Marc Chagall

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Marc Chagall
Marc Chagall 1967.jpg

Marc Chagall, Saint-Paul-de-Vence, 1967

Naissance
Décès
Nom de naissance
Moïche Zakharovitch Chagalov
Nationalité
Russe, soviétique, française
Activité
Formation
École des beaux-arts de Saint-Pétersbourg
Mouvement
Conjoints
Bella Rosenfeld (de à )
Virginia Haggard (d) (de à )
Valentina Brodsky (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
David McNeil
Ida Chagall (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvre réputée
plafond Opéra Garnier

Marc Chagall (russe : Марк Захарович Шагал, Mark Zakharovitch Chagal ; biélorusse : Марк Захаравiч Шагал, Mark Zakharavitch Chagal), né Moïche Zakharovitch Chagalov (russe : Мойшe Захарович Шагалов), est un peintre et graveur, né le à Liozna, près de Vitebsk, en Biélorussie (alors intégrée à l'Empire russe), naturalisé français en 1937, et mort le , à Saint-Paul-de-Vence.

Chagall est l'un des plus célèbres artistes installés en France au XXe siècle, avec Pablo Picasso. Son œuvre, sans se rattacher à aucune école, présente des caractéristiques du surréalisme et du néo-primitivisme. Inspirée par la tradition juive, la vie du shtetl (village juif en Europe de l'Est) et le folklore russe, elle élabore sa propre symbolique, autour de la vie intime de l'artiste. Chagall s'est essayé, outre la peinture sur toile, à la gravure, à la sculpture, à la poésie, à la peinture sur vitrail, sur émail, etc.[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Portrait de Chagall par Iouri Pen

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Chagall est né le à Liozna dans la région de Vitebsk, en Biélorussie (laquelle appartenait alors à la Russie tsariste), dans une famille juive hassidique. La ville compte une importante communauté juive. Sa mère tenait une épicerie et son père allait tous les matins à la synagogue, où il était employé, tandis que son grand-père était précepteur et chantre à la synagogue. Il a été élevé dans la paix et la tendresse de sa mère juive, qui lui a appris à lire et à aimer la Bible et les hommes.

Vitebsk restera dans l'imaginaire de Chagall le paradis naïf de l'enfance, et le peintre le représentera dans de nombreuses toiles, dans sa jeunesse mais aussi plus tard[2]. Aîné d'une famille de neuf enfants, il commence à travailler dans des ateliers, à la fin de ses études à l’école des beaux-arts de Saint-Pétersbourg. À Vitebsk, adolescent, il étudie à l'école créée par Iouri Pen (aussi appelé Yehuda Pen). « Je m'instruisis à peine deux mois dans l'école de Pen à Vitebsk… j'aime Pen… Il vit dans ma mémoire comme mon père[3]. »

Il étudie auprès de Léon Bakst, à Saint-Pétersbourg, chez qui il rencontre Bella Rosenfeld, dont il tombe amoureux.

Arrivée à Paris, 1910-1914[modifier | modifier le code]

Il part pour Paris en 1910[4]. Il y est témoin de mouvements picturaux, tels que le fauvisme finissant et le cubisme naissant. Le premier lui inspire la couleur pure, gaie et claire, le second une certaine déconstruction de l’objet. Il découvre notamment les toiles de Robert Delaunay, Jean Metzinger, le Douanier Rousseau, Albert Gleizes. Néanmoins, jamais Chagall n’adhèrera pleinement à un mouvement ou à une école. Dans le même temps, il passe de nombreuses journées au musée du Louvre, où il étudie Delacroix, Géricault, Watteau, Courbet[5].

Il se lie d'amitié avec le poète Blaise Cendrars, qui est l'un des seuls habitants de la Bohème parisienne à parler le russe. Cendrars lui présente, entre autres, Robert Delaunay et Guillaume Apollinaire, qui seront fascinés par sa liberté dans l'utilisation de la couleur[6].

Selon l'écrivain Nina Berberova Marc Chagall adhère en 1912 à la franc-maçonnerie[7].

Tout en adoptant Paris comme sa deuxième ville natale, il n’oublie pas ses origines russes. Pour preuve : même lorsqu’il peint les ponts de la Seine ou la tour Eiffel, on peut reconnaître des éléments de décor inspirés de ses souvenirs d’enfance qui ne le quitteront jamais. Il expose ses travaux pour la première fois en 1914 au Salon des indépendants. Dans le même temps, il se rend à Berlin, où il expose dans la galerie Der Sturm avec Paul Klee et Alfred Kubin. Il a ensuite une exposition personnelle dans cette galerie. C'est un succès[8].

