Évette-Salbert

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Évette-Salbert
Évette-Salbert
Paysage d'Évette-Salbert.
Blason de Évette-Salbert
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Territoire de Belfort
Arrondissement Arrondissement de Belfort
Canton Valdoie
Intercommunalité Grand Belfort
Maire
Mandat
Bernard Guillemet
2014-2020
Code postal 90350
Code commune 90042
Démographie
Gentilé Évalbertois
Population
municipale
2 073 hab. (2015 en diminution de 0,34 % par rapport à 2010)
Densité 226 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 33″ nord, 6° 47′ 56″ est
Altitude Min. 382 m
Max. 474 m
Superficie 9,16 km2
Localisation

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Évette-Salbert
Liens
Site web evettesalbert.fr

Évette-Salbert est une commune française située dans le département du Territoire de Belfort en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants sont les Évalbertois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Évette-Salbert, née en 1972 de la fusion des deux villages d'Évette et de Salbert, est une commune péri-urbaine située au nord-ouest de Belfort. Elle constitue un élément de l'agglomération belfortaine dont elle est la quatrième commune la plus étendue après Belfort, Bourogne et Vézelois. Elle compte une trentaine de kilomètres de voirie communale qui relie de nombreux hameaux ou lieux-dits (le Thiamont, Bas-Évette, la Forêt…). Elle est située dans la deuxième couronne de la communauté d'agglomération belfortaine et a conservé un caractère semi-rural.

Le village présente un paysage diversifié où l'on passe du sud au nord, du pied du massif du Salbert (460 m) à une plaine d'environ 400 mètres d'altitude s'étendant au lac du Malsaucy (55 ha) qui offre la possibilité de pratiquer les sports nautiques et un hébergement pour les groupes.

Le territoire communal repose sur le bassin houiller stéphanien sous-vosgien recouvert par un Permien épais[1]

Sous l'action prolongée des intempéries, le grès permien se désagrège pour donner une terre sableuse, rougeâtre, contenant une assez grande quantité d'argile. Ces sols peu drainants forment des zones humides, où de nombreux étangs ont été aménagés. C'est dans ce Permien que se trouve le lac du Malsaucy.

Le principal cours d'eau de la commune est le ruisseau le Verboté, affluent de la Savoureuse.

C'est une des 189 communes du Parc naturel régional des Ballons des Vosges[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Errevet
(Haute-Saône)
Lachapelle-sous-Chaux Sermamagny Rose des vents
Frahier-et-Chatebier
(Haute-Saône)
N Valdoie
O    Évette-Salbert    E
S
Châlonvillars
(Haute-Saône)
Essert Belfort

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Évette : Weites (1347), Wette (1394), Esvette (1655), Wettes et Wette (1427), Évette (1793).
  • Salbert : Salebert (1472), Desoubz Saleberg (1474), Le Salbert (1793).

Gentilé[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune, formé par la juxtaposition du nom des deux communes originelles, rendait difficile la désignation des habitants, qui ne disposaient donc pas d'un gentilé. Depuis janvier 2006, après une sélection faite par le conseil municipal des jeunes aidé par l'équipe municipale, un choix de noms a été proposé à la population qui s'est prononcée en faveur de : Évalbertois, Évalbertoise.

Histoire[modifier | modifier le code]

La localité consistait en 1304 en quelques habitations disséminées sur un terrain marécageux (dont le Malsaucy déjà connu), formant des hameaux. Elle devint une grande Mairie dont dépendaient : Valdoie, Eloye, Forchelon (disparu depuis), Essert. On y cultivait l'avoine, le seigle, le sarrazin, la navette et le colza. (Forchelon existait encore en 1347. On retrouvait en 1913 des vestiges entre Essert et Cravanche).

À la succession de Renaud de Bourgogne, un partage eut lieu en 1347 au château d'Altkirch. Dame Jeanne de Montbéliard, fille aînée de Renaud défunt, partage son héritage (3 ans avant sa mort) entre ses quatre filles, Jeanne (dite Jeannette pour la distinguer de sa mère), Ursule, Alix et Marguerite.

