Mouvement antinucléaire

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« Nucléaire ? Non merci ! », Autocollant de 1975 contre l'énergie nucléaire.

Le mouvement antinucléaire désigne l'ensemble des personnes et organisations (associations, syndicats, partis politiques) qui s'opposent de façon générale (philosophiquement, idéologiquement et/ou politiquement) à l'utilisation civile ou militaire de l'énergie nucléaire sous quelque forme que ce soit. Cette opposition peut s'étendre de la bombe atomique aux différentes armes utilisant l’uranium appauvri, jusqu'à la production d’électricité d’origine nucléaire, l'irradiation des aliments et l’utilisation de la radioactivité.

Les opposants au nucléaire soutiennent que l'arme nucléaire est inutile, coûteuse, et dangereuse pour la vie sur la planète Terre, de même que la production d'électricité d'origine nucléaire, qui pourrait être remplacée par les économies d'énergie ou les énergies renouvelables tandis que l'uranium est, de même que les énergies fossiles, une source d'énergie dont l'épuisement est attendu dans quelques décennies[1].

Les opposants au nucléaire soulignent qu'il existe des liens étroits entre le nucléaire civil et militaire, et que le nucléaire dit "civil" a une lourde responsabilité dans la prolifération nucléaire[2].

Origine du mouvement antinucléaire[modifier | modifier le code]

La technologie nucléaire est tenue par le mouvement antinucléaire comme une « technologie à haut risque » pouvant mettre en danger sur une longue durée les populations environnantes et même éloignées. Le mouvement a pour motivation les problèmes de sécurité et de sûreté que cette technologie implique : conséquences quasi-irrémédiables sur la santé et poursuite de vie intenable en cas d'accident nucléaire « grave », y compris pour la descendance des victimes. Dans l'argumentaire s'ajoute l'absence de solution pérenne pour la gestion des déchets radioactifs à vie longue…

Des centaines de groupes de toute taille, régionaux, nationaux ou internationaux, de toute importance politique – Greenpeace, le WWF, les Amis de la Terre (Friends of the earth), le Réseau Sortir du nucléaire, la Clamshell Alliance (en) (Nouvelle-Angleterre), l'Abalone Alliance (en) (Californie), Stop Golfech (Tarn-et-Garonne)... – s'opposent au développement de l'énergie nucléaire.

Ces associations pensent de la technique nucléaire :

Certains groupes utilisent une justification économique pour son effet de sensibilisation des populations : « Il y a des coûts économiques réels qui n'ont pas été correctement dimensionnés » : ce sont les « coûts cachés » dénoncés par la prospective écologique antinucléaire.

Certains groupes ont pu organiser des actions de désobéissance civile non-violente, telle l'inscription de slogans sur des tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Belleville.

Les propositions d'alternatives technologiques décentralisées – comme les économies d'énergie et les énergies renouvelables – ou sociales – comme la non-violence et la démocratie participative –, l'effort de développement nécessaire des énergies renouvelables, deviennent la plupart du temps des références pour positiver la position par un projet d'action. La réaction de refus du nucléaire dans tous ces mouvements est dénigrée et qualifiée de "NIMBY" par ceux qui les désapprouvent, ceux que les « antinucléaires » qualifient globalement de « pronucléaires ».

Certains observateurs mettent en évidence un lien fort entre les opposants à l'énergie nucléaire et ceux qui, dans l'histoire mondiale, demandaient un désarmement unilatéral pendant la Guerre froide. D'autres rattachent le mouvement antinucléaire à des courants du mouvement écologiste qui prônent le respect de l'environnement et la responsabilité de léguer aux générations futures une terre sans déchet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Symbole de la Campagne pour le Désarmement Nucléaire de 1963[3], devenu ensuite « Symbole de la paix »

Le mouvement antinucléaire est né après la Seconde Guerre mondiale, en réponse aux bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki. Le mouvement antinucléaire est alors un mouvement pacifiste, pour lequel les considérations écologiques sont absentes ou secondaires.

En France est créé le 22 avril 1948, le groupe des Combattants de la Liberté qui deviendront en 1951 le Mouvement de la Paix. Issu de la Résistance, ce mouvement participe aux conférences mondiales.

Le 18 mars 1950, l'Appel de Stockholm de Frédéric Joliot-Curie, scientifique français, président du Conseil mondial de la Paix, vise à interdire la bombe nucléaire dans le monde. Aux États-Unis, des personnalités telles que Barry Commoner ou Linus Pauling s'opposent aux essais nucléaires vers la fin des années 1950.

La bombe Castle Bravo d'une puissance de 15 mégatonnes testée dans l'atoll de Bikini en 1954 a provoqué un drame humain et écologique dans une zone de plusieurs centaines de kilomètres autour du lieu d'explosion. Ces conséquences déclenchèrent un mouvement d'opinion global critique à l'égard des tests et, plus généralement, du développement des armes nucléaires[4].

Manifestants à l'entrée du centre d'essais du Nevada en 1963

En 1956, le philosophe allemand Günther Anders publie un texte intitulé « Sur la bombe et les causes de notre aveuglement face à l'apocalypse ».

En 1957 a lieu le premier accident grave du nucléaire civil du monde occidental à la centrale de Windscale en Angleterre (renommée Selafield depuis) .

En 1958, sous l'impulsion de Bertrand Russell la Campagne pour le désarmement nucléaire[3] en Grande-Bretagne lance la première marche d'opposition aux armes nucléaires, de Londres à Aldermaston, lieu où une usine de fabrication de missiles nucléaires avait été installée. Le logo imaginé pour ce mouvement par le designer Gerald Holtom restera comme un symbole de paix universel (associé au mouvement beatnik et plus tard au mouvement hippie ou Peace and love).

La première manifestation en France contre l'armement atomique se déroule le 11 avril 1958. Quatre-vingt-deux personnes pénètrent dans l'usine nucléaire de Marcoule (Gard) qui produit du plutonium pour la bombe atomique[5].

En 1962 est créée la première association antinucléaire française : l'APRI - association pour la protection contre les rayonnements ionisants [6]. C'est aussi en 1962 que Satish Kumar et E. P. Menon font leur « Pèlerinage pour la paix » de plus de 8 000 kilomètres, et rencontrent quatre chefs d’États nucléaires à Moscou, Paris, Londres et Washington, DC.

