Grenade (Haute-Garonne)

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Grenade
Église Notre-Dame de l'Assomption.
Église Notre-Dame de l'Assomption.
Blason de Grenade
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Léguevin
Intercommunalité Communauté de communes de Save et Garonne
(siège)
Maire
Mandat
Jean-Paul Delmas
2014-2020
Code postal 31330
Code commune 31232
Démographie
Gentilé Grenadains, Grenadaines
Population
municipale
8 310 hab. (2012)
Densité 225 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 20″ N 1° 17′ 37″ E / 43.7722222222, 1.2936111111143° 46′ 20″ Nord 1° 17′ 37″ Est / 43.7722222222, 1.29361111111
Altitude Min. 97 m – Max. 167 m
Superficie 37,01 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Grenade est une commune française de la région Midi-Pyrénées. Située dans le département de la Haute-Garonne, elle se situe à 25 kilomètres de Toulouse et de Montauban, et à mi-chemin entre Albi et Auch.

Grenade est la plus importante ville de la communauté de communes de Save et Garonne et du Pays Tolosan. C'est un pôle administratif, économique et résidentiel majeur sur l'axe Toulouse-Montauban.

Ses habitants sont appelés les Grenadains.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située au nord du département de la Haute-Garonne, Grenade est commune limitrophe avec le Tarn-et-Garonne. Elle est située à 25 km au nord-nord-ouest de Toulouse au confluent de deux rivières : la Garonne et la Save en rive gauche ainsi que l’Hers-Mort en rive droite. Sa position est très stratégique puisqu'elle est à 25 kilomètres de Montauban et de Toulouse. La ville est située à quelques kilomètres au sud du lieu où se jette la Save dans la Garonne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Grenade
Aucamville
(Tarn-et-Garonne)
Grisolles
(Tarn-et-Garonne)
En rive droite de la Garonne
Ondes
En rive droite de la Garonne
Saint-Cézert Grenade Castelnau-d'Estrétefonds
En rive droite de la Garonne
Larra
Launac
Merville Saint-Jory
En rive droite de la Garonne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Garonne et son affluent la Save et le Ruisseau de Saint-Pierre affluent du Ruisseau de Marguestaud.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune de est de 3 701 hectares ; son altitude varie de 97 à 167 mètres[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Grenade connaît un climat tempéré océanique, à influences méditerranéenne et continentale, caractérisé par un été sec et chaud, un hiver doux et un printemps marqué par de fortes pluies et des orages violents.

Les vents dominants sont, par ordre d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de l'océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l'Europe).

Tableau comparatif des données climatiques
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Nice 2 694 h / an 767 mm / an 1 j / an 31 j / an 1 j / an
Toulouse 2 047 h/an 655 mm/an 7 j/an 26 j/an 44 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Grenade connaît en moyenne 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel par an. Les mois les plus pluvieux sont les mois d'avril, mai et juin. Les températures normales minimales interviennent en janvier avec en moyenne 5 °C, et les températures normales maximales en août avec 23 °C.

La station climatique la plus proche est celle de Toulouse et sert de référence pour les données climatiques du tableau ci-dessous.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,6 2,4 4,3 6,6 9,8 13,2 15,3 15,3 12,9 9,2 5 2,5 8,2
Température moyenne (°C) 5,1 6,5 9,2 11,7 15,2 18,9 21,3 21,3 18,5 14 8,9 5,9 13,4
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,7 14,1 16,7 20,5 24,5 27,4 27,2 24,1 18,8 12,8 9,2 17,9
Record de froid (°C) −18,6 −19,2 −8,4 −4,3 −0,8 4 7 5,5 0 −3 −8,3 −12 −19,2
Record de chaleur (°C) 23,3 24,8 28,3 30 33,9 39,8 40,5 44 37,5 35,4 27 26,9 44
Précipitations (mm) 52,4 46,3 51,6 63,9 73,3 60,2 40,8 48,3 53,5 52,2 52,2 55,4 649,8
Source : Le climat à Toulouse (en °C et mm, moyennes mensuelles 1878/2008 et records depuis 1878)[2]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

À noter qu'aucun axe du réseau national ne traverse la commune.

Routes départementales[modifier | modifier le code]
Routes et chemins communaux[modifier | modifier le code]

Plusieurs kilomètres de routes et chemins communaux traversent la commune de Grenade. Elles sont gérées par la communauté de communes de Save et Garonne. Les chemins ruraux sont gérés pas la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par plusieurs lignes de bus interurbains départementales (Réseau arc-en-ciel) et régionales.

À proximité de la ville se trouve la gare SNCF de Castelnau-d'Estrétefonds. Elle est desservie par des corails et par des TER. Cette gare est placée sur l'axe Toulouse-Paris.

La nouvelle ligne de bus HOP! 2 permet de rejoindre rapidement le métro à Borderouge.

L'aéroport de Toulouse-Blagnac, situé à 20 km de Grenade, assure les liaisons aériennes. L'accès est possible à la sortie sortie 902.1)

La gare SNCF la plus proche est la gare de Castelnau-d'Estrétefonds.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La bastide de Grenade est un véritable damier : articulé autour de la Halle avec ses 36 piliers, les rues parallèles s'étendent parfois jusqu'à 5 kilomètres de longueur, avec par exemple l'axe "route de Verdun - avenue du 22-Septembre - rue Gambetta - avenue Lazare-Carnot - rue des Pyrénées" qui reliait le port bas au port haut, les deux étant sur la Garonne. De nos jours encore, cette "marque de fabrique" se fait ressentir dans les nouveaux quartiers, où les rues sont, à peu près, parallèles.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Deux projets structurants vont redessiner la ville dans les années à venir :

Ce projet, destiné à dynamiser le Nord toulousain et créer des emplois, va aussi permettre de limiter le grignotage de terres agricoles par l'urbanistaion[5].

