Scy-Chazelles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Scy-Chazelles
Scy-Chazelles
Maison de Robert Schuman à Scy-Chazelles.
Blason de Scy-Chazelles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Intercommunalité Metz Métropole
Maire
Mandat
Frédéric Navrot
2020-2026
Code postal 57160
Code commune 57642
Démographie
Gentilé Scygéocastellois
Population
municipale
2 675 hab. (2018 en diminution de 1,55 % par rapport à 2013)
Densité 592 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 52″ nord, 6° 06′ 54″ est
Altitude Min. 165 m
Max. 360 m
Superficie 4,52 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Metz
(banlieue)
Aire d'attraction Metz
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Montigny-lès-Metz
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Scy-Chazelles
Géolocalisation sur la carte : Moselle
Voir sur la carte topographique de la Moselle
City locator 14.svg
Scy-Chazelles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Scy-Chazelles
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Scy-Chazelles
Liens
Site web Site officiel

Scy-Chazelles est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Scy-Chazelles se situe à cinq kilomètres de la ville de Metz, sur le mont Saint-Quentin.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Scy-Chazelles est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Metz, une agglomération intra-départementale regroupant 42 communes[4] et 285 918 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (52,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (36,5 %), zones urbanisées (27,5 %), eaux continentales[Note 3] (10,3 %), forêts (9 %), prairies (8,7 %), terres arables (6,1 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,2 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Siag (856), villam Siago (856), Sigiacus (987), super Sieio (1006), de Sye (1143), Scy (1793)[11].

Pendant l’annexion : Sigach (en allemand).

Scy s’identifie à source, d’origine probablement gauloise (?). Chazelles représente l'oïl chasel dérivé du latin casella, "petite cabane" (cf. italien casella), diminutif de casa, "maison", et désignait généralement une petite maison de paysan isolée dans la campagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Rémi de Scy, remarquable par son architecture, date de la fin du XIe siècle. Située place de l’Esplanade en face de la mairie, elle sert encore aujourd’hui d’église paroissiale et offre un panorama sur la ville de Metz et ses alentours.

Scy dépendait de l’ancien pays messin (val de Metz). Siège de la mairie et bien de l’abbaye de Gorze. Domaine partagé entre l’abbaye, l’évêché, le chapitre et les Messins. En 1415, une troupe de Bourguignons mit tout à feu et à sang dans le village de Scy. Occupée par les Français en 1444. Le mont Saint-Quentin où est situé Scy-Chazelles a vu s’organiser la défense de la ville de Metz et de ses environs contre les invasions. Les pentes de ce mont portèrent des ceps de vignes qui produisirent Le Roy des Vins, au milieu du XVIe siècle.

Le village de Scy-Chazelles ne comporte pas moins de treize sanctuaires (églises, chapelles, croix, oratoires). Le plus connu est certainement l’église fortifiée Saint-Quentin de Chazelles abritant la dépouille de Robert Schuman qui est mort dans la commune. Cette église est fondée vers 1177 et fortifiée par la suite pour mettre les habitants à l’abri des brigands et des pillards.

Les deux villages constituent pendant très longtemps deux localités distinctes, et ce n’est qu’en 1809 que Scy absorbe Chazelles[11]. En 1817, Scy, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés, avait pour annexe le village de Chazelles. À cette époque, il y avait 348 habitants répartis dans 100 maisons. Et Chazelles, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés. À cette époque, il y avait 125 habitants répartis dans 30 maisons.

Comme les autres communes de Moselle, la commune de Scy-Chazelles est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918 et de 1940 à 1944. Le , la commune de Scy-Chazelles, rebaptisée Sigach, intègre l'arrondissement de Metz-Ville. Malgré la combativité des troupes allemandes de la 462e Volks-Grenadier-Division de l'armée de Knobelsdorff, Scy-Chazelles est libérée par la 5e division d’infanterie de l’armée Patton le [12], à la fin de la bataille de Metz, mettant ainsi fin à quatre années de souffrance.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 1935 Alfred Pichon    
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1947 J. Stoffel    
1947 1953 L. Goupil    
1953 1971 Bernard Rabas    
1971 juin 1995 Fernand Cavelius    
juin 1995 mars 2014 Jacques Straub DVD  
mars 2014 En cours
(au 26 mai 2020)
Frédéric Navrot DVD Ingénieur en travaux publics
15e vice-président de Metz Métropole[13]
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].