En 1963 Claude Bourdet et Jean Rostand créent en France le Mouvement contre l'armement atomique (MCAA) qui deviendra le Mouvement pour le désarmement, la paix et la liberté (MDPL). La même année, le Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires propose l'arrêt des essais atomiques atmosphériques au sol et dans les eaux : il est signé par plus de 150 nations à l'exception de la Chine et de la France. En 1964 a lieu la conférence internationale de Thyringen en Suède réunissant des organisations opposées à l'armement nucléaire se revendiquant du non-alignement. Le 26 avril 1964 est organisé un rassemblement de 120 000 personnes à l'appel du Comité national contre la force de frappe (CNFF) dans le parc des Sceaux à Paris. Le 1er juillet 1968 est signé le Traité de non-prolifération nucléaire.

Les années 1970[modifier | modifier le code]

Manifestation antinucléaire à Bonn en 1979
Main Verte monument Erdeven 1975

Dans les années 1970, l'apparition de sensibilités environnementalistes ouvre le débat sur les conséquences de l'utilisation des technologies complexes, dont l'énergie nucléaire notamment, parce qu'elle est alors dans une phase de développement et sans références techniques encore bien établies. Elle est intimement liée aux technologies et concepts de l'arme nucléaire, dans un rapport qui a été codifié lors de la signature du traité de non-prolifération nucléaire.

  • 12 avril 1971 : Première manifestation contre le nucléaire civil en France, 1 500 personnes participent à la marche sur Fessenheim (Alsace - France) organisée par le Comité pour la sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin.
  • 10 et 11 juillet 1971 : marche pacifique face à la centrale nucléaire du Bugey réunissant 15 000 à 20 000 personnes[7].
  • Février 1975 : « Appel des 400 », des scientifiques opposés au programme nucléaire  français. Création du Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN) par des physiciens à l’origine de cette mobilisation[8].
  • 30 mars 1975 : rassemblement de 15 000 personnes à Erdeven (Morbihan - France). Abandon du projet de centrale en novembre.
  • 1975 : Occupation du chantier de la centrale nucléaire de Wyhl (Bade-Wurtemberg - Allemagne) par 25 000 militants pendant 8 mois.
  • 1975 : De Kaiseraugst (Suisse) à Gerstheim (Bas-Rhin - France), 12 projets de réacteurs sur le Rhin sont abandonnés.
  • 4 juillet 1976 : rassemblement de 20 000 opposants venus manifester contre Superphénix. Ils organisent un sit-in « dans le calme »[9].
  • 31 juillet 1977 : manifestation contre Superphénix de 60 000 personnes et mort de l'une d'elles (Vital Michalon) à Creys-Malville (Isère - France).
  • 1979 : Accident nucléaire de Three Mile Island aux États-Unis sans rejet d'effluents radioactifs.
  • 1979 : Vote par référendum de l’ « arrêt du nucléaire » en Suède.

Les années 1980[modifier | modifier le code]

Manifestation contre la construction de Cattenom en 1980

Dans les années 1980, l'opposition à l'énergie nucléaire s'exprime sur des bases environnementales : pollution de l'eau des fleuves et rivières, accidents de réacteur nucléaire connus, fuites connues de produits radioactifs pendant des livraisons. Le stockage ou traitement des déchets radioactifs à long terme reste tenu comme un risque à forte probabilité.

  • 1976-1981 : opposition et arrêt du projet de centrale nucléaire de Plogoff (Finistère - France)[10].
  • 1980-1982 : réalisation du projet de centrale nucléaire de Chooz-B (Ardennes - France) par le gouvernement socialiste nouvellement élu assortie de la « répression de opposition du mouvement antinucléaire ».
  • 1982 : l'entrée de la doctrine du no first use dans le droit international entérine une revendication minimale du mouvement antinucléaire[11]
  • 1986 : Catastrophe de Tchernobyl (Prypiat - Ukraine) avec rejet d'effluents radioactifs.
  • 1986 : Vote par référendum de l'arrêt du nucléaire en Italie.
  • 1987 : Abandon du projet d'usine de traitement du combustible usé de Wackersdorf (Bavière - Allemagne) après de nombreuses manifestations et une pétition enregistrée par la cour constitutionnelle de Bavière.

Les années 1990[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Vote par référendum d'un moratoire sur la construction de nouvelles centrales nucléaires en Suisse (moratoire non renouvelé au cours d'un second référendum en 2003, qui demandait également l'abandon de l'énergie nucléaire).
  • 1994 : Décision du parlement de l'arrêt du nucléaire aux Pays-Bas.
  • juillet 1999 : Vote de l'arrêt du nucléaire en Belgique

Les années 2000[modifier | modifier le code]

  • Suite à la catastrophe de Fukushima, le Japon a fermé toutes ses centrales nucléaires. Malgré le refus de la population, le gouvernement les remet en service l'une après l'autre.
  • En 2011, Angela Merkel a pris une décision historique : abandonner le nucléaire d'ici 2022.
  • 2012 Japon: les antinucléaire manifestent pour le premier anniversaire de Fukushima. Ces manifestations se répéteront à chaque anniversaire.
  • 2012 Manifestations anti-nucléaires « un peu partout en Europe » [2]
  • 2012 Blocage de la centrale finlandaise d’Olkiluoto
  • 2012 Pour fêter les 30 ans du Peace camp en Écosse, "30 jours d’actions".
  • 2013 Manifestation contre le programme nucléaire de la Corée du Nord à Séoul
  • 2013 La chaîne humaine anti-nucléaire à Paris.
  • 2014 Japon: les antinucléaire manifestent pour les 3 ans de Fukushima.[3]
  • 2016 Flamanville, une de nombreuses manifestations contre l'EPR.[4]
  • 2016 Manifestations aux Japon.[5]
  • 2016 30 ans après Tchernobyl, manifestations anti-nucléaires sur le Rhin.[6]
  • 2017 à Bure une de nombreuses manifestations contre le projet CIGEO (enfouissement des déchets nucléaires).[7] et [8]
  • En juillet 2017, l'ONU adopte une résolution interdisant les armes nucléaires par 122 pays pour, un contre, une abstention. Le Traité attend à être ratifié par 50 États au moins.[9] Pour comprendre la raison d'être de ce vote: [10]

Aspects culturels[modifier | modifier le code]

Le mouvement antinucléaire a été popularisé par des artistes américains : Bonnie Raitt et Jackson Browne ont enregistré des chansons sur l'énergie nucléaire et ses alternatives, et beaucoup d'entre eux se faisaient arrêter dans des manifestations. De nombreux autres films étaient tournés sur le sujet, comme Le Syndrome chinois (nommé aux Academy Awards de 1979) et Le Mystère Silkwood, qui illustrent les effets de fusion du cœur et de contamination radioactive.

