Potence (pendaison)

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Exécution d'un criminel de guerre en Allemagne en 1946

Une potence (du latin potentia = puissance, appui) ou un gibet est une structure, généralement en bois, utilisée pour les exécutions par pendaison. Le terme de « gibet » étant souvent utilisé aussi pour désigner les fourches patibulaires destinées à exposer les cadavres des condamnés à mort dans un but de dissuasion. On utilise également, de manière moins précise, le terme d’échafaud.

Dans sa forme la plus simple, la potence ressemble à un « L » inversé, avec une poutre verticale et une autre horizontale, à laquelle une corde terminée par un nœud coulant est attachée. Elle peut aussi être en forme de « U » inversé. La potence peut être permanente, de manière à exercer un effet dissuasif, à représenter le pouvoir politique, seul habilité à exercer la haute justice - le terme de potence vient du latin potentia, le « pouvoir » ; elle peut n'être mise en place qu'à l'occasion d'une exécution. À l'époque contemporaine, la potence est le plus souvent érigée à l'intérieur d'une prison.

En France et en Angleterre au XIXe siècle, les condamnés à la pendaison devaient passer sous l’échelle adossée au gibet alors que leur bourreau la contournait, d'où l'expression « passer sous une échelle porte malheur » mais cette superstition remonte probablement plus loin : lors de la crucifixion du Christ, son corps fut hissé sur la croix par une échelle. Ainsi, toute échelle adossée à un plan vertical devint symbole de mort pour les chrétiens[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Auguste Pictet, Charles Pictet de Rochemont, Frédéric Guillaume, Bibliothèque universelle et revue suisse, Bureaux de la Bibliothèque universelle,‎ , p. 27

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