International Fellowship of Reconciliation

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International Fellowship of Reconciliation (IFOR)
Mouvement international de la réconciliation (MIR)

Cadre
Forme juridique Organisation non gouvernementale internationale
But Désarmement (notamment nucléaire), lutte contre racisme et sexisme, interreligieux
Zone d’influence Monde entier
Fondation
Fondation 1914
Identité
Siège Utrecht, Pays-Bas
Président Davorka Lovrekovic
Directeur général Lucas Johnson
Site web ifor.org

L'International Fellowship of Reconciliation – IFOR (en français Mouvement international de la réconciliation – MIR) est un mouvement non-violent et interreligieux. Il est issu de la promesse que se sont faite en , sur un quai de la gare de Cologne, deux pacifistes protestants, le quaker anglais Henry Hodgkin (1877-1933) et le théologien luthérien allemand Friedrich Siegmund-Schultze (1885-1969), de ne pas participer à la Première Guerre mondiale qui venait d'éclater[1].


Un mouvement international non-violent[modifier | modifier le code]

Dès 1915, des associations nationales portant le même nom sont créées en Angleterre et aux États-Unis. L'internationale (IFOR) est fondée en 1919 à Bilthoven, aux Pays-Bas. La branche française est fondée en 1923 à Paris sous le nom « Mouvement international de la Réconciliation ».

Les premiers membres de l'IFOR appartenaient surtout aux Églises protestantes et particulièrement aux Églises traditionnellement pacifistes comme les quakers et les mennonites. Le mouvement s'est ensuite ouvert aux catholiques puis, dans les années 1970, à l'occasion de la création de branches en Asie et au Moyen-Orient, à des membres de différentes religions (juifs, musulmans, bouddhistes). Lilian Stevenson (1870-1960), qui a participé à la réunion fondatrice du mouvement aux Pays-Bas, écrit que « le mot intraduisible de Fellowship a un sens plus mystique que le terme de Mouvement. Il s'applique à une compagnie de gens qui se sentent en communion les uns avec les autres et forment une famille spirituelle »[2].

Né contre la Première Guerre mondiale, l'IFOR se définit d'abord, comme un mouvement chrétien pacifiste. La rencontre de plusieurs de ses membres avec Gandhi conduisit le mouvement à se déclarer non-violent dès les années 1920[3].

Le mouvement est aujourd'hui présent dans une cinquantaine de pays.

Son siège est à Utrecht, Pays-Bas et sa présidente d'honneur est Hildegard Goss-Mayr. L'IFOR dispose d'un statut consultatif auprès de l'ECOSOC de l'ONU et auprès de l'UNESCO. Elle est membre de la Coordination internationale pour la décennie de la culture de paix et de non-violence.

Présidents[modifier | modifier le code]

  • Al Hassler
  • Diana Francis 1984-1992
  • Marie-Pierre Bovy 1992-1996
  • Akadim Chikandamina 1996-2000
  • Virginia Baron 2000-2002
  • Jonathan Sisson 2002-2006
  • Jan Schaacke 2006-2010
  • Hansuli Gerber 2010-2014
  • Davorka Lovrekovic 2014-

Prix Nobel de la paix[modifier | modifier le code]

Six membres de l'IFOR ont reçu le prix Nobel de la paix :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ormerod Greenwood, Henry Hodgkin, the road to Pendle Hill, Pendle Hill Publications, 1980, (Pendle Hill pamphlet ; 229) (ISBN 0-87574-229-7)
  2. Stevenson.
  3. (en-US) « Highlighted History », sur IFOR (consulté le 8 novembre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Lilian Stevenson, Towards a Christian international : The story of the International Fellowship of Reconciliation, Paris, International Fellowship of Reconciliation, , 98 p. (lire en ligne) - Préface de Henry T. Hodgkin
  • Lilian Stevenson (trad. de l'anglais), Réconciliation : une Internationale chrétienne [« Towards a Christian international »], Pantin (Seine), éd. de La Réconciliation, , 194 p. - Préface de Leonhard Ragaz

Liens externes[modifier | modifier le code]