'où les finales -ey, -ay, -oy. Les formes -ey, -ay sont plutôt propres à l'ouest de le France, tandis que celle en -oy plutôt caractéristique du nord et de l'est. Ainsi les différents Rosay sont-ils homonymes des différents Rosoy Ce lien renvoie vers une page d'homonymie.

Le suffixe -ETU est encore productif aujourd'hui sous une forme féminine issue de -ETA > -aie, d'où chênaie, hêtraie, roseraie, etc.

Il est cependant impossible de déterminer, étant donné le caractère tardif de l'attestation, de quelle époque date cette formation toponymique, c'est-à-dire si elle remonte au stade du gallo-roman (avant le IXe siècle) ou de l'ancien français (entre le IXe siècle et le XIIIe siècle).

Une rapprochement avec le nom de la rose n'est pas justifié, bien que cette fleur apparaisse sur la plupart des blasons des communes de type Rosay, Rosoy. Outre les mentions les plus anciennes du type Rausedo et le fait que le terme d'ancien français rosoi, rosei « lieu où il y a des roseaux » ne soit jamais attesté avec le sens de « roseraie » dans les textes anciens, le suffixe -ETU n'est en principe jamais associé à un nom de fleur, mais au nom d'une plante, arbuste ou arbre. Ainsi le mot roseraie est-il formé sur le nom du rosier. Il n'y a en outre, pas de formation analogue dans le sud de la France, car la variante occitane rausa n'a pas le sens général qu'a le mot roseau en français et est circonscrite à une petite partie du domaine occitan, ce qui exclut encore une fois le nom de la rose commun aux deux langues.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Rosay est partagée en deux : au bord de la rivière auprès de l'église, et 800m plus haut, sur la plateau, où se trouve la majeure partie du village. Cela est dû au sieur de Frémont, conseiller au Parlement de Rouen et marquis de Rosay, qui vers 1730 décide de déplacer 120 maisons, afin de dégager la vue devant son château.

La richesse du patrimoine de cette région témoigne de la convoitise qu’elle suscitera auprès des rois de France, d’Angleterre et ducs de Normandie. Les seigneurs de Rosay seront des hommes d’influence : Enguerrand de Marigny sera le grand argentier de Philippe le Bel - Guillaume de Gamaches et ses trois frères combattront les Anglais aux côtés du roi Charles VII et de Jeanne d’Arc durant la Guerre de Cent Ans - Nicolas de Frémont obtiendra du roi Louis XIV, en 1680, l’érection de la terre de Rosay en marquisat - la comtesse Apollonie de Valon et son fils Bertrand participeront aux négociations de paix avec la Prusse en 1871. Le salon littéraire de la comtesse accueillera Prosper Mérimée, Guy de Maupassant, Maurice Ravel pour les plus connus. Antoine de La Mare au XVIIe siècle et Gine Delieure de nos jours seront nos poètes. Mais c’est l’abbé Bretocq, curé de 1923 à 1961, Inspecteur des Beaux-Arts et des Monuments historiques, qui conserve le souvenir le plus admiratif auprès des anciens du village. Des générations sont restées à Rosay, vivant de la culture et de l’exploitation de la forêt sans véritablement connaître l’industrialisation.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1810 Philippe Saint-Martin    
1810 1827 Antoine de Frémont   Marquis de Rosay
1828 1840 Pierre Leroy    
1840 1854 Médéric Saint-Martin    
1854 1865 Milliard    
1865 1881 Léon de Valon   Comte, conseiller général
1881 1882 Lucien Crépin    
1881 1884 Charles Crépin    
1884 1887 Léon de Valon   Comte, conseiller général
1887 1888 Henri Hubert    
1888 René de Valon   Vicomte, conseiller général
1922 Léon Demouchy    
1922 Léon Parravez    
Léon Bance    
1940 Jules Pichard    
1940 1942 Edmond Beauclé    
1942 1944 Clausse   Lieutenant-colonel
1944 Edmond Beauclé    
mars 1971 Georges Soudan    
mars 1971 mars 2001 Jean Beharel    
mars 2001 mars 2008 Marc Plaisant    
mars 2008 mars 2014 Edmond Lamotte    
mars 2014 en cours Pascal Beharel SE Agent technique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 542 habitants, en diminution de -2,17 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
753 722 664 685 882 952 919 900 907
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
904 913 923 861 825 738 727 657 671
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
649 650 601 585 566 530 515 569 519
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
480 485 448 443 452 464 548 549 542
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le chevet de l'église Notre-Dame-du-Rosaire.
Église Notre-Dame-du-Rosaire.
Le château de Rosay.

Sur les autres projets Wikimedia :

Liste des curés de Rosay-sur-Lieure[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abbé Gabriel Bretocq (1873-1961), curé de Rosay-sur-Lieure[12] et archéologue
  • Les Comtes de Valon, comtes du château de Rosay[13]
  • Jean Balmino (1894-1944), résistant et chef de sizaine de la région normande
  • Jacques Halbronn (1947), historien. Sa famille y avait une maison près de la mairie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 166
  2. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 130
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 2 : Formations non-romanes ; formations dialectales, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 194), , 676 p. (ISBN 978-2-600-00133-5, lire en ligne)., p. 1261, no 23490 ; (lire en ligne).
  4. Site du CNRTL : étymologie de "roseau"
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Notice no IA00016874, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Notice no PA00099536, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Notice no IA00017030, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. a et b Site de Serge Ollivier.
  13. Site de Serge Ollivier.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Delattre, Emmanuel Delattre, L'Eure, les 675 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 296 p. (OCLC 52820568)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]