  • La création d'un espace de rencontre et d'échange au lieu-dit « Montagne », c'est-à-dire la création de toutes pièces d'un nouveau quartier résidentiel, mais aussi avec des commerces et des services, tel que la création d'un Accueil de loisirs sans hébergement (ALSH), avec un groupe scolaire, un gymnase et une crèche.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est dérivé de l’occitan Granada en 1428 par une bastide créée durant l’année 1290 par Eustache de Beaumarchès[6].

La commune est parfois appelée Grenade-sur-Garonne, bien que son nom officiel soit Grenade.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les halles de Grenade.

Les premières traces humaines remontent au néolithique et des vestiges importants de l'époque gallo-romaine ont été trouvés en rive gauche de la Garonne.

La ville est une bastide fondée en 1290 à l'initiative des moines cisterciens de l'abbaye de Grandselve (détruite à la révolution française) qui avaient fondé Beaumont-de-Lomagne une dizaine d'années auparavant. La ville fait l'objet d'un accord de paréage entre les moines et le sénéchal Eustache de Beaumarchais représentant du roi Philippe le Bel. Les bastides nouvelles créées à cette époque-là sont baptisées des noms de grandes villes influentes de l'époque, d'Espagne ou d'Italie, comme Fleurance (Florence), ou Cologne. Grenade est donc appelée ainsi pour montrer qu'elle est destinée à être une ville influente du Sud-Ouest de la France. On peut également imaginer que Grenade vient du latin Granat, grain, signifiant que la culture de la terre est très présente dans notre région. Plus tard, lorsque le roi aura repris le contrôle des différentes régions du Sud-Ouest, sera créé un « réseau » des Bastides. Sous cette protection royale, Grenade a prospéré grâce à la culture de plaines défrichées aux alentours. D'ailleurs, le plan initial de la ville prévoyait plus de 3 000 habitations, mais seulement 1 000 furent réalisées[7],[8],[9],[10].

Grenade avait obtenu, en 1341, la faveur de relever son enceinte détruite en vertu d'un article du traité de Paris[11]. Ces remparts, situés au nord et au sud de la ville, furent détruits lors de la révolution française, pour laisser place aux allées Alsace-Lorraine et Sébastopol.

À la fin du XVIe siècle, les Grenadains s'allièrent aux Toulousains pour contrer l'offensive protestante, venant de la ville de Montauban. Repoussés, les protestants pillèrent et terrorisèrent les habitants des alentours. Afin de ne pas revivre cette expérience, un couvent de religieux, les Capucins, s'installa à Grenade. Aujourd'hui, cet ancien couvent situé sur les quais de Garonne est une école primaire, mais fut aussi auparavant la mairie, puis une cornichonerie.

C'est en 1626 que le couvent des Ursulines est créé. Alors que l'enseignement des garçons est effectif à Grenade depuis plusieurs dizaines d'années, l'enseignement des filles est désormais possibles grâce aux religieuses. En 1789, Grenade est en proie à de grave difficultés financières : plusieurs murs et tours, qui formaient les remparts de la ville, s'effondrent par manque d'entretien. C'est dans ce contexte qu'intervient la révolution française. Les Grenadains suivent le mouvement et élisent une municipalité pro-révolutionnaire. Les couvents (Ursulines et Capucins) sont vidés de leurs occupants, par principe de laïcité. Le couvent des Ursulines est transformés en hôpital militaire, et l'église en « temple de la raison ». Les troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise y séjournèrent lors de la bataille de Toulouse de 1814[12]. Ils en profitèrent pour piller et rançonner la ville. Cette période est marqué par la rivalité légendaire entre Beaumont-de-Lomagne et Grenade. Or, l'armée révolutionnaire de Toulouse dirigée par un Beaumontois fit régner la terreur sur Grenade. A la chute de Robespierre, justice fut rendue aux Grenadains. Aujourd'hui encore, la « guerre des clochers » continue à travers le rugby notamment, où a lieu chaque année le fameux match Grenade-Beaumont et vice-versa, la victoire étant obligatoire à domicile et réjouissante à l'extérieur, source de moquerie pour l'année entière...

En 1875, Saint-Caprais et le Rouanel, hameaux de Grenade sont partiellement détruits par l'inondation de la Garonne[13]. Le plan de prévention des risques actuel estime la probabilité de ce type d'inondation dite "centennale" à une occurrence tous les 138 ans.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Grenade

Les armes de Grenade se blasonnent ainsi[14] : d'azur, semé de grains de froment et de fleurs de lys d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1992 Jean-Claude Gouze PS  
1992 1995 Jean-Jacques Apine PS  
1995 2001 Jean Garros    
2001 2008 Jean-Jacques Apine PS président de la communauté de communes de Save et Garonne
2008 2012 Remy André PRG président de la communauté de communes de Save et Garonne
2012 en cours Jean-Paul Delmas[15]   Vice-Président Politique de l’emploi, logement et cadre de vie à la communauté de communes de Save et Garonne
Les données manquantes sont à compléter.