  • Le Rosemont (cité pour la première fois comme division territoriale) échoit à Jeanne de Ferrette, duchesse d'Autriche épouse d'Albert II d'Autriche. Évette et Salbert passent sous l'emprise des Autrichiens pendant plus de deux siècles.
  • Le 28 juin 1636, Louis de Champagne, comte de la Suze prend Belfort et sa région aux Autrichiens. Il profite peu de sa victoire, devenu seigneur de Belfort, il mourut le 24 septembre de la même année à Montbéliard.
  • À son fils Gaspard de Champagne, qui avait combattu avec son père, Louis XIII donne la seigneurie de Belfort et du Rosemont. En 1545, il épouse Henriette de Coligny, poétesse à ses heures composant à la source de Bermont. Le traité de Wesphalie en 1648 prévoit le rachat des droits seigneuriaux de la maison d'Autriche par le roi de France.
  • En janvier 1658, Louis XIV, par lettres patentes datées de Toulouse, donne à son cher cousin, Le cardinal de Mazarin, Belfort et le Rosemont. Celui-ci devint seigneur de Belfort et de Rosemont, donc possesseur d'Évette, de Salbert et du Malsaucy (Malsaussé). Il met en valeur l'étang et le fit communiquer avec l'étang des Forges à Belfort. La forge a été installée en 1643 par le comte de la Suze. On y fabriquait pour la région des ustensiles de ménage, serrurerie, du matériel agricole, etc. Ceci était justifié par l'arrêt des approvisionnements autrichiens, spécialistes surtout en matériels agricoles (faux de Styrie). En période sécheresse le Malsaucy alimentait l'étang de la forge par le Verboté, la Savoureuse et le canal du Martinet, d'où le droit d'eau au cours des siècles en faveur des usines, de l'armée et encore en usage de nos jours.
  • En 1983, en période sèche, l'usine SAMICA de Valdoie pompait à la jonction du Verboté et de la Savoureuse et refoulait l'eau à son usine. L'opinion a prévalu que le Malsaucy était implanté sur un terrain marécageux, ce n'est pas rigoureusement exact. À sa partie nord, ne voyait-on pas il y a quelques années, en période de sécheresse et au moment de la pêche, des vestiges d'une voie romaine. Serait-il trop hasardeux de faire un rapprochement avec la bataille de César et Arioviste (58 avant Jésus-Christ) et le camp romain qui se trouvait à la place du fort de Giromagny ? Le cardinal de Mazarin ne reste pas longtemps possesseur du Malsaucy puisqu'il meurt le 9 mars 1661.
  • À la mort du cardinal Mazarin, sa nièce Hortense Mancini, épouse du duc de Meilleraye, son héritière et ses descendants en resteront possesseurs jusqu'à la Révolution.
  • Les derniers furent les Grimaldi de Monaco par le mariage en 1777 de la duchesse Louise Félicité, Victoire d'Aumont Mazarin avec Honoré II Grimaldi, duc de Valentinois, prince de Monaco (donation annulée le 14 juillet 1791 de Louis XIV à Mazarin).
  • La Restauration rétablit les Grimaldi dans leurs biens et non leurs titres jusqu'en 1830.
  • Le Malsaucy eut comme propriétaires d'abord la famille Royer (magistrats) de Belfort jusqu'en 1912, puis la famille Feltin Pierre (le cardinal) qui le vendit au département en 1974.
  • Paroisse - Évette ne constitua une paroisse qu'en 1781 à la construction de l'église dédiée à saint Claude (patron du village). Auparavant, Évette dépendait de la paroisse Saint-Vincent de Lachapelle-sous-Chaux.

Faits historiques[modifier | modifier le code]

La commune est née le 3 mars 1972 de la fusion des anciennes communes d'Évette et de Salbert.

  • Évette

Le nom d'Évette est cité pour la première fois en 1024. D'après J. Liblin, ce toponyme viendrait de l'allemand Weide signifiant pâturages. Dès le Moyen Âge, Évette fut le chef-lieu d'une mairie dépendant du comté de Montbéliard. Elle fut réunie à la seigneurie du Rosemont en 1347[3].

La gare a été construite à Bas-Évette en 1880, date à laquelle fut posée la voie ferrée reliant Giromagny à la ligne Belfort-Paris.

La population d'Évette était de 354 habitants en 1803.

  • Salbert

Le village de Salbert doit son nom au mont auquel il est adossé. Comme Évette, son habitat est dispersé en plusieurs hameaux dont la Forêt isolé à plus de 2 km en direction de Châlonvillars, dans le département de la Haute-Saône.

Salbert regroupait 185 habitants en 1803.

Un ensemble de fortifications et d'ouvrages furent réalisés après la guerre de 1870 pour assurer la défense de la Trouée de Belfort.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Évette-Salbert

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Coupé par une divise d'argent : au premier d'or au mont de trois coupeaux de sinople mouvant des flancs et de la partition, au second d'azur aux trois canettes d'argent nageant sur une onde du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est notamment membre de deux structures intercommunales :

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie d'Évette-Salbert.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2010 Alain Simon    
juin 2010 2014 Francis Nanse    
2014 en cours Bernard Guillemet    

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[4] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 288 000 , soit 586  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 119 000 , soit 509  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 488 000 , soit 227  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 540 000 , soit 246  par habitant.
  • endettement : 143 000 , soit 65  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 10,23 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,09 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 49,88 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 2 073 habitants[Note 1], en diminution de 0,34 % par rapport à 2010 (Territoire de Belfort : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
317325376463461456503506513
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
495516543489494566555545565
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
574675702625588552561561572
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
5725801 3891 7812 0932 1552 0422 0802 073
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La fratrie des cinq frères Jardot, tous nés dans la commune au XIXe siècle et morts pour la France pendant les premiers mois de la Première Guerre mondiale. Seul un sixième frère, l'aîné, fut épargné après avoir été retiré du front.
  • Maurice Jardot (9 février 1911-29 mai 2002) : directeur de la Caisse nationale des monuments historiques, commissaire d'exposition, dirigeant de la Galerie Louise-Leiris. Amateur d'œuvres picturales du XXe siècle, il a légué sa collection à la ville de Belfort (voir donation Maurice-Jardot à Belfort). Il a demandé que les Évalbertois puissent accéder gratuitement au musée abritant cette donation.

Traditions[modifier | modifier le code]

Tous les premiers dimanches d'avril, l'ensemble des associations du village organise la fête du pochon d'avri, fête traditionnelle retrouvée récemment - plus d'informations sur le site de la mairie.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Évalbertoise.

Un pain spécial a été créé pour la commune par le boulanger local, pour rendre hommage au nouveau nom des habitants, la baguette évalbertoise, cuite au feu de bois.

Économie[modifier | modifier le code]

Le développement de la commune a permis l'implantation progressives de quelques artisans, commerces et entreprises tels que pharmacie, menuiserie-ébénisterie, auberge, discothèque, boulangerie-pâtisserie-salon de thé, médecin, infirmières...

Un bureau de poste, une gare ferroviaire, une base nautique et de loisirs (gérée par le Conseil départemental du Territoire de Belfort), un centre équestre et des installations sportives sont également disponibles.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Plage du lac du Malsaucy au mois de juin.
    L'église Saint-Claude[9] et sa cloche de 1779[10].
  • Monuments commémoratifs[11].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]