Bruguières

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Bruguières
Bruguières
L'hôtel de ville.
Blason de Bruguières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Castelginest
Intercommunalité Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Philippe Plantade
2014-2020
Code postal 31150
Code commune 31091
Démographie
Gentilé Bruguiérois, Bruguiéroises
Population
municipale
5 526 hab. (2015 en augmentation de 11,25 % par rapport à 2010)
Densité 612 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 30″ nord, 1° 24′ 44″ est
Altitude Min. 116 m
Max. 175 m
Superficie 9,03 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Bruguières est une commune française située dans le sud-ouest de la France, dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie. Elle est située dans la banlieue nord de Toulouse, à une quinzaine de kilomètres de la ville, au sein de son agglomération.

Ses habitants sont appelés les Bruguiérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bruguières se situe au nord de la Haute-Garonne, dans le Pays Toulousain. Elle fait partie de la banlieue nord de Toulouse, de son unité urbaine et de son aire urbaine. Elle est distante, à vol d'oiseau, de 15 km du centre-ville de Toulouse[1], de 32 km de Montauban[2] et de 576 km de Paris[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bruguières est limitrophe de sept autres communes.

Communes voisines.
Communes limitrophes de Bruguières[4]
Saint-Jory Saint-Sauveur Cépet
Lespinasse Bruguières[4] Gratentour
Saint-Alban Castelginest

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bruguières fait partie du bassin versant de la Garonne. La commune est arrosée par l'Hers-Mort un affluent de la Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Bruguières est établie sur la première terrasse de la Garonne en rive droite, dans la plaine toulousaine de la Garonne.

La superficie de la commune est de 903 hectares ; son altitude varie de 116 à 175 mètres[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'autoroute A62, qui relie Toulouse à Bordeaux, accessible par la sortie Sortie 11 - Saint-Jory.

La commune est également traversée par la route départementale 4, qui relie Fronton à Toulouse, et aussi les routes départementales 77 et 59.

La gare la plus proche est la gare de Saint-Jory, située à une dizaine de kilomètres du centre, sur la ligne de Bordeaux à Sète.

Plusieurs lignes de bus Tisséo relient la commune au métro toulousain :

  • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse33​​​​​​​​​​​​​​​ part de la station de métro Argoulets jusqu'à l'Hotêl de ville de Bruguières ;
  • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse69​​​​​​​​​​​​​​​ part de la station de métro La Vache jusqu'à son terminus, situé au nord de Bruguières.
  • la ligne TAD de l'agglomération toulousaine105 part de la station de métro La Vache jusqu'à Saint-Jory, en passant par le centre de la commune (réservation obligatoire).

Il y a également une ligne du réseau Arc-en-Ciel qui relie la commune à Toulouse et aux communes voisines :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les habitations sont regroupés à Bruguières autour de l'hôtel de ville. On ne compte pas (ou très peu) d'habitations isolées, la commune étant particulièrement dense. Les centres-villes de Burguières et Gratentour sont par ailleurs "collés" l'un à l'autre, et aujourd'hui la commune se densifie de plus en plus.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 2 314, alors qu'il était de 2 020 en 2009[6].

Parmi ces logements, 93,7 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 5,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 76,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 23,2 % des appartements.

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,2 %, en nette baisse par rapport à 2009 (70,4 %). La commune compte 54 logements HLM, en nette hausse par rapport à 2009 (22).

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est située en zone inondable, du fait de la proximité de la Garonne et du passage de l'Hers-Mort sur la commune[7]. On compte également un risque de mouvements de terrain et de retraits-gonflements des sols argileux. Le risque de séisme à Bruguières est de 1/5 (très faible).

Avec 5 installations industrielles à Bruguières et plusieurs classées Seveso à proximité, la commune est concernée par un risque industriel approuvé sur l'ensemble de son territoire[7]. Il y a également un risque en cas de rupture de barrage, et, comptant 31 anciens sites industriels sur la commune, ceux-ci peuvent représenter un risque.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bruguières tire son nom des brugues (ou bruyères) qui fleurissaient ses coteaux. La forêt recouvrant non seulement les hauteurs comme aujourd'hui, mais aussi la plaine de chaque côté de l'Hers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On a découvert 2 sarcophages mérovingiens en 1979 lors des travaux du péage de l'autoroute A62[8].