En France, de nombreux artistes (tels que Marcel et son orchestre, Kent, les Wampas...) se sont produits dans des concerts en faveur de la sortie du nucléaire.

La supplication. Tchernobyl, chronique du monde après l’Apocalypse de Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de la Littérature, est un chœur d’hommes et de femmes racontant le calvaire subi après l’accident nucléaire. Magistrale polyphonie. Son livre bouleversant, traduit en dix-sept langues – et à ce jour toujours interdit en Biélorussie – est un plaidoyer convaincant contre l'énergie nucléaire.

Dans Éoliennes, l'écrivain Ferenc Rákóczy a publié le journal poétique d'un voyage à Tchernobyl ainsi que des poèmes sur la catastrophe nucléaire, analysant en particulier l'aspect de la perte de sens qui en résultait pour l'humanité[12].

Des moines bouddhistes manifestent contre l'énergie nucléaire à côté du Parlement japonais à Tokyo le 5 avril 2011

Peu de temps après la catastrophe de Fukushima, un collectif d’artistes japonais s’est réuni autour de la figure de Otomo Yoshihide, originaire de cette ville, pour le Project Fukushima! [11] « Au bout de Fukushima il y a comme suspendu, la grande question de la vie et du vivant. Qu’en faisons nous ? »[12] Des moines bouddhistes se sont mobilisés contre le nucléaire au Japon.

Le mouvement antinucléaire dans le monde[modifier | modifier le code]

Jeûne international contre les essais nucléaires, Grenoble, 1990

En Europe[modifier | modifier le code]

En 1957, le rapport WASH-740 (en) de la Commission de l'énergie atomique des États-Unis, appelé parfois rapport Brookhaven (du Brookhaven national laboratory), qui fait une analyse des risques (probabilité) et impact d'accidents nucléaires. Un groupe de scientifiques (dont des physiciens) forment l‘Union Mondiale pour la Protection de la Vie en 1958 à Salzbourg (Autriche) et ils sont à l'avant garde des campagnes contre les centrales d'énergie nucléaire.

En Autriche, en Suède (1979), en Belgique (1999) et en Allemagne (2000), sous l'influence des mouvements antinucléaires, les gouvernements ont décidé d'abandonner la filière électro-nucléaire progressivement et de ne pas construire de nouvelles centrales nucléaires.

En Allemagne[modifier | modifier le code]

Manifestation à Berlin le 26 mars 2011
Barrage contre un transport de matières radioactives à Gorleben en 1996

Dès l'année 1979 eut lieu une occupation du chantier de la centrale nucléaire de Wyhl par 25 000 personnes pendant 8 mois.

En Allemagne, les transports de matières radioactives sont devenus l'un des principaux sujets de mobilisations du mouvement antinucléaire. En particulier, les transports de déchets entre l'usine Areva NC de la Hague et le centre de stockage temporaire (Transportbehälterlager) de Gorleben sont entourés de manifestations fortement médiatisées et d'un important dispositif policier.

En France[modifier | modifier le code]

En France, pays disposant du plus grand nombre de réacteurs nucléaires par habitant au monde (58 réacteurs pour 65 millions d'habitants), les antinucléaires dénoncent le risque d'accident nucléaire, estiment qu'il n'y a pas de solution acceptable pour les déchets radioactifs et que le coût réel du démantèlement des installations nucléaires est sous-estimé. Ils remarquent aussi que la France a investi d'importantes ressources durant des décennies dans le nucléaire civil et militaire, sans consultation de la population, et que le pays accuse maintenant un retard important dans le développement des énergies renouvelables vis-a-vis de ses voisins.

En juillet 1976, puis le , une manifestation à Creys-Malville rassemble plus de 50 000 manifestants devant le surgénérateur Superphénix. Elle se solde par la mort d'un manifestant et de nombreux blessés.

En 1975 et 1979 l’Armée révolutionnaire bretonne commet deux attentats à la bombe contre la centrale de Brennilis[13],[14]. Le 19 novembre 1977, des explosifs sont déposés dans des bâtiments ou sur des sites en lien avec l’énergie nucléaire (usines de Creusot-Loire et de CGE, locaux et installations d’EDF, etc.) par des militants d’extrême-gauche agissant sous la dénomination de CARLOS [15]. En 1978, afin de réduire le déficit électrique de la Bretagne, le gouvernement français envisage d'implanter une centrale nucléaire sur la commune de Plogoff. Le projet est rejeté par de nombreux habitants de la région, rejoints par des opposants français et étrangers à l'énergie nucléaire. Le conflit se terminera par l'abandon du projet.

Article détaillé : Affaire de Plogoff.

Entre 1980 et 1982 une opposition très vive se développe contre le projet de centrale nucléaire de Chooz-B, à laquelle répond une violente répression par les forces de l'ordre. Le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy décide finalement de la construction de 2 réacteurs.

Dans la nuit du , cinq roquettes sont tirées contre le chantier de la centrale nucléaire de Superphénix, sans que les auteurs de l'attentat soient identifiés et sans qu’il y ait de revendication. Ce n’est qu’en 2002, que Chaïm Nissim, ancien député écologiste de Genève, affirme être l'auteur de l'attentat et s'être procuré le lance-roquettes auprès du groupe du terroriste Carlos[16]

En 2006, à l'occasion du 20e anniversaire de l’accident de Tchernobyl, des inconnus inscrivent un graffiti Tchernobyl n'était qu'un début devant l’entrée de l'École polytechnique fédérale de Lausanne pour protester contre les expériences de fusion nucléaire qui s’y déroulent[17]

Les antinucléaires estiment que l'État est coupable de désinformation concernant le passage du « nuage » de la catastrophe de Tchernobyl sur la France.