En Russie avant et après la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1914, il est de retour à Vitebsk pour une courte durée, pense-t-il, mais le premier conflit mondial empêche tout retour à Paris. En 1915, il épouse Bella ; leur fille Ida nait le 18 mai 1916. Pendant cette période, Chagall peint surtout la vie de la communauté juive, qui est persécutée car soupçonnée d'espionnage par l'état-major russe. La famille de Chagall offre l'hospitalité à de nombreux juifs expulsés, notamment venus de la frontière lituanienne. Dans ces circonstances, sans être pieux, le peintre renoue avec sa culture hassidique. Ses œuvres témoignent de son respect pour le peuple juif[9].

Il expose à de nombreuses reprises entre 1916 et 1917. Après la Révolution, il devient « commissaire aux beaux-arts » et responsable de la vie artistique de Vitebsk. Il organise de nombreuses expositions d'artistes de Moscou et de Vitebsk avec Abram Brazer. Il prend la direction de l'école d'art en 1919, dont son maître Iouri Pen avait déjà créé une ébauche : l'École artistique de Vitebsk. Kasimir Malevitch, qui devient rapidement le leader radical de la jeunesse artistique, vient y participer puis prend le relais de Chagall. De retour d'un voyage à Moscou, Chagall apprend que l'école a été rebaptisée « Académie suprématiste » et qu'il est démissionné de force et remplacé par Malévitch. Il repart alors pour Moscou où il crée les décors pour le Théâtre d'art juif[10].

Retour à Berlin puis à Paris, fuite vers les États-Unis[modifier | modifier le code]

Marc Chagall vers 1920, photographie de Pierre Choumoff.

Il retourne en 1922 à Berlin puis à Paris. Ses œuvres sont connues aux États-Unis où des expositions sont organisées. En 1923, Chagall fait la connaissance d'Ambroise Vollard, marchand et éditeur de livres qui, ensuite, lui commande notamment trente gouaches et cent eaux-fortes illustrant les Fables de La Fontaine (1924-1925), cent dix-huit eaux-fortes pour Les Âmes mortes, de Nicolas Gogol (1925-1931) mais aussi, et surtout, des illustrations pour la Bible (1930).

Entre 1927 et 1929, Marc Chagall s'installe au mas Lloret, à Céret[11].

Au début des années 1930, il voyage beaucoup avec sa famille. À partir du , il prend la nationalité française pour fuir l'antisémitisme de l'Europe centrale. C'est cette année-là qu'il fait la connaissance du peintre hongrois Imre Ámos (1907-1944 ou 1945) à Paris, qui s'est ensuite inspiré de son style dans certaines de ses peintures. À la fin du printemps 1941, Chagall est arrêté et doit son salut au journaliste américain Varian Fry, qui lui permet de rejoindre les États-Unis[12]. Sa femme, Bella, meurt en 1944 ; cet événement marque le choix de ses sujets à cette époque.

Il rencontre en 1945 Virginia Haggard, mariée à John McNeil dont elle n'est pas divorcée. Marc et Virginia ont un fils en 1946, le futur chanteur et auteur-compositeur David McNeil[13], lequel porte le nom du mari de sa mère. Il a raconté ses souvenirs d'enfance avec son père dans Quelques pas dans les pas d’un ange.

Retour en Europe après la guerre[modifier | modifier le code]

Après la guerre, les œuvres de Chagall sont à nouveau exposées en Europe. Il retraverse l'Atlantique en 1948, pour s'installer à Vence, sur la Côte d'Azur où il aide Frans Krajcberg à partir pour le Brésil.

Il rompt avec Virgina et se remarie en 1952 avec Valentina Brodsky (1905-1993).

Plafond de l'Opéra Garnier peint par Chagall en 1963.

Maeght vend ses œuvres à travers le monde entier. Ses techniques se diversifient : gravures, mosaïques, vitraux. Il continue de peindre des décors, conçoit des costumes pour l'opéra, notamment La Flûte enchantée.

En 1970, il représente une grive et une mère offrant du raisin à un enfant pour l'étiquette du célèbre vin bordelais Château Mouton Rothschild[14].

