Launaguet

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Launaguet
Launaguet
Château de Launaguet : actuel hôtel de ville.
Blason de Launaguet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Intercommunalité Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Michel Rougé
2020-2026
Code postal 31140
Code commune 31282
Démographie
Gentilé Launaguetois, Launaguetoises
Population
municipale
9 260 hab. (2021 en augmentation de 12,28 % par rapport à 2015)
Densité 1 319 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 30″ nord, 1° 27′ 28″ est
Altitude Min. 126 m
Max. 203 m
Superficie 7,02 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Toulouse
(banlieue)
Aire d'attraction Toulouse
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Toulouse-8
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Launaguet
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Liens
Site web site officiel

Launaguet est une commune française située dans le nord du département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Pays toulousain, qui s’étend autour de Toulouse le long de la vallée de la Garonne, bordé à l’ouest par les coteaux du Savès, à l’est par ceux du Lauragais et au sud par ceux de la vallée de l’ Ariège et du Volvestre. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Hers-Mort, le ruisseau de Carles, le ruisseau de Pichounelle et par divers autres petits cours d'eau.

Launaguet est une commune urbaine qui compte 9 260 habitants en 2021, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulouse et fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Launaguetois ou Launaguetoises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques : la briqueterie de Miremont, classée en 1984, le château, classé en 1993, et l'église Saint-Barthélemy, inscrite en 2016.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Launaguet se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 8 km à vol d'oiseau de Toulouse[1], préfecture du département La commune fait en outre partie du bassin de vie de Toulouse[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[2] : Fonbeauzard (2,0 km), Aucamville (2,2 km), Saint-Geniès-Bellevue (2,5 km), Castelginest (2,9 km), L'Union (3,0 km), Saint-Loup-Cammas (3,0 km), Pechbonnieu (3,4 km), Saint-Alban (3,9 km).

Sur le plan historique et culturel, Launaguet fait partie du pays toulousain, une ceinture de plaines fertiles entrecoupées de bosquets d'arbres, aux molles collines semées de fermes en briques roses, inéluctablement grignotée par l'urbanisme des banlieues[3].

Launaguet est limitrophe de sept autres communes. Les communes limitrophes sont Castelginest, Aucamville, Fonbeauzard, Saint-Geniès-Bellevue, Saint-Loup-Cammas, Toulouse et L'Union.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Launaguet est établie à cheval sur la première et la deuxième terrasses de la Garonne en rive droite, dans la plaine toulousaine de la Garonne.

La superficie de la commune est de 702 hectares ; son altitude varie de 126 à 203 mètres[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Launaguet.

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par l'Hers-Mort, le ruisseau de Carles, le ruisseau de Pichounelle, un bras de l'Hers, le ruisseau de Pichounelle, le ruisseau des Cétels, le ruisseau des Cètels et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 12 km de longueur totale[7],[Carte 1].

L'Hers-Mort, d'une longueur totale de 89,3 km, prend sa source dans la commune de Laurac (11) et s'écoule du sud-est vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Grenade, après avoir traversé 40 communes[8].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 717 mm, avec 9,6 jours de précipitations en janvier et 5,5 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Blagnac à 7 km à vol d'oiseau[11], est de 14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 627,0 mm[12],[13]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[14].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[15],[16],[17].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Launaguet est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[18],[I 2],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulouse, une agglomération inter-départementale regroupant 81 communes[I 3] et 1 063 235 habitants en 2021, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Toulouse est la cinquième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence et Lille (partie française)[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune du pôle principal[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 6],[I 7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (50,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (40 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (46,5 %), terres arables (28,3 %), zones agricoles hétérogènes (18,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,4 %), forêts (1,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Elle jouxte le périphérique de Toulouse par sa pointe nord.

La ligne 26 du réseau Tisséo relie le quartier des Nobles au nord de Launaguet à la station Borderouge du métro de Toulouse, la ligne 33 relie Bruguières à la station Argoulets en desservant la ZA Triasis, la ligne 42 relie la clinique de L'Union à la station Borderouge en desservant également la ZA Triasis, la ligne 61 relie Fonbeauzard ou Montberon à la station Trois-Cocus en desservant le centre-ville de Launaguet, et la ligne 329 du réseau Arc-en-Ciel relie Villariès ou Villeneuve-lès-Bouloc à la station Borderouge en desservant également le centre-ville de Launaguet.

