Centrale nucléaire de Belleville

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Centrale nucléaire de Belleville
Image dans Infobox.
Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire.
Administration
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Propriétaire
Opérateur
Construction
Mise en service
Statut
En service
Direction
José de Carvalho
Réacteurs
Fournisseurs
Type
Réacteurs actifs
2 × 1 310 MW
Puissance nominale
2 620 MW
Production d’électricité
Production annuelle
14,51 TWh (2019)[1],[2]
Facteur de charge
63,2 % (2019)
71,5 % (jusqu'en 2019)[3]
Production moyenne
16,47 TWh (2015 à 2019)
Production totale
519,21 TWh (fin 2019)

Source froide
Site web

La centrale nucléaire de Belleville, ou centre nucléaire de production d'électricité (CNPE)[4] de Belleville-sur-Loire, est situé sur la commune française de Belleville-sur-Loire, au nord-est du département du Cher, sur la rive gauche de la Loire, au carrefour de quatre départements (le Cher, la Nièvre, l'Yonne et le Loiret) et de deux régions administratives (la Bourgogne-Franche-Comté et le Centre-Val de Loire).

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire est l'une des quatre centrales (sur la Loire) de la région Centre-Val de Loire, les trois autres sont Dampierre, Saint-Laurent-des-Eaux et Chinon.

Situation[modifier | modifier le code]

Le site de la centrale, qui s'étend sur 170 hectares, est implanté sur le territoire des communes de Belleville-sur-Loire et de Sury-près-Léré. Neuvy-sur-Loire est en face sur la rive droite, Cosne-Cours-sur-Loire à dix kilomètres en amont et Bonny-sur-Loire à six kilomètres en aval.

Présentation[modifier | modifier le code]

La centrale comporte deux unités de type réacteur à eau pressurisée (REP)[5] de 1 300 mégawatts (MW) chacune.

À fin 2016, la centrale emploie 781 salariés EDF et 265 salariés permanents d'entreprises prestataires[6]. La centrale contribue à la fiscalité locale à hauteur d'environ cinquante millions d'euros par an, dont sept millions pour la taxe foncière.

Historique[modifier | modifier le code]

  • Les travaux de construction de la centrale de Belleville ont lieu entre 1979[6] et 1988.
  • 1987 : mise en service de l'unité de production no 1.
  • 1988 : mise en service de l'unité de production no 2.
  • 1994 : la production atteint 100 TWh[6].
  • 2009 : l'unité de production no 1 reçoit une visite décennale.
  • 2010 : l'unité de production no 2 reçoit une visite décennale.
  • 2015 : record historique de production avec 19,7 TWh produits sur une année[6].
  • Dans le cadre du Grand carénage lancé par EDF en 2016, la centrale fait l'objet de différents travaux dont le but est d'augmenter le niveau de sûreté des deux unités centrales[7]. Un bâtiment « Compétences » est construit en juillet et accueille notamment un simulateur destiné à la maintenance des réacteurs. Des protections contre les vents violents sont également ajoutées sur la tuyauterie[7].

Caractéristiques des réacteurs[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques détaillées de chaque réacteur sont les suivantes :

Nom du
réacteur
Modèle Capacité [MW] Exploitant Constructeur Début de
construction
Raccordement
au réseau
Mise en service
commerciale
Thermique
(MWt)
Brute
(MWe)
Nette
(MWe)
Belleville-1[1] P'4 REP 1300 3 817 1 363 1 310 EDF Framatome mai 1980 octobre 1987 juin 1988
Belleville-2[2] P'4 REP 1300 3 817 1 363 1 310 EDF Framatome août 1980 juillet 1988 janvier 1989

Surveillance[modifier | modifier le code]

Du au , l'ASN a placé « sous surveillance renforcée » la centrale de Belleville-sur-Loire, notamment en raison de la dégradation du niveau de sûreté constatée depuis 2016[8].