Chagall finit sa vie à Saint-Paul-de-Vence, célèbre et reconnu dans le monde entier.

À la fin des années 1980, peu après sa mort, éclate l'affaire Chagall, où des dizaines de ses œuvres sont dérobées et écoulées sur le marché de l'art : elle s'achève par l'arrestation et la condamnation de trois marchands d'art.

Style et techniques[modifier | modifier le code]

Chagall ne peut pas être rattaché à une école. D'aucuns le rapprochent du courant surréaliste, puisque son travail laisse une large part à son imagination et ses rêves. Si en deux mots, on pouvait caractériser son œuvre, on parlerait de « chromatisme onirique ».[réf. nécessaire]

Chagall et la Bible[modifier | modifier le code]

Vitrail de Chagall dans l'église de Tudeley.

En 1930, le marchand d'art et ami de Chagall, Ambroise Vollard, lui commande une série d'illustrations sur la Bible. Celui qui décrit le texte sacré comme « la plus grande source de poésie de tous les temps », exécute alors une quarantaine de gouaches, avant d'entamer une série d'eaux-fortes qui sont insérées au sein de la Bible de Genève : 105 gravures figurent diverses scènes-clés de l'Ancien Testament. À la main, Chagall les rehausse toutes d'un peu de gouache. Ses sujets de prédilection sont les prophètes, les patriarches, les guerriers et les rois. Surtout, il fait des liens entre le passé et le présent, entre la persécution de Jésus et celle que les Juifs subissent en Europe dans les années 1940[15].

Ce travail monumental est à l’origine du Message biblique qui propose un cycle décoratif relatant l’histoire biblique, terminé en 1966. Chagall en fait don à l’État français qui, au grand bonheur de Chagall, l’expose au Louvre avant d’inaugurer en 1973 le musée national du message biblique à Nice, en présence d’André Malraux.

Portrait psychologique[modifier | modifier le code]

Bien que parfois engagée, son œuvre pleine de références au pays de son enfance, la Biélorussie juive, semble souvent échapper totalement aux guerres qui l'entourent. Il sait faire partager ses sentiments par des couleurs très vives et pleines de légèreté. Quand il peint son couple survolant sa ville natale, il montre un esprit bohème et souvent détaché de la réalité. Main dans la main avec sa compagne, il exprime alors un amour omniprésent et un regard bienveillant sur le monde. Son œuvre est tour à tour théâtre juif, message biblique, rêves ou images : « Mon cirque se joue dans le ciel, il se joue dans les nuages parmi les chaises, il se joue dans la fenêtre où se reflète la lumière. » (Marc Chagall)[réf. nécessaire] L'artiste semble se poser en observateur du monde, d'un monde richement coloré comme vu à travers des vitraux.[interprétation personnelle]

Il dort
Il est éveillé
Tout à coup, il peint
Il prend une église et peint avec l'église
Il prend une vache et peint avec une vache
Avec une sardine
Avec des têtes, des mains, des couteaux…

— Blaise Cendrars, 19 poèmes élastiques, Portrait de Chagall 1919

Œuvres[modifier | modifier le code]

Tableaux[modifier | modifier le code]