Cantons et intercommunalité[modifier | modifier le code]

Grenade est la principale ville de la communauté de communes de Save et Garonne et le chef-lieu du canton, comprenant toutes les communes de la communauté de communes de Save et Garonne, plus les communes de Seilh et d'Aussonne, appartenant à la Communauté urbaine de Toulouse Métropole.

Grenade fait partie du pays Tolosan, dont elle est la plus grande ville. C'est l’une des associations de collectivités territoriales qui regroupent des communautés de communes et des communes dites isolées, c'est-à-dire non installées en communauté de communes, pour travailler à l'élaboration et la réalisation de projets structurants, à partir de l'existant. Le pays Tolosan est donc une structure de coordination et de mutualisation.

Enfin, Grenade adhère au schéma de cohérence territoriale Nord Toulousain.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La politique environnementale de la ville de Grenade s'inscrit dans une démarche plus globale de développement durable, en liaison avec l'Agenda 21 de la communauté de communes de Save et Garonne. Basée sur un état des lieux et un diagnostic territorial des atouts et des faiblesses de la ville, la Charte de Développement Durable de Grenade identifie les objectifs stratégiques, déclinés en 4 axes majeurs et 76 fiches d'actions, discutées avec la population lors de réunions publiques. Les 4 axes majeurs et leurs enjeux respectifs sont définis de la manière suivante[16] :

  • Axe 1 : Maîtriser le développement urbain
    • Enjeu 1 : Mener une politique de planification du développement urbain
    • Enjeu 2 : Harmoniser les aménagements urbains entre le centre ville et les quartiers périphériques
    • Enjeu 3 : Répertorier, sauvegarder, restaurer et mettre en valeur le Patrimoine historique
  • Axe 2 : Aider au développement humain et social
    • Enjeu 1 : Favoriser l’implication des enfants et des jeunes, adapter, développer et faciliter l'accès aux équipements et activités,
    • Enjeu 2 : Mieux accompagner les personnes âgées
    • Enjeu 3 : Conforter et accompagner la vie associative
    • Enjeu 4 : Favoriser l’intégration et l’accès à l’emploi
  • Axe 3 : Prendre conscience de son environnement et choisir sa qualité de vie
    • Enjeu 1 : Favoriser le développement de l’écocitoyenneté
    • Enjeu 2 : Valoriser et rendre accessibles les espaces naturels
    • Enjeu 3 : Rendre la ville plus propre et plus belle
  • Axe 4 : Renforcer son identité par le lien institutionnel
    • Enjeu 1 : Favoriser l’accès de tous les publics à l’information
    • Enjeu 2 : Développer la prévention et améliorer la sécurité
    • Enjeu 3 : Faciliter l’accès aux services communaux
    • Enjeu 4 : Renforcer l’action culturelle et sa cohérence
    • Enjeu 5 : Favoriser la dimension européenne de la ville

Centrée sur la période 2010-2015, la Charte de Développement Durable de la ville de Grenade est conçue comme un outil central et collectif de la politique municipale, qui regroupe et planifie l'ensemble des actions pour les suivre, les synchroniser, les budgéter et les mettre en œuvre de manière cohérente. En ce sens, c'est un projet qui engage Grenade pour de nombreuses années, avec l'ambition de développer la ville, tout en renforçant son identité et la qualité de vie de ses habitants.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Finances de la commune de Grenade.

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Grenade[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Grenade s'établit à 12 108 000 € en dépenses et 13 025 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 8 714 000 € de charges (1 067 € par habitant) pour 8 445 000 € de produits (1 034 € par habitant), soit un solde de -269 000 € (-33 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour 4 304 000 € (49 %), soit 527 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 527 € par habitant en 2013 et un maximum de 589 € par habitant en 2010 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une valeur de 3 489 000 € (41 %), soit 427 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio augmente de façon continue de 404 € à 427 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Grenade[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour un montant de 2 633 000 € (78 %), soit 322 € par habitant, ratio inférieur de 16 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (385 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 221 € par habitant en 2011 et un maximum de 416 € par habitant en 2012 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour une somme de 661 000 € (19 %), soit 81 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate.

Les ressources en investissement de Grenade se répartissent principalement en[A2 4] :

  • nouvelles dettes pour 1 804 000 € (39 %), soit 221 € par habitant, ratio supérieur de 176 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (80 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0 € par habitant en 2012 et un maximum de 256 € par habitant en 2011 ;
  • subventions reçues pour une valeur de 1 013 000 € (22 %), soit 124 € par habitant, ratio supérieur de 77 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (70 € par habitant).

L'endettement de Grenade au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une somme de 7 925 000 €, soit 970 € par habitant, ratio supérieur de 10 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (881 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 857 € par habitant en 2012 et un maximum de 1 406 € par habitant en 2011[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur totale de 980 000 €, soit 120 € par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 90 € par habitant en 2009 et un maximum de 135 € par habitant en 2012[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour un montant de -10 000 €, négligeable compte tenu du nombre d’habitants de la commune et inférieur de 101 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (181 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de -1 € par habitant en 2013 et un maximum de 202 € par habitant en 2012[A2 6]. La capacité de désendettement est très élevé, de plus de 50 années en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio présente un minimum d'environ 4 années en 2012 et un maximum en 2013.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 8 mai 2011, Grenade est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 8 310 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 11],[Note 12].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 360 3 333 3 886 3 925 4 112 4 286 4 281 4 444 4 364
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 302 4 158 4 204 4 007 3 973 3 906 3 998 3 924 3 622
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 599 3 606 3 302 2 869 3 012 2 927 2 793 2 974 3 235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 394 4 108 4 540 4 784 5 026 5 767 6 692 6 681 8 074
2012 - - - - - - - -
8 310 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, Grenade comptait 7 431 habitants (soit une augmentation de 29 % par rapport à 1999). La commune occupait le 1 301e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 612e en 1999, et le 26e au niveau départemental sur 589 communes.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Grenade depuis 1793.

Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[20], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (18,9 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 26,4 %, 45 à 59 ans = 17,2 %, plus de 60 ans = 18,7 %) ;
  • 51,1 % de femmes (0 à 14 ans = 18,8 %, 15 à 29 ans = 15 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 17,3 %, plus de 60 ans = 25,1 %).
Pyramide des âges à Grenade en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
2,1 
7,0 
75 à 89 ans
9,2 
11,3 
60 à 74 ans
13,8 
17,2 
45 à 59 ans
17,3 
26,4 
30 à 44 ans
23,8 
16,3 
15 à 29 ans
15,0 
21,3 
0 à 14 ans
18,8 
Pyramide des âges du département de la Haute-Garonne en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,0 
5,2 
75 à 89 ans
8,1 
11,0 
60 à 74 ans
12,0 
19,3 
45 à 59 ans
19,3 
22,6 
30 à 44 ans
21,4 
23,1 
15 à 29 ans
21,6 
18,4 
0 à 14 ans
16,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Grenade gère trois groupes scolaires publics comprenant chacun école maternelle et école élémentaire : l'école Jean-Claude-Gouze, l'école des Garosses et l'école de la Bastide, qui comprend également un centre de loisirs.

L'école Sainte-Marthe et l'école maternelle Montessori sont privées.

Le collège public Grand-Selve est géré par le conseil général de la Haute-Garonne.

Une circonscription scolaire se situe à Grenade. Elle s'occupe de tout le secteur nord de la Haute-Garonne et une partie du département de Tarn-et-Garonne. Il y a donc un inspecteur de l'Éducation nationale.

À la rentrée 2015, un nouveau groupe scolaire verra le jour, ainsi qu'un gymnase. Ces équipements s'ajouteront à ceux déjà réalisés en 2013, c'est-à-dire un accueil de loisir sans hébergement (ALSH) et une crèche intercommunale. Les travaux devraient débuter dans le courant de l'année 2011[23].

La saison culturelle de la ville de Grenade[modifier | modifier le code]

Le logo du carré d'art de la ville de Grenade.

Intitulée « Le carré d'art » en référence au damier de la bastide, la saison culturelle de Grenade s'axe sur quatre thématiques :

  • Architecture ;
  • Art plastique ;
  • Spectacle vivant ;
  • Histoire et littérature.

Pour la première saison, 2011-2012, pas moins d'une trentaine d'évènements sont prévus sur la commune, dans différents lieux tels que l'Office du Tourisme, l'Espace "Halle et Arts", le cinéma « Le Foyer », la salle des fêtes, le foyer rural, la bibliothèque, la Halle aux agneaux et un peu partout en extérieur, dans la bastide.

Du théâtre, des concerts, mais aussi des expositions d'art contemporain rythment cette saison culturelle. En point d'orgue, deux nouveaux festivals ont été créés pour l'occasion :

  • la FIGUE, le premier « Festival d'Improvisation Grenadain Ultra Excentrique » : des spectacles d'improvisations aux différents coins de rues. Tous les Grenadains et autres visiteurs peuvent y participer. Ce festival se découpera en deux parties: la première le 28 janvier 2012, la seconde le 12 mai 2012.
  • Le festival « IBO, Mai photographique », festival de photographies dans plus de quarante communes de Midi-Pyrénées se déroulera durant tout le mois de mai. À cette occasion, une expositions de photos de Jean Dieuzaide, photographe né à Grenade, aura lieu. Cet évènement se déroulera un peu partout dans la bastide et aussi dans l'Espace "Halle et Arts", à l'office du Tourisme.

Ces évènements sont rendus possibles grâce aux différents partenaires tels que Les Abattoirs, la mairie de Toulouse, le conseil régional de Midi-Pyrénées, l'office du tourisme et la communauté de communes Save et Garonne, le Conseil général de la Haute-Garonne, le Pays Tolosan, Multimusique, l'Académie de Toulouse, le cinéma de Grenade, le foyer rural, "L'usine" de Tournefeuille, Culture en Mouvement et la mairie de Grenade.

Ainsi, grâce à ce « Carré d'Art », la ville de Grenade voit son offre culturelle diversifiée. Ces évènements s'ajoutent aux évènements déjà existants, comme le Festival Grenad'in, l'urban show...