En 1999 et 2000, de multiples manifestations ont empêché la recherche d'un site destiné à accueillir un laboratoire de caractérisation du granite comme roche hôte pour le stockage de déchets radioactifs HAVL et MAVL. La « Mission de concertation granite », composée de trois haut-fonctionnaires, n'a pu organiser les concertations prévues. Dans son rapport[18], la « Mission de concertation granite » écrit : « L’association Sortir du nucléaire s’est montrée particulièrement active en divulguant la carte des sites, épisode présenté comme une fuite, en assurant partout la résistance à la concertation, et en favorisant par l’intermédiaire de ses membres l’organisation de manifestations locales ». En l'absence de site granite, le seul laboratoire souterrain est le Laboratoire de recherche souterrain de Meuse/Haute-Marne implanté à Bure et qui caractérise une roche hôte argileuse.

Le , à Avricourt (Moselle), un militant meurt accidentellement alors qu'il participait à une manifestation contre un convoi ferroviaire de déchets nucléaires. Sa mort a eu un grand retentissement au sein du mouvement antinucléaire et l'incident est relaté dans la presse internationale[19]. Depuis 1997, l'association Sortir du nucléaire qui coordonne ce type de manifestations en France dénonce notamment la facilité avec laquelle des terroristes pourraient se procurer l'itinéraire de ces transports[20].

En 2009 a eu lieu une consultation européenne des citoyens en ligne afin de sonder l’avis des européens sur les projets que devraient mettre en place les pouvoirs publics[21]. En France, la pétition “Sortir du nucléaire et favoriser les vraies énergies d’avenir” est arrivé en première position un mois après publication[22]. Ce succès est dû à la mobilisation en ligne active des réseaux antinucléaire[23] qui, comme la plupart des mouvements activistes, utilisent le web pour organiser leurs actions[24]. Le dépositaire de la pétition a inscrit dans son profil son appartenance au mouvement Sortir du nucléaire, un réseau comprenant 900 associations. La pétition a été la plus visitée du site le mois de sa publication et les statistiques de la page montrent que 34,1% des visites proviennent de boites mails. Cet élément permet de mettre en lumière les ressorts et les usages des liens hypertexte dans le cadre du militantisme en ligne et particulièrement dans ce cas, dans les mouvements antinucléaire[25]. Cette pétition était incluse dans le terrain de recherche de Romain Badouard, maître de conférence en sciences de l’information et de la communication dans le cadre d'une étude sur les mobilisations en ligne et a permis de d’identifier un “répertoire d’action en ligne” à l’usage des activistes. Dans le cadre de la pétition sur la sortie du nucléaire, son URL a été partagé sur 21 sites. Cela pouvait être aussi bien sur des sites politiques que sur des blogs personnels. Elle a donc, à la fois été diffusée par mail via les fichiers de sympathisants accompagnée d’une invitation à la signer et relayée par des individualités, ce qui a permis d’en faire la pétition la plus consultée et signée de la consultation citoyenne européenne. Ce cas a permis à Romain Badouard d’identifier les liens hypertextes comme un outil de mobilisation utilisé afin de réunir une somme d’individualités autour d’une stratégie qui elle, est collective.

En Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

En Angleterre, dans le Berkshire, le camp de femmes pour la paix de Greenham Common démarre en septembre 1981 pour protester contre l’installation de missiles nucléaires sur une base aéronautique militaire et il va durer 19 ans, jusqu’à son démantèlement définitif en 2000.

En juin 1982, des musiciens forment un convoi pacifiste solidaire de plus de 100 véhicules pour se rendre à Greenham Common en clôture du (en) festival de rock libre de Stonehenge.

Devenu célèbre à partir de la chaîne humaine du 1er avril 1983, formée par 70 000 personnes entre la base de la Royal Air Force de Greenham et l’usine d’armement nucléaire d’Aldermaston, ce Camp de femmes pour la paix de Greenham Common féministe, pacifiste et anti-nucléaire va inspirer « plus d’une douzaine d’autres campements de protestation pacifiste en Grande-Bretagne, dans toute l’Europe et ailleurs dans le monde »[26].

Tout au long des années 1980, le camp de Greenham Common est pour le gouvernement de Margaret Thatcher « une épine dans le pied qui perdure »[27], et le quotidien The Guardian a consacré un site web[28] à son histoire détaillée.

À partir de 1985, un camp de protestation de femmes contre l'armement nucléaire s’installe également à Aldermaston, qui va peu à peu se transformer en campagne de protestation féministe permanente contre « la folie nucléaire en général et les armes de destruction massive fabriquées en Angleterre en particulier »[29]. Ces militantes continuent d’organiser des camps de protestation non-mixtes et publient un fil d’actualité sur les initiatives anti-guerre et antinucléaires en Grande-Bretagne.

En Écosse, le Faslane Peace Camp (en) dont des militants ont publié un journal en 2008[30], a démarré en juin 1984 à côté de la base navale de Faslane et il se poursuit encore activement en 2009.

En marge du mouvement antinucléaire en Europe[modifier | modifier le code]

En novembre 1979, Marco Camenisch sabote des pylônes électriques à l'explosif, pour être « solidaire de la résistance contre les centrales nucléaires, de la résistance sociale et écologiste et de la lutte révolutionnaire de libération sociale contre la domination de classe et contre l'exploitation de l'homme et de la nature »[31].

En 1985, le sabotage du Rainbow Warrior commandité par le Ministère de la Défense français a entraîné la mort d'un militant de l'association Greenpeace, tué lors de l'explosion des mines placées sous le bateau. Ce sabotage visait à empêcher Greenpeace de continuer à pénétrer dans la zone militaire française près des sites du Pacifique où étaient menés les essais nucléaires français[32].

Article détaillé : Affaire du Rainbow Warrior.

Le 16 mai 2006, sur réquisition de la section antiterroriste du Parquet de Paris, une équipe de la Direction de la surveillance du territoire (DST) place le militant antinucléaire Stéphane Lhomme en garde à vue pendant 14 heures, d'abord à son domicile puis au commissariat central de Bordeaux. Son domicile avait alors été perquisitionné et la copie d'un document EDF classé « confidentiel défense » y avait été saisie[33]. Stéphane Lhomme est accusé de « compromission du secret de la défense nationale ». Le document en question concerne la sécurité du réacteur nucléaire EPR, en projet au moment des faits. Le lendemain, plusieurs associations antinucléaires protestent contre cette arrestation en diffusant alors le document dans son intégralité sur Internet[34]. Stéphane Lhomme s'est expliqué par écrit dans un texte titré « Les raisons de la publication du document confidentiel défense sur le réacteur nucléaire EPR »[35].