  • Autoportrait, aquarelle et encre sur papier (20,5 × 16,5 cm), 1907, musée national d'art moderne, Paris (donation 1988).
  • La Joie, huile sur toile (116 × 75 cm), 1980, musée national message biblique, Nice.
  • La Mort, huile sur toile (68 × 86 cm), 1908, musée national d'art moderne, Paris.
  • La Sainte Famille, huile sur toile (91 × 103 cm), musée national d'art moderne, Paris (donation 1988).
  • Autoportrait aux pinceaux, huile sur toile (57 × 48 cm), 1909, Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen, Düsseldorf.
  • La Noce, huile sur toile (100 × 88 cm), 1910, Centre Pompidou, Paris.
  • La Naissance, 1910, musée Kunsthaus, Zurich.
  • Le Shabbat, huile sur toile (90 × 95 cm), 1910, Wallraf-Richartz-Museum, Cologne.
  • Dédié à ma fiancée, huile sur toile (196 × 114,5 cm), 1911, Kunstmuseum, Berne.
  • Le Poète (à la tête renversée). Half past three, huile sur toile (197 × 146 cm), 1911, The Arensberg Collection, Phailadelphia Museum of Art.
  • Le Père, huile sur toile (80 × 44 cm), 1911, musée national d'art moderne, Paris.
  • Moi et le village, huile sur toile (192,1 × 151,4 cm), Mrs Simon Guggenheim Fund, Museum of Modern Art, New York.
  • Le Village, 1911, Museum of Modern Art, New York.
  • Hommage à Apollinaire, huile et poudre d'or et d'argent sur toile (209 × 198 cm), 1911-1912, Stedelijk van Abbemuseum, Eindhoven.
  • À la Russie, aux ânes et aux autres, huile sur toile (157 × 122 cm), 1911-1912, Paris (don de l'artiste au centre Georges Pompidou en 1953).
  • Le Golgotha ou Calvaire, huile sur toile (174 × 192 cm), 1912, Museum of Modern Art, New York.
  • L’Anniversaire, 1912.
  • Adam et Ève, 1912.
  • La Prisée ou Le Rabbin jaune, huile sur toile (128 × 90 cm), 1912, collection particulière.
  • Le Marchand de bestiaux, gouache sur papier (26 × 47 cm), 1912, collection E. W. Kornfeld, Berne.
  • Autoportrait aux sept doigts, huile sur toile (128 × 107 cm), 1912-1913, Stedelijk Museum, Amsterdam.
  • Paris par la fenêtre, huile sur toile (132,7 × 139,2 cm), 1913, Solomon R. Guggenheim Museum, New York.
  • Paysan mangeant à la cuiller, encre de Chine sur papier (28,5 × 22,5 cm), 1913, collection Marcus Diener, Bâle.
  • Portrait d'Apollinaire, encre violette et aquarelle sur papier (27,8 × 21,7 cm), 1913-1914, musée national d'art moderne, Paris.
  • Ma mère, crayon sur papier (22,5 × 20 cm), 1914, collection particulière, Paris.
  • Le Violoniste, 1914, musée de Düsseldorf.
  • Les Amants bleus, 1914.
  • N'importe où hors du monde, huile sur carton entoilé (66,5 × 47 cm), Gunma Museum of Modern Art, Takasaki.
  • Les Portes du cimetière, 1917.
  • Double portrait au verre de vin, huile sur toile (220 × 127 cm), 1917-1918, musée national d'art moderne, Paris.
  • L’Étude, encre noire sur papier (24,9 × 34,3 cm), 1918, musée national d'art moderne, Paris (donation 1988).
  • L'Homme à la tête renversée, 1919, huile sur carton marouflé sur bois (54 × 47 cm), collection particulière[16].
  • La Maison bleue, 1920, au musée des beaux-arts, à Liège.
  • Ahasver la figure légendaire du Juif errant, 1923, au musée du Petit Palais de Genève.
  • La Fenêtre sur l'Île-de-Bréhat, 1924, Vereinigung Zürcher Kunstfreunde[17].
  • La Vie paysanne, 1925, huile sur toile (123 × 103 cm), Galerie d'art Albright-Knox, Buffalo (New York)[18].
  • Die Mäherin, 1926, collection privée[19].
  • Les Amoureux au lilas, 1930.
  • Dieu crée l'homme, 1930, musée Marc-Chagall (Nice).
  • La Solitude, 1933, Tel Aviv Museum.
  • Triptyque : Révolution, 1937-1952, musée Marc-Chagall (Nice).
  • Songe d'une nuit d'été, 1939, huile sur toile, musée de Grenoble.
  • La Guerre, 1943.
  • Autour d'elle, 1945, Centre Pompidou, Paris.
  • L'Émigrant, 1945-1950.
  • Le Coq, 1947, musée des beaux-arts de Lyon.
  • Le Poète, 1949-1950.
  • Le Christ à la pendule, 1956, gouache sur papier (75,8 × 56,2 cm), collection Angela Rosengart.
  • La Guerre, 1964.
  • Job, 1975.
  • Le Mythe d'Orphée, 1977.
  • Couple sur Saint-Paul-de-Vence.
  • L'Animosité des hommes à la recherche de pouvoir.
  • Le Cirque, 1927, Galerie nationale de Prague.
  • La Crucifixion blanche, 1938.
  • Daphnis et Chloé.
  • Les Mariés de la tour Eiffel.
  • Le Nu rouge.
  • Le Saint voiturier.
  • Transhumance.
  • Vues de Paris.
  • La Mariée à l'éventail.
  • Au-dessus de la ville, huile sur toile (141 × 198 cm), 1914-1918, galerie d'État Tretiakov, Moscou, Russie[20].
  • La Vie, fondation Maeght, Saint-Paul-de-Vence.
  • Fiancée au visage bleu, 1956, musée Marmottan Monet.
  • Moïse recevant les tables de la loi.
  • Soleil dans le ciel de Saint-Paul, 1983.

