Saint-Alban (Haute-Garonne)

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Saint-Alban
Saint-Alban (Haute-Garonne)
L'école de musique et de danse.
Blason de Saint-Alban
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Intercommunalité Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Alain Susigan
2020-2026
Code postal 31140
Code commune 31467
Démographie
Gentilé Saint-Albanais
Population
municipale
6 217 hab. (2019 en augmentation de 6,75 % par rapport à 2013)
Densité 1 459 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 34″ nord, 1° 24′ 56″ est
Altitude Min. 121 m
Max. 133 m
Superficie 4,26 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Toulouse
(banlieue)
Aire d'attraction Toulouse
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Castelginest
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Alban
Liens
Site web Site officiel

Saint-Alban est une commune française située dans le nord du département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Pays toulousain, qui s’étend autour de Toulouse le long de la vallée de la Garonne, bordé à l’ouest par les coteaux du Savès, à l’est par ceux du Lauragais et au sud par ceux de la vallée de l’ Ariège et du Volvestre. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Hers-Mort et par divers autres petits cours d'eau.

Saint-Alban est une commune urbaine qui compte 6 217 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'agglomération toulousaine et fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Saint-Albanais ou Saint-Albanaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Alban se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 10 km à vol d'oiseau de Toulouse[1], préfecture du département, et à 1 km de Castelginest[2], bureau centralisateur du canton de Castelginest dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Toulouse[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Castelginest (1,5 km), Fenouillet (2,2 km), Fonbeauzard (2,2 km), Aucamville (2,9 km), Lespinasse (3,0 km), Gagnac-sur-Garonne (3,2 km), Gratentour (3,5 km), Bruguières (3,6 km).

Sur le plan historique et culturel, Saint-Alban fait partie du pays toulousain, une ceinture de plaines fertiles entrecoupées de bosquets d'arbres, aux molles collines semées de fermes en briques roses, inéluctablement grignotée par l'urbanisme des banlieues[4].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte avec les communes environnantes

Saint-Alban est limitrophe de six autres communes.

Carte de la commune de Saint-Alban et de ses proches communes.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par l'Hers-Mort, nauze de saint-pierre et par deux petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 6 km de longueur totale[7],[8].

L'Hers-Mort, d'une longueur totale de 89,3 km, prend sa source dans la commune de Laurac (11) et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Grenade, après avoir traversé 40 communes[9].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Alban est établie sur la première terrasse de la Garonne en rive droite, dans la plaine toulousaine de la Garonne.

La superficie de la commune est de 426 hectares ; son altitude varie de 121 à 133 mètres[10].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Alban est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[11],[I 2],[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulouse, une agglomération inter-départementale regroupant 81 communes[I 3] et 1 035 280 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Toulouse est la cinquième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence et Lille (partie française)[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune du pôle principal[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 6],[I 7].

Comme nouveaux lieux ont été créés la halle (où tous les mercredis se déroule le marché) et une nouvelle place où à l'heure actuelle s'est installée une nouvelle mairie. À la place de l'ancien hôtel de ville, s'est installée la caisse d'allocations familiales

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée en son milieu par l'autoroute A62.

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne 59 du réseau Tisséo relie la zone commerciale à l'ouest de la ville à la station La Vache du métro de Toulouse depuis Lespinasse, la ligne 60 relie le centre de la commune à la station La Vache depuis Castelginest, la ligne 69 relie le centre de la commune à la station La Vache depuis Bruguières ou Gratentour, la ligne TAD 105 relie le centre de la commune et la ZI du Terroir à la station La Vache depuis Saint-Jory, la ligne 113 traverse Saint-Alban d'est en ouest en la reliant à Fenouillet et à Pechbonnieu, et la ligne 351 du réseau Arc-en-Ciel relie le centre de la commune à la gare routière de Toulouse depuis Villemur-sur-Tarn.

