Lisors

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Lisors
L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.
Blason de Lisors
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Canton Romilly-sur-Andelle
Intercommunalité Communauté de communes de Lyons Andelle
Maire
Mandat
Régis Ouine
2014-2020
Code postal 27440
Code commune 27370
Démographie
Gentilé Lisorciens
Population
municipale
348 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 11″ nord, 1° 28′ 16″ est
Altitude Min. 62 m – Max. 178 m
Superficie 10,75 km2
Localisation

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Lisors est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lisors est une commune du nord-est du département de l'Eure en région Normandie. Proche de la Seine-Maritime et, dans une moindre mesure, de l'Oise, elle occupe la bordure sud de la forêt de Lyons. À ce titre, elle appartient à la région naturelle du pays de Lyons, tout en jouxtant celle du Vexin normand. Le nord du territoire est recouvert dans sa quasi-intégralité par la forêt tandis que dans le sud, celle-ci présente un caractère beaucoup plus morcelé. En effet, le paysage voit se développer d'importantes carrières dans lesquelles la présence accrue de grandes cultures témoigne de l'influence du Vexin normand[1]. À vol d'oiseau, le bourg de la commune est à 12 km au nord-est des Andelys[2], à 23,5 km au nord-ouest de Gisors[3], à 29,5 km au sud-est de Rouen[4] et à 43 km au nord-est d'Évreux[5].

Communes limitrophes de Lisors[6]
Lyons-la-Forêt
Touffreville Lisors[6] Puchay
Coudray
Mesnil-Verclives

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Fouillebroc, ruisseau affluent de la Lieure et sous-affluent de l'Andelle, traverse le territoire de la commune[7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Lisors est traversé par la départementale 12 qui relie Étrépagny à l'est et Charleval, à l'ouest, via la départementale 321. Par ailleurs, à l'ouest de la commune, passe la départementale 2 qui relie Lyons-la-Forêt au nord et Écouis au sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Lisort en 1190[8].

Apparemment ce toponyme se décompose en deux éléments Lis-ort. Le second élément est vraisemblablement le produit de l'évolution phonétique du gaulois *ritu « gué » qui a régulièrement abouti à la finale -or en français[8],[9], lorsque le premier élément du composé se termine par -o, à savoir o-ritu. On trouve diverses graphies pour cette terminaison : -ort, -ord, -ors, comme par exemple : Gisors (Eure, Gisortis 968), Jort (Calvados, *Divoritum > *Dioritum, c'est-à-dire « gué de la Dives »), Niort (Deux-Sèvres, Novioritum), Grenord (Charente, Grenort 1764, c'est-à-dire « gué de la Grêne »), les différents Chambord, etc. Le mot celtique *ritu- s'est perpétué encore sous la forme du vieux breton rit, ret, du vieux cornique rid et subsiste en gallois rhyd (vieux gallois rit) qui signifient tous « gué, endroit guéable »[10]. Cette explication est en accord avec la topographie, puisque Lisors est précisément traversé par le ruisseau du Fouillebroc, sur lequel se trouvait sans doute un gué à cet endroit.

La nature du premier élément Lis- est plus complexe à déterminer, étant donné l'absence de formes suffisamment anciennes et bien caractérisées. Il s'agit peut-être d'un radical *Leso- que l'on retrouverait dans Lison (Calvados) [8]. *Leso- est peut-être un hydronyme gaulois, plus précisément le nom primitif du Fouillebroc, nom plus récent d'origine germanique et qui a remplacé le nom primitif de la rivière. Dans ce cas, il s'agit d'un composé toponymique construit sur le même modèle que Jort (Calvados, sans doute ancien *Divoritum > *Dioritum, cf. latin diurnum > AF jorn > jour, c'est-à-dire « gué de la Dives ») ou Grenord (Charente, Grenort 1764, c'est-à-dire « gué de la Grêne »), d'où un sens global possible de « gué de la *Leso ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Une famille de Lisors, attestée depuis 1066 disparaît avec la conquête de la Normandie. Du XIIe siècle jusqu'en 1367, Lisors appartenait à la famille Crespin, qui étaient barons d'Etrépagny. Bienfaiteurs de l'abbaye de Mortemer, ils étaient enterrés dans l'église abbatiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Lisors

