Jean-Marie Martin

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Jean-Marie Martin
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Naissance
Décès
(à 89 ans)
Concarneau
Nationalité
Activité
Formation
Maître

Jean-Marie Martin, né le 30 novembre 1922 à Concarneau (Finistère) et mort le dans la même ville[1],[2], est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né au passage Lanriec, à l'opposé de la ville close de Concarneau, Jean-Marie Martin est fils de marin pêcheur. Sa mère, Marie, tient le café restaurant l'Étoile du Nord à proximité des chantiers navals.

En 1942, il entre à l'école régionale des beaux-arts de Rennes[3] dans l'atelier de Mathurin Méheut[Note 1], puis il s'installe à Paris en 1945 où il est admis à l'École des beaux-arts[3] dans l'atelier de Jean Dupas, dont il n'apprécie pas l'enseignement qu'il estime trop rigide[réf. nécessaire].

Souffrant, il va se soigner dans un sanatorium réservé aux étudiants à Bouffémont.

Il obtient plusieurs prix. De 1947 à 1951, Martin fréquente le Centre d'art sacré à Paris [3] où il suit les cours de Jacques Le Chevallier[4] — une part importante de son œuvre demeurera religieuse[5] —, voyage en Espagne et, de 1957 à 1983, vit à Paris. Il y compose La Bataille de Wardepoule et Madame Royale, non sans revendiquer une influence des tableaux de Goya vus au musée du Prado à Madrid[6]. Cette période parisienne s'achève avec le thème pictural de L'Enfer que la ville représente pour Jean-Marie Martin, ce « royaume des ombres » constitué par « le béton, le stress et la course perpétuelle dans les rues déshumanisées »[7].

En 1983, il quitte Paris avec Denise, son épouse, et le couple s'installe à Saint-Julien-le-Montagnier (Var) dans une ancienne bastide rénovée, le Courcousier, au milieu des oliviers, où ils avaient l'habitude de venir passer des vacances. Il y peint La Légende du Roi Arthur et la quête du Saint Graal. En « fervent lecteur de Jean Markale, il trouve dans les écrits consacrés par ce dernier au celtisme son propre univers imaginaire, poétique et lyrique »[8]. Il produit des tableaux-sculptures et des assemblages. Vers 1990, il prend une nouvelle direction avec des compositions en noir et blanc et des cordages.

Après la mort de son épouse en 2008, Jean-Marie Martin quitte la Provence pour regagner la Bretagne aux côtés de son frère Adrien[9]. Il s'installe dans le quartier du Passage à Concarneau où il meurt en 2012[1],[2].

Peintre figuratif inspiré par le surréalisme, peintre abstrait, peintre de l'irréel, du surnaturel, de l'irrationnel, du fantastique, « metteur-en-scène de toute une population des guignols du quotidien »[4] (Français moyen à la mer), « peintre de figures parodiques »[10] « créateur de panthéon farfelu »[6] à l'imagination féconde, nourri de la mythologie du Graal, Jean-Marie Martin a revisité le cycle arthurien[11] pendant quinze ans, dans des compositions psychédéliques, sans abandonner les paysages[12] ou le portrait.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Second prix du Dôme, 1959[4].
  • Prix du Dôme, 1960.

Expositions[modifier | modifier le code]

Personnelles[modifier | modifier le code]

Collectives[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il y fait la connaissance de ses condisciples Joseph Archepel, Roland Guillaumel, Geoffroy Dauvergne, Roger Marage, Frédéric Back et Jean Le Merdy.
  2. André Even (1918-1996), peintre né à Pont-Aven

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Quotidien Ouest-France, Jean-Marie-Martin, un grand artiste du Passage, article nécrologique, 14 mars 2012.
  2. a et b Quotidien Le Télégramme, Jean-Marie Martin peintre hors-normes, article nécrologique, 14 mars 2012.
  3. a, b et c Jean-Claude Caire, « Jean-Marie Martin, peintre de ses histoires », sur Les peintres de Concarneau.
  4. a, b, c, d, e et f Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, tome 9, Günd, 1999, p. 279.
  5. « Jean-Marie Martin et l'art sacré », concarneau-peintres.fr.
  6. a et b Jean-Marie Martin, « La Bataille de Wardepoule et Madame Royale, un opéra-bouffe », Les peintres de Concarneau.
  7. Jeanine Rivais, « Jean-Marie Martin, chantre des mythes celtiques et occitans », jeaninerivais.fr.
  8. a et b Bretagne et celtisme, Jean-Maris Martin à la Galerie Mourgue, 1958 Les peintres de Concarneau.
  9. a et b « Retour à quai pour Jean-Marie Martin », Quotidien Le Télégramme, 8 février 2008.
  10. Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains.
  11. « Paroles de mômes : Jean-Marie Marin présente « Le cycle du Roi Arthur », sur Les peintres de Concarneau.
  12. « Jean-Marie Martin, peintre paysagiste », sur Les peintres de Concarneau.
  13. Jeanine Rivais, « La collection Cérès Franco, musée de Lagrasse », Bulletin de l'Association des amis de François Ozenda, n°75.
  14. Série Bataille de Wardepoule.
  15. a, b, c, d, e et f Voir affiche de l'exposition Les peintres de Concarneau
  16. Film d'Yvon Le Floc'h, Jean-Marie Martin exposait chez Céres Franco, voir liens externes ci-dessous.
  17. Film, Jean-Marie Martin à Forcalquier, 5 min 31 s TouTube.
  18. Quotidien Ouest-France, 27 juillet 2012, Jean-Marie Martin exposé à l'église Saint-Joseph de Pont-Aven
  19. Patrick-F. Barrer, Histoire du Salon d'Automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  20. Jeanine Rivais, Carte blanche à Céres Franco à la Grande Maison de Bures-sur-Yvette, 1999
  21. Jeanine Rivais, Présentation de l'exposition du fonds Céres Franco à Miramas, 2000 Bulletin de l'Association des amis de François Ozenda, n°69, janvier 2001
  22. Jeanine Rivais, Désirs bruts aux Ulis Bulletin de l'Association des Amis de François Ozenda, n°64, juillet 2004.
  23. Maison des arts de Châtillon, Exposition désirs bruts, collection céres Franco, 2013

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Registre des élèves de 1945 à 1957, archives de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, AJ52-1353.
  • Jean-Marie Martin, Paris, éd.galerie Jacques Massol, 1968.
  • Comité national d'art sacré, Sainte Thérèse d'Avila dans l'art contemporain, Éditions Espace, juillet 1983.
  • Le Groupe « Réalité Seconde », éd. Musée d'art contemporain de Chamalières, 1986.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992.
  • Collectif, Paul André (dir.), L'art sacré au XXe siècle en France, Éditions de l'Albaron, Société Présence du livre, 1993.
  • Alain Valtat, Catalogue Raisonné du Peintre Geoffroy Dauvergne (1922-1977), Sceaux, auto-édition, 1996.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • André Guéguan, catalogue de l'exposition à la chapelle de la Trinité à Concarneau, 2000.
  • Jean-Claude Caire, Robert Lazennec, Bernard Plasse, Séverine Bruneton, Jean-Marie Martin peintre fabuliste, Édition Immeuble Berluc, 2004 (ISBN 2951659571).

Liens externes[modifier | modifier le code]