A l'horizon 2021, le centre de la commune sera desservie par la ligne de bus à haut niveau de service Linéo L10, la reliant au centre commercial de Fenouillet d'un côté, à Aucamville et à la station de métro La Vache du métro de l'autre, sur une amplitude horaire élargie et une fréquence de passage largement améliorée par rapport à la desserte actuelle.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[13],[14],[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'abord appelée Matte (ou Mathepezoul) puis Gaffelaze relevant des domaines de l'Abbaye de Saint Sernin de Toulouse[16], Saint-Alban, devenant une baronnie des seigneurs du Puget, ne prend son nom définitif qu'en 1675.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette petite ville a été très marquée par la culture de la violette (plante-emblème de la région toulousaine), tout comme ses voisines Lalande, Launaguet, Aucamville, Castelginest et Saint-Jory.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Alban

Son blasonnement est : D'argent à la bande de gueules, accompagnée en chef d'une croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces de gueules, en pointe d'une violette au naturel.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est de vingt-neuf[17],[18].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de Toulouse Métropole et du canton de Castelginest (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Alban faisait partie de l'ex-canton de Toulouse-14).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mai 2020 Raymond-Roger Stramare PS puis DVG Retraité
mai 2020 En cours Alain Susigan DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Salgareda (Italie) depuis 1989
Drapeau de la Pologne Brzeziny (Pologne) depuis 2010

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2019, la commune comptait 6 217 habitants[Note 4], en augmentation de 6,75 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +7,81 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
70164173177198231260263230
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
244233240259265262239269259
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2742452512813013464608471 347
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014
1 7492 2582 7924 4175 1865 3395 4325 6905 870
2019 - - - - - - - -
6 217--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[23] 1975[23] 1982[23] 1990[23] 1999[23] 2006[24] 2009[25] 2013[26]
Rang de la commune dans le département 42 38 39 26 31 32 32 34
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 2 547 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 6 009 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 380 [I 8] (23 140  dans le département[I 9]). 55 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 6] (55,3 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 10] 5,9 % 8,1 % 7,7 %
Département[I 11] 7,7 % 9,6 % 9,3 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 870 personnes, parmi lesquelles on compte 77,9 % d'actifs (70,2 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs) et 22,1 % d'inactifs[Note 7],[I 10]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction de Toulouse[Carte 1],[I 13]. Elle compte 3 058 emplois en 2018, contre 2 897 en 2013 et 2 734 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 752, soit un indicateur de concentration d'emploi de 111,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 60,5 %[I 14].

Sur ces 2 752 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 404 travaillent dans la commune, soit 15 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 83,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 7,3 % les transports en commun, 6,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

683 établissements[Note 8] sont implantés à Saint-Alban au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 9],[I 17].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 683 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
40 5,9 % (5,7 %)
Construction 104 15,2 % (12 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
247 36,2 % (25,9 %)
Information et communication 7 1 % (4,1 %)
Activités financières et d'assurance 13 1,9 % (3,8 %)
Activités immobilières 22 3,2 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
94 13,8 % (19,8 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
94 13,8 % (16,6 %)
Autres activités de services 62 9,1 % (7,9 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 36,2 % du nombre total d'établissements de la commune (247 sur les 683 entreprises implantées à Saint-Alban), contre 25,9 % au niveau départemental[I 18].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[27] :

  • Chausson Materiaux, commerce de gros (commerce interentreprises) de bois et de matériaux de construction (900 620 k€)
  • Mapei France, fabrication de colles (95 861 k€)
  • Bois & Materiaux Distribution - BMD, commerce de gros (commerce interentreprises) de fournitures pour la plomberie et le chauffage (35 053 k€)
  • Crea, commerce de gros (commerce interentreprises) de quincaillerie (30 363 k€)
  • Sudotrans, transports routiers de fret interurbains (28 050 k€)