En 2018, la commune comptait 2 675 habitants[Note 4], en diminution de 1,55 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
455446482550603621537567492
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
7951 1631 2631 3361 3501 2911 334672654
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
7698351 0069081 2431 8412 1232 0441 991
1990 1999 2004 2009 2014 2018 - - -
2 1292 4822 7122 7332 7252 675---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[16]. |recens-prem=200.)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • passage d’une voie romaine ;
  • vestiges de villas romaines et mérovingiennes ; sépultures ;
  • maison de Robert Schuman, transformée en musée depuis , et jardin des plantes de chez nous, 2002 (jardins), 2004 (maison historique) et 2009 (extension), Bernd Hoge (architecte) : la demeure où Robert Schuman a vécu de 1926 à 1963 a gardé sa décoration et ses meubles et présente par une extension muséographique une exposition permanente sur le père de l’Europe et les débuts de la construction européenne; dans le parc se trouve la sculpture de Jean-Yves Lechevallier, la flamme de l'Europe, inaugurée en 1977 pour le 20e anniversaire des traités de Rome.
  • maisons anciennes, en particulier de nombreuses maisons de vigneron.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • église fortifiée Saint-Quentin, monument historique, datant du XIIe siècle, où est enterré Robert Schuman. Elle est située dans l'ancien village de Chazelles.
  • église paroissiale Saint-Rémy, fortifiée, monument historique. époque de construction : quatrième quart vu XIe siècle, premier quart du XIIe siècle et quatrième quart du XVe siècle ; narthex surmonté d’une tour du XIIe siècle ; nef du Xe siècle, chœur du XVe siècle ; vitrail XVIe siècle ; statues ; chœur flanqué de deux chapelles voûtées sur croisées d’ogives (fin XVe siècle) ; construction d’une sacristie au XIXe siècle à Scy.
  • chapelle Notre-Dame-de-l’Amitié à Scy-Bas
  • monastère des servantes du Sacré-Cœur de Jésus avec chapelle à Chazelles
  • monastère de la Visitation, ordre fondé le par saint François de Sales et sainte Jeanne Françoise de Chantal à Chazelles.
  • chapelle Jeanne-d’Arc de la congrégation des Assomptionnistes (désaffectée).
  • chapelle funéraire de la famille Gilbrin , sortie du village à Scy.
  • Oratoire chemin de la Croix de Bois.

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Ouvrages militaires[modifier | modifier le code]

Les écoles de Scy-Chazelles[modifier | modifier le code]

L'école maternelle Arc en Ciel.

L'école primaire Bernard-Rabas.

L'école maternelle Sous les vignes, fondée au XIXe siècle, est la plus ancienne école de Scy-Chazelles. Elle a été fermée en 2016 pour cause de regroupement.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Vignobles en appellation d’origine contrôlée Moselle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre François Lapied (1779-1861), militaire, chevalier de la Légion d’honneur (1814), né à Scy[17].
  • Pierre-Dominique Bazaine (1786-1838), officier du génie français et ingénieur à la cour d'Alexandre Ier de Russie, est né à Scy-Chazelles. Il est le père du maréchal Bazaine.
  • Paul Tornow (1848-1921), architecte allemand et responsable des monuments historiques de Lorraine entre 1892 et 1906, y est enterré.
  • Robert Schuman (1886-1963), homme politique français et pionnier de la construction européenne, a vécu à Scy-Chazelles, où il repose. L’ancienne demeure de Robert Schuman, transformée en musée, évoque sa vie et son œuvre.
  • Pierre Voizard (1896-1982), conseiller d’État français, y est enterré.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Metz », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Metz », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. « 1944-1945 : Les années liberté », dans Le Républicain lorrain, 1994 (p. 14, recensement préfectoral sur les dates de libération)
  13. [1]
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/pays-messin/personnages/lapied-pierre-francois.pdf