Séranon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Séranon
Séranon
Vue du village depuis la route Napoléon.
Blason de Séranon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Grasse-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Grasse
Maire
Mandat
Claude Bompar
2014-2020
Code postal 06750
Code commune 06134
Démographie
Gentilé Séranonnais
Population
municipale
487 hab. (2015 en augmentation de 2,1 % par rapport à 2010)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 30″ nord, 6° 42′ 08″ est
Altitude Min. 1 018 m
Max. 1 712 m
Superficie 23,28 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Séranon

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Séranon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Séranon

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Séranon

Séranon est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Séranonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune membre du Parc naturel régional des Préalpes d'Azur, desservie par la route Napoléon (RN 85), au centre d’une région touristique, 57 km de Cannes, 40 km de Grasse (la cité des Parfums).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sommets environnants :

  • la crête de l’Adrech de Besson (1 523 m),
  • la Berque (1 563 m),
  • la crête de Bauroux (1 644 m),
  • et les contreforts de la montagne du Lachens (1 714 m).

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune se situe en zone de sismicité moyenne[1],[2].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[3] :

  • rivière l'Artuby,
  • ruisseau le rieu tort,
  • ravin de la péguière,
  • vallon des roumariniers,
  • torrent des bonnes fonts.

Séranon dispose de deux station d'épuration :

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération du Pays de Grasse.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[7].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Commune desservie par la route national 85 entre Saint-Vallier-de-Thiey 26 km et La Martre 11 km.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Village desservi par le réseau "Sillages[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Séranon (castellis Saranonis, cité en 1060) est issu d’une base oronymique (toponyme se rapportant à la montagne) *sar-[9].

Notre-Dame-de-Gratemoine (citée comme Sancta Maria de Grade Camunne, en 1060) tire son déterminant d’un oronyme désignant une courbure, qui a ensuite été modifié par un « scribe facétieux témoignant d’un manque de respect évident envers le clergé régulier »[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 6 mai 1348, Gabriel de Salvagiis était seigneur de Séranon. Ce seigneur était certainement le chambellan de Jeanne Ire de Naples, comtesse de Provence et reine de Naples, en 1348[11].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’abbé Daniel Goens de nationalité belge, est envoyé à Séranon comme prêtre de montagne en 1939. Il transforme le presbytère de l'église Notre-Dame en maison d’altitude pour enfants. Il y accueille des enfants et adolescents considérés comme difficiles, et y cache aussi de jeunes juifs envoyés par le réseau Marcel[12]. Il est arrêté le 22 avril 1944. De jeunes enfants juifs sont déportés en Estonie, en Lituanie et à Auschwitz. Sept de ces enfants et adolescents âgés de 5 à 22 ans, sont morts en déportation. En 1998, une plaque du souvenir a été érigée devant le presbytère[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014[14] Thierry Gueguen UMP Retraité ingénieur des ponts et chaussées et instituteur, conseiller général du canton de St Auban
mars 2014 en cours Claude Bompar[15] UMP-LR Gérant Immobilier

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[16] :

  • total des produits de fonctionnement : 683 000 , soit 1 380  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 619 000 , soit 1 251  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 193 000 , soit 390  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 318 000 , soit 642  par habitant ;
  • endettement : 598 000 , soit 1 209  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 8,54 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 7,48 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 20,36 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 18 901 [17].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2015, la commune comptait 487 habitants[Note 1], en augmentation de 2,1 % par rapport à 2010 (Alpes-Maritimes : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
338366352370400401398391380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
381377371384357331348325306
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
299284272230219202219182224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
241231241272280317432447462
2013 2015 - - - - - - -
489487-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[22] :

  • École maternelle et élémentaire[23],
  • Collèges à Saint-Vallier-de-Thiey, Castellane, Fayence,
  • Lycées à Grasse.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[24] :

  • Médecins à Valderoure, Saint-Vallier-de-Thiey,
  • Pharmacies à Saint-Vallier-de-Thiey, Saint-Cézaire-sur-Siagne,
  • Hôpitaux à Fayence, castellane, Cabris, Grasse.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture-élevage[modifier | modifier le code]

  • Le haras de Séranon[26]

