Agos-Vidalos

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Agos-Vidalos
Agos-Vidalos
Le village de Vidalos.
Blason de Agos-Vidalos
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Argelès-Gazost
Intercommunalité Communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves
Maire
Mandat
Jean-Marc Abbadie
2020-2026
Code postal 65400
Code commune 65004
Démographie
Gentilé Agolosiens, Agolosiennes
Population
municipale
407 hab. (2018 en diminution de 0,97 % par rapport à 2013)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 16″ nord, 0° 04′ 14″ ouest
Altitude Min. 391 m
Max. 1 360 m
Superficie 6,11 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Lourdes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de la Vallée des Gaves
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Agos-Vidalos
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Agos-Vidalos

Agos-Vidalos est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Agolosiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d'Agos.

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune des Hautes-Pyrénées située dans le Lavedan, Agos-Vidalos est limitée à l'est par le gave de Pau, même si le territoire communal s'étend légèrement en rive droite.

L'altitude minimale, 391 mètres, se situe au nord-est, là où le gave de Pau quitte la commune et entre sur celle de Ger. L'altitude maximale, avec 1 360 m est atteinte au nord-ouest au pic de Boun, en limite des communes d'Ossen et d'Ouzous.

Une partie de la commune abrite la réserve naturelle régionale du massif du Pibeste-Aoulhet[1].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Agos-Vidalos est limitrophe de sept autres communes.

Communes limitrophes d’Agos-Vidalos[2]
Ossen Viger Ger
Ouzous Agos-Vidalos Geu
Ayzac-Ost Boô-Silhen

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le gave de Pau traverse la commune du sud au nord et forme une partie de la limite est avec la commune de Geu.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par les routes départementales D 921b, (ancienne N 21), et par la route départementale D 821.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Agos-Vidalos est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lourdes, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (67,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (37,6 %), forêts (24,8 %), zones agricoles hétérogènes (18,9 %), zones urbanisées (7,8 %), mines, décharges et chantiers (5,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

65 HP 00 7013.jpg
Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Agos-Vidalos au nord-est d'Argelès-Gazost.

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[9] qui rapporte les dénominations historiques des villages :

Agos[modifier | modifier le code]

Dénominations historiques :

  • Raimundo de Gos, latin et gascon (1037 ou v. 1040, Livre vert de Bénac) ;
  • de Goss (v. 1050-1070, cartulaire de Bigorre) ;
  • de Gos (v. 1083-1105, cartulaire de Saint-Savin ; 1168, bulle d'Alexandre III) ;
  • de Goz (v. 1105, ibid. ; v. 1143, ibid.) ;
  • entro Agos (v. 1200-1230, cartulaires Bigorre) ;
  • A Gos (ibid.) ;
  • Agos (1285, Montre Bigorre ; 1313, Debita regi Navarre) ;
  • de Agossio, latin (1379, procuration Tarbes) ;
  • Aguos, Agos (1429, censier de Bigorre).

Nom occitan : Agòs.

Vidalos[modifier | modifier le code]

Dénominations historiques :

  • Bidalos (v. 1184, cartulaires Bigorre ; v. 1200-1230, ibid. ; 1285, Montre Bigorre) ;
  • De Vidalossio, latin (1313, Debita regi Navarre) ;
  • De Bidalossio, latin (1342, pouillé de Tarbes ; 1379, procuration Tarbes) ;
  • Bidalos (1429, censier Bigorre) ;
  • Vidalos (ibid. ; 1541, ADPA, B 1010) ;
  • Vidalos (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).

Nom occitan : Vidalòs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le comte de Bigorre Centulle III, qui fit construire le château de Vidalos, encouragea la création d'un village près de sa garnison en accordant des exemptions d'impôts et de corvées aux paysans qui s'y installaient[10].

Le traité de Brétigny, le , donna le château aux Anglais avec la Bigorre. Charles V reprit ensuite la province. La forteresse servit ultérieurement de prison pour les détenus de droit commun.

Agos et Vidalos sont citées comme communes distinctes en 1790, elles sont réunies en 1846.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie en 2014.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Agos-Vidalos fait partie de la communauté de communes de la Vallée d'Argelès-Gazost, créée en , qui réunit seize communes.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1965 Joseph Lacrampe    
1965 1971 Jean Méhault    
1971 mars 1995 Hubert Mathieu    
mars 1995 mars 2014 Jean-Louis Gerbeau    
mars 2014 en cours Jean-Marc Abbadie SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2018, la commune comptait 407 habitants[Note 3], en diminution de 0,97 % par rapport à 2013 (Hautes-Pyrénées : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
218154212232239231245238360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
343359360358351352322335334
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
302301302223208207208218228
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
256265285272270290350359367
2013 2018 - - - - - - -
411407-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle ne dispose plus d'école en 2021.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la voie verte des Gaves.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville d'Agos-Vidalos (Hautes-Pyrénées).svg

Les armoiries de Agos-Vidalos se blasonnent ainsi :

D'azur à une tour carrée d'argent maçonnée, ouverte et ajourée de sable accostée de deux chèvres affrontées d'or grimpantes, le tout sur un mont de sinople ; à la champagne ondée d'or chargée de deux burelles ondées aussi de sinople.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la réserve naturelle régionale du massif du Pibeste, consulté le 7 janvier 2014.
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Lourdes », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 15 avril 2021)
  9. Michel Grosclaude et Jean-Francois Le Nail, intégrant les travaux de Jacques Boisgontier, Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées, Tarbes, Conseil Général des Hautes-Pyrénées, , 348 p. (ISBN 2-9514810-1-2, notice BnF no FRBNF37213307)..
  10. Jacques Longué : Hautes-Pyrénées, le guide - J&D Editions, Biarritz, 1997.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 15 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]