La côte reliant Pechbonnieu à Launaguet se prénommant la côte de Charta (plus belle côte de la Haute Garonne).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Launaguet est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Hers-Mort. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1989, 1993, 1999 et 2009[23],[21].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Launaguet.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (88,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 489 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2 489 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 98 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[24],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[25].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1998, 2000, 2002, 2003, 2012, 2016, 2019 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999[21].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

La commune est en outre située en aval du barrage de l'Estrade sur la Ganguise (département de l'Aude). À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[26].

Toponymie[modifier | modifier le code]

C'est vers le XIe siècle qu'apparaît pour la première fois le nom de Launaguet. Deux légendes expliqueraient son nom. La première veut que ce nom soit issu de la phrase "L'eau n'a pas de guet" qui par contractions successives serait devenu "L'eau n'a gué" puis "Launaguet".

La deuxième serait la contraction du "terroir de Launac", situé au-dessus de l'Hers, et du pont reliant le Sud avec le Nord de la ville, appelé "Anet" ou "Annot".

Tout comme son nom, l'histoire de Launaguet est assez obscure. Peu de vestiges ont été retrouvés sur le territoire. En effet, le village a toujours été habité et s'est transformé au fil du temps : l'ancien laissant systématiquement la place au moderne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles effectuées à Launaguet en 1968 ont mis au jour une fosse chasséenne contenant des instruments d'industrie lithique et des céramiques prouvant que les humains fréquentaient ce lieu il y a environ 7 000 ans.

On n'a jamais trouvé de traces d'implantation romaine, mais il est probable que toute une partie de la commune était incluse dans les terres de la vaste villa gallo-romaine dont les vestiges ont été découverts entre Lalande et Aucamville. Après les grandes invasions, quand Toulouse était capitale du royaume wisigoth, Launaguet est partagé en deux par l'Hers-Mort, rivière capricieuse, peu fidèle à un lit clairement défini. Un seul pont, dit Anet ou d'Annot, situé à peu près à l'emplacement de l'actuel pont de l'Hers permet de communiquer avec le secteur nord par le chemin de Fronton.

À droite de l'Hers, s'étend le terroir de Launac, sans doute un fief seigneurial concédé par les comtes de Toulouse, qui contrôlent la route, le pont et un lieu-dit (ou village) nommé Launaguet. Sur la rive gauche, l'abbaye de Saint-Sernin a fondé la sauveté de Matepezoul, village bâti aux environs de l'actuel quartier du pont.

Au XIIIe siècle, les fidèles de Simon de Montfort campent au nord de Toulouse et ravagent la sauveté. Matepezoul disparaît corps et bien, mais Launaguet survit. Il a perdu son rôle de carrefour, mais devient une importante paroisse rurale dont dépendent aussi Fonbeauzard et Croix-Bénite. Aux portes de Toulouse, c'est un village où cohabitent les ruraux, travailleurs de la terre, et les riches bourgeois toulousains qui possèdent chez nous des résidences de campagne.

Les travaux de redressement et d'assèchement de l'Hers menés de 1745 à 1755 donnent au secteur son aspect actuel.

En 1789, la paroisse est divisée en trois communes (Launaguet, Fonbeauzard et Aucamville), mais c'est le maire de Launaguet, monsieur Goulard qui, « jugé le plus capable », est chargé d'administrer l'ensemble.

Pour favoriser les relations avec le quartier des Sables, en plein essor depuis les travaux, on a édifié le pont de la Palanque. Dès lors, peu à peu, Launaguet accentue son visage rural avec l'accession à la propriété d'anciens métayers ou brassiers qui rachètent les terres des bourgeois toulousains. Pourtant Launaguet connaît une expérience industrielle avec l'installation en 1830 d'une fabrique de terre cuite et de céramique créée sur le domaine de Miremont par les frères Virebent, architectes décorateurs-restaurateurs, très réputés sur la place de Toulouse.

L'après Seconde Guerre mondiale sonnera le glas de la civilisation rurale et Launaguet se transforme peu à peu en village de banlieue semi-résidentiel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Launaguet

Son blasonnement est : D'or au tourteau d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 5 000 habitants et 9 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est de vingt-neuf[27],[28].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de Toulouse Métropole et du canton de Toulouse-8 (avant le redécoupage départemental de 2014, Launaguet faisait partie de l'ex-canton de Toulouse-14).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Guy Lèguevaques PS Agent territorial
Sénateur de la Haute-Garonne (1996 → 1998)
Conseiller général de Toulouse-XIV (1996 → 1998)
Démissionnaire pour raison de santé
Arlette Sylvestre PS Éducatrice spécialisée
Vice-présidente du Grand Toulouse
En cours Michel Rougé PS Directeur d'école retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[30].