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : d'azur à trois bouquets de trois épis de blé liés d'or en forme de fleur de lys, au chef d'argent chargé de trois fleurs de lin d'azur, tigées et feuillées de sinople

Politique et administration[modifier | modifier le code]

mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Guy Dumont    
mars 2008 mars 2014 André Olivier    
mars 2014 en cours Regis Ouine SE Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 348 habitants, en diminution de -2,52 % par rapport à 2009 (Eure : 2,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
525 470 519 586 529 526 536 542 495
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
498 470 425 402 411 396 370 363 327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
343 348 367 339 316 304 271 266 282
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
243 250 265 264 274 332 360 353 348
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Lisors compte un édifice classé au titre des monuments historiques :

  • L'abbaye de Mortemer (XIIe, XIIIe, XVIe et XVIIIe) Logo monument historique Classé MH (1966)[15]. Il s'agit d'une ancienne abbaye cistercienne fondée vers 1135 sous le règne d'Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre et duc de Normandie, peu avant sa mort à Lyons-la-Forêt. Elle est aujourd'hui propriété de Mme Caffin et abrite un musée des légendes et fantômes. Le classement comprend les vestiges, y compris le tombeau d'Eve d'Harcourt et les sols correspondant aux anciens bâtiments.


Par ailleurs, plusieurs autres édifices sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

La fontaine Sainte-Catherine
  • L'église Saint-Martin (XIe, XVe et XIXe)[16]. Le mur nord de la nef, qui conserve quelques vestiges du XIe siècle, a été reconstruit à la fin du XVe siècle en pierre et silex. La nef porte la date de dédicace 1492. Enfin, la façade clocher et la sacristie ont été construits par E. Roussel, architecte à Louviers de 1875 à 1881 ;
  • La fontaine de dévotion Sainte-Catherine au lieu-dit les Fosses Gloriettes[17]. Cette fontaine, située sur les bords du Fouillebroc, fait l'ojet d'un pèlerinage populaire de filles à marier ;
  • Un château des XVIIIe et XIXe siècles au lieu le Logis[18] ;
  • Un château des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles au lieu-dit le Bois Préau[19] ;
  • Une croix monumentale des XIIe et XIXe siècles au lieu le Logis[20]. La base de la croix est formée d'un chapiteau provenant probablement de l'abbaye de Mortemer ;
  • Une maladrerie-ferme du XVIIe siècle au lieu-dit le Coisel[21].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le pays de Lyons », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le 23 mars 2017).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Lisors et Les Andelys », sur www.lion1906.com (consulté le 23 mars 2017)
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Lisors et Gisors », sur www.lion1906.com (consulté le 23 mars 2017)
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Lisors et Rouen », sur www.lion1906.com (consulté le 23 mars 2017)
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Lisors et Évreux », sur www.lion1906.com (consulté le 23 mars 2017)
  6. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Fouillebroc (H3259500) ».
  8. a, b et c François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981. p. 136.
  9. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance (2003). p. 258.
  10. Xavier Delamarre, op. cit.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  15. « Ancienne abbaye de Mortemer », notice no PA00099469, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Église Paroissiale Saint-Martin », notice no IA00016888, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Fontaine de dévotion Sainte-Catherine », notice no IA00017065, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Château », notice no IA00017022, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Château », notice no IA00016890, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Croix monumentale », notice no IA00017021, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Maladrerie, Ferme », notice no IA00016891, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Delattre, Emmanuel Delattre, L'Eure, les 675 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 296 p. (OCLC 52820568)

Liens externes[modifier | modifier le code]