Launaguet

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Launaguet
Château de Launaguet : actuel hôtel de ville.
Château de Launaguet : actuel hôtel de ville.
Blason de Launaguet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Toulouse-8
Intercommunalité Toulouse Métropole
Maire
Mandat
Michel Rougé
2014-2020
Code postal 31140
Code commune 31282
Démographie
Gentilé Launaguettois, Launaguettoises
Population
municipale
7 936 hab. (2014en augmentation de 13.99 % par rapport à 2009)
Densité 1 130 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 40′ 30″ nord, 1° 27′ 28″ est
Altitude Min. 126 m – Max. 203 m
Superficie 7,02 km2
Localisation

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Liens
Site web site officiel

Launaguet est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain dans la banlieue à quelques kilomètres au nord de Toulouse, 9 km de centre à centre).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Launaguet
Fonbeauzard Castelginest Saint-Loup-Cammas
Aucamville Launaguet Saint-Geniès-Bellevue
Toulouse Toulouse L'Union

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Hers-Mort un affluent de la Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Launaguet est établie à cheval sur la première et la deuxième terrasses de la Garonne en rive droite, dans la plaine toulousaine de la Garonne.

La superficie de la commune est de 702 hectares ; son altitude varie de 126 à 206 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Elle jouxte le périphérique de Toulouse par sa pointe nord.

Plusieurs lignes de bus Tisséo relient la commune au métro Toulousain :

  • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse26​​​​​​​​​​​​​​​ part de la station de métro Borderouge jusqu'au quartier des Nobles, au nord de la commune ;
  • la ligne Liste des lignes de bus de Toulouse61​​​​​​​​​​​​​​​ part de la station de métro Trois-Cocus jusqu'à Fonbeauzard, Castelginest, Pechbonnieu, Montberon et Saint-Loup-Cammas en passant par le centre de la commune.

La côte reliant Pechbonnieu à "launaguet" se prénommant la côte de charta (plus belle côte de la haute Garonne ) appartient à Pechbonnieu.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles effectuées à Launaguet en 1968 ont mis au jour une fosse chasséenne contenant des instruments d'industrie lithique et des céramiques prouvant que les humains fréquentaient ce lieu il y a environ 7 000 ans.

On n'a jamais trouvé de traces d'implantation romaine, mais il est probable que toute une partie de la commune était incluse dans les terres de la vaste villa gallo-romaine dont les vestiges ont été découverts entre Lalande et Aucamville. Après les grandes invasions, quand Toulouse était capitale du royaume wisigoth, Launaguet est partagé en deux par l'Hers-Mort, rivière capricieuse, peu fidèle à un lit clairement défini. Un seul pont, dit Anet ou d'Annot, situé à peu près à l'emplacement de l'actuel pont de l'Hers permet de communiquer avec le secteur nord par le chemin de Fronton.

À droite de l'Hers, s'étend le terroir de Launac, sans doute un fief seigneurial concédé par les comtes de Toulouse, qui contrôlent la route, le pont et un lieu dit (ou village) nommé Launaguet : ce nom est peut-être tout simplement issu de la contraction des mots Launac et Anet. Sur la rive gauche, l'abbaye de Saint-Sernin a fondé la sauveté de Matepezoul, village bâti aux environs de l'actuel quartier du pont.

Au XIIIe siècle, les fidèles de Simon de Montfort campent au nord de Toulouse et ravagent la sauveté. Matepezoul disparaît corps et bien, mais Launaguet survit. Il a perdu son rôle de carrefour, mais devient une importante paroisse rurale dont dépendent aussi Fonbeauzard et Croix-Bénite. Aux portes de Toulouse, c'est un village où cohabitent les ruraux, travailleurs de la terre, et les riches bourgeois toulousains qui possèdent chez nous des résidences de campagne.

Les travaux de redressement et d'assèchement de l'Hers menés de 1745 à 1755 donnent au secteur son aspect actuel.

En 1789, la paroisse est divisée en trois communes (Launaguet, Fonbeauzard et Aucamville), mais c'est le maire de Launaguet, monsieur Goulard qui "jugé le plus capable" est chargé d'administrer l'ensemble.

Pour favoriser les relations avec le quartier des Sables, en plein essor depuis les travaux, on a édifié le pont de la Palanque. Dès lors, peu à peu, Launaguet accentue son visage rural avec l'accession à la propriété d'anciens métayers ou brassiers qui rachètent les terres des bourgeois toulousains. Pourtant Launaguet connaît une expérience industrielle avec l'installation en 1830 d'une fabrique de terre cuite et de céramique créée sur le domaine de Miremont par les frères Virebent, architectes décorateurs-restaurateurs, très réputés sur la place de Toulouse.

L'après Seconde Guerre mondiale sonnera le glas de la civilisation rurale et Launaguet se transforme peu à peu en village de banlieue semi-résidentiel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Launaguet

Son blasonnement est : D'or au tourteau d'azur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de Toulouse Métropole et du canton de Toulouse-8 (avant le redécoupage départemental de 2014, Launaguet faisait partie de l'ex-canton de Toulouse-14).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1996 Guy Lèguevaques PS Sénateur
Conseiller général
1996        
2006 2014 Arlette Sylvestre PS Vice-présidente du Grand Toulouse
2014 en cours Michel Rougé PS Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 936 habitants, en augmentation de 13,99 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
234 262 262 292 380 397 390 407 259
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
474 488 560 582 609 652 635 642 610
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
587 600 620 607 665 682 699 772 940
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 160 1 407 2 771 2 842 3 768 5 086 6 926 7 469 7 936
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[6] 1975[6] 1982[6] 1990[6] 1999[6] 2006[7] 2009[8] 2013[9]
Rang de la commune dans le département 51 30 38 35 32 26 28 28
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Briqueterie de Launaguet,

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château actuel a été construit en 1845 sur les ruines d'un manoir incendié en 1805. Le domaine avait été acheté en décembre 1843 par Jasques-Henry Dufay, Baron de Launaguet, Préfet de Montauban, puis Maître des requêtes au Conseil d'État. Son tombeau se trouve dans la chapelle, devant l'église actuelle.
Ce château a été restauré par un architecte installé à Launaguet, Auguste Virebent[10].
Il est devenu patrimoine communal en septembre 1991, et classé monument historique le 11 février 1993.
  • Église Saint-Barthélemy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lion en terre cuite d’Auguste Virebent.
  • Auguste Virebent (1792-1857), architecte briquetier, créateur d'une usine de céramique artistique au pied de la colline de Miremont.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Launaguet fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée par l'école élémentaire Les Sables, les groupes scolaires Arthur Rimbaud et Jean Rostand et le collège Camille Claudel.

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté urbaine de Toulouse Métropole[11].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  7. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  8. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  10. Livre "La Dynastie Virebent" Auteur: Nelly Desseaux , Editions Terrefort , Octobre 2015
  11. http://www.toulouse-metropole.fr/missions/gestion-des-dechets