De même, en 2004, lors de la construction d'un lotissement à La Mouline, il a été repéré des vestiges de céramiques et d'amphores romaines, à proximité d'un ancien cimetière des environs XIe siècle. Ces découvertes ont donné lieu à un sauvetage archéologique permettant la fouille du site du Moyen Âge. Plus de 330 sépultures et plus de 180 fosses diverses (silo, dépotoir, extraction, etc.) ont été fouillées, cernant l'occupation à un cimetière daté au radiocarbone entre le VIIIe siècle et le XIIIe siècle, associé à un habitat médiéval[9].

Le nom du village de Bruguières apparaît dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Sernin comme étant en sa possession après avoir été dépendant de celle de Moissac.

Une église déjà dédiée à saint Martin est mentionnée en 1080.

À la fin du Moyen Âge, à l'époque de guerre de Cent Ans, le village s'entoure d'une enceinte fortifiée, comme tous les villages des alentours. En subsiste la disposition resserrée des maisons autour d'un puits, ainsi que le nom de rue du Fort. Cependant, on crée hors les murs une vaste place rectangulaire (plus grande que celle du Capitole de Toulouse) avec sur le côté est le château du Castelet (banque). On y trouvait le four banal, la forge, une fontaine.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1511, il est décidé de refaire l'église en reprenant ce qui restait de l'église primitive romane. Elle n'est terminée qu'en 1538. Sa consécration solennelle n'interviendra que le 20 mai 1550. Peu après, en 1562, elle fut incendiée par des « Reistres » allemands à la solde des protestants de Montauban.

Plus tard, côté nord, Georges d'Olive, seigneur de Bruguières construit en 1657 l'actuel château (restaurant). Un autre château se situait au Petit Paradis (ou paravis), c'est-à-dire sur la bretelle d'accès vers Toulouse de l'autoroute A62. Il a été vendu et démoli en 1845.

La plupart des terres appartenaient à de riches toulousains. Les habitants étaient surtout des paysans employés à la journée. Les coteaux sont alors garnis de nombreuses vignes.

Le pont sur l'Hers existait au XVIIe siècle.On s'acquittait d'un péage pour le franchir. Auparavant, on franchissait la rivière à gué, comme en témoigne le nom de Gamouna (gué des moines), situé sur le chemin de Bruguières au monastère de Lespinasse (fondé en 1114). La rivière Hers a été détournée en 1778 en supprimant le grand méandre en amont du pont.La chaussée du moulin de La Mouline elle, avait déjà été détruite en 1771.

En 1786, on réaménage la côte de Bruguières en coupant tout droit.

Les seigneurs de Bruguières[modifier | modifier le code]

La juridiction de Bruguières est passée entre de nombreuses mains jusqu’au XVIe siècle. Puis en 1560, le seigneur de Saint-Jory, Michel Dufaur († 1561), président du Parlement de Toulouse, rachète la juridiction de Bruguières. Ses enfants Charles Dufaur († 1575), puis Pierre Dufaur (1540-1600) président du Parlement et fait baron par Henri IV, lui succéderont. Le fils de ce dernier, Jacques Dufaur († 1616) conseiller au parlement, sera seigneur de Saint-Jory et Bruguières jusqu’en 1613.

Puis Jean d’Olive, avocat et syndic général du Languedoc (1579-1623) rachète la juridiction de Bruguières. Sa femme Marguerite d’Espaigne de Novital (1587-1653) prendra la suite. Leur fils Georges d’Olive (1620-1693) marié avec Marie-Louise Dufaur (1612-1669,) fille du Jacques Dufaur précédemment cité, fut seigneur de Bruguières de 1638 à 1693 (55 ans !). Son fils Jean-François d’Olive (1645-1713) lui succède.

N’ayant qu’une fille Marie-Anne d’Olive, elle se marie avec François Brandouvin de Balaguier, marquis de Beaufort. Ce dernier sera seigneur de Bruguières jusqu’à sa mort en 1723. Sa veuve, Marie-Anne d’Olive, prendra la suite jusqu’à ce soit leur fils, Joseph de Beaufort, lieutenant (1711-1765), qui reprenne le titre. Un de leurs 11 enfants, Joseph-Michel de Beaufort, lui aussi militaire, (1746-1795) sera le dernier seigneur de Bruguières. Il connaîtra une fin tragique comme émigré aux côtés des Anglais à Quiberon en Vendée. Contrairement à son père qui résidait à Bruguières, ce dernier était plus souvent à Paris où il s’était marié en 1781.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, Bruguières semble être une commune avec une sensibilité de gauche.

A titre d'exemple, lors de l'élection présidentielle de 2017, à Bruguières, au premier tour, c'est Emmanuel Macron qui l'avait emporté avec 27,43 % des voix, suivi par Jean-Luc Mélenchon avec 20,64 % des voix, par Marine Le Pen avec 19,13 % des voix et par François Fillon avec 18,00 % des voix. Au second tour, c'est Emmanuel Macron qui l'avait emporté avec 67,76 % des voix face à Marine Le Pen avec 32,24 % des voix[10].

Cette tendance se confirme lors des élections locales, malgré l'élection d'un maire divers droite sur la commune depuis 2001.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1975 Pierre Aubinel SE  
1975 1994 René Albus SE  
1994 2001 Jacques Chabosi SE  
mars 2001 en cours Philippe Plantade DVD Employé

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, un conseil municipal des jeunes y a été créé.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Bruguières est située en région Occitanie, dans le département de la Haute-Garonne et l'arrondissement de Toulouse.

La commune est membre, depuis le redécoupage cantonal de 2014, du canton de Castelginest, comptant une dizaine de communes de la banlieue nord de Toulouse, avec plus de 52 000 habitants en 2015. Avant le redécoupage de 2014, Bruguières faisait partie de l'ex-canton de Fronton.

Bruguières fait également partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne, qui englobe le nord-est du département, autour de Villemur-sur-Tarn, Fronton et Grenade, jusqu'à la banlieue nord de Toulouse. Le député du secteur est, en 2018, Jean-François Portarrieu, élu de La République En Marche.

Enfin, Bruguières est membre depuis 2011 de Toulouse Métropole, englobant la majeure partie de l'agglomération nord de Toulouse, ainsi que bien sûr Toulouse elle-même.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté urbaine de Toulouse Métropole et de l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie[11].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le jumelage avec la ville de Drapeau de l'Espagne Xeraco (Espagne) a pris fin en 2014.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2015, la commune comptait 5 526 habitants[Note 1], en augmentation de 11,25 % par rapport à 2010 (Haute-Garonne : +7,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350394413457536539557561560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
570579578610629628632622655
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
607627586533591599638566669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8131 1691 7262 5243 0563 8624 5524 9675 526
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
Rang de la commune dans le département 61 49 44 46 42 41 41 41
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bruguières fait partie de l'académie de Toulouse.

La commune compte un groupe scolaire, comptant une école maternelle de 8 classes et une école élémentaire de 15 classes[20].

Pour l'enseignement secondaire, Bruguières fait partie du secteur du collège Jacques Mauré de Castelginest[21] et du lycée Toulouse-Lautrec de Toulouse[22].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

On compte deux médecins généralistes sur la commune, ainsi que de nombreux médecins sur les communes voisines. Les hôpitaux les plus proches sont situés à Toulouse.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune compte un complexe sportif, contenant des gymnases, des terrains de foot, rugby et tennis, un dojo, une salle de musculation[23],... Il y a également un boulodromme à Bruguières[24].

Bruguières compte un club de futsal, le Bruguières SC, classé en division 1 de Championnat de France de futsal.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune édite un bulletin bimensuel d'informations.

Elle est couverte par les éditions de France 3 Occitanie et de La Dépêche du Midi.

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune compte une église catholique, l'église Saint-Martin.

Economie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2014, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 508 €[25]. 68,5 % des ménages étaient alors imposables.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 501 personnes, parmi lesquelles on comptait 78,3 % d'actifs dont 70,6 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs[6].

On comptait 2 660 emplois dans la zone d'emploi, contre 2 423 en 2009. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 490, l'indicateur de concentration d'emploi est de 106,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi pour un habitant actif.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2015, Bruguières comptait 586 établissements : 5 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 50 dans l'industrie, 68 dans la construction, 389 dans le commerce-transports-services divers et 74 étaient relatifs au secteur administratif[6].

En 2016, 37 entreprises ont été créées à Bruguières, dont 25 par des autoentrepreneurs.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture tient une place très infime à Bruguières : avec l'urbanisation, les terrains agricoles ne cessent de perdre du terrain au profit de lotissements ou de nouveaux logements. Les dernières zones agricoles sont situées au nord, à proximité de Saint-Sauveur et de Cépet.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Ce secteur tient une part importante à Bruguières, grâce à la présence de la zone Euronord sur la commune, comptant de grandes entreprises le long de l'autoroute.

Activités de service[modifier | modifier le code]

Bruguières compte de nombreux commerces de proximité en centre-ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Bruguières, à côté de la mairie et datant du XVIIe siècle, malheureusement défiguré par l'extension ancienne de l’hôtel-restaurant occupant encore actuellement les murs. Une des quatre tours d'angle a disparu.
  • Église Saint-Martin, rebâtie en brique au XVIe siècle. Son clocher mur typique de la région toulousaine comporte 5 fenêtres. L'ancienne entrée (avant 1862) abrite un petit musée qui présente quelques vêtements et vases liturgiques. Mais surtout, elle expose la statue en bois polychrome de Notre-Dame de Grâce XIVe siècle. Cette statue, vénérée comme miraculeuse, est le seul vestige de la chapelle qui lui était dédiée en haut du village.
  • Quartier Notre-Dame. Dans l'actuelle impasse du Prieuré s'élevait de 1450 à 1793, une vaste chapelle de briques (25 x 10 m) avec un clocher, dédiée à Notre-Dame de Grâce. Elle était, sur le point le plus haut du village, visible de fort loin. Le pèlerinage du 8 septembre prenant de l'ampleur, elle fut rebâtie en 1602. Puis en 1605, les frères dominicains fondèrent un vicariat (couvent annexe de celui de Toulouse). Ce bâtiment existe encore, contrairement à la chapelle qui a été entièrement détruite à la Révolution.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Germain-François-Marie de Cucsac.

Il était trésorier général de France. Il est mort à Toulouse le 7 avril 1809, place de la monnaie (actuelle place du Salin). Fils de Philippe Cucsac (né le 5 janvier 1679) et de Françoise d’Augery. Il succède en 1754 à son père. Sa mère, fille de Marguerite Augery de la Roquebouillac, avait de grands biens à Bruguières.

En 1789, trésorier honoraire, il fut convoqué à l’assemblée de la noblesse de Toulouse. Il fit don à la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse de grandes tapisseries des Gobelins qui sont toujours exposées dans la nef ancienne.

Son oncle, Germain Cucsac (1680-1743), juge garde de la monnaie fut capitoul en 1737. Deux de ses fils eurent des destins tragiques lors de la Révolution : Bernard-François Cucsac (1728-1792) supérieur du séminaire Saint-Sulpice fut massacré aux Carmes de Paris. Il a été béatifié pour cela. Un autre frère, Germain-Marie-Anne Cucsac (1735-1794), conseiller au Parlement, fit partie des 8 parlementaires toulousains guillotinés à Paris.

Germain-François-Marie Cucsac a réussi à sauver pendant la Révolution, les grands biens qu’il possédait à Bruguières et qu'il tenait surtout de sa mère. Il devait être célibataire.

Dans son testament du 5 Thermidor an 13 (21 juillet 1805) il demande « que soient formés les établissements de charité suivants :

  1. Une maison de charité et de secours à domicile pour le soulagement des pauvres malades et infirmes et instruction des jeunes filles de Bruguières, Castelginest et Saint-Sauveur. Établissement desservi par 3 sœurs de Saint-Vincent de Paul.
  • Une école gratuite dans la commune de Bruguières pour l’instruction des jeunes garçons pauvres desservie par un prêtre catholique payé 1 000 F par an.
  1. Je veux que le surplus de mon hérédité serve de dotation à l’hospice que j’entends fonder au dit Bruguières »

Les héritiers de Germain-François-Marie Cucsac ont contesté ce legs. Un procès les opposa à la commune jusqu’en 1812. La maison de M. Cucsac (donnant sur l’actuelle rue des Sports) et son vaste jardin ont été alors transformés en 1816 en hospice et école de filles.

Maison de retraite de Bruguières.

Ce fut l’origine de la maison de retraite de Bruguières tenue du jusqu’en par les Sœurs de Saint Vincent de Paul. La communauté comptera jusqu’à dix sœurs. L’école a fonctionné jusqu’en 1955.

Le domaine de 150 ha appartenait alors au bureau de bienfaisance, ancêtre du CCAS de la commune. Ces terrains de Cap de Jouan et de Canet, un moulin à vent, et un four étaient alors mis en fermage aux enchères (Journal de Toulouse |27/4/1826 et 6/4/1844 Bibliothèque municipale de Toulouse).

Une statue en l’honneur de Germain-François-Marie Cucsac s’élevait sur la place à l’emplacement de l’actuelle mairie. Seule une rue de Bruguières rappelle son nom. Pourtant, la prospérité récente de la cité provient en grande partie des recettes fiscales issues de la zone industrielle bâtie sur ces terrains. Appartenant au CCAS, ils ont été mis en vente progressivement au profit de la maison de retraite. La nouvelle maison de retraite EHPAD Saint Vincent de Paul, gérée par la APAJH 31, et ouverte le 1er juin 2009 a été construite sur ce qui restait du jardin Cucsac.

« Décret impérial du 23 juillet 1810 qui autorise l’acceptation du legs fait par le sieur Cucsac au profit des pauvres des communes de Bruguières, Saint-Sauveur et Castelginest. »

Héraldique[modifier | modifier le code]

Bruguières

Son blasonnement est : écartelé : au premier et au quatrième d'azur à la croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces d'or, au second et au troisième de gueules aux trois bandes d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Infos, distance et photos de Brugui?res et Toulouse », sur www.voldoiseau.com (consulté le 8 avril 2018)
  2. « Infos, distance et photos de Brugui?res et Montauban », sur www.voldoiseau.com (consulté le 8 avril 2018)
  3. « Infos, distance et photos de Brugui?res et Paris », sur www.voldoiseau.com (consulté le 8 avril 2018)
  4. Carte IGN sous Géoportail
  5. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  6. a, b et c « Dossier complet - Commune de Bruguières (31091) | Insee » (consulté le 8 avril 2018)
  7. a et b « Géorisques | Mieux connaître les risques sur le territoire », sur www.georisques.gouv.fr (consulté le 11 avril 2018)
  8. Michel Vidal, Les sarcophages mérovingiens de la Tourasse à Toulouse et du Petit Paradis à Bruguières (Haute-Garonne), Archéologie Médiévale, t.11, 1981, p. 239-251.
  9. Voir la notice descriptive dans la revue Archéologie Médiévale, t.36, 2006, p. 325-326.
  10. Ministère de l'Intérieur, « Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle-2017 (consulté le 11 avril 2018)
  11. http://www.mairie-brax31.fr/fr/le-village-pratique/collecte-des-dechets.html
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. « Le groupe scolaire - Les écoles », sur www.mairie-bruguieres.fr (consulté le 11 avril 2018)
  21. « Sectorisation des collèges », CD31,‎ (lire en ligne)
  22. « Les secteurs scolaires des lycées publics de la Haute-Garonne à partir de septembre 2015 (hors Toulouse et Tournefeuille) » (consulté le 11 avril 2018)
  23. « Le complexe sportif René Albus - Le complexe sportif », sur www.mairie-bruguieres.fr (consulté le 11 avril 2018)
  24. « Le boulodrome - Le boulodrome », sur www.mairie-bruguieres.fr (consulté le 11 avril 2018)
  25. « Revenus et pauvreté des ménages en 2014 − Commune de Bruguières (31091) | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 11 avril 2018)