Réserve naturelle régionale du Cratère du Mont-Bar

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Réserve naturelle régionale du Cratère du Mont-Bar
Image illustrative de l'article Réserve naturelle régionale du Cratère du Mont-Bar
Tourbière du Mont Bar
Catégorie UICN IV (aire de gestion des habitats/espèces)
Identifiant 147247
Emplacement Haute-Loire
Ville proche Allegre
Coordonnées 45° 11′ 47″ nord, 3° 43′ 33″ est
Superficie 4,3 ha
Création 1990
Administration Conseil Général Haute-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Réserve naturelle régionale du Cratère du Mont-Bar

La Réserve naturelle régionale du Cratère Du Mont-Bar (RNR 82) est une des quatre « réserves naturelles régionales (RNR) » d’Auvergne. Créée en 1990, elle couvre une superficie modeste (4,3 hectares), mais abrite une grande richesse en termes de biodiversité.

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes concernées[modifier | modifier le code]

Histoire du site et de la réserve[modifier | modifier le code]

Le cratère du mont Bar est un cratère âgé de plus de 790 000 ans issu d'un volcan de type strombolien culminant à 1175 mètres. Son cratère large de 500 mètres et profond de 40 mètres fait environ 4 hectares. Il est peuplé de faune et de flore de zone humide (tourbière).
A priori les volcans stromboliens n'ont aucune raison d'abriter des tourbières. Leurs cônes sont constitués d'une accumulation de fragments de lave solidifiée sous forme de scories, de lapilli ou de bombes volcaniques. Cette particularité géologique assure habituellement un milieu d'infiltration et de drainage. Mais ici ces projections se sont altérées et transformées en produits argileux qui ont colmaté le fond du cratère. Ce creux a permis d'abord d'abriter un lac que la végétation a fini par gagner et le faire progresser vers une tourbière. L'évolution de cette tourbière devrait aller vers un assèchement et un développement d'une forêt. Cependant le "canal" qui a été creusé en 1940 par les paysans des alentours pour assécher le lac de cratère primitif n'est plus entretenu. Ce fossé (plutôt qu'un canal) s'obstrue lentement ce qui occasionne une légère remontée des eaux dans la tourbière. Celle-ci connaît donc une lente évolution et il est fort probable que dans quelques dizaines d'années, si le fossé n'est toujours pas entretenu, que la tourbière retourne à son aspect originel de lac de cratère.

Le Mont Bar avec le village d'Allègre à gauche

Légende de la tourbiere[modifier | modifier le code]

La tourbière de tous les temps a participé à alimenter les légendes locales.

  • La première est que ce lieu aurait servi à des joutes nautiques à l'époque romaine. D'ailleurs cette histoire a été reprise par George Sand dans le roman de Jean de la Roche. L'écrivaine était habituée à venir collecter des espèces pour réaliser un herbier.
  • Un autre mythe raconte qu'à l'époque gauloise des druides venaient faire des offrandes en ce lieu sacré. En 1821 des recherches archéologiques ont permis de découvrir des objets antiques comme des bracelets et des médailles en or. Ces découvertes sont conservées au musée Crozatier au Puy-en-Velay.

Écologie (Biodiversité, intérêt écopaysager…)[modifier | modifier le code]

Flore[modifier | modifier le code]

  • La végétation de la tourbière est composée d'espèces hydrophiles, comme les sphaignes, qui permettent de maintenir un milieu acide, et les droseras, qui sont des plantes carnivores. Sont présents aussi des carex et des comarets. La tourbière est peuplée par endroits aussi d'arbres comme les saules, les pins ou des bouleaux.
  • Sur les pentes du volcan, la végétation est composée essentiellement d'un couvert forestier. Elle est composée de plantations d'épicéas et de sapins blancs mais aussi d'une des rares hêtraies primitives de la région.

Faune[modifier | modifier le code]

  • De nombreux troncs et souches percés et dénudés montrent la présence du Pic noir qui est à la recherche d'insectes xylophages
  • Il a été recensé 11 espèces de libellules.

État, pressions ou menaces, réponses[modifier | modifier le code]

Espèces invasives[modifier | modifier le code]

Les pins et les bouleaux se développent sur les parties asséchées de la tourbière la condamnant à un assèchement total et à devenir une forêt.
Des actions sont réalisées pour l'imiter l'évolution de ces espèces invasives.

Outils et statut juridique[modifier | modifier le code]

Arrêté de création : 20/07/1990

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]