Au Japon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mouvement antinucléaire au Japon.

L’importance du mouvement antinucléaire au Japon s’est considérablement accrue depuis le désastre nucléaire de Fukushima, en mars 2011.

Le 10 décembre 2017, Setsuko Thurlow (サーロー 節子), née à Hiroshima et Hibakusha survivante du bombardement atomique du 6 août 1945, a délivré le discours de réception du Prix Nobel de la Paix d'ICAN à Oslo pour son action en faveur du désarmement nucléaire mondial.

Critiques du mouvement antinucléaire[modifier | modifier le code]

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Les tenants de l'énergie nucléaire estiment que les antinucléaires donnent une priorité importante à la sortie du nucléaire civil par rapport à d'autres problèmes écologiques, comme les émissions de gaz à effet de serre.

Ainsi, Jean-Marc Jancovici s'étonne que les ONG environnementales qui acceptent sans les discuter les conclusions du GIEC, organisme de l'ONU, sont toutes à peu près unanimes pour réfuter celles de l'OMS, lui aussi rattaché à l'ONU, sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl[36].

Selon les antinucléaires, les conclusions de l'OMS seraient biaisées car depuis1959 l'OMS est statutairement soumise à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui doit promouvoir l'énergie nucléaire[37],[38]. L'OMS a fait en 2001 une mise au point rappelant que ce n'est qu'un principe de partage des compétences comme il existe entre tous les organismes mandatés par l'ONU, comme le PNUE, le GIEC, l'Agence internationale de l'énergie etc[39].

Ils soulignent aussi l'impréparation de la France à la gestion d'un accident du type Tchernobyl [13]

Cependant, certains écologistes reprochent au mouvement anti-nucléaire de sous-estimer les coûts environnementaux des combustibles fossiles et des alternatives non-nucléaires, et d'exagérer les coûts environnementaux du nucléaire[40],[41],[42],[43],[44],[45],[46],[47],[48].

Parmi les nombreux experts nucléaires qui offrent leur expertise pour aborder ces controverses, Bernard Cohen, professeur émérite de physique à l'Université de Pittsburgh, est fréquemment cité. Il est surtout connu pour comparer la sûreté nucléaire à la sécurité relative d'un large éventail d'autres phénomènes[49],[50].

Samuel MacCracken de l'Université de Boston a estimé que, en 1982, aux États-Unis, , si la production de carburant et de transport, ainsi que la pollution, ont été pris en compte, 50 000 décès par an pouvaient être directement attribués aux centrales non nucléaires. Il a estimé alors que si les centrales non-nucléaires eurent été mises aux mêmes normes que les centrales nucléaires, chacune de ces centrale ne serait responsable que d'environ 100 décès par an[47].

La World Nuclear Association est la seule organisation mondiale qui réunit les différents acteurs des technologies du nucléaire. En cherchant à contrer les arguments des opposants au nucléaire, elle fait des études qui permettent de quantifier les coûts et les avantages de l'énergie nucléaire comparés aux coûts et avantages des solutions de rechange. Le Nuclear Energy Institute (en) ou la SFEN, par exemple, créent leurs propres études sur le nucléaire[51],[52],[53].

Les critiques du mouvement anti-nucléaire dirigent donc vers des études indépendantes qui montrent que les ressources et les capitaux nécessaires pour les sources d'énergies renouvelables sont supérieures à celles requises pour l'énergie nucléaire[52].

Certaines personnes, y compris d'anciens opposants à l'énergie nucléaire, affirment que l'énergie nucléaire est nécessaire pour réduire les émissions de dioxyde de carbone. Parmi elles James Lovelock[40], auteur de l'hypothèse Gaïa, Patrick Moore[41], le cofondateur de Greenpeace et ancien directeur de Greenpeace International, George Monbiot et Stewart Brand, créateur du Whole Earth Catalog[54],[55]. Lovelock réfute les allégations sur le danger de l'énergie nucléaire et ses déchets[56],[57]. "Je suis vert et je prie mes amis dans le mouvement d'abandonner leur opposition obtuse à l'énergie nucléaire[40]. Moore , dans une interview janvier 2008, déclare que " (...) j'ai eu tort dans mon analyse de l'énergie nucléaire comme une sorte de « complot diabolique » "[58]. Dan Becker, directeur du département "Réchauffement Climatique" du Sierra Club, a déclaré en 2007: « Le passage de centrales au charbon polluantes à l'énergie nucléaire dangereuse est d'abandonner la cigarette et de prendre du crack[59]. »

« Alors que certains écologistes, dans l'intérêt de réduire les émissions de CO2 liées à la combustion de combustibles à base de carbone, sont passés de anti- à pro-nucléaire au cours des dernières années, beaucoup - sinon la plupart - des organisations écologistes militantes restent farouchement opposées à l'expansion de l'énergie nucléaire. Ils vont jusqu'à proposer le déclassement et le démantèlement des installations existantes électriques nucléaires[60]. » [61].

George Monbiot, un écrivain anglais connu pour son engagement écologiste et politique, exprimait jusqu'alors une profonde antipathie à l'égard de l'industrie nucléaire[62]. Il a finalement rejeté cette position et pris une position plus neutre plus tard, en ce qui concerne l'énergie nucléaire en mars 2011. Bien qu'il « déteste encore les menteurs qui dirigent l'industrie nucléaire »[63], Monbiot préconise maintenant l'utilisation du nucléaire, après avoir été convaincu de sa relative sécurité. Il considère que les effets du séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku sur les réacteurs nucléaires de la région sont très limités [63]. Par la suite, il a durement condamné les méthodes anti-scientifiques du mouvement anti-nucléaire, il a écrit que le mouvement "a trompé le monde sur les effets des rayonnements sur la santé humaine... et fait [des revendications] sans fondements scientifiques, invérifiables en cas de contestation et erronées à l'extrême." [64].