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive, classée par mois, des principales manifestations culturelles et des festivités de la ville de Grenade[24] :

  • Mars : Festival de danse enfants / Nuit du Cinéma / Carnaval des Écoles et du centre de loisir
  • Avril : Mai(s), ma Parole ! (Festival d'expression par tous les moyens artistiques) / Tremplin Grenad'In / Bouge ton territoire ! / Cinélatino
  • Mai : Festival IBO Mai Photographique / La FIGUE (Festival d'Improvisation Grenadain Ultra Excentrique)
  • Juin : Rendez-vous aux jardins / Journée du rugby / Traditionnelle fête de la musique / Concert des ateliers musicaux / 5 et 10 km de Grenade
  • Juillet : Fête nationale (feu d'artifice, marché nocturne et vide-grenier)/ Concours de pêche/ Visites guidées de la ville
  • Août : Les fêtes de Grenade (le week-end du 15 août)/ Festiciné, festival de cinéma en plein air organisé par le cinéma de Grenade et la communauté de communes de Save et Garonne/ Visites guidées de la ville
  • Septembre : Les Journées européennes du patrimoine/ le Forum Emploi Formation (plus grand forum d'emploi du Nord toulousain)/ Forum des associations le premier week-end de Septembre.
  • Octobre : Urban Show (festival de rue) / Foire de la Saint-Luc (cette dernière est l’une des plus grandes foires du Sud-Ouest de la France)
  • Novembre : Grenad'In (festival de musique) / Week-end médiéval / Ec(h)o Festival
  • Décembre : Téléthon / Le Père Noël fait son show

Durant tout l'été, des visites guidées de la bastide de Grenade sont proposées par l'office de tourisme. Durant toute l'année, des expositions diverses sont organisées à l'office du tourisme, à la salle des fêtes ou en plein air.

Fêtes de Grenade[modifier | modifier le code]

Aux alentours du 15 août, les Grenadaines et Grenadains se retrouvent sur les berges de la Save, pour le concours de pêche; sur les allées Sébastopol, pour le concours de pétanque; aux quais de Garonne pour la fête foraine ; ou tout simplement le soir, au coucher du soleil sur la bastide, sous la halle, ou à ses abords, sur les nombreuses terrasses de restaurants, de bistrots, de bars à vins, de salon de thé, pour écouter les différents concerts et spectacles proposés durant cette période.

À cette occasion, une partie de la Bastide est piétonnisée, en permettant ainsi de relier à pied les différents lieux où se déroulent les festivités.

Grenad'In[modifier | modifier le code]

Organisé par l'association multimusiques de Grenade, Grenad'In fête ses dix ans en 2011.

  • De très nombreux artistes y sont passés durant ces 10 années : Les 100 Grammes De Tête, Saïan Supa Crew, Jam Session Bandïa, Orlando Maraca Valle, Tarace Boulba, OVA, Les Pistons flingueurs, WaYa Di Fonk,Wally, Zurribanda, Fly And The Tox, Official Sound System, Les Croquants, Les Caméléons, Massilia Sound System, Les Svinkels, Watcha Clan, Les Notaires, I-Station, Wolffunkind, Samba Résille, François Hadji Lazaro, Les Hurlements D’Léo, Les Castafiores, K2R Riddim, Ketza, Tagada Jones,Oaistar, Flying Pooh, Puppetmastaz, Afu-Ra, Improvisators Dub, Sayag Jazz Machine, Smooth, Dub Incorporation, La Varda, Sinsemilia, Raoul Petite, Burning Heads et bien d’autres…
  • Il existe aussi des soirées Grenad'In, avec par exemple en 2008, La Chanson du Dimanche.
  • Ce festival connait un succès grandissant depuis sa création : c'est un des festivals de musiques actuelles les plus importants du Nord-Toulousain, voire de Midi-Pyrénées.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune possède un centre communal d'action sociale, une maison de retraite ainsi que plusieurs cabinets de médecins généralistes et de spécialistes. L'ADMR de Grenade, présidée depuis 2009 par Véronique Volto, est une association à but non lucratif qui dispense des soins à domicile aux personnes âgées et/ou dépendantes. Cette association créée le 28 juin 1982 emploie une centaine de salariées, aides ménagères, auxiliaires de vie, une psychologue et une équipe d'infirmières. C'est l'un des employeurs les plus importants du canton de Grenade. Ces services sont financés essentiellement par l'APA (aide personnalisée à l'autonomie) et la PCH (prestation compensation handicap) et soumis à la tarification du conseil général de la Haute-Garonne.

Sports[modifier | modifier le code]

Volley-ball[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grenade Volley Ball.

Le Grenade Volley Ball est un club français de volley-ball évoluant pour la saison 2009-2010 en Nationale 3 Féminine (quatrième niveau national) organisé par la Fédération française de volley-ball.

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Le Grenade Sports est un club de rugby à XV fondé en 1920 qui évolue en 2009-2010 en Fédérale 3 et appartient au comité Midi-Pyrénées. Le club dispute ses matchs au stade municipal J-M - Fages et son président est Daniel Bergougnou. Le club a été champion des Pyrénées Honneur en 1974 et finaliste en 1977. Il fut également finaliste du Challenge de l'Espoir en 2008 et atteint les 32e de finale du championnat de fédérale 3 en 2009. Il forme de nombreux joueurs dont certains connaissent une carrière de haut niveau par la suite tels que :

Grenade Roller Skating[modifier | modifier le code]

Le Grenade Roller Skating est un club de roller vitesse, loisir et école de patinage basé à Grenade. Créé en 1942 et affilié à la Fédération française de roller sports, le club a déjà organisé quatre championnats de France et un championnat d'Europe.

À ce jour[Quand ?], le club compte trois champions du Monde, trois champions d'Europe et plus de 300 champions de France.