La violette, présente dans le blason de Saint-Alban, correspond à une source économique depuis le XVIIe siècle car le parfum qui était extrait de la Viola odorata était très apprécié et, en particulier, à la cour de Louis XIV. La violette, par la suite, fut longtemps la seule fleur commercialisée en hiver, c'est pourquoi elle fut très appréciée dans toute la France mais également à Londres (ce fut, au XIXe siècle, la fleur préférée de l'impératrice Victoria), Amsterdam ou Berlin. Les bouquets, expédiés grâce au chemin de fer dans les deux à trois heures après la cueillette, pouvaient se conserver trois à cinq jours. La violette constitua l'essence à la base de la plupart des créations de parfums de Grasse. En 1936, la Maison Berdoues créa la fameuse eau de toilette " Violettes de Toulouse " qui devint une reconnaissance des produits traditionnels de la ville rose et participa à rendre populaire cette senteur.

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 24 12 4 4
SAU[Note 10] (ha) 76 58 29 8

La commune est dans « les Vallées », une petite région agricole consacrée à la polyculture sur les plaines et terrasses alluviales qui s’étendent de part et d’autre des sillons marqués par la Garonne et l’Ariège[28]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est la culture de légumes ou champignons[Carte 2]. Quatre exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 12] (24 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 8 ha[30],[Carte 3],[Carte 4].

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Alban fait partie de l'académie de Toulouse.

La ville dispose de deux écoles primaires et maternelles : Jean-Jaurès et La Peyronnette (en occitan : « petite pierre »), cette dernière étant la plus fréquentée.

Culture[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Skatepark assez fréquenté et comprend de multiples installations sportives (tennis, football...).

Le parcours sportif également très fréquenté à proximité de la piscine intercommunale. Une boucle de 1 115 m de longueur.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté urbaine de Toulouse Métropole et de l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie[31].

Une déchèterie est présente sur la commune .

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La halle, récemment ouverte, accueille chaque mercredi un marché et éventuellement, des concerts ou des fêtes foraines.
  • Sur la place du 8-Mai-1945, un petit obélisque rend hommage aux victimes des deux guerres mondiales.
  • Église Saint-Alban.
  • Château de Saint-Alban d'origine médiévale, le donjon fut abattu à la Révolution de 1789. L'édifice fut remanié au cours des XVIIe et XVIIIe siècles puis transformé en plusieurs logements au cours du XXe siècle tandis que le parc d'origine servait de parcelles à une zone résidentielle. Un réseau souterrain permettait d'échapper avec trois sorties dont une qui menait au château de Castelginest.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Martine Biard (née Puig, à Saint-Alban, le [32]) Poète, romancière, historienne et essayiste, a vécu dans cette commune toute son enfance et la première partie de sa jeunesse jusqu'en 1975. Saint-Alban revient souvent dans ses romans sous le nom de Sainte-Artémis. L'un d'entre eux Clarté d'enfance[33] est directement inspiré par la vie au château de Saint-Alban dans les années 1960-1970. Martine Biard vit et travaille dans le sud de la France entre Fraissé-des-Corbières et Lunel, en Petite Camargue.
  • Jacques du Puget (né en 1544-mort le 10/01/1625, il est enterré aux Cordeliers à Toulouse). Il épouse le 03/03/1573 Françoise de Barthes. Seigneur de Castillon de Gaffelas, avocat et capitoul à Toulouse où sa famille s'est installé à la mort de Louis II d'Anjou. Trésorier des deniers pour la construction du pont de Toulouse. Maître de cérémonie, élu par la ville, pour organiser les honneurs funèbres célébrés à l'occasion de la mort du roi Henri IV. Très fortuné, il fait l'acquisition pour le prix de 3 375 livres de la Seigneurie de Gaffelaze à l'abbaye de Saint-Sernin, le , avec " toutes justices haute, moyenne et basse, droits de censive, de tasque, lods, et ventes, captes et arrières captes et tous autres droits et devoirs seigneuriaux, prééminences, préséances, voix et actions dont jouissait le Sieur Abbé de Saint Sernin, à la condition de prêter serment, foy, hommage et fidélité à chaque mutation de d'Abbé, la veule est homologuée par ordonnance royale le ." Cette seigneurie de Gaffelaze, anciennement appelée Matte, est un vaste et riche domaine, en raison des nombreuses terres et immeubles que Jacques du Puget y possédait déjà par voie d'héritage ou achats. Par acte du , Jacques du Puget, requiert de Gilles Ragouste, recteur à Castelginest " licence de faire construire une petite chapelle " hors et près de la maison qu'il a fait bâtir depuis peu. Cela permet de fixer à 1612 ou 1613 l'édification de ce qui deviendra le château.
  • Pierre du Puget, neveu du précédent, pour perpétuer le nom de ses aïeux de Provence (du Puget-Theniers où vivaient les seigneurs portant le nom de Saint Auban ou Saint Alban et dont le plus ancien seigneur est Bosson l'ancien, mort en 857, époux d'Engeltrude), obtient en 1675, la substitution du nom de Saint Alban à celui de Gaffelaze et l'érection de cette terre en baronnie.
  • Étienne du Puget, fils de Jacques du Puget et de Françoise de Barthes, est né vers 1580 et décédé le 27/11/1647. Il est Trésorier Général des Finances, capitoul, chevalier conseiller et secrétaire du roi Louis XIII, et Grand Voyer de France. Ses biens sont la Seigneurie de Gaffelaze, le terroir du Ser, la terre de Croix Bénite et 3 arpents de vignes à Castillon.
  • Guillaume du Puget est né le , il est le fils d' Étienne du Puget et de Marie de Lafont épousée en secondes noces le (née le 31/08/1585 et décédée le 03/07/1650 à Toulouse). Conseiller au Parlement de Toulouse, seigneur de la Croix bénite, il épouse Marguerite d'Assézat (décédée en 1666). C'est par son frère aîné, Jacques du Puget (1607-1670), conseiller du roi, Trésorier Général et Grand Voyer, époux de Claire de Relongues, et mort sans enfant que la seigneurie de Gaffelaze va passer à son fils aîné:
  • Pierre du Pujet, né le 28/12/1645, Baron du Puget de Saint Alban, de Vabres, Blaignac et Fausin, Comte du Prat, Seigneur de Castillon, Lieutenant des Maréchaux de France et 6 fois Capitoul de Toulouse. Il épouse en premières noces, le , Bourguine de Garaud Montesquieu de Lescure, née le 11/05/1647 et décédée le 28/03/1692.
  • Emmanuel du Puget de Saint Alban, né le 22/06/1672, baron de Saint Alban, héritier de tous les titres de son père Pierre du Puget, chevalier, baron de Vabre et autres lieux, capitaine de cavalerie. Il épouse le , Marie du Fayot de Cuisy, née le .
  • Geneviève du Puget de Saint Alban, dite Mademoiselle Lescure, fille d'Emmanuel et de Marie, elle est née vers 1703 et décédée sans enfant le 25/05/ 1773 à Toulouse. Elle est la légataire particulière de son grand-père, Pierre du Puget de Saint Alban époux de Bourguine de Garaud Montesquieu de Lescure dont elle reçoit 4000 livres et d'autres legs. Geneviève donne la jouissance de tout son héritage à son frère Emmanuel qui n'a pas d'enfant et institue, enfin, pour héritier universel son neveu et filleul Julien de Papus, le fils de sa sœur Marie-Rose du Pujet de Saint-Alban (1706- 05/02/1671) qui a épousé Tristan-François de Papus(12/09/1709- 20/08/1786 à Toulouse), Conseiller au Parlement de Toulouse, seigneur de Cugnaux et baron du Fourneret.
  • Emmanuel du Puget de Saint Alban, né le 8/10/1709, baron de Saint-Alban, Vabre, Fausin, Comte du Prat, Lieutenant des Maréchaux de France. Il est institué héritier général et universel de son grand - père : Pierre (époux de Bourguine de Garaud Montesquieu Lescure) par testament du . Il est l'époux de Marie de Custos réputée pour sa très grande beauté; le couple vivra à la Cour de Versailles, ce qui semble avoir précipité la ruine d'une fortune considérable.
  • Marie de Custos, veuve Puget, voit les scellés apposés à Saint Alban, abîmé par la Révolution de 1789, le 5 ventose an VI ; sa succession est placée sous séquestre en raison de l'émigration de son petit-fils Fortune de Miéjeville.
  • Jean Joseph Magdeleine Pijon, général, devient le 19 pluviôse an VII propriétaire des biens vendus par Marie-Rose Catherine de Miejeville, veuve Denjean et Marie-Catherine Antoinette de Miéjeville, veuve Messeau, le 17 nivôse, an IX. C'est à ce moment-là que « tout le reste de la fortune du Baron du Pujet fut anéantie, par la suite de cette vente, y compris le château de Saint-Alban avec tous ses trésors : meubles, tapisseries, portraits de famille et même probablement, le riche chartier que possédait la branche aînée des Puget ». François-Victor Pijon, le 24 messidor an VII, hérite du château et des terres.
  • Bernard Pujos achète ces biens à François-Victor Pijon, le .
  • Hippolyte-Marie-Bernard Pujos, maire de Saint-Alban, en fait l'acquisition en 1871.
  • Pauline Louise Pujos, veuve de Marie-Joseph, Marcellin, Victor Figeard, demeurant à Pamiers, hérite de Saint-Alban et vend le domaine le 17/12/1920 à la famille Courrèges qui le lèguera, dans la deuxième partie du XXe siècle, à la famille Arlat. C[34]'est cette période que l'auteure Martine Biard, devenue historienne moderniste, a vécu et raconte dans "Clarté d'enfance".

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  5. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  6. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  7. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  8. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  9. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  10. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[29].
  • Cartes
  1. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  2. « Commune urbaine - définition » (consulté le ).
  3. « Unité urbaine 2020 de Toulouse » (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Saint-Alban » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  3. « Communes les plus proches de Saint-Alban », sur www.villorama.com (consulté le ).
  4. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 378-379.
  5. Carte IGN sous Géoportail
  6. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
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  9. Sandre, « l'Hers Mort »
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  11. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  14. « Liste des ZNIEFF de la commune de Saint-Alban », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  15. « Liste des espaces protégés sur la commune de Saint-Alban », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  16. Transmission des recherches effectuées par Guilhermine Arlat et Martine Biard à partir des archives municipales de la commune de Saint-Alban à la fin du XXe siècle.
  17. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
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  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
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  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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  30. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Saint-Alban - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  31. brax2, « Collecte des déchets », .
  32. État civil de Saint-Alban, enregistrement pour Martine, Geneviève, Françoise Puig, née le 22 septembre 1961 à la clinique du Berceau, quartier des Minimes, à Toulouse, de Marcel Puig (06/08/1932-25/04/1998), cadre à la Société d'Alimentation de Provence située à Fenouillet(31) et de Renée-Simone Bacou-Puig (14/11/1931), sous-officier dans le Personnel féminin de l'Armée de Terre à Toulouse (31), service des transmissions de la Ve Région. Les parents, mariés à Toulouse depuis 7 ans, sont domiciliés à Saint-Alban. La déclaration à la mairie, le 23/09/61 à Saint-Alban, se fait par l'intermédiaire du chauffeur du père dans des conditions assez rocambolesques qui ont été romancées dans Les rivages du père de Martine Biard (publié en 2015, (ISBN 978-2-332-83807-0)).
  33. Martine Biard, Clarté d'enfance, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), France., Editions Aparis-Edilivre, , 84 p. p. (ISBN 978-2-8121-2266-8).
  34. À partir des témoignages, par transmission orale et écrite de Guilhermine Arlat et de Martine Biard, fondés sur leur bonne connaissance des lieux et les recherches effectuées, à la fin du siècle dernier, dans les archives municipales de la commune de Saint-Alban (31140) dont deux volumes (confiés, en 2002, par Monsieur le Maire) sur la lignée des Puget.