Authon (Loir-et-Cher)

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Authon
Mairie et église d'Authon, sur les Allées
Mairie et église d'Authon, sur les Allées
Blason de Authon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Canton Saint-Amand-Longpré
Intercommunalité Communauté de communes de Beauce et Gâtine
Maire
Mandat
Dominique Oury
2014-2020
Code postal 41310
Code commune 41007
Démographie
Gentilé Authonois
Population
municipale
658 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 40″ N 0° 53′ 52″ E / 47.6444444444, 0.89777777777847° 38′ 40″ Nord 0° 53′ 52″ Est / 47.6444444444, 0.897777777778  
Altitude Min. 90 m – Max. 156 m
Superficie 32,26 km2
Localisation

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Liens
Site web www.authon.net

Authon est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre. Ses habitants s'appellent les Authonoises et Authonois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur de la Gâtine tourangelle, niché à équidistance entre Montoire-sur-le-Loir (Loir-et-Cher) et Château-Renault (Indre-et-Loire), sur la RD 9, la commune d'Authon appartient au canton de Saint-Amand-Longpré et à l'arrondissement de Vendôme.

Une particularité du territoire d'Authon est qu'il s'étend pratiquement jusqu'à la limite voire franchement à l'intérieur des bourgs des communes avoisinantes, aussi bien vers celles du Loir-et-Cher que de l'Indre-et-Loire. La limite d'Authon se trouve, à vol d'oiseau, à 250 m de la mairie de Villechauve, à 500 m de celle de Monthodon, à 80 m de celle du Boulay et à 100 m de celle de Neuville-sur-Brenne, la seule exception étant Prunay-Cassereau dont le bourg se trouve à 4 km environ de la limite, sur la RD 9.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs cours d'eau arrosent le territoire d'Authon : la Brenne qui forme la limite d'avec les communes de Villechauve et de Neuville au sud-est, la Glaise (autrefois dénommée Barbe-Linge) qui sépare la commune de celle du Boulay au sud, le Rondy qui traverse la commune depuis la limite de Monthodon, à l'ouest et se jette dans la Brenne à Neuville ; enfin le village lui-même est baigné par un ruisseau facétieusement nommé « Danube » (son nom d'origine – oublié depuis longtemps – était le ruisseau de l'Étang, car il prend sa source à l'étang du Fresne) qui va se jeter dans la Brenne près de Villechauve, sous le château de Blanchamp. Du reste, la route de Villechauve a pris, il y a une ou deux décennies, dans le bourg d'Authon, le nom de « rue du Danube ».

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque celtique, la région d'Authon se trouvait juste à la limite des territoires de trois peuples : les Turons au sud, qui occupaient ce qui deviendrait plus tard la Touraine, les Carnutes au nord-est, qui occupaient le Vendômois, l'Orléanais, le Blésois, le Dunois, le pays chartrain, et les Cénomans au nord-ouest, qui vivaient dans le Perche et le Maine.

Il semble qu'Authon faisait partie du territoire turon, encore que certaines cartes anciennes indiquent une avancée du territoire carnute vers le nord, le long de la vallée de la Brenne.

Quoi qu'il en soit, il est certain que l'emplacement d'Authon était occupé dès l'époque néolithique, comme en témoignent un polissoir trouvé à quelques centaines de mètres du ruisseau qui traverse le village (sur une propriété privée), et un menhir.

Abbaye de l'Étoile (1695)

Au Moyen Âge, dès le XIIe siècle, Authon vit s'installer, à la suite de la première église, construite au XIe siècle au village, une abbaye de l'ordre des Prémontrés à l'Étoile, dans la vallée du Rondy. Cette abbaye Saint-Sauveur, malgré de nombreuses péripéties violentes (pillage par les soudards anglais pendant la Guerre de Cent Ans, par des Routiers en 1519, par les Huguenots en 1570...) se maintiendra jusqu'à la Révolution. Elle fut donc en activité de 1114 à 1790 pratiquement sans interruption.

Le château du Fresne sous sa forme actuelle fut construit en 1765, par M. de Marisy, à l'emplacement d'un manoir érigé aux XIVe et XVe siècle, et qui avait appartenu à M. de Caumartin. Ce manoir succédait à une construction plus ancienne, « du XIe siècle, qu'entouraient deux enceintes successives de larges et profonds fossés[1] » ; on trouve un seigneur du Fresne au XIIIe siècle, Jean, fils de Pierre Ier Seigneur de Montoire et de Jeanne de Mayenne. C'était un proche de Charles d'Anjou (1227-1285), fils de Louis VIII et frère de Louis IX (saint Louis), qui fut couronné roi de Sicile en 1266. Il accompagna aussi Louis IX lors des croisades, en Afrique.

Ce château fut la propriété du général Pierre Cuillier-Perron (en).

Le cimetière se trouvait autrefois autour de l'église, mais après la destruction de celle-ci par un incendie, il fut transféré à quelques centaines de mètres, sur la route de Clairmarchais.

