Communauté des Béatitudes

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Communauté des Béatitudes
Image illustrative de l’article Communauté des Béatitudes

Repères historiques
Fondation 1973
Fondateur(s) Gérard Croissant (« Éphraïm »)
Lieu de fondation Montpellier
Fiche d'identité
Église Catholique
Courant religieux Communauté nouvelle
Type Famille ecclésiale de vie consacrée
Vocation Vie dans l'Esprit
Dirigeant Sœur Anna-Katharina Pollmeyer
Membres 300 laïcs, 165 frères consacrés (dont 80 prêtres), 272 sœurs consacrées[1]
Localisation 52 maisons dans 28 pays[1]
Sur Internet
Site internet http://www.beatitudes.org

La Communauté des Béatitudes est une communauté catholique née en France en 1973 et reconnue en 2002 de droit pontifical[2]. Située dans la mouvance du renouveau charismatique, elle est une communauté de type « famille ecclésiale de vie consacrée » approuvée par l'archevêque de Toulouse, Mgr Le Gall, sous l'autorité romaine de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique (CIVC)[3]. La communauté rassemble des sœurs et des frères consacrés, dont des prêtres, ainsi que des fidèles laïcs (célibataires, couples et diacres permanents) partageant offices liturgiques, vie fraternelle et mission. En 2016, la communauté compte 737 membres répartis dans 52 maisons et dans 28 pays.

Historique[modifier | modifier le code]

L'abbaye Saint-Martin du Canigou, confiée à la Communauté en 1987.

Fondation[modifier | modifier le code]

Deux couples mariés, Gérard et Josette Croissant et Jean-Marc et Mireille Hammel, entament une vie communautaire à Montpellier le 25 mai 1973. Tous sont protestants, à l'exception de Josette Croissant[4]. Gérard Croissant, qui se destinait à devenir pasteur[5],[6], se convertit au catholicisme lors d'un séjour à Rome à la Pentecôte 1975. Encouragé par Marthe Robin, il confesse la foi catholique en 1976, accompagné des premiers membres de la communauté. Il prendra le nom d'« Éphraïm » lors de son ordination diaconale en 1978[Landron 1]. Les premiers membres sont rapidement rejoints par d'autres, désireux de mener une vie sur le modèle de la communauté primitive de Jérusalem.

En 1975, la communauté s'installe dans le diocèse d'Albi, où elle prend le nom de « Communauté du Lion de Juda et de l'Agneau immolé ». C'est seulement en 1991 qu'elle devient la « communauté des Béatitudes »[Landron 2],[7].

En 1978, parmi les membres de la communauté, plusieurs hommes et femmes célibataires font vœu de chasteté, de pauvreté et d'obéissance. À cette occasion, ils reçoivent des noms de profession ainsi qu'un habit, signe de leur consécration.

Développement jusqu'en 2008[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Le , la communauté est reconnue au niveau diocésain par Mgr Robert Coffy, archevêque d'Albi, en tant que « pieuse union ». Le , elle est reconnue par ce même archevêque comme « association privée de fidèles de droit diocésain ». La communauté compte alors trois cents membres, répartis dans quinze « maisons » dont six hors de France[8]. En 1985 a lieu la première ordination sacerdotale. Le nombre des membres consacrés et des prêtres ne cesse d'augmenter.

Dans le même temps, la Communauté fonde de nombreux apostolats, en particulier dans le domaine de l'évangélisation par les médias (les cassettes avec Diakonia, la revue Feu et lumière, puis les Éditions des Béatitudes) ou la pastorale des jeunes avec notamment, une maison dédiée à l'évangélisation et une École de Charité pour des jeunes désireux de vivre une année de formation et de mission. Parmi les œuvres de miséricorde, elle fonde en 1981 celle de Mère de Miséricorde venant en aide aux femmes tentées par l'avortement[5],[6] ou la maison du Cottolengo à Cordes-sur-Ciel pour accueillir des sidéens et des malades en fin de vie, et la Communion Saint-Raphaël qui invite toute personne à porter dans la prière un malade précis[9].

