Pons de Chapteuil

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Pons de Chapteuil ou Capduelh à cheval dans un manuscrit du XIIIe siècle

Pons de Chapteuil (floruit 1190-1237) est un troubadour auvergnat, seigneur de Vertaizon. Ses chansons en langue occitane sont réputées pour leur grande gaieté, la plus connue étant un sirventès sur la Troisième croisade[1].

Vassal du roi d'Aragon, il était l'ami du comte Guy II d'Auvergne et probablement de la trobairitz languedocienne Clara d'Anduza.

Nom de famille[modifier | modifier le code]

Sans qu'il soit possible de déterminer l'exacte raison du nom de Chapteuil, il est émis l'hypothèse que Pons eut un lien avec la municipalité actuelle de Saint-Julien-Chapteuil[2].

De nombreuses variantes de ce nom lui sont données et attribuées : Pons de Capduelh ou Capdolh en dialecte languedocien, Capduell, Capdveyll, Capdveill en catalan Capduoill, Capdoill en castillan, ou plus communément Chapteuil francisation de son dialecte auvergnat natal Chaptuelh.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1195, la seigneurie familiale de Vertaizon est attaquée par l'évêque Robert de Clermont alors en guerre avec son frère le comte Guy II d'Auvergne, un ami proche de la famille de Chapteuil[3]. Défait par l'évêque de Clermont, Pons et sa troupe de 123 hommes rendent les armes et font hommage à Robert de Clermont[4]. Combattant du côté du comte Guy II d'Auvergne contre le roi de France Philippe-Auguste lorsque ce dernier conquiert l'Auvergne, il refuse suite à la défaite l'hommage à ce dernier qu'il réserve uniquement à la couronne d'Aragon et son roi Pierre II d'Aragon[5].

Pons a été exilé de sa patrie au milieu de la deuxième décennie du XIIIe siècle, soit le moment de la conquête française de l'Auvergne et la fin du régime comtal de son ami Guy II.

Il parcourut la Proensa (Provence), puis aurait participé à la Cinquième croisade, partit pour la Terre sainte, où, selon la tradition, il serait mort.

Critiques biographiques[modifier | modifier le code]

Cependant, il existe de grandes parts d'hombres sur la vie de Pons, le problème étant que la biographie médiévale qui nous est parvenue ne colle pas aux datations historiques relatives aux croisades. Au XIXe siècle furent effectuées des recherches afin de déterminer l'exactitude de la vie de ce seigneur, le résultat de ces travaux étant paru dans les "Annales du Midi", datés de 1893[6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références d'ouvrages

  1. Revue des "Annales du midi", d'A. Thomas, année 1893, page 374.
  2. Site internet www.saintjulienchapteuil.fr __"Saint-Julien-Chapteuil - Histoire - Saint-Julien-Chapteuil, un village riche de son passé".
  3. Thomas Areal, « Quand domination rime avec concessions. L’évêque de Clermont et l’octroi de franchises (XIIIe-XIVe siècles) », Siècles, revue du Centre d'Histoire "Espaces et cultures", Université Blaise-Pascal,‎ (ISSN 2275-2129, lire en ligne)
  4. Jean-Pierre Chambon, « Notes d'ancien auvergnat. En relisant le Testament de Peironelle de Bulhon », Romania,‎ , p. 226-237 (ISSN 0035-8029, lire en ligne)
  5. Rémy Roques, « Basse et Haute-Auvergne : contribution à l’histoire d’une différenciation », Siècles, Presses universitaires Blaise-Pascal, vol. 46,‎ (ISSN 1266-6726, lire en ligne)
  6. Visibles sur le site internet www.persee.fr __"Annales du Midi", chapitre "Mélanges et documents", des pages 374 à 379.

Ouvrages