Autres sports[modifier | modifier le code]

  • Club de football qui joue au niveau régional ou au niveau « Grand Sud »[26]
  • Club de handball
  • Club de tennis
  • Club de judo, de boxe, de gymnastique, de danse...
  • Club d'aviron situé sur le canal à Castelnau d'Estretefonds (face à la gare). Fondé en 1931 à Grenade il dû déménager pour problème de navigabilité.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La piste de rollers de la Hille avec ses tribunes.
  • Hippodrome de Marianne où se jouent souvent des courses : lors du 15 août (fêtes de Grenade) ou lors de la fin du mois de décembre (dernière course de l'année souvent retransmise sur France 3).
  • 1 piscine municipale située sur la route de Verdun-sur-Garonne, derrière le stade J-M - Fages. C'est une piscine d'été (non couverte) qui dispose d'un grand bassin (profondeur 1,80 m-3,45 m), un petit bassin (profondeur 0 80 m-1 20 m) et une pataugeoire. Elle dispose également d'une grande plage verte où l'on peut installer plusieurs terrains de volley-ball et d'un snack.
  • 3 terrains de rugby dont deux qui servent à l'entraînement. Le stade J-M - Fages dispose d'une tribune d'environ 1 000 places.
  • 4 terrains de foot dont trois d'entraînement et un pour les match. Tous ces terrains sont placés à côté du collège Grand-Selve, rue des Sports.
  • 3 terrains de tennis situés derrière le stade J-M - Fages et à côté de la piscine municipale.
  • 1 gymnase municipal situé à côté du collège Grand-Selve. Dans ce gymnase, on peut pratiquer football, badminton, volley-ball, escalade, gymnastique, ping-pong...
  • 1 plateau sportif situé à côté du gymnase, comporte 4 terrains de basket-ball, 2 terrains de handball, 1 terrain de football, 4 terrains de volley-ball, un mur de pelote basque, une piste d'athlétisme, un parc de saut en longueur et un parc de lancer de poids. Ce plateau sportif est relié aux stades de football.
  • 1 piste de rollers situé en dessous des quais de Garonne, cet anneau routier fait une distance de 400 mètres. Il y a souvent eu les championnats de France ou d'Europe de patins à roulettes sur cette piste. Cet anneau sera renommé au cours de l'année 2009, « anneau routier de la hille ».

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 18 650 €, ce qui plaçait Grenade au 10 155e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[27].

Emploi[modifier | modifier le code]

Un point d'appui emploi formation, antenne de Colomiers, nord Haute-Garonne contenant les services Reliances, YMCA, un représentant de la chambre d'agriculture, le Club du Comité d'Entreprises du Nord Toulousain (CENT), la CRAM, l'AISIP, le Comité de Bassin d'Emploi (CBE), un conciliateur, une inspection de l'éducation nationale HG 23 Grenade. Tout ces services se situent 10A allée Alsace-Lorraine.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé...) a encore une place importante mais tend à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine puisqu'étant dans son aire urbaine

Grenade dispose de plusieurs zone d'aménagement concertée. Au sud, la ZAC Proxima (qui est liée avec la ZAC de Grenade sud) regroupe entre autres l'administration de la communauté de communes de Save et Garonne est située au sud de la ville de Grenade. Cette zone contient une quarantaine d'entreprises, dont le centre de tri de La Poste et plusieurs grandes enseignes et entreprises nationales ou internationales.

Mais il y a aussi de nombreux commerces en centre ville et aux abords de la ville ainsi que plusieurs supermarchés (Intermarché et Super U) avec son centre commercial.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de l'Assomption[modifier | modifier le code]

Voir l'article dédié : Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Grenade.

Monument historique XIV° siècle

C’est l’Abbaye de Grandselve, fondatrice de la ville de Grenade en 1290, qui est à l’initiative de la construction de l’église Notre-Dame de l’Assomption au XIII° siècle. L’édifice de style gothique languedocien est orné d’un clocher octogonal de type toulousain (XV° siècle) qui est percé de baies géminées, coiffé d’une balustrade ornée de clochetons et d’une flèche de brique. La nef est partagée en trois vaisseaux, par deux files de sept colonnes et coiffée d’une voûte ogivale d’une grande élégance. Elle comporte huit travées dont la dernière détermine un chœur à chevet plat. Onze chapelles sont disposées entre les contreforts. Le riche mobilier est composé du grand retable central, de la chaire, de lustres de bois doré et de sculptures baroques. L’église possède un ensemble de toiles de grands maîtres toulousains des XVII° et XVIII° siècles en provenance de l’abbaye de Grandselve qui a disparu à la Révolution. L’édifice doit une grande partie de son aménagement intérieur aux campagnes de restauration menées au XIX° siècle.  L’orgue Cavaillé-Coll-Magen de 1857, qui possède un buffet néo-gothique, est l’un des plus beaux instruments romantiques de la région.
[28][29]

La halle de Grenade[modifier | modifier le code]

Cette halle du XIII° siècle est l’une des plus grandes halles médiévales couvertes de France. Elle occupe un moulon ou pâté de maison de la bastide situé au croisement des axes principaux : rue Gambetta et rue de la République. De plan carré, elle mesure 134 pieds de côté, environ 41 mètres. La vaste toiture repose sur 36 piliers octogonaux de briques foraines. Le bois le plus ancien, résineux et chêne, a été coupé au XIII° siècle. L’ajout du beffroi utilisé comme tour de guet date du XVII° siècle. La fonction commerciale de la halle était prévue dès 1290 dans la charte de fondation de la ville par les seigneurs qui autorisaient un marché par semaine et deux foires par an. Plusieurs loges s’y trouvaient à demeure, parmi lesquelles une loge avec les poids et mesures utilisés  pour le contrôle des échanges, ainsi que celles des marchands, notamment la loge du mazel ou boucherie. L’autre fonction de la halle était administrative. Elle abritait un auditoire royal où se rendait  la justice. De plus, les étages accueillaient la maison commune, lieu de travail du juge, du bailli, des notaires, crieurs publics et autres fonctionnaires, et lieu de réunions des consuls et des assemblées communautaires[30],[31].