Roger Meindre, nouvel archevêque d'Albi, approuve en 1994 de nouveaux statuts pour cinq ans ad experimentum.

Le , la communauté est érigée « association privée internationale de fidèles » de droit pontifical par le Conseil pontifical pour les laïcs du Saint-Siège[10]. La direction de la communauté des Béatitudes est assurée par un modérateur général et de nouveaux statuts sont à nouveau approuvés ad experimentum pour une durée de cinq ans. À cette date, la communauté compte environ mille deux cents membres et 75 maisons dans le monde entier.

Controverses sur des dérives sectaires[modifier | modifier le code]

En 1996, dans un ouvrage intitulé Les Naufragés de l'esprit, d'anciens membres de communautés du Renouveau charismatique dénoncent publiquement des dysfonctionnements dans l'exercice du pouvoir et une obéissance conduisant à l'infantilisation des fidèles, qu'ils considéraient comme des dérives sectaires.

En 1997 la communauté organise des stages de programmation neuro linguistique (PNL) jusqu'à ce que les évêques réagissent (en 1999) interdisant l'utilisation de la programmation neuro linguistique (PNL) dans l'accompagnement spirituel. [11] A la même époque l'ennéagramme joint à la PNL est promu comme méthode de management et d'accompagnement. [12] Cette dérive ne semble pas totalement résorbée puisque la communauté du Liban proposait récemment ce type de stages intitulé : "Devenez Technicien PNL certifié " [13]

En 1998, la communauté des Béatitudes est listée dans le Dico des sectes édité par une association laïque, le "Centre contre les manipulations mentales"[14], qui mentionne toutefois en note de bas de page que certaines obédiences religieuses « …même non sectaires en elles-mêmes… sont indispensables à la compréhension de la dérive sectaire qui prend naissance à partir d'elles ».

Depuis 2007, la communauté est l'objet de plaintes en justice mais en dépose également une dizaine en retour pour diffamation[15]. La Miviludes aurait saisi le préfet de Haute-Garonne pour vérifier la légalité du travail bénévole[16]. Depuis le début de l'année 2009, les Béatitudes sont en phase de restructuration[9] pendant que la justice tente de faire la lumière sur les plaintes reçues[17],[18]. Après une succession de scandales[18], le fondateur « frère Éphraïm » et le premier supérieur général Philippe Madre, tous les deux diacres permanents, sont réduits à l'état laïc par l’Église catholique, respectivement en 2007 et 2010, et poussés à quitter la communauté.

La Miviludes affirme continuer d'« exercer une certaine vigilance » sur la communauté des Béatitudes, tout en « constatant que les choses ont bougé » et que ce groupe a « fait son mea culpa[19] ».

Le 15 novembre 2007, le Conseil pontifical pour les laïcs prolonge l'approbation provisoire de la communauté pour deux ans en vue de l'amélioration des statuts et lui donne des directives très précises. Il est ainsi demandé aux Béatitudes de cesser leurs pratiques d'accompagnement psycho-spirituel « car elles comportent un mélange entre les différentes dimensions de la personne qui peut s'avérer nocif. »

Un documentaire de 52 minutes, réalisé par la journaliste Sophie Bonnet[20], est diffusé le 14 novembre 2011 sur Canal + dans l'émission Spécial Investigation : « Les Béatitudes : une secte aux portes du Vatican »[21].

Agression sexuelle sur mineurs[modifier | modifier le code]

En février 2008, une affaire d'agression sexuelle sur mineurs met en cause l'un des frères de la communauté, demeurant alors à l'abbaye de Bonnecombe, dans le diocèse de Rodez dans l'Aveyron. Cet ancien proche d'Éphraïm s'accuse d'une cinquantaine d'agressions[22] par attouchements[23] sur vingt enfants[24] âgés de 5 à 14 ans[25].