Peintures sur papier[modifier | modifier le code]

  • Cantique des Cantiques II, 1957 (huile).
  • Cantique des Cantiques III, 1960 (huile).
  • Cantique des cantiques IV, 1958, Provincial Museum of Alberta.
  • Cantique des Cantiques V, 1965-1966.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Mosaïque[modifier | modifier le code]

  • Suisse
    • Fondation Pierre Gianadda, parc de sculptures, Martigny : La Cour Chagall, mosaïque monumentale réalisée en 1964 par Lino et Heidi Melano, accompagnée de deux petites fontaines, Poisson et Oiseau, également de Chagall, en marbre blanc (don de Georges Kostelitz en mémoire de son épouse Ira, 2003).
  • France
    • Le Repas des Anges, représentation d'un des miracles attribué à Roseline de Villeneuve dans la chapelle Sainte-Roseline, située sur la commune des Arcs-sur-Argens.
    • Moïse sauvé des eaux, non daté (entre 1950 et 1966), baptistère de Notre-Dame de la Nativité à Vence, vieille ville.
    • Le Message d'Ulysse, 1968 (1 100 × 300 cm), salle des pas perdus, faculté de droit et sciences économiques de Nice. Exécutée par Lino Melano.
    • Le Prophète Élie, 1971 (715 × 570 cm), musée national Marc Chagall de Nice. Réalisée pour le musée et exécutée par Lino Melano. Sujet adapté à la dimension biblique du musée.

Céramique[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d'Assy, en Haute-Savoie : Passage de la mer Rouge aux personnages en apesanteur, guidés par leur patriarche revêtu de jaune, Moïse. « Les fonts baptismaux, situés sous le clocher, ont été décorés par Chagall, qui a donné libre cours à son inspiration en exécutant cette céramique sur des thèmes bibliques qui lui sont familiers. Nous devons aussi à Chagall deux bas-reliefs en marbre blanc et deux vitraux aux teintes douces, destinés à matérialiser les rites et les symboles du baptême. » (Maurice Novarina)[réf. insuffisante]
  • Le Paradis terrestre, panneau céramique de quatre carreaux (52,7 × 52,7 cm), Vallauris, 1959.

Décoration[modifier | modifier le code]

  • Théâtre juif d'État de Moscou.
  • Le plafond de la salle de spectacle de l'Opéra Garnier : peint en 1964.
  • Peintures murales du Watergate Theatre de Londres (1949).

Expositions[modifier | modifier le code]

Marché de l'art[modifier | modifier le code]

Les œuvres de Marc Chagall sont très recherchées par les collectionneurs du monde entier.

  • Le Grand Cirque, une huile sur toile (159,5 × 308,5 cm), a été vendue 13 760 000 US$, soit 10 176 896 euros à New York le 8 mai 2007[22].
  • Roses et mimosas, une huile sur toile ( × 147,3 114.3) a été vendue 1 833 250 £, soit 2 318 694 euros à Londres le 24 juin 2008[22].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ma vie, autobiographie, 1923.
  • Les Âmes mortes, de Gogol, 118 illustrations, Tériade, Éd. Verves, 1948.
  • Les Fables de La Fontaine, 100 illustrations, Tériade, Éd. Verves, 1952.
  • La Bible, 150 illustrations, Tériade, Éd. Verves, 1956 et 1960.
  • Le Monde De Marc Chagall, photographies d'Izis Bidermanas, Gallimard, 1959.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • À la mémoire de Chagall, œuvre pour flûte et percussions écrite par Roger Lersy, 1995[23].