Unité d'intervention[modifier | modifier le code]

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire dispose d'une équipe chargée de la sûreté composée de huit ingénieurs et quatre auditeurs. Organisés en astreinte, ils peuvent être sollicités en dehors des heures ouvrables, 24 heures sur 24. Chaque année, les 781 salariés de la centrale de Belleville consacrent plus de 95 000 heures (122 heures par personne soit environ quinze jours de travail par personne par an) à leur formation dont une grande partie est faite sur simulateur, réplique exacte de la salle des commandes[6].

Contrôles de l'environnement[modifier | modifier le code]

La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire est certifiée ISO 14001 en 2003.

Le Laboratoire « environnement » de la centrale de Belleville procède à une surveillance permanente et systématique. Les eaux souterraines et les eaux de pluie ainsi que les végétaux (herbe) et le lait de vache sont contrôlés dans un périmètre de cinq kilomètres autour de la centrale. En 2016, 18 000 analyses ont été réalisées pour contrôler les rejets et leur impact sur l'environnement[6].

Ces mesures quotidiennes, hebdomadaires ou mensuelles sont complétées par des contrôles indépendants réalisés par l'IRSN.

Projet de construction d'une piscine de stockage[modifier | modifier le code]

En 2018, afin de soulager le site de la Hague dont l'ASN alertait du risque de saturation d'ici 2030[9], EDF envisageait de construire une piscine de stockage de combustible usé sur le site de Belleville[10]. En juin 2020, le président du conseil régional Centre-Val de Loire, annonce que le projet est abandonné[11].

Opposition[modifier | modifier le code]

Des militants de Greenpeace ont pénétré par effraction le dans la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire afin d'inscrire sur l'une des tours de refroidissement des slogans d'opposition à la construction de l'EPR (réacteur pressurisé européen) à la centrale nucléaire de Flamanville[12]. Ces militants ont été condamnés à quinze jours de prison avec sursis et 53 229,38 euros de dommages et intérêts.

Le 17 février 2015, le Réseau Sortir du nucléaire de Berry-Puisaye a déposé une plainte pour trente-quatre infractions[Lesquelles ?] constatées en 2014 à la centrale de Belleville[13]. Cette plainte a été classée sans suites par le parquet de Bourges[14].

Photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « IAEA - Power Reactor Information System », sur pris.iaea.org (consulté le 5 août 2020).
  2. a et b (en) « IAEA - Power Reactor Information System », sur pris.iaea.org (consulté le 5 août 2020).
  3. moyennes des valeurs sur PRIS AIEA pour chaque réacteur du site
  4. « Centrale nucléaire de Belleville - Visitez la centrale », sur EDF France, (consulté le 25 mars 2021).
  5. ASN, « Centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire » (consulté le 24 juillet 2014).
  6. a b c d e et f Mission communication du CNPE de Belleville-sur-Loire, « Rapport développement durable 2016 » [PDF]
  7. a et b « Chantiers - Que s'est-il passé en 2016, dans le cadre du grand carénage, à la centrale de Belleville ? », Le Journal du Centre,‎ (lire en ligne, consulté le 30 décembre 2016).
  8. ASN, « L’ASN lève la surveillance renforcée de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire », (consulté le 29 août 2020).
  9. Jean-Claude Bourbon, « EDF envisage une nouvelle piscine pour combustible usé à La Hague », sur la-croix.com, (consulté le 20 août 2020).
  10. Émilie Massemin, « EDF veut construire une piscine géante de déchets nucléaires à Belleville-sur-Loire », sur reporterre.net, (consulté le 20 août 2020)
  11. Stéphane Frachet, « Le projet de piscine nucléaire à Belleville-sur-Loire abandonné », sur usinenouvelle.com, (consulté le 20 août 2020).
  12. [vidéo] Reportage vidéo sur l'action du 27 mars 2007 sur YouTube.
  13. « Le Réseau Sortir du nucléaire porte plainte contre la centrale de Belleville », sur lejdc.fr, (consulté le 22 avril 2015).
  14. Une inspection "environnement" à la centrale révèle plus d’une trentaine d’infractions, Réseau Sortir du nucléaire (consulté le 8 janvier 2021).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]