L'église actuelle, reconstruite à partir de 1860 et achevée en 1885, est sous le patronage de Saint Hilaire.

En 1848 est fondée l'école Saint-Joseph, route de Montoire, école privée qui sera dirigée par des religieuses jusqu'en 1983, à quelques éclipses près.

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Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason authon41.svg

Les armoiries d'Authon se blasonnent ainsi :

D'azur aux trois fasces d'or.

Ce sont les armes de l'ancien prieuré de l'Étoile que la commune d'Authon a adoptées comme blason.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie d'Authon, sur « Les Allées ». La partie gauche du bâtiment était autrefois l'école communale de garçons, et c'est depuis plusieurs décennies la salle des mariages.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Dominique Oury - Maire
2001 2008 Pascal Mermillod - Maire
1983 2001 Paul Sauvage de Brantes - Maire
1971 1983 Louis Chauvelon - Maire
octobre 1947 1971 Robert Hemme - Maire
mai 1945 1947 Jean Loiseleur - Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 658 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
799 900 841 986 901 945 934 991 993
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 003 992 960 943 1 023 1 016 1 131 1 103 1 019
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 047 1 022 989 891 916 901 869 883 858
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
767 767 691 699 700 698 642 634 658
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 22,8 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 20,3 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 23,8 %, plus de 60 ans = 21,6 %).
Pyramide des âges à Authon en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,3 
7,8 
75 à 89 ans
8,3 
14,7 
60 à 74 ans
13,0 
21,9 
45 à 59 ans
23,8 
20,7 
30 à 44 ans
19,7 
14,1 
15 à 29 ans
14,6 
20,4 
0 à 14 ans
20,3 
Pyramide des âges du département du Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux établissements scolaires

  • L'école publique maternelle et élémentaire, située 26 rue de Touraine, accueille 55 élèves. Le regroupement scolaire avec la commune de Prunay est géré par le SIVOS (Syndicat Intercommunal à Vocation Scolaire) Authon-Prunay.
  • L'école primaire privée Saint-Joseph, située 41 rue du Maine, accueille 64 élèves[6].

Santé[modifier | modifier le code]

Les cabinets médicaux les plus proches d'Authon se situent à Château-Renault (7 km) et à Prunay (9 km).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne abbaye de l'Étoile, fondée au XIIe siècle, dont il ne reste que l'abbatiale ; à proximité le château du même nom qui date de 1851. Le château abrite une armoire à deux corps en chêne sculpté, classée au titre des monuments historiques[7].
  • Château du Fresne, construit vers 1786 en remplacement d'un plus ancien ; jardins du Fresne.
  • Château de Blanchamp[8], près de Villechauve.
  • Château du Hêtre[9], près de Neuville, sur la rive gauche du Rondy à son confluent avec la Brenne.
  • « Caves » de Villefrain, grottes dans la falaise calcaire le long de la vallée de la Brenne.
  • Une cloche en bronze fondue par Husson et Colin en 1808, classée au titre des monuments historiques[10], se trouve dans l'église Saint-Hilaire[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anne-Aymone Giscard d'Estaing, épouse de Valéry Giscard d'Estaing (président de la République de 1974 à 1981), née Anne-Aymone Sauvage de Brantes, fille de François Sauvage de Brantes, résistant mort au camp de Mauthausen (Autriche) en 1944. Elle est l'actuelle propriétaire du château du Fresne, dans la chapelle duquel elle s'est mariée.
  • Pierre Cuillier-Perron (en), né le 6 août 1753 à Luceau. Fils d’un tisserand, il partit vers 1774 pour les Indes ; après une vie aventureuse, notamment comme bras droit de Benoît de Boigne, il devint généralissime des armées du Grand Moghol, luttant, en collaboration avec Tipû Sâhib, pour tenter de repousser les Anglais. Ayant constitué une grande fortune, il revint en France en 1803 ; il eut de nombreux enfants et ses descendants s’allièrent aux plus grandes familles françaises (Latour-Maubourg, Montesquiou-Fezensac, La Rochefoucauld, etc.). Décédé le 21 mai 1834 en son château du Fresne, il fut inhumé dans le cimetière d'Authon.
  • Louis Urbain Lefebvre de Caumartin (1653-1720), propriétaire de l'ancien château du Fresne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire archéologique de l'arrondissement de Vendôme, Gervais Launay, 1889
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Authon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  5. « Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 octobre 2010)
  6. Effectifs pour l'année scolaire 2012-2013, source Ministère de l'Éducation Nationale
  7. « Notice no PM41000956 », base Palissy, ministère français de la Culture
  8. Château de Blanchamp, sur le site des recherches généalogiques en Perche-Gouët
  9. Château du Hêtre, sur le site des recherches généalogiques en Perche-Gouët
  10. « Notice no PM41000012 », base Palissy, ministère français de la Culture
  11. Église Saint-Hilaire, sur le site des recherches généalogiques en Perche-Gouët

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]