Organisations antinucléaires françaises et internationales[modifier | modifier le code]

  • L'Union Mondiale pour la Protection de la Vie International.
  • Les Amis de la Terre France.
  • Greenpeace Section française d'une organisation internationale.
  • Nuclear Information and Resource Service - World Information Service on Energy[65] International.
  • Campagne une Europe sans arme nucléaire[66],[67],[68] International.
  • http://pugwash.fr/ International. Section française de l'organisation internationale qui rassemble des personnalités des mondes universitaire et politique pour tendre à réduire les dangers de conflits armés et rechercher des parades aux menaces contre la sécurité mondiale. contact@pugwash.fr
  • https://thebulletin.org/doomsday-clock/ International. Groupe de physiciens qui ont participé en 1945 au Projet Manhattan et ont créé en 1947 une « horloge » indiquant la gravité du risque de la guerre atomique. Aujourd'hui ce groupe comprend 15 Prix Nobel de plusieurs pays.
  • https://www.globalzero.org/ International.
  • https://www.amfpgn.org/ International. AMFPGN – Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire. , section française de Internationale Physicians for the Prevention of Nuclear War. [[14]]
  • https://icanfrance.org/ International. Réseau pour l'abolition des armes nucléaires. En France, il réunit 52 groupements. ou en anglais International Campaign to Abolish Nuclear Weapons
  • http://www.abolition2000.org/fr et http://www.abolition2000.org/en/ International. Réseau de plus de 2000 organisations réparties dans plus de 90 pays qui œuvrent pour un traité mondial visant à éliminer les armes nucléaires https://www.grip.org/ International.. GRIP – Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité. https://www.paxchristi.cef.fr/ International. Pax Christi France [[15]]
  • https://ngocdps.wordpress.com/ International. ONG Comités pour le désarmement, paix et sécurité qui assure le lien entre les organisations militant pour ces objectifs et l'ONU.
  • http://www.nuclearweaponsmoney.org/ Projet international d'origine allemande. Plaide pour le transfert des budgets des armes nucléaires à des investissements socialement utiles : santé, enseignement etc. [[16]]
  • https://worldbeyondwar.org/ USA, international. Mouvement global contre la guerre
  • http://www.mayorsforpeace.org d'origine japonaise, international. Maires pour la paix.
  • http://lcnp.org/aboutlcnp/index.htm International. Lawyers Committee on Nuclear Policy
  • https://www.ialana.info/ International Association of Lawyers Against Nuclear Arms IALANA
  • https://www.ipb.org/ Bureau international pour un monde sans la guerre. 300 organisations - membres dans 70 pays.
  • http://www.globalactionpw.org/ International. Action contre la guerre.
  • https://www.worldwithoutwars.org/ International.
  • https://www.wpc-in.org/ International.
  • https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_anti-war_organizations énumère des dizaines d'organisations occidentales militant contre la guerre.
  • https://www.un.org/disarmament/wmd/nuclear/nwfz International. ONU – territoires sans armes nucléaires.
  • http://www.pnnd.org/fr International.
  • http://www.ippnw.eu/fr/accueil.html International.
  • https://wilpfrance.wordpress.com International. Women's International League for Peace and Freedom
  • https://nonviolence.fr/ France. Désarmement MAN. Mouvement pour une Alternative Non-violente. [[17]] et
  • http://www.jean-marie-muller.fr/DESARMEMENT-NUCLEAIRE/desarmement-nucleaire.html
  • http://www.idn-france.org/ France IDN Initiative pour le désarmement nucléaire multilatéral, progressif et contrôlé. [[18]]  
  • http://abolitiondesarmesnucleaires.org France. Abolition des armes nucléaires - Maison de Vigilance réunit une vingtaine d'associations anti-nucléaires.
  • https://www.sortirdunucleaire.org/ France. Actions contre le nucléaire civil mais parfois aussi pour le désarmement nucléaire. Réunit 900 associations.
  • https://afcdrp.com/ France. AFCDRP – Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix. [[19]]
  • www.mvtpaix.org/ France. Mouvement de la Paix, [[20]]
  • http://www.obsarm.org France. Observatoire des armes.
  • http://abolitiondesarmesnucleaires.org France.
  • http://www.elunet.org/spip.php?article20496 France. Association Française des Communes, Départements et Régions pour la Paix.
  • http://www.nonaumissilem51.org France.
  • http://crilan.fr/ France. Comité de Réflexion, d’Information et de Lutte Anti-Nucléaire.
  • http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?/page/1 France.
  • http://fan-bretagne.org/3eme-forum-social-mondial-antinucleaire-novembre-2017/ France.
  • http://mcca-ain.org/ France. La convergence anti-nucléaire.
  • https://savoie-antinucleaire.fr/category/nucleairemilitaire/ France
  • https://www.daisyalliance.org/ USA La mission de Daisy Alliance consiste principalement à renforcer la paix mondiale et le mouvement de non-prolifération et de désarmement nucléaires par le biais d'initiatives populaires et d'institutions éducatives.
  • https://www.preventnuclearwar.org/ USA. Actions pour un changement en faveur de la paix de la politique nucléaire des Etats-Unis. La page https://www.preventnuclearwar.org/whos-on-board énumere des dizaines d'organisations et associations qui souscrivent à l'action de Prevent nuclear war contre les armes nucléaires.
  • https://www.armscontrol.org/ USA.
  • https://www.sipri.org/ Suède. Stockholm international peace research institut:recherches sur les conflits, armements, contrôle des armes, désarmement.
  • [21] Grande-Bretagne. Campaign Against Arms Trade (CAAT).
  • https://cnduk.org/ Grande-Bretagne. Campaign for Nuclear Disarmament.
  • https://www.banthebomb.org/ Écosse. Scottish Campaign for Nuclear Disarmament.
  • https://uranium-network.org/ Allemagne. Informations sur la dangerosité des mines d'uranium.
  • https://www.ohne-ruestung-leben.de/ziele/atomwaffen-abschaffen.html Allemagne.
  • https://www.atomwaffenfrei.de/ Allemagne.
  • https://www.friedenskooperative.de/friedensforum/artikel/petition-gegen-atomwaffen-gestartet Allemagne.
  • http://www.dfg-vk.de Allemagne.
  • http://www.abruestung-jetzt.jusos.de Allemagne.
  • https://www.evangelische-friedensarbeit.de/artikel/2019/kirchlicher-aktionstag-gegen-atomwaffen-buechel Allemagne.
  • http://www.atomwaffenfrei.de/aktiv-werden.html Allemagne.
  • http://www.findunucleaire.be Belgique.
  • https://agirpourlapaix.be Belgique.
  • http://www.contratom.ch/spip/ Suisse.
  • https://safna.org Suisse. Association of Swiss Lawyers for Nuclear Disarmament.
  • https://movimientoibericoantinuclear.com Espagne. Movimiento Iberico Antinuclear.
  • https://www.dianuke.org Inde.
  • Nukleesiz Turquie.
  • http://www.svetbezvalek.cz/cs/kampan-za-zakaz-jadernych-zbrani Section tchèque de https://www.ipb.org/ info@svetbezvalek.cz
  • Russie : presque aucune association anti-nucléaire, sauf Greenpeace et peut-être quelques autres associations locales des organisations internationales.
  • Kazakhstan : Le mouvement antinucléaire Nevada-Semipalatinsk a été la première organisation non gouvernementale (ONG) antinucléaire créée sur le territoire de l’ex-URSS en 1989. Ne semble plus exister.