Selon un article du Nouvel Observateur, des témoignages confirment l'inertie des responsables face à cette affaire de pédophilie[25]. Quatre membres de la communauté, ayant aidé le frère en question à révéler l'affaire, en ont été exclus, et, dans un communiqué de presse demandent en juillet 2008 aux évêques d'intervenir[26] ; toutefois les responsables de la communauté démentent tout lien entre cette affaire et leur exclusion[18]. Le , le frère en question est condamné à cinq ans d'emprisonnement, assortis d'une injonction de soins, par le tribunal correctionnel de Rodez[27]. Les faits de non-dénonciations sont confirmés lors du procès, mais prescrits[28].

Dans un communiqué daté du 16 novembre 2011, la Communauté des Béatitudes

« reconnaît dès aujourd’hui, avec grande souffrance, que des actes très graves ont été commis, par lesquels de jeunes enfants et adolescents ont été irrémédiablement blessés au plus profond de leur personne. Elle tient à exprimer aux victimes et à leur famille sa douleur, son regret, sa honte devant de tels abus commis par celui qui était alors l’un des siens[18]. »

Dans ce même communiqué, la Communauté des Béatitudes condamne fermement les agissements de son fondateur[18].

Statut des laïcs[modifier | modifier le code]

Le Conseil pontifical pour les laïcs[29] constate que le port de l'habit monastique et l'usage d'un prénom de profession sont « non conformes au statut de laïc » et demande à la communauté de clarifier sa position par rapport au fait que « certains membres aspirent à une véritable consécration religieuse, avec tout ce que cela comporte (émission de vœux publics, vie fraternelle en communauté, prise d'habit…) ».

Concernant le statut des personnes vivant en famille, le texte indique qu'« elles doivent avoir une habitation séparée et indépendante, et pouvoir exercer une activité professionnelle rémunérée et avec la couverture sociale prévue par la législation »[30].

À partir de ces directives, la communauté convient qu'elle ne doit plus relever du Conseil pontifical pour les laïcs mais de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée[4].

Réorganisation et nouveaux statuts[modifier | modifier le code]

Une clarification des statuts, prévue pour novembre 2008, est reportée en raison de l'affaire de pédophilie en cours devant les tribunaux[31]. L'assemblée générale a finalement lieu en octobre 2009[32]. En 2010, le commissaire pontifical dominicain, le frère Henry Donneaud, entame un travail de restructuration de la communauté en poursuivant notamment le travail sur de nouveaux statuts. Ceux-ci, publiés en juin 2011, sont distincts pour les consacrés hommes ou femmes, et pour les laïcs[33],[34]. Si les principes fondateurs des Béatitudes restent présents, de nombreuses modalités pratiques évoluent :

  • La communauté est désormais composée de trois branches : frères consacrés (prêtres inclus), sœurs consacrées, et laïcs associés (mariés ou célibataires, incluant les diacres permanents).
  • Chaque branche élit son gouvernement propre. Un président élu, nécessairement consacré, assure l'unité des trois branches.
  • La distinction des statuts entre consacrés et laïcs manifeste une mise en œuvre propre aux familles et célibataires plus fidèle au droit canon et à la tradition de l'Église. Leur formation est séparée.
  • Les familles bénéficient nécessairement d'un logement autonome et de revenus propres.
  • Les lieux résidentiels sont distincts et fondamentaux, même si un « foyer » peut réunir sur un même site plusieurs « maisons » de branches séparées.

Dans les années qui suivent l'adoption des nouveaux statuts, la communauté met en place cette structure tripartite à tous les niveaux et poursuit un travail de reconstruction. La première assemblée générale élective selon les nouveaux statuts a lieu en octobre 2015. Le Fr. Henry Donneaud cesse alors son mandat de commissaire pontifical mais est nommé assistant apostolique auprès de la communauté[35].

Organisation[modifier | modifier le code]

Statuts[modifier | modifier le code]

La communauté des Béatitudes est une « association publique de fidèles en vue de devenir famille ecclésiale de vie consacrée » de droit diocésain c'est-à-dire un institut de vie consacrée. Ces statuts généraux[36] ainsi que les statuts des laïcs ont été approuvés par Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse. La communauté est sous l'autorité de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique (CIVCSVA)[37].

Composition[modifier | modifier le code]

La communauté est composée de trois branches : hommes consacrés (prêtres et diacres), femmes consacrées et laïcs associés. Les branches masculine et féminine sont chacune sous l'autorité d'un Responsable général. La Branche laïque est composée de membres associés (mariés ou célibataires) et clercs (diacres permanents) sous l'autorité d'un Modérateur général. Les membres de la Branche laïque prennent part au gouvernement de la Communauté selon des modalités particulières définies dans les Statuts Généraux et dans les Statuts propres de la Branche laïque.

Un minimum de sept années de « discernement » sont requises pour s'engager définitivement dans cette communauté[38]. Les personnes qui veulent avoir un lien particulier (spirituel ou apostolique) avec la communauté peuvent également devenir « membres d'alliance ».

Dirigeants[modifier | modifier le code]

La communauté est gouvernée par un président, homme ou femme, élu parmi ses membres consacrés par l'assemblée générale. Il est entouré d'un assistant général et du conseil général, et travaille en collaboration avec les responsables des branches.

Chaque branche est gouvernée par un responsable général entouré d'un assistant général et d'un conseil de branche[39]. Le président et les responsables des branches sont élus pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois. Le conseil général de la communauté est composé du président, de l'assistant, des trois responsables et des trois assistants de branche[39].

Liste des personnes qui ont exercé la charge de responsable depuis la fondation[40].

Nom Dates des mandats Intitulé
Frère Éphraïm, diacre 1973 - 1985 Fondateur / berger
Philippe Madre, diacre 1985 - 1992 Berger puis modérateur
Fernand Sanchez, diacre 1992 - 2000 Modérateur général
Frère François-Xavier Wallays 2000 - 2010 Modérateur général
Frère Henry Donneaud, op 2010 - 2015 Commissaire pontifical
Sœur Anna-Katharina Pollmeyer 2015 Présidente

Spiritualité[modifier | modifier le code]

La vie de prière[modifier | modifier le code]

La prière est un élément important de la vocation aux Béatitudes. Ses membres, chacun selon son « état de vie » (marié, célibataire ou consacré) vivent leur appel à travers la vie sacramentelle régulière et l'adoration eucharistique, liturgie des Heures, les pratiques de la prière continuelle à l'école de l'Orient, l'oraison silencieuse à l'école du Carmel, le chapelet et la consécration à la Vierge Marie - la redécouverte des signes et rituels matériels pour renforcer le sentiment religieux : encens, huile sainte, icônes orthodoxes, etc., l'intercession pour l'unité des chrétiens et la communion à la prière du peuple d'Israël.

Cette communauté se distingue surtout par des pratiques religieuses inspirées du judaïsme, conséquence d'une volonté de redécouverte des racines juives du christianisme comme celles des danses d'Israël comme louange à Dieu le plus souvent le samedi soir, après les vêpres de la Résurrection.

La communion des « états de vie »[modifier | modifier le code]

La vie au sein des Foyers communautaires s'inspire de la communion trinitaire : de même que les trois personnes divines vivent en parfaite communion sans pour autant se confondre et perdre leurs caractères propres[41]. De même, la communion entre les différents « états de vie » (laïcs, célibataires ou mariés, et consacrés, hommes et femmes) manifeste la diversité des vocations et la vocation propre de chacun. Ce charisme se traduit notamment par la vie liturgique et la collaboration apostolique qui rassemblent tous les membres de la Communauté.

Missions[modifier | modifier le code]

La toute première mission de la communauté est de se rapprocher des racines juives dans lesquelles la foi chrétienne puise sa source, c'est pourquoi, il y a de nombreuses symboliques reprises de la foi juive. Le but étant de non seulement être proche du « peuple élu de Dieu » afin de mieux comprendre l'ancien testament (torah) mais aussi de renouer des liens qui ont été brisés depuis de nombreuses années entre chrétiens en juifs.[réf. nécessaire]

Les apostolats recouvrent les activités à travers lesquelles la Communauté participe à la mission de l'Église.

Activités pastorales[modifier | modifier le code]

À la demande des évêques[42], les membres de la communauté participent à la pastorale diocésaine. De nombreux prêtres ou diacres de la Communauté se voient confier des offices ecclésiastiques, tels ceux de curé, chapelain, recteur, etc. Les membres de la communauté assument des services dans leur diocèse : catéchisme, aumôneries dans les collèges, lycées, universités ou hôpitaux, enseignement dans les universités catholiques. La communauté peut également participer à l'animation d'un sanctuaire (Lourdes, Lisieux) ou se voir confier un sanctuaire comme à Valcluse dans le diocèse de Nice[43].

Activités missionnaires et caritatives[modifier | modifier le code]

La Communauté favorise les vocations et projets missionnaires à travers le monde au service des plus pauvres, malades, orphelins, SDF, enfants des rues, personnes handicapées. Les membres consacrés peuvent être appelés à quitter leur pays pour se mettre au service de ces missions.

Ainsi la Communauté a fondé en 1982 à Kabinda en République Démocratique du Congo où elle assure depuis la gestion d'un hôpital et d'un centre de nutrition[44]. En 1985, elle a notamment bâti le monastère de Marie Mère du Verbe à Bangui, en République centrafricaine. Lors de la troisième guerre civile centrafricaine, en 2013, le monastère accueille dès le mois de mars environ 250 enfants[45], puis, en décembre, lors de la bataille de Bangui, jusqu'à 17 000 réfugiés, ce qui incite la FOMAC puis la MISCA à le protéger militairement[46]. Au bout de quelques jours à gérer seule l'afflux de ces réfugiés, la communauté reçoit l'aide d'autres ONG caritatives (Caritas, CICR, enfin PAM)[47].

À Tan-Thong, au Vietnam, la Communauté a fondé un orphelinat et s'occupe de jeunes en grande précarité[48]. À Bamako au Mali, elle a créé en 1996 un foyer d'accueil pour des jeunes femmes en détresse. Les Béatitudes proposent différents services pour aider les personnes en difficulté en France et à l'étranger. La communauté accueille notamment des SDF ponctuellement dans ses maisons ou pour des séjours plus longs avec le Foyer d'Accueil et de Réinsertion (FAR) de Pont-Saint-Esprit. Pour aider ces missions, la Communauté des Béatitudes a créé Alliances Internationales[49], ONG qui a pour but de soutenir des projets humanitaires, des actions d'assistance et de bienfaisance visant au développement intégral de la personne dans les domaines de la santé, la prévention et les soins, de l'éducation et de la formation, du développement et enfin de la communication.

Nouvelle évangélisation[modifier | modifier le code]

La communauté participe à la nouvelle évangélisation, de par ses nombreuses antennes dans le monde et ses diverses activités : organisations de retraites spirituelles et pèlerinages, animation de groupes de prières, accompagnement spirituel, etc. Chaque été, la Communauté organise notamment des sessions internationales qui rassemblent entre 500 et 1 500 personnes à Lourdes et Lisieux. Elle réalise également des missions d'évangélisation dans les villes, les collèges et lycées, les paroisses ou sur les plages.

La communauté a également développé une activité d'édition. Elle possède en effet plusieurs structures pour répandre le message de l'Évangile : la maison d'édition « Éditions des Béatitudes »[50], l'association « Maria Multi Media »[2],[51] qui diffuse des CD et DVD de spiritualité. Elle participe à l'animation de Radio Ecclesia, la radio du diocèse de Nîmes.

L'accompagnement des jeunes fait aussi partie intégrante de la mission d'évangélisation des Béatitudes. La communauté a notamment un apostolat dédié aux adolescents, Espérance Jeunes [52], qui propose des camps tout au long de l'année et tient le Foyer vocationnel Saint-Augustin pour des lycéens[53]. Elle fait aussi beaucoup de propositions pour les jeunes adultes, parmi lesquelles celles de l'Association Mer et Prière ou de l'abbaye Saint-Martin du Canigou.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Ouvrages de référence[modifier | modifier le code]

  • Olivier Landron, Les Communautés nouvelles - Nouveaux visages du catholicisme, Cerf, collection « Histoire », 2004 (ISBN 978-2204073059)
  1. Pages 325-326.
  2. Pages 16-17.

Autres[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Étape décisive pour la Communauté des Béatitudes », Conférence des évêques de France, (consulté le 9 juillet 2012)
  2. a et b « Répertoire des associations internationales de fidèles », Saint-Siège, (consulté le 9 juillet 2012)
  3. Sebastiano PACIOLLA, Le nuove comunità precisazioni terminologiche e prassi del dicastero, coll. « Sequela Christi, Periodica Congregationis pro Institutis vitae consecratae et Societatibus vitae apostolicae », , p.221-227
  4. a et b Henry Donneaud, « Communauté des Béatitudes : de l'appel monastique au témoignage missionnaire », », Bulletin de littérature ecclésiastique, vol. 463,‎
  5. a et b Frédéric Lenoir, Les communautés nouvelles, Rungis, Fayard, , 368 p. (ISBN 9782213021188), « Le Lion de Juda », p. 156&159
  6. a et b UNADFI, « Les Béatitudes en question (Bulles n°74 2e trimestre 2002) », sur www.unadfi.org, (consulté le 2 octobre 2008)
  7. « Accueil », sur beatitudes.org (consulté le 22 juin 2016)
  8. Gérard Croissant, Les pluies de l'arrière-saison français, Fayard, , 137 p. (ISBN 978-2213019178), p. 131
  9. a et b « Les Béatitudes à l'entrée du virage », La Vie, (consulté le 9 juillet 2012)
  10. « Texte du Décret de reconnaissance de la Communauté des Béatitudes par le Conseil Pontifical pour les Laïcs le 8 décembre 2002 », Communauté des Béatitudes, (consulté le 9 juillet 2012)
  11. Alain Ehrenberg, La fatigue d'être soi: dépression et société, Odile Jacob, (ISBN 9782738120557, lire en ligne)
  12. Bertrand  Chaudet   Kinésithérapeute,  membre  du  CCM, « Mélanges  psycho  somato  spirituels  entraînant  des  dérives », sur http://fecris.org/wp-content/uploads/2015/05/Chaudet_FR.pdf (consulté le 19 septembre 2019)
  13. « Devenez Technicien PNL certifié par « The Society of NLP » », sur www.facebook.com (consulté le 16 septembre 2019)
  14. CCMM, Dico des sectes, Annick Drogou, Milan édition, 1998, (ISBN 978-2841137121).
  15. « Béatitudes : de nouvelles actions judiciaires », La Dépêche du Midi, (consulté le 9 juillet 2012)
  16. « Béatitudes : enquête sur de possibles dérives sectaires », La Dépêche du Midi, (consulté le 9 juillet 2012)
  17. « Bonnecombe : « Nous quittons la communauté des Béatitudes » », La Dépêche du Midi, (consulté le 9 juillet 2012)
  18. a b c d et e « Communiqué de presse de novembre 2011 », La Croix, texte de la Communauté des Béatitudes, (consulté le 9 juillet 2012)
  19. « La communauté des Béatitudes toujours sous observation (Miviludes) », sur Le Parisien, (consulté le 1er décembre 2011)
  20. « Spécial Investigation : « Les Béatitudes – Une secte aux portes du Vatican », un documentaire de Sophie Bonnet, le 14/11 sur CANAL+ », sur www.ccmm.asso.fr,
  21. « Les Béatitudes : une secte aux portes du Vatican », sur www.youtube.com
  22. Angélique Negroni, « Scandale pédophile dans la communauté religieuse des Béatitudes », Le Figaro,‎
  23. « Rodez. Les Béatitudes sur France 3 », La Dépêche du Midi, (consulté le 9 juillet 2012)
  24. « L’archevêque de Montpellier envisage de porter plainte après la diffusion d’une émission sur France 3 », La Croix, cité par SOS Dérives sectaires, (consulté le 9 juillet 2012)
  25. a et b « La malédiction de Pierre-Étienne », Le Nouvel Observateur, cité par Innocence profanée, (consulté le 9 juillet 2012)
  26. « Rodez. Les moines exclus pour avoir dénoncé des actes pédophiles en appellent aux évêques », La Dépêche du Midi, (consulté le 9 juillet 2012)
  27. « Béatitudes: 5 ans de prison », sur Le Figaro, (consulté le 1er décembre 2011)
  28. « Le secret de l'abbaye de Bonnecombe », sur Sud-Ouest,
  29. Article de Sophie Le Pivain, Famille chrétienne, no 1567 du 26 janvier 2008, page 12.
  30. « Ce qui est demandé à la communauté des Béatitudes », Conférence des évêques de France, 28 janvier 2008
  31. « Affaire de pédophilie : report de l'assemblée générale de la communauté des Béatitudes », Agence France-Presse, (consulté le 9 juillet 2012)
  32. Voir sur famillechretienne.fr.
  33. « Statuts généraux de la Communauté des Béatitudes », Communauté des Béatitudes, (consulté le 9 juillet 2012)
  34. « Statuts de la branche laïque de la Communauté des Béatitudes », Communauté des Béatitudes, (consulté le 9 juillet 2012)
  35. Une femme à la tête de la communauté des Béatitudes
  36. Statuts et directoires de la communauté des Béatitudes, Éditions des Béatitudes, , p.43.
  37. Marta BALOG, Développement de la signification théologico-canonique du canon 605, , pp. 213-220
  38. « Statuts généraux de la Communauté des Béatitudes », Communauté des Béatitudes, (consulté le 9 juillet 2012)
  39. a et b Statuts et directoires de la communauté des Béatitudes, Éditions des Béatitudes, , pp. 28-34
  40. Selon les époques, l'appellation a pu changer.
  41. Livre de Vie de la Communauté des Beatitudes, Éditions des Béatitudes, , p. 12 p..
  42. Statuts et Directoires de la Communauté des Béatitudes, Éditions des Béatitudes, .
  43. [1]
  44. Congo Démocratique – Kabinda : un hôpital et la lutte contre la malnutrition
  45. Laurent Larcher, « La peur gagne les esprits à Bangui », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne).
  46. « Bangui : Entre chaos et générosité », sur http://cahierslibres.fr/, Chrétiens dans la cité, (consulté le 10 décembre 2013)
  47. Anne Guion, « À Bangui, la communauté des Béatitudes accueille... 17.000 déplacés », La Vie,‎ (ISSN 0151-2323, lire en ligne).
  48. Vietnam-Tang Thong: centre pour enfants démunis
  49. Alliances Internationales
  50. Site des éditions des Béatitudes
  51. « Chrétiens dans la cité - N°84 – 22 janvier 2001 - Initiatives - Communauté des Béatitudes - Médias », Chrétiens dans la cité, (consulté le 9 juillet 2012)
  52. Espérance Jeunes, site officiel
  53. Foyer Saint-Augustin

Sources[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]