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • 1963 : Chagall, film documentaire américain, Oscar du meilleur court métrage en 1964.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lettre de 1936 mentionnée dans Au vent virtuel, les mémoires d'Andreï Voznessenski.
  2. Daniel Marchesseau, Chagall. Ivre d'images, cf. bibliographie, p. 14.
  3. Marc Chagall, Ma vie, cf. bibliographie, p. 86-88.
  4. Marc Chagall, Ma vie, cf. bibliographie, page ??[réf. incomplète]
  5. Daniel Marchesseau, Chagall. Ivre d'images, op. cit., p. 23-24.
  6. Daniel Marchesseau, Chagall. Ivre d'images, op. cit., p. 25-26.
  7. Nina Berberova, Les Francs-maçons russes au XXe siècle, Actes Sud, Arles, 1990, p. 113.
  8. Daniel Marchesseau, op. cit., p. 37-38.
  9. Daniel Marchesseau, Chagall. Ivre d'images, op. cit., p. 43-44.
  10. Daniel Marchesseau, Chagall. Ivre d'images, op. cit., p. 50 à 54.
  11. « Marc Chagall », sur Musée d'art moderne de Céret (consulté le 2 août 16)
  12. Varian Fry, La Liste noire, éditions Plon, coll. « Feux Croisés », 1999, 282 p. (ISBN 978-2259189729).
  13. Qui a raconté ses souvenirs d'enfance avec son père dans Quelques pas dans les pas d’un ange, Gallimard, coll. « Blanche », 2003, Folio, no 4183).
  14. « Château Mouton Rothschild » (consulté le 30 septembre 2014).
  15. Analyse du travail de Chagall sur la Bible à l'occasion de l'exposition Chagall et la Bible au musée d'art et d'histoire du judaïsme
  16. Reproduction dans Connaissance des arts, no 673, juillet-août 2009, p. 86.
  17. Collection Marc Chagall au Vereinigung Zürcher Kunstfreunde
  18. http://www.albrightknox.org/collection/search/piece:1500/
  19. « Die Mäherin by MarcChagall », sur www.artnet.com (consulté le 19 septembre 2016)
  20. Marc Chagall 1887-1985, Au-dessus de la ville
  21. Jean Revol, Rétrospective Chagall, in La Nouvelle Revue française, no 80, août 1959.
  22. a et b Résultats de vente aux enchères
  23. Écouter l'enregistrement par le Duo Hyksos sur Deezer : [1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Chagall, Ma vie, Stock, 1928, édition révisée en 2003, traduction bella chagall.
  • Franz Meyer, Marc Chagall, Flammarion, 1961, édition révisée en 1995.
  • Marie-Thérèse Souverbie, Chagall, Fernand Hazan, .
  • Alexandre Kamenski, Chagall. Période russe et soviétique, 1907-1922, Éditions du Regard, .
  • Daniel Marchesseau, Chagall. Ivre d'images, Paris, Gallimard, (ISBN 9782070532988). 
  • Daniel Marchesseau (direction), Marc Chagall. Les années russes, 1907-1922, Paris Paris-Musées,
  • Nadine Nieszawer, Peintres juifs à Paris. École de Paris (1905-1939), Denoël, (ISBN 978-2-207-25142-3).
  • Didier Ottinger, Le Monde renversé de Chagall. Sens dessus-dessous, Actes Sud, (ISBN 978-2-7427-9093-7).
  • Claire Le Foll, L'École artistique de Vitebsk (1897-1923), L'Harmattan (ISBN 978-2-7475-2067-6).
  • David McNeil, Quelques pas dans les pas d’un ange, Gallimard, coll. « Blanche », 2003, Folio no 4183).
  • (de) Marc Chagall et Karl With, Marc Chagall, vol. 35, Leipzig, Klinkhardt & Biermann, coll. « Junge Kunst », (OCLC 1186233)
    La page de titre est ornée, en regard, d'une illustration : la reproduction d'une œuvre de Chagall, datée de 1914 représentant un juif en prière.
  • (en) Bill Wyman, Wyman shoots Chagall, Guildford, Genesis Publications, (ISBN 9780904351620).
  • (de) Nikolaj Aaron, Marc Chagall, Reinbek Rowohlt-Taschenbuch-Verl., (ISBN 9783499506567).
  • (ru) V. A. Shishanov, Vitebskiĭ muzeĭ sovremennogo iskusstva : istorii︠a︡ sozdanii︠a︡ i kollekt︠s︡ii, 1918-1941, Minsk, Medisont,‎ 2007 [2] (ISBN 9789856530688).

Liens externes[modifier | modifier le code]