Personnalités qualifiées contre les armes nucléaires[modifier | modifier le code]

ONU Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU Izumi Nakamitsu, la Haute représentante pour le désarmement Hans Blix, Mohamed El Baradei, Directeurs généraux de l’Agence Internationale pour l’Énergie Atomique Ambassadeur Richard Butler, Australie, ancien président de UNSCOM Angela Kane, haute représentante de l'ONU pour les questions de désarmement

Chefs d’État Afrique du Sud : Frederik Willem de Klerk  Bolivie : Jorge Quiroga Brésil : Fernando Henrique Cardoso  Chili : Ricardo Lagos  Costa Rica : Laura Chinchilla États-Unis : Jimmy Carter, vice-president Walter Mondale,  Irlande : Mary Robinson  Lettonie : Vaira Vīķe-Freiberga  Mexique : Vicente Fox, Ernesto Zedillo  Pays-Bas : Wim Kok Philippines : Fidel Ramos  Pologne : Aleksander Kwaśniewski  Portugal : Mário Soares (décédé)  République Tchèque : Václav Havel (décédé)  URSS : Mikhaïl Gorbatchev Vatican: le Pape François

Il faudrait sans doute y ajouter les Chefs de 122 Etats et/ou de Gouvernements des pays qui ont voté en juillet 2017, à l'ONU, le Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires.

Des dizaines de Chefs de gouvernement, Ministres de la Défense, Généraux ou amiraux à la tête du système de défense de leur pays, des centaines de Parlementaires, Représentants de groupes de réflexion et d'autres sociétés civiles et d'autres personnalités qualifiées agissant contre la menace de guerre nucléaire, recensés suite à l'Initiative pour le Désarmement Nucléaire (IDN): [22]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Revue Sortir du nucléaire - déc. 2008 : De l’uranium, jusqu’à quand ? (page 44 du fichier pdf) »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 25 juin 2014)
  2. Diaporama "Nucléaire: l'électricité ou la bombe?" du Réseau Sortir du Nucléaire
  3. a et b (en) Campaign for Nuclear Disarmament
  4. Les cobayes du Dr Folamour, Le Monde
  5. Jean-Pierre Lanvin, A dieu vat, Lyon, CDRPC, , 392 p. (ISBN 2913374077), p. 95 à 99
  6. Claude-Marie Vadrot, La Centrale indémontable : Petite histoire explosive du nucléaire français (de Brennilis à nos jours), Max Milo, , 288 p. (ISBN 2315004144, lire en ligne)
  7. Vidéo tournée lors de la manifestation anti-nucléaire de Bugey, le 10 juillet 1971
  8. Sezin Topçu, Les physiciens dans le mouvement antinucléaire : entre science, expertise et politique - , Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, 102 | 2007, 89-108.
  9. Histoire de la lutte contre Superphénix
  10. « PLOGOFF. Chronique d’une victoire contre le nucléaire. Le livre », (consulté le 23 avril 2015)
  11. Meyrowitz Henri. « Le débat sur le non recours en premier aux armes nucléaires et la déclaration soviétique du 15 juin 1982 », Annuaire français de droit international, volume 28, 1982, pp. 147-167, Lire en ligne
  12. Philippe Wicht: Éoliennes, in Actes de la Société jurassienne d'Émulation (p. 279-285), 2007.
  13. « Le FLB reprend-il du service ? », sur France 3 Bretagne (consulté le 9 mai 2019)
  14. « Erwan Chartier fouille l'histoire du FLB », sur Le Telegramme, (consulté le 9 mai 2019)
  15. Texte du communiqué ; Le Monde, 22 novembre 1977.
  16. NISSIM, Chaïm, L’amour et le monstre : roquettes contre Creys-Malville, Lausanne, Paris, Favre, 2004
  17. Message sur le site de l'EPFL et sur un blog évoquant le graffiti.
  18. [PDF] industrie.gouv.fr
  19. Voir le Communiqué du 8 novembre 2004 de l'association Les amis de la Terre, la Revue de Presse de www.dissident-media.org, l'« Appel des Verts à se recueiller en mémoire de Sébastien Briat »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 25 juin 2014), les Condoléances provenant de France et de nombreux pays, Article 11 novembre 2004 du de Politis
  20. Communiqué concernant un convoi en 2006
  21. « European Citizens' Consultations », (consulté le 11 octobre 2018)
  22. « European Citizens' Consultations », (consulté le 11 octobre 2018)
  23. Badouard Romain, « Les mobilisations de clavier. Le lien hypertexte comme ressource des actions collectives en ligne », Réseaux,‎ , p. 87-117 (lire en ligne)
  24. Granjon Fabien, « Les répertoires d'action télématiques du néo-militantisme », Le mouvement social,‎ , p. 11-32 (lire en ligne)
  25. Badouard Romain, « Les mobilisations de clavier. Le lien hypertexte comme ressource des actions collectives en ligne », Réseaux,‎ , p. 87-117 (lire en ligne)
  26. David Cortright, Peace: A History of Movements and Ideas, Cambridge University Press, 2008
  27. Cf. article du quotidien The Guardian « Le legs de Greenham Common aura survécu à Margaret Thatcher » par Beatrix Campbell, 17 avril 2013
  28. http://www.yourgreenham.co.uk/
  29. Présentation du site web en du Camp de femmes pour la paix d’Aldermaston – Campagne contre les armes nucléaires.
  30. Faslane: Diary of a Peace Camp, Polygon Edimburgh
  31. Un innocent qui aime l'explosif, GaucHebdo
  32. L'Opération Satanique | Greenpeace Luxembourg
  33. Un anti-nucléaire arrêté par la DST « Copie archivée » (version du 6 novembre 2014 sur l'Internet Archive) (Le Figaro)
    Le porte-parole du réseau Sortir du nucléaire placé en garde à vue (Le Monde).
  34. Les raisons de la publication du document "confidentiel défense" sur le réacteur nucléaire EPR (communiqué du réseau Sortir du nucléaire)
  35. « Les raisons de la publication du document "confidentiel défense" sur le réacteur nucléaire EPR », 15 juin 2006.
  36. Jean-Marc Jancovici : Lettre ouverte aux journalistes de France, de Navarre, et d'ailleurs concernant Tchernobyl
  37. « Office mondial de la santé soumis à l'AIEA » (consulté le 25 septembre 2019)
  38. « accord entre l'AIEA et l'OMS »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 25 juin 2014)
  39. « Interprétation de l'accord entre l'OMS et l'agence internationale de l'énergie atomique (IAEA) », Déclarations de l'OMS,‎ (lire en ligne)
  40. a b et c « James Lovelock: Nuclear power is the only green solution », The Independent,‎ (lire en ligne).
  41. a et b Going Nuclear
  42. Victoria Daubert, Sue Ellen Moran, Origins, goals, and tactics of the U.S. anti-nuclear protest movement, Rand, 1985, p. 16
  43. Jeffrey Broadbent, Vicky Brockman, East Asian Social Movements: Power Protest and Change in a Dynamic, Springer, 2009, p. 69
  44. Anti-nuclear Campaigners and the Qwerty Keyboard, Marbury, 31 March 2011
  45. James Lovelock, « Nuclear power is the only green solution », The Independent,‎ (lire en ligne)
  46. Patrick Moore, « Going Nuclear », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  47. a et b Samuel MacCracken, The War Against the Atom, 1982, Basic Books, p. 60-61
  48. Pushker A. Kharecha, and James E. Hansen, Prevented mortality and greenhouse gas emissions from historical and projected nuclear power, Environ. Sci. Technol., 15 mars 2013
  49. Bernard Cohen
  50. The Nuclear Energy Option
  51. Fourth Ministerial Conference on Environment and Health: Budapest, Hungary, 23–25 June 2004
  52. a et b « Executive Summary », Projected Cost of Generating Electricity, Agence internationale de l'énergie,‎ (lire en ligne)
  53. Ari Rabl and Mona. Dreicer, Health and Environmental Impacts of Energy Systems. International Journal of Global Energy Issues, vol.18(2/3/4), 113-150 (2002)
  54. Environmental Heresies
  55. An Early Environmentalist, Embracing New ‘Heresies’
  56. « James Lovelock : Nuclear Waste Can Protect Tropical Forests », Treehugger,‎ (lire en ligne)
  57. Lovelock, James (2006). The Revenge of Gaia. Reprinted Penguin, 2007. (ISBN 978-0-14-102990-0) « "A television interviewer once asked me, 'But what about nuclear waste? Will it not poison the whole biosphere and persist for millions of years?' I knew this to be a nightmare fantasy wholly without substance in the real world... One of the striking things about places heavily contaminated by radioactive nuclides is the richness of their wildlife. This is true of the land around Chernobyl, the bomb test sites of the Pacific, and areas near the United States' Savannah River nuclear weapons plant of the Second World War. Wild plants and animals do not perceive radiation as dangerous, and any slight reduction it may cause in their lifespans is far less a hazard than is the presence of people and their pets... I find it sad, but all too human, that there are vast bureaucracies concerned about nuclear waste, huge organisations devoted to decommissioning power stations, but nothing comparable to deal with that truly malign waste, carbon dioxide." »
  58. Gaia's Warrior Robin McKie, science editor of the UK's Observer newspaper, interviews James Lovelock for Australia's G: the Green Lifestyle Magazine, July / August 2007 issue
  59. « http://www.newstrib.com/featured-series/energy-series/Articles/A_7-20-2007_1_4.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  60. William F. Jasper. NGO Demonstrators: No to Coal, No to Oil, No to Nuclear New American, 16 December 2009.
  61. Some rethinking nuke opposition USA Today
  62. George Monbiot "The nuclear winter draws near", The Guardian, 30 March 2000
  63. a et b George Monbiot, « Why Fukushima made me stop worrying and love nuclear power », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  64. George Monbiot, « Evidence Meltdown », The Guardian,‎ (lire en ligne[archive du ])
  65. Nuclear Information and Resource Service
  66. Campagne une Europe sans arme nucléaire
  67. [1]
  68. Section française de l'organisation internationale qui rassemble des personnalités des mondes universitaire et politique pour tendre à réduire les dangers de conflits armés et rechercher des parades aux menaces contre la sécurité mondiale.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Un récit de lutte de Chooz, Publications périodiques de la "Question Sociale" no 9, 1998. Une partie de cette brochure « http://resosol.org/Gazette/2003/203_204_3.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  • Hadrien Buclin, "Une brèche dans la défense nationale ? Le Mouvement suisse contre l'armement atomique (années 1950-1960)", Le Mouvement social, 2018/3, p. 75-91.
  • Henry Chevallier, Histoire des luttes antinucléaires en France, 1958-2008, Angeville, La Brochure, 2009.
  • Golfech, le nucléaire, implantations et résistances, Collectif la Rotonde, édition CRAS, 1999, (ISBN 2-9509192-0-0)
  • Histoire lacunaire de l'opposition à l'énergie nucléaire en France, éditions La Lenteur, 2007, 224 pages (ISBN 978-2-9527780-1-5) – textes choisis et présentés par l'Association contre le nucléaire et son monde
  • Sezin Topçu, La France nucléaire : l’art de gouverner une technologie contestée, Le Seuil, 2013
  • Plogoff, un combat pour demain. Cloître 2005