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gîtes équestre[27].
  • La Bastide Napoléon, Le Relais de l'Artuby[28],
  • Restaurants[29].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces et services de proximité[30].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-de-Gratemoine.
Chapelle Notre-Dame-de-Gratemoine.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Gratemoine[31] est située le long de la route Napoléon. C'est le vestige d'un prieuré qui relevait de l'abbaye de Lérins. Le prieuré était cité en 1060[32]. De la construction romane du XIe siècle, il ne subsiste que la dernière travée de la nef. Elle devait avoir à l'origine trois travées. Les deux premières travées ont peut-être été détruites à la suite des guerres de Religion : il en subsiste un pan de mur en avant de la façade du XVIIe siècle. Le cartulaire de l'abbaye de Lérins indique que le prieuré et ses dépendances lui appartenaient au XIIe siècle. L'abbaye les vendit en 1646 à Arnaud de Romans, seigneur de Séranon. Au XVIIIe siècle, elle fut utilisée provisoirement comme église paroissiale car celle de Séranon était ruinée. L’abside est ornée de sept arcades aveugles. L’ensemble a été restaurée à la fin du XXe siècle[33].
  • Le Vieux Séranon est un village fortifié des XIIe et XIIIe siècles, avec le château et l'église Saint-Étienne de style gothique et datant du XVe siècle, dont il reste des ruines[34]. Le village a été abandonné au XVIIIe siècle.
  • La bastide de Broundet[35] est un château campagnard dans lequel dormit pendant trois heures Napoléon Ier, le 3 mars 1815, remontant vers Paris après son débarquement à Golfe-Juan. Le château appartenait alors à Jean-Paul II de Lombard, marquis de Gourdon, maire de Grasse.
  • Chapelle Sainte-Brigitte[36], sur le chemin de Vieux-Séranon. Elle date du XVIe siècle.
  • Monuments commémoratifs :
    • En 1998, la municipalité de Séranon et les autorités religieuses et civiles ont inauguré une plaque du souvenir devant le presbytère Notre-Dame[12].
    • Monument aux morts[37],
    • Plaque commémorative Fernand Bagarry[38],
    • Stèle commémorative Clément Rebuffel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nadège Garcia, équipe de France de VTT, avec sa démarche fédératrice « Toutes à vélo », pour dynamiser le cyclotourisme féminin.
  • Daniel Goens (Abbé), prêtre de montagne, belge[39], ayant caché des enfants juifs à Séranon pendant la seconde guerre mondiale.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Séranon Blason D’azur à la comète de seize raies d'or[40].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le risque sismique dans les Alpes-Maritimes
  2. Zonage administratif (ancien nouveau)
  3. L'eau dans la commune
  4. Description de la station Séranon-village
  5. Description de la station Séranon-villaute
  6. Table climatique
  7. PLU
  8. Village desservi par le réseau Sillages
  9. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 32
  10. Fénié & Fénié, op. cit., p. 65
  11. AD du 13, série B3f11v
  12. a et b Presbytère Notre-Dame durant la Seconde Guerre mondiale
  13. « Daniel Goens, prêtre de montagne (1939/1944), Médiavenir, hors-série no 1, 2003-2004, p. 9.
  14. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  15. Élections municipales 2014 à Séranon
  16. Les comptes de la commune
  17. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  22. Établissements d'enseignements
  23. École maternelle et élémentaire
  24. Professionnels et établissements de santé
  25. Paroisse Sainte-Marie-des-Sources
  26. Pension de chevaux
  27. Le haras de Séranon
  28. hôtels & hébergement
  29. Restaurants
  30. Commerces et services de proximité
  31. Chapelle Notre-Dame-de-Gratemoine
  32. La chapelle Notre-Dame de Gratemoine, donnée par le sieur Pons Arbert au prêtre Isnard d’Auriol, fut citée pour la première fois en 1060, dans une charte de l’abbaye de Lérins
  33. Robert Bailly, Chapelles de Provence : Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Var, Vaucluse : Origines, Architecture, Croyances, Le-Coteau, Horvath, 1988, (ISBN 2-7171-0565-4), p. 61
  34. Les ruines de Séranon
  35. Bastide Napoléon
  36. Chapelle Sainte-Brigitte
  37. Monument aux morts Conflits commémorés 1914-1918 et 1939-1945
  38. Monument aux Morts
  39. Portrait de Daniel Goens : prêtre de montagne (1939/1944), page 9
  40. Les Monts d'azur : Séranon, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau