Bruguières

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Bruguières
Bruguières
L'hôtel de ville.
Blason de Bruguières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Intercommunalité Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Philippe Plantade
2020-2026
Code postal 31150
Code commune 31091
Démographie
Gentilé Bruguiérois, Bruguiéroises
Population
municipale
5 890 hab. (2018 en augmentation de 13,44 % par rapport à 2013)
Densité 652 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 43′ 30″ nord, 1° 24′ 44″ est
Altitude Min. 116 m
Max. 175 m
Superficie 9,03 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Toulouse
(banlieue)
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Castelginest
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Bruguières
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Liens
Site web Site officiel

Bruguières est une commune française située dans le sud-ouest de la France, dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Bruguiérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2. carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Bruguières se situe au nord de la Haute-Garonne, dans le Pays Toulousain. Elle fait partie de la banlieue nord de Toulouse, de son unité urbaine et de son aire urbaine. Elle est distante, à vol d'oiseau, de 15 km du centre-ville de Toulouse[1], de 32 km de Montauban[2] et de 576 km de Paris[3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bruguières est limitrophe de sept autres communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Bruguières est établie sur la première terrasse de la Garonne en rive droite, dans la plaine toulousaine de la Garonne.

La superficie de la commune est de 903 hectares ; son altitude varie de 116 à 175 mètres[5].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'autoroute A62, qui relie Toulouse à Bordeaux, accessible par la sortie 11. Le temps de trajet dans des conditions de circulation normales est de 10 minutes entre la mairie de Bruguières et l'entrée du périphérique de Toulouse. Néanmoins, les routes sont souvent saturées dans le secteur et les temps de parcours allongés, surtout aux heures de pointe.

L'artère principale desservant la commune est la RD 4 (Fronton - Toulouse). Les RD 77 (Bruguières - Pechbonnieu) et 59 (Bruguières - Launaguet) complètent la maillage routier de la commune.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La desserte en transports en commun est relativement importante à Bruguières. La ville est desservie par des bus du réseau Tisséo et par des autocars du réseau liO Arc-en-Ciel.

Les bus Tisséo, le réseau de transports desservant Toulouse et sa banlieue, desservent la commune tous les jours de manière régulière. Trois lignes desservent la commune : la ligne 33, qui part de la mairie de Bruguières jusqu'aux stations de métro Borderouge en 45 minutes et Argoulets en 50 minutes ; la ligne 69, qui dessert plus finement Bruguières et qui rejoint la station La Vache en 35 minutes ; et le TAD 105 qui dessert les zones industrielles de Bruguières en les reliant à La Vache en 30 minutes depuis Saint-Jory.

Les autocars liO Arc-en-Ciel desservant Bruguières sont plus destinés à relier Toulouse et sa banlieue depuis la couronne plus lointaine. Ils complètent la desserte de la ville mais n'en constituent pas l'essentiel. La ligne 351 dessert la ville en traversant la rue principale du nord au sud. Elle effectue des liaisons entre Villemur-sur-Tarn (40 minutes depuis Bruguières) et la gare routière de Toulouse (30 minutes de la ville).

La gare la plus proche est la gare de Saint-Jory, située à une dizaine de kilomètres du centre, desservie par des trains TER Occitanie effectuant des liaisons entre Toulouse-Matabiau, Montauban et Brive-la-Gaillarde. Les dessertes sont régulières et permettent de rejoindre la gare Matabiau, située en centre-ville de Toulouse, en moins de 15 minutes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par l'Hers-Mort, le ruisseau de fongauzy, le ruisseau de Nalbèze et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 10 km de longueur totale[7],[Carte 1].

L'Hers-Mort, d'une longueur totale de 89,3 km, prend sa source dans la commune de Laurac et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Grenade, après avoir traversé 40 communes[8].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[9]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[11]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[9]

  • Moyenne annuelle de température : 13,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 16 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 727 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[12] complétée par des études régionales[13] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Toulouse-Blagnac », sur la commune de Blagnac, mise en service en 1947[14] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[15],[Note 2], où la température moyenne annuelle évolue de 13,3 °C pour la période 1971-2000[16], à 13,8 °C pour 1981-2010[17], puis à 14,3 °C pour 1991-2020[18].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bruguières est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[19],[20],[21]. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulouse, une agglomération inter-départementale regroupant 81 communes[22] et 1 019 460 habitants en 2018, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Toulouse est la cinquième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence et Lille (partie française)[23],[24].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[25],[26].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (51,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (19,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (31,8 %), terres arables (21,6 %), zones agricoles hétérogènes (20,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (19,4 %), forêts (6,7 %), prairies (0,4 %)[27].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Les habitations sont regroupées à Bruguières autour de l'hôtel de ville. On ne compte pas (ou très peu) d'habitations isolées, la commune étant particulièrement dense. Les centres-villes de Bruguières et Gratentour sont par ailleurs « collés » l'un à l'autre, et aujourd'hui la commune se densifie de plus en plus.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 2 314, alors qu'il était de 2 020 en 2009[28].

Parmi ces logements, 93,7 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 5,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 76,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 23,2 % des appartements.

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,2 %, en nette baisse par rapport à 2009 (70,4 %). La commune compte 54 logements HLM, en nette hausse par rapport à 2009 (22).

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est située en zone inondable, du fait de la proximité de la Garonne et du passage de l'Hers-Mort sur la commune[29]. On compte également un risque de mouvements de terrain et de retraits-gonflements des sols argileux. Le risque de séisme à Bruguières est de 1/5 (très faible).

Avec 5 installations industrielles à Bruguières et plusieurs classées Seveso à proximité, la commune est concernée par un risque industriel approuvé sur l'ensemble de son territoire[29]. Il y a également un risque en cas de rupture de barrage, et, comptant 31 anciens sites industriels sur la commune, ceux-ci peuvent représenter un risque.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bruguières tire son nom des brugues qui fleurissaient ses coteaux. Le mot occitan bruguièra[30] désigne précisément un terrain où poussent les bruyères. La forêt recouvrant non seulement les hauteurs comme aujourd'hui, mais aussi la plaine de chaque côté de l'Hers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On a découvert 2 sarcophages mérovingiens en 1979 lors des travaux du péage de l'autoroute A62[31].

De même, en 2004, lors de la construction d'un lotissement à La Mouline, il a été repéré des vestiges de céramiques et d'amphores romaines, à proximité d'un ancien cimetière des environs XIe siècle. Ces découvertes ont donné lieu à un sauvetage archéologique permettant la fouille du site du Moyen Âge. Plus de 330 sépultures et plus de 180 fosses diverses (silo, dépotoir, extraction, etc.) ont été fouillées, cernant l'occupation à un cimetière daté au radiocarbone entre le VIIIe siècle et le XIIIe siècle, associé à un habitat médiéval[32].

Le nom du village de Bruguières apparaît dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Sernin comme étant en sa possession après avoir été dépendant de celle de Moissac.

Une église déjà dédiée à saint Martin est mentionnée en 1080.

À la fin du Moyen Âge, à l'époque de guerre de Cent Ans, le village s'entoure d'une enceinte fortifiée, comme tous les villages des alentours. En subsiste la disposition resserrée des maisons autour d'un puits, ainsi que le nom de rue du Fort. Cependant, on crée hors les murs une vaste place rectangulaire (plus grande que celle du Capitole de Toulouse) avec sur le côté est le château du Castelet (banque). On y trouvait le four banal, la forge, une fontaine.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1511, il est décidé de refaire l'église en reprenant ce qui restait de l'église primitive romane. Elle n'est terminée qu'en 1538. Sa consécration solennelle n'interviendra que le 20 mai 1550. Peu après, en 1562, elle fut incendiée par des « Reistres » allemands à la solde des protestants de Montauban.

Plus tard, côté nord, Georges d'Olive, seigneur de Bruguières construit en 1657 l'actuel château (restaurant). Un autre château se situait au Petit Paradis (ou paravis), c'est-à-dire sur la bretelle d'accès vers Toulouse de l'autoroute A62. Il a été vendu et démoli en 1845.

La plupart des terres appartenaient à de riches toulousains. Les habitants étaient surtout des paysans employés à la journée. Les coteaux sont alors garnis de nombreuses vignes.

Le pont sur l'Hers existait au XVIIe siècle.On s'acquittait d'un péage pour le franchir. Auparavant, on franchissait la rivière à gué, comme en témoigne le nom de Gamouna (gué des moines), situé sur le chemin de Bruguières au monastère de Lespinasse (fondé en 1114). La rivière Hers a été détournée en 1778 en supprimant le grand méandre en amont du pont.La chaussée du moulin de La Mouline elle, avait déjà été détruite en 1771.

En 1786, on réaménage la côte de Bruguières en coupant tout droit.

Les seigneurs de Bruguières[modifier | modifier le code]

La juridiction de Bruguières est passée entre de nombreuses mains jusqu’au XVIe siècle. Puis en 1560, le seigneur de Saint-Jory, Michel Dufaur († 1561), président du Parlement de Toulouse, rachète la juridiction de Bruguières. Ses enfants Charles Dufaur († 1575), puis Pierre Dufaur (1540-1600) président du Parlement et fait baron par Henri IV, lui succéderont. Le fils de ce dernier, Jacques Dufaur († 1616) conseiller au parlement, sera seigneur de Saint-Jory et Bruguières jusqu’en 1613.

Puis Jean d’Olive, avocat et syndic général du Languedoc (1579-1623) rachète la juridiction de Bruguières. Sa femme Marguerite d’Espaigne de Novital (1587-1653) prendra la suite. Leur fils Georges d’Olive (1620-1693) marié avec Marie-Louise Dufaur (1612-1669,) fille du Jacques Dufaur précédemment cité, fut seigneur de Bruguières de 1638 à 1693 (55 ans !). Son fils Jean-François d’Olive (1645-1713) lui succède.

N’ayant qu’une fille Marie-Anne d’Olive, elle se marie avec François Brandouvin de Balaguier, marquis de Beaufort. Ce dernier sera seigneur de Bruguières jusqu’à sa mort en 1723. Sa veuve, Marie-Anne d’Olive, prendra la suite jusqu’à ce soit leur fils, Joseph de Beaufort, lieutenant (1711-1765), qui reprenne le titre. Un de leurs 11 enfants, Joseph-Michel de Beaufort, lui aussi militaire, (1746-1795) sera le dernier seigneur de Bruguières. Il connaîtra une fin tragique comme émigré aux côtés des Anglais à Quiberon en Vendée. Contrairement à son père qui résidait à Bruguières, ce dernier était plus souvent à Paris où il s’était marié en 1781.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Politiquement, Bruguières semble être une commune avec une sensibilité de gauche.

A titre d'exemple, lors de l'élection présidentielle de 2017, à Bruguières, au premier tour, c'est Emmanuel Macron qui l'avait emporté avec 27,43 % des voix, suivi par Jean-Luc Mélenchon avec 20,64 % des voix, par Marine Le Pen avec 19,13 % des voix et par François Fillon avec 18,00 % des voix. Au second tour, c'est Emmanuel Macron qui l'avait emporté avec 67,76 % des voix face à Marine Le Pen avec 32,24 % des voix[33].

Cette tendance se confirme lors des élections locales, malgré l'élection d'un maire divers droite sur la commune depuis 2001.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1975 Pierre Aubinel SE  
1975 1994 René Albus SE  
1994 2001 Jacques Chabosi SE  
mars 2001 En cours Philippe Plantade DVD Employé

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est de vingt-neuf[34],[35].

Depuis quelques années, un conseil municipal des jeunes y a été créé.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Bruguières est située en région Occitanie, dans le département de la Haute-Garonne et l'arrondissement de Toulouse.

La commune est membre, depuis le redécoupage cantonal de 2014, du canton de Castelginest, comptant une dizaine de communes de la banlieue nord de Toulouse, avec plus de 52 000 habitants en 2015. Avant le redécoupage de 2014, Bruguières faisait partie de l'ex-canton de Fronton.

Bruguières fait également partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne, qui englobe le nord-est du département, autour de Villemur-sur-Tarn, Fronton et Grenade, jusqu'à la banlieue nord de Toulouse. Le député du secteur est, en 2018, Jean-François Portarrieu, élu de La République En Marche.

Enfin, Bruguières est membre depuis 2011 de Toulouse Métropole, englobant la majeure partie de l'agglomération nord de Toulouse, ainsi que bien sûr Toulouse elle-même.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté urbaine de Toulouse Métropole et de l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie[36].

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le jumelage avec la ville de Drapeau de l'Espagne Xeraco (Espagne) a pris fin en 2014.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[38]. En 2018, la commune comptait 5 890 habitants[Note 5], en augmentation de 13,44 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +6,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
350394413457536539557561560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
570579578610629628632622655
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
607627586533591599638566669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8131 1691 7262 5243 0563 8624 5524 9675 526
2018 - - - - - - - -
5 890--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[41] 1975[41] 1982[41] 1990[41] 1999[41] 2006[42] 2009[43] 2013[44]
Rang de la commune dans le département 61 49 44 46 42 41 41 41
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bruguières fait partie de l'académie de Toulouse.

La commune compte un groupe scolaire, comptant une école maternelle de 8 classes et une école élémentaire de 15 classes[45].

Pour l'enseignement secondaire, Bruguières fait partie du secteur du collège Jacques Mauré de Castelginest[46] et du lycée Toulouse-Lautrec de Toulouse[47].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

On compte deux médecins généralistes sur la commune, ainsi que de nombreux médecins sur les communes voisines. Les hôpitaux les plus proches sont situés à Toulouse.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune compte un complexe sportif, contenant des gymnases, des terrains de football, rugby, et tennis, un dojo ( Taekwondo, MMA et judo), une salle de musculation[48], un circuit de moto-cross ... Il y a également un boulodrome à Bruguières[49].

Bruguières compte un club de futsal, le Bruguières SC, classé en division 1 de Championnat de France de futsal.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune édite un bulletin bimensuel d'informations.

Elle est couverte par les éditions de France 3 Occitanie et de La Dépêche du Midi.

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune compte une église catholique, l'église Saint-Martin.

Economie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2014, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 508 €[50]. 68,5 % des ménages étaient alors imposables.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 3 501 personnes, parmi lesquelles on comptait 78,3 % d'actifs dont 70,6 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs[28].

On comptait 2 660 emplois dans la zone d'emploi, contre 2 423 en 2009. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 2 490, l'indicateur de concentration d'emploi est de 106,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi pour un habitant actif.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2015, Bruguières comptait 586 établissements : 5 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 50 dans l'industrie, 68 dans la construction, 389 dans le commerce-transports-services divers et 74 étaient relatifs au secteur administratif[28].

En 2016, 37 entreprises ont été créées à Bruguières, dont 25 par des autoentrepreneurs.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture tient une place très infime à Bruguières : avec l'urbanisation, les terrains agricoles ne cessent de perdre du terrain au profit de lotissements ou de nouveaux logements. Les dernières zones agricoles sont situées au nord, à proximité de Saint-Sauveur et de Cépet.

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Ce secteur tient une part importante à Bruguières, grâce à la présence de la zone Euronord sur la commune, comptant de grandes entreprises le long de l'autoroute.

Activités de service[modifier | modifier le code]

Bruguières compte de nombreux commerces de proximité en centre-ville.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Bruguières, à côté de la mairie et datant du XVIIe siècle, malheureusement défiguré par l'extension ancienne de l’hôtel-restaurant occupant encore actuellement les murs. Une des quatre tours d'angle a disparu.
  • Église Saint-Martin-et-Saint-Eutrope de Bruguières[51], dédiée à saint Martin et saint Eutrope. L'église est rebâtie en brique au XVIe siècle. Son clocher mur typique de la région toulousaine comporte 5 fenêtres. L'ancienne entrée (avant 1862) abrite un petit musée qui présente quelques vêtements et vases liturgiques. Mais surtout, elle expose la statue en bois polychrome de Notre-Dame de Grâce XIVe siècle. Cette statue, vénérée comme miraculeuse, est le seul vestige de la chapelle qui lui était dédiée en haut du village.
  • Quartier Notre-Dame. Dans l'actuelle impasse du Prieuré s'élevait de 1450 à 1793, une vaste chapelle de briques (25 x 10 m) avec un clocher, dédiée à Notre-Dame de Grâce. Elle était, sur le point le plus haut du village, visible de fort loin. Le pèlerinage du 8 septembre prenant de l'ampleur, elle fut rebâtie en 1602. Puis en 1605, les frères dominicains fondèrent un vicariat (couvent annexe de celui de Toulouse). Ce bâtiment existe encore, contrairement à la chapelle qui a été entièrement détruite à la Révolution.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Germain-François-Marie de Cucsac.

Il était trésorier général de France. Il est mort à Toulouse le 7 avril 1809, place de la monnaie (actuelle place du Salin). Fils de Philippe Cucsac (né le 5 janvier 1679) et de Françoise d’Augery. Il succède en 1754 à son père. Sa mère, fille de Marguerite Augery de la Roquebouillac, avait de grands biens à Bruguières.

En 1789, trésorier honoraire, il fut convoqué à l’assemblée de la noblesse de Toulouse. Il fit don à la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse de grandes tapisseries des Gobelins qui sont toujours exposées dans la nef ancienne.

Son oncle, Germain Cucsac (1680-1743), juge garde de la monnaie fut capitoul en 1737. Deux de ses fils eurent des destins tragiques lors de la Révolution : Bernard-François Cucsac (1728- 2 septembre 1792) supérieur du séminaire Saint-Sulpice fut massacré à la prison des Carmes de Paris. Il a été béatifié pour cela. Un autre frère, Germain-Marie-Anne Cucsac (1735-1794), conseiller au Parlement, fit partie des 8 parlementaires toulousains guillotinés à Paris.

Germain-François-Marie Cucsac a réussi à sauver pendant la Révolution, les grands biens qu’il possédait à Bruguières et qu'il tenait surtout de sa mère. Il devait être célibataire.

Dans son testament du 5 Thermidor an 13 (21 juillet 1805) il demande « que soient formés les établissements de charité suivants :

  1. Une maison de charité et de secours à domicile pour le soulagement des pauvres malades et infirmes et instruction des jeunes filles de Bruguières, Castelginest et Saint-Sauveur. Établissement desservi par 3 sœurs de Saint-Vincent de Paul.
  • Une école gratuite dans la commune de Bruguières pour l’instruction des jeunes garçons pauvres desservie par un prêtre catholique payé 1 000 F par an.
  1. Je veux que le surplus de mon hérédité serve de dotation à l’hospice que j’entends fonder au dit Bruguières »

Les héritiers de Germain-François-Marie Cucsac ont contesté ce legs. Un procès les opposa à la commune jusqu’en 1812. La maison de M. Cucsac (donnant sur l’actuelle rue des Sports) et son vaste jardin ont été alors transformés en 1816 en hospice et école de filles.

Maison de retraite de Bruguières.

Ce fut l’origine de la maison de retraite de Bruguières tenue du jusqu’en par les Sœurs de Saint Vincent de Paul. La communauté comptera jusqu’à dix sœurs. L’école a fonctionné jusqu'en 1955.

Le domaine de 150 ha appartenait alors au bureau de bienfaisance, ancêtre du CCAS de la commune. Ces terrains de Cap de Jouan et de Canet, un moulin à vent, et un four étaient alors mis en fermage aux enchères (Journal de Toulouse |27/4/1826 et 6/4/1844 Bibliothèque municipale de Toulouse).

Une statue en l’honneur de Germain-François-Marie Cucsac s’élevait sur la place à l’emplacement de l’actuelle mairie. Seule une rue de Bruguières rappelle son nom. Pourtant, la prospérité récente de la cité provient en grande partie des recettes fiscales issues de la zone industrielle bâtie sur ces terrains. Appartenant au CCAS, ils ont été mis en vente progressivement au profit de la maison de retraite. La nouvelle maison de retraite EHPAD Saint Vincent de Paul, gérée par la APAJH 31, et ouverte le 1er juin 2009 a été construite sur ce qui restait du jardin Cucsac.

« Décret impérial du 23 juillet 1810 qui autorise l’acceptation du legs fait par le sieur Cucsac au profit des pauvres des communes de Bruguières, Saint-Sauveur et Castelginest. »

Héraldique[modifier | modifier le code]

Bruguières

Son blasonnement est : écartelé : au premier et au quatrième d'azur à la croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces d'or, au second et au troisième de gueules aux trois bandes d'or.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
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  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Infos, distance et photos de Brugui?res et Montauban », sur www.voldoiseau.com (consulté le ).
  3. « Infos, distance et photos de Brugui?res et Paris », sur www.voldoiseau.com (consulté le ).
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