En 2021, la commune comptait 9 260 habitants[Note 4], en augmentation de 12,28 % par rapport à 2015 (Haute-Garonne : +7,43 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234262262292380397390407259
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
474488560582609652635642610
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
587600620607665682699772940
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1601 4072 7712 8423 7685 0866 6966 9267 469
2017 2021 - - - - - - -
8 8809 260-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[33] 1975[33] 1982[33] 1990[33] 1999[33] 2006[34] 2009[35] 2013[36]
Rang de la commune dans le département 51 30 38 35 32 26 28 28
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 3 676 ménages fiscaux[Note 5], regroupant 8 697 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 560 [I 8] (23 140  dans le département[I 9]). 56 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 6] (55,3 % dans le département).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 10] 6,6 % 7,5 % 9,5 %
Département[I 11] 7,7 % 9,6 % 9,3 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 5 944 personnes, parmi lesquelles on compte 80,9 % d'actifs (71,4 % ayant un emploi et 9,5 % de chômeurs) et 19,1 % d'inactifs[Note 7],[I 10]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui du département, mais inférieur à celui de la France, alors qu'il était inférieur à celui du département et de la France en 2008.

La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction de Toulouse[Carte 4],[I 13]. Elle compte 2 440 emplois en 2018, contre 2 122 en 2013 et 1 855 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 4 276, soit un indicateur de concentration d'emploi de 57,1 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 68,4 %[I 14].

Sur ces 4 276 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 678 travaillent dans la commune, soit 16 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 81,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 9,4 % les transports en commun, 6,2 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

753 établissements[Note 8] sont implantés à Launaguet au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 9],[I 17].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 753 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
47 6,2 % (5,7 %)
Construction 122 16,2 % (12 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
211 28 % (25,9 %)
Information et communication 28 3,7 % (4,1 %)
Activités financières et d'assurance 22 2,9 % (3,8 %)
Activités immobilières 24 3,2 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
136 18,1 % (19,8 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
104 13,8 % (16,6 %)
Autres activités de services 59 7,8 % (7,9 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 28 % du nombre total d'établissements de la commune (211 sur les 753 entreprises implantées à Launaguet), contre 25,9 % au niveau départemental[I 18].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[37] :

  • Nexteam Services, commerce de gros (commerce interentreprises) de fournitures et équipements industriels divers (42 108 k€) ;
  • Mecachrome Toulouse, mécanique industrielle (38 865 k€) ;
  • Louis Gentilin SAS, mécanique industrielle (24 297 k€) ;
  • Societe Aquitaine Du Batiment - Sab, travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment (19 220 k€) ;
  • HPB, travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment (10 884 k€).

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 35 23 15 6
SAU[Note 10] (ha) 338 233 188 167

La commune est dans « les Vallées », une petite région agricole consacrée à la polyculture sur les plaines et terrasses alluviales qui s’étendent de part et d’autre des sillons marqués par la Garonne et l’Ariège[38]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléoprotéagineuses)[Carte 5]. Six exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 12] (35 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 167 ha[40],[Carte 6],[Carte 7].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château actuel a été construit en 1845 sur les ruines d'un manoir incendié en 1805. Le domaine avait été acheté en décembre 1843 par Jasques-Henry Dufay, Baron de Launaguet, Préfet de Montauban, puis Maître des requêtes au Conseil d'État. Son tombeau se trouve dans la chapelle, devant l'église actuelle.
Ce château a été restauré par un architecte installé à Launaguet, Auguste Virebent[41].
Il est devenu patrimoine communal en septembre 1991, et classé monument historique le .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lion en terre cuite d’Auguste Virebent.
  • Auguste Virebent (1792-1857), architecte briquetier, créateur d'une usine de céramique artistique au pied de la colline de Miremont.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Gendarmerie nationale, poste,

Enseignement[modifier | modifier le code]

Launaguet fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée par l'école élémentaire Les Sables, les groupes scolaires Arthur Rimbaud et Jean Rostand et le collège Camille Claudel.

Santé[modifier | modifier le code]

Pharmacie, maison de retraite type EHPAD,

Culture[modifier | modifier le code]

Salle des fêtes, bibliothèque, danse,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Gymnase La Palanque, volley-ball, gymnastique, badminton, stade, football, rugby à XV, tennis, piscine, pétanque, randonnée pédestre[43],

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté urbaine de Toulouse Métropole[44],[45].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  5. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  6. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  7. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  8. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  9. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  10. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  11. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  12. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[39].
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique de Launaguet » sur Géoportail (consulté le 5 novembre 2021).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
  4. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  3. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 378-379.
  4. Carte IGN sous Géoportail
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