Château de Cordès

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Château de Cordès
Image illustrative de l’article Château de Cordès
Château de Cordès
Début construction XVe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Protection Logo monument historique Classé MH (1933)
Site web www.chateau-cordes-orcival.com
Coordonnées 45° 42′ 09″ nord, 2° 50′ 22″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Région historique Auvergne
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Commune Orcival
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Cordès

Le château de Cordès est situé sur la commune d'Orcival, à 900 m d'altitude, dans le département du Puy-de-Dôme en Auvergne-Rhône-Alpes (France).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site du château appartient au Moyen Âge à la famille de Chalus, mentionnée dans les sources à partir de et qui cède le lieu à la famille d'Alègre en [2]. La fortification date du XVe siècle mais a été remaniée au XVIIe siècle. Yves d'Alègre, maréchal de France en , est à l'origine des travaux d'embellissement de ce château féodal ; ses jardins ont été dessinés par André Le Nôtre en . Le château fut vendu en à Pierre Grangier de Védières.

Le personnel de la Bibliothèque nationale et universitaire à leur arrivée au château de Cordès en .

En , ses descendants vendirent la propriété à Félix-Victor Martha-Becker, comte de Mons[3]. Paul Bourget y situe l'action de son roman Le Démon de midi paru en . En , les propriétaires s'en séparent au profit de Carl-Henri Sisck, citoyen américain né à Boston.

Le , le conseil général du Puy-de-Dôme s'est rendu acquéreur du château auprès de son propriétaire américain. Le domaine a alors une superficie de 21 ha 51 a et comprend un château du XVe siècle, classé monument historique par arrêté du , un parc à la française dessiné par Le Nôtre, également classé, ainsi que des bois de haute futaie, des prés et pâtures, un jardin et des bâtiments d'exploitation. Le docteur Eugène Roy, conseiller général et sénateur défend le grand intérêt qu'aurait le département à ne pas laisser lui échapper cette richesse artistique de l'Auvergne. Il conseille de l'acheter et d'y aménager une auberge de jeunesse.

En , le château accueille une partie des collections de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg mises à l'abri dans le Puy-de-Dôme au début de la Seconde Guerre mondiale[4],[5]. En , le conseil départemental revend le château[6].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le bâtiment des garages à l'est de la cour d'honneur.

La façade extérieure du côté du Sioulet est ornée de mâchicoulis.

À l'intérieur, on peut admirer un retable en marbre de Carrare datant du XVIe siècle et un gisant d'Yves II d'Allègre (compagnon de Bayard).

Les décors intérieurs se composent de stucs, de bois peint, de cheminées en pierre et de pavements en carreaux de terre cuite.

Le salon est décoré de gypseries datant du XVIIIe siècle.

Le château, à l'intérieur au rez-de-chaussée la chapelle et le salon Louis XV, à l'extérieur la cour d'honneur et le parc à la française avec toutes ses charmilles ont été classés monument historique le , après une inscription le concernant le reste du château[7].

Parc et jardins[modifier | modifier le code]

La grille d'entrée et l'allée centrale.

Un parc précède le château. Le parc et les jardins constitués de roseraies et de charmilles ont été dessinés par André Le Nôtre en 1695[8].

Il est décrit par des naturalistes de l’Académie des sciences de Clermont-Ferrand, lors d’une excursion géologique à Rochefort-Montagne en [9], par l'abbé Guélon en [10].

L'ensemble qui comporte aussi le mur de clôture et la clôture du jardin, la terrasse en terre-plein, l'escalier indépendant, l'allée centrale bordée de charmilles, le bassin et le jardin potager a été inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables[11].

En , Henri Pinguenet a représenté les jardins de Cordès sur une tapisserie de laine et en soie (atelier Coupé à Bourganeuf) qui est passée en vente publique à Vannes le [12].

Le château de Cordès et les arts[modifier | modifier le code]

  • Le château est évoqué par la Comtesse Dash dans ses Mémoires des autres (1896-1898), où elle déclare l'avoir décrit ailleurs sous le nom de Mareuil[13].
  • Le château est le Soléac du Démon de midi de Paul Bourget.
  • En le château est utilisé comme décor (château de Frankenstein) lors du tournage du film La Promise[14] (avec Sting dans le rôle du Baron Charles Frankenstein).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées trouvées sur Géoportail et Google Maps.
  2. Didon 2005, p. 80.
  3. Didon 2005, p. 84.
  4. Georges Bischoff, « Strasbourg – Clermont 1939-1945. L’Université de la Résistance », Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses, vol. 91, no 3,‎ , p. 339–351 (DOI 10.3406/rhpr.2011.1566, lire en ligne, consulté le )
  5. Frédéric Barbier, Bibliothèques Strasbourg : origines - XXIe siècle, Paris, Éditions des Cendres, (ISBN 978-2-85923-060-9), p. 293.
  6. Raoul Reynaud, Chronique historique du Conseil général du Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand, Conseil général du Puy-de-Dôme (BNF 36962275).
  7. « château de Cordès », notice no PA00092230, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. D'après Ambroise Tardieu et la comtesse Dash
  9. F-M Mercier, « Observations historiques et archéologiques concernant le canton de Rochefort », nnales scientifiques, littéraires et industrielles de l'Auvergne,‎
  10. P.F. Abbé Guélon, « Une excursion archéologique à Cordès », Bulletin historique et scientifique de l’Auvergne publié par l’Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Clermont-Ferrand,‎ , p. 177-183
  11. « jardin duchâteau de Cordès », notice no IA63000887, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Titre inconnu », La Gazette Drouot, no 463,‎ , p. 168.
  13. Comtesse Dash (1804-1872) Auteur du texte, Mémoires des autres. 4 / par la comtesse Dash ; préface de Clément Rochel, 1896-1898 (lire en ligne)
  14. « Le château », sur chateau-cordes-orcival.com (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Pourrat, « Le château du Démon de midi », Comœdia,‎
  • E. de Ganay, Beaux jardins de France, Paris, Plon,
  • E. de Ganay, « Les jardins de Cordès », La Revue horticole,‎
  • « Le château de Cordès à Orcival (Puy-de-Dôme) », Vieilles Maisons Françaises, no 42,‎ , p. 9-14
  • Dominique Pinon, Le plan de gestion des jardins de Cordès, Orcival, Puy-de-Dôme, , 48 p.
  • Catherine Didon, Puy-de-Dôme : manoirs et châteaux, Prahecq, Patrimoines et médias, (ISBN 2-910137-84-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]