Grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya

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Grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya
Image illustrative de l'article Grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya
Pointe de Sagaie - Muséum de Toulouse
Coordonnées 43° 21′ 10″ Nord
       1° 12′ 22″ Ouest
/ 43.35278, -1.20611
[1]43°21′10″N 1°12′22″O / 43.35278, -1.20611
Pays Drapeau de France France
Région française Aquitaine
Pyrénées-Atlantiques
Massif des Pyrénées
Vallée Vallée de l'Arberoue
Localité voisine Isturits, Saint-Martin-d'Arberoue
Voie d'accès D 251
Longueur connue 600 m
Période de formation ?
Type de roche ?
Signe particulier Concrétions de calcite
grotte ornée
Occupation humaine 80 000 à 10 000 ans av. J.-C.

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques

(Voir situation sur carte : Pyrénées-Atlantiques)
Grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya

Les grottes d'Isturitz et d'Oxocelhaya (Izturitze eta Otsozelaiako leizeak, en basque), ou grottes d'Oxocelhaya et d'Isturits[2] forment une série de grottes naturelles avec habitat préhistorique situées sur le site naturel de la colline de Gaztelu dans la vallée de l'Arberoue, en Basse-Navarre dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Elles font partie du réseau de grottes ornées de la chaîne pyrénéo-cantabrique.

Sommaire

[modifier] Étymologie

  • Oxocelhaya (oxo-celhaya) signifie en basque « le champ des loups », le morphème oxo désignant le loup et celhaya désignant le champ.
  • Le mot Isturitz est plus difficile à analyser et vient de la francisation du mot basque Izturitz. Le suffixe -itz sert souvent pour désigner un nom de lieu, on peut alors lire « aizt-ur-itz » c'est-à-dire « lieu de la côte du rocher », ou encore « ithur-itz » c'est-à-dire « lieu de la fontaine ».

[modifier] Topographie

Entrée de la grotte

Ces grottes ont été creusées par le ruisseau l'Arbéroue au sein de la colline de Gatzelu. Elles se trouvent sur le territoire des communes d'Isturits et de Saint-Martin-d'Arberoue, à peu de distance d'Hasparren.

Le réseau comprend trois grottes, toutes occupées par les hommes sur une longue période allant d'environ 80 000 à 10 000 ans av. J.-C. : la grotte d'Isturitz, puis 20 mètres plus bas la grotte d'Oxocelhaya avec ses concrétions de calcite et enfin la grotte Erberua où coule toujours l'Arberoue.

[modifier] Historique

L'entrée principale de la grotte d'Isturitz était connue de longue date puisque des éléments médiévaux y ont été retrouvés. Elle est distincte de l'entrée actuelle, créée a posteriori. Les premiers objets préhistoriques ont été mis en évidence à la toute fin du XIXe siècle.

La grotte d'Oxocelhaya n'a été découverte qu'en 1929 par J.-P. Etchegaray.

Les deux grottes ont été classées aux Monuments historiques en 1953, année de la création d'une jonction entre les deux grottes. La colline entière ne l'est qu'en 1996.

La grotte Erberua est découverte le 15 août 1973 par J.D. Larribau et C. Barroumès.

[modifier] Archéologie

L'occupation initiale des grottes remonte au Moustérien, il y a environ 80 000 ans. Elle révèle la présence de l'homme de Néandertal dans le site.

La grotte d'Isturitz est célèbre pour le fait qu'on y a découvert une série importante de flûtes préhistoriques datant du Paléolithique supérieur (de l'Aurignacien ancien au Magdalénien) soit environ de 35 000 à 10 000 ans av. J.-C. La seule période du Périgordien en a livré plus des deux tiers[3]. Parmi l'art mobilier préhistorique, on trouve aussi des harpons en os, des figurines de bison sur plaquette en grès (Magdalénien moyen), des têtes de propulseurs en bois de renne (Magdalénien moyen), Fouilles de René de Saint-Périer au début du XXe siècle.

Les grottes comportent également des sculptures et des peintures pariétales, mais seul le pilier gravé d'Isturitz reste accessible au grand public.

[modifier] Notes et références

  1. Coordonnées identifiées à l'aide de Géoportail et WikiMapia
  2. Nom donnée par les cartes de l'IGN-France, consultables sur Géoportail.
  3. M. Dauvois, X. Boutillon, B. Fabre, M.-P. Verge : « Son et musique au Paléolithique », Pour la Science, n°253, p. 52-58, novembre 1998.

[modifier] Liens externes

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