Jacques Boutault

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Jacques Boutault
Jacques Boutault, en janvier 2010.
Jacques Boutault, en janvier 2010.
Fonctions
Maire du 2e arrondissement de Paris
En fonction depuis le
(16 ans, 5 mois et 16 jours)
Réélection
Prédécesseur Benoîte Taffin
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Gennevilliers (Hauts-de-Seine)
Nationalité Française
Parti politique Les Verts (1997-2010)
EELV (depuis 2010)
Profession Journaliste

Jacques Boutault, né le à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), est un homme politique français membre d'Europe Écologie Les Verts (EELV) et maire du 2e arrondissement de Paris depuis mars 2001.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un garde républicain et d'une couturière, cofondateur du premier Comité d'Action Lycéen[réf. nécessaire], en 1978 au lycée Joliot-Curie de Nanterre, il a d’abord milité dans des associations comme Droits devant !!, Greenpeace, Les Amis de la Terre ou encore Attac.

Jusqu'en 1996, au sein d'une équipe soudée de journalistes amateurs, il publie La Riposte, un fanzine consacré à la politique, au sexe et à la drogue[1].

Après un diplôme d'études supérieures à l'école des hautes études de l'information et de la communication (Celsa Paris IV-Sorbonne), il exerce durant dix ans comme journaliste (L'Usine Nouvelle, Challenges, Liaisons sociales, Rebondir…). En 1995, il est recruté pour créer le service de presse de l'Unédic puis prend en 1998 la responsabilité du Département communication interne, qu'il quittera en 2009. Il occupe désormais au Pôle emploi un poste de conseiller de la direction générale en développement durable (à temps partiel). Il est le rédacteur du Que sais-je ? consacré à l'assurance chômage.

En 1996, il crée, avec Jean-Paul Maurel, l'association « Bien vivre dans le 2e arrondissement », qui regroupe des habitants attachés à améliorer la qualité de vie de leur quartier en matière de transport, de logement et d'éducation. il adhère au parti des Verts en 1997.

Proche de l'aile gauche des Verts opposée à la participation du mouvement écologiste au gouvernement de Lionel Jospin, Jacques Boutault est alors délégué au Conseil départemental de Paris (1998 à 2001) et membre du Conseil national inter-régional de 2001 à 2003. Mandataire de la motion ENVIE (18,96 % des voix) au premier congrès d'EELV à La Rochelle en 2011, il est élu au Conseil