En 1417, le roi Charles VI avait permis aux consuls « d’avoir et de faire une horloge avec cloche ». En 1992 et 1993, le sol ainsi que les piliers ont été rénovés et restaurés. Des études récentes ont montré que les bois de charpente ont été coupés en 1293.

Comme la plupart des bastides du Sud-Ouest, Grenade a sauvegardé sa halle car c’est un lieu de rencontre de toutes les générations et cela depuis des siècles. Elle est chère au Grenadains qui s'y retrouvent pour le marché du samedi matin, la foire annuelle de la Saint-Luc et les bals de l'été, ainsi que d’autres manifestations qui s’y tiennent régulièrement.

La halle couverte (classée monument historique depuis le 5 décembre 1979[32] occupe l'îlot central ; elle est du XIVe siècle. C'est la plus grande et la plus vieille halle de France[33].

L'ancien Couvent des Ursulines[modifier | modifier le code]

L’ancien Couvent est un établissement religieux d’enseignement qui fut fondé en décembre 1626 par les Sœurs Ursulines de Toulouse. Il était alors l’un des édifices religieux les plus importants de la ville. Plus de soixante religieuses, vingt-cinq pensionnaires et de nombreuses élèves externes y résidaient. Il occupait l’ensemble du pâté de maison et comportait une chapelle, une église, un cimetière, un pigeonnier et un jardin. En 1794, les religieuses furent renvoyées et le couvent fut nationalisé puis transformé en hôpital militaire. Il fut ensuite morcelé, restructuré et en partie détruit. Depuis 1965 une grande partie de l’édifice a été restaurée, en particulier les toitures et les façades. On peut y admirer deux salles avec des plafonds peints et des fresques du XVII° siècle, les arcades de l’ancien cloître, le porche et la cour d’entrée. Depuis le dernier étage on bénéficie d’une vue panoramique sur la bastide. L’ancien couvent des ursulines est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 1er mars 1988[34].

L'hôtel du Fermier Général[modifier | modifier le code]

En 1757 Durand de Lasserre d’Haumont, Trésorier général de France et Premier Président au bureau des Finances de Toulouse, se fit construire le plus bel hôtel particulier de la ville. La propriété d’origine occupait toute la largeur du pâté de maison. Elle était composée d’un grand portail cocher ouvrant sur une cour d’honneur, d’un corps de logis, de deux cours secondaires, d’un petit jardin, d’écuries et de dépendances. L’édifice accueillait des boutiques au rez-de-chaussée et la maison noble à l’étage. Un escalier de pierre desservait les salons de réception, c’est le seul élément de la décoration intérieure d’origine toujours existant. L’édifice de brique de style classique était crépi, il fut pourvu de très grandes fenêtres et d’un balcon de fer forgé. Le sommet des fenêtres fut orné d’agrafes avec guirlandes de feuilles et de mascarons de divinités grecques. Ces décors de terre cuite moulée étaient peints en blanc pour imiter la pierre. L’édifice abrita la mairie de Grenade de 1892 à 1953[35].

Le Pont de Save[modifier | modifier le code]

Le pont fut construit au XIV° siècle, lors de la création de la bastide, pour faciliter l’accès aux terres situées sur l’autre rive de la Save. Il permettait ainsi d’accéder à la grange de Larra, domaine agricole qui dépendait alors de Grenade. En 1341, au début de la guerre de Cent Ans, les Grenadains furent contraints d’édifier des remparts pour protéger la bastide. Le pont fut alors flanqué d’une porte et d’une tour qui permettaient aux gardes de surveiller les allées et venues. Le pont de brique foraine repose sur trois arcades en ogive. Il a fait l’objet de nombreuses modifications depuis sa construction mais il demeure un axe principal de circulation de la ville. Au Moyen Âge deux moulins furent construits de part et d’autre du pont, l’un en amont sur un canal de dérivation de la Save, le Canalet, et l’autre en aval, sur la chaussée de la Save. Le premier moulin fut équipé à la fin du XIX° siècle de turbines hydrauliques, ce qui permit à Grenade d’être dès 1887 une des premières villes électrifiées de France. Le pont est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le 23 décembre 1926[36].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune dispose des établissements suivants :

  • Un cinéma associatif « L'Entracte» (anciennement appelé "le Foyer") en travaux pour passage au numérique/3D et rénovation complète de la salle. Réouverture prévue été 2015.
  • Un Point Information Jeunesse (PIJ), anciennement situé près du collège rue de Belfort, désormais situé à la place de l'ancienne gare, sur les allées Alsace-Lorraine. La connexion a Internet est gratuite et vous pouvez trouver tout type de renseignements.
L'ancienne laiterie de Grenade, anciennement le PIJ, désormais le « guichet unique » de la mairie de Grenade.
  • Un salle des fêtes qui accueille plusieurs animations par an comme le festival Grenad'in, différentes expositions ainsi que plusieurs spectacles de tout genres.
  • Un foyer rural, situé rue Victor-Hugo, il accueille plusieurs animations par an comme la salle des fêtes mais reçoit plutôt des comédies théâtrales[37]
  • La bibliothèque de Grenade, qui est située dans l'ancien collège, contient plus de 10 000 ouvrages. Une nouvelle salle accessible depuis la bibliothèque, accueille des expositions temporaires d'art en lien avec les musées de la région notamment les Abattoirs de Toulouse.
  • La halle de Grenade accueille également de nombreuses animations en été, principalement lors de la fête locale, tout comme le rond de save.
  • L'hippodrome de Marianne sert aussi comme salle de spectacle. Par exemple le 6 juin 2009, un concert des ateliers musicaux y était prévu[38].
  • Un CCAS se trouve dans la "maison Chiomento" rénové en janvier 2012, en face de la mairie. Il est associé avec un foyer du troisième âge[39].

Associations culturelles[modifier | modifier le code]

Grenade déploie un large éventail d’activités grâce à son tissu associatif. En tout, la ville dispose de plus de 70 associations à but non lucratif[40].

Multimusique est l'école de musique actuelle de Grenade qui regroupe 350 élèves. Ces actions sont très dynamiques, elle organise entre autres le festival Grenad'in.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Grenade. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Grenade.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. « Le climat à Toulouse (en °C et mm, moyennes mensuelles 1878/2008 et records depuis 1878 »
  3. Le site des routes utiles du conseil général de la Haute-Garonne.
  4. Toulouse Mag, numéro 106, mai 2011. Page 41
  5. Bulletin municipal 12 juin 2011, page 32
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz (lire en ligne), p. 1728
  7. Rumeau, Monographie de la ville de Grenade, Toulouse, Regnault, 1879, 96 p.
  8. J.P. Claverie, Notes historiques et renseignements divers sur la ville de Grenade et les communes de ce canton depuis la fin du X IIIe siècle jusqu'à nos jours, Toulouse, 1879, 86 p.
  9. Adrien Escudier, Monographie de la section de Saint-Caprais, commune de Grenade sur Garonne, Toulouse, imprimerie Founié, 1939.
  10. Odon de Saint-Blanquat, La Fondation des bastides royales dans la sénéchaussée de Toulouse aux XIII° et XIV° siècles, Thèse École des chartes, 1941.
  11. Désastres causés par la guerre de Cent Ans au pays de Verdun-sur-Garonne à la fin du XIVe siècle par Firmin Galabert.
  12. « Grenade aux XVIe, XVIIet XVII e{{{5}}} siècles », sur le site officiel de la mairie de Grenade (consulté le 8 mai 2011)
  13. [1], sur mairie-grenade.fr
  14. Banque de blason, sur labanquedublason2.com
  15. http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/02/1503897-grenade-jean-paul-delmas-elu-maire.html
  16. http://www.mairie-grenade.fr/?s=charte+développement+durable
  17. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur Ministère des affaires étrangères (consulté le 1 janvier 2010)
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  20. Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
  21. « Évolution et structure de la population à Grenade en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mai 2011)
  22. « Résultats du recensement de la population de la Haute-Garonne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 7 mai 2011)
  23. Mairie de Grenade, Rubrique "Travaux en Cours", puis "Centre de Loisirs"
  24. Rubrique Festivités sur le site de la commune
  25. a et b http://www.stadetoulousain.fr/musee_1947_1957.php
  26. site du Grenade Football Club
  27. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur le site de l'Insee (consulté le 6 novembre 2010)
  28. Dany Couget-Roullier, Mémoire de maîtrise de l’archéologie du bâtiment, Eglise Notre Dame de l’Assomption, Université Toulouse le Mirail.
  29. Elodie Boyer, Notre-Dame de l’Assomption de Grenade sur Garonne, décors peints et sculptés aux XVII° et XVIII° siècles, mémoire de Master I d’histoire de l’art et patrimoine, Université Toulouse le Mirail, 2010.
  30. Pierre Carcy, Les travaux de charpente dans les halles : l’exemple de la halle de Grenade-sur-Garonne, Mémoire de maîtrise d’histoire de l’art, Université Toulouse le Mirail, 2001.
  31. Gilles Bernard, L'aventure des bastides du Sud-Ouest, Toulouse, Privat, 1993, 160 p.
  32. « Notice no PA00094351 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Site internet "En balade et Rando", 8e alinéa
  34. « Notice no PA00094349 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. Ursula Maurer, Les Hôtels particuliers du XVIII° siècle à Grenade sur Garonne, mémoire de maîtrise, Université Toulouse le Mirail, 1999.
  36. « Notice no PA00094352 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. du Foyer rural de Grenade
  38. Rubrique sur l'hippodrome de Marianne
  39. « Maquette BM10.indd Information Jeunesse », sur le site officiel de la ville de Grenade (consulté le 25 mai 2012)
  40. Annuaire des associations en Save et Garonne
  41. « Généalogie de la famille de Roquemaurel », sur le site personnel de Jacques de Roquemaurel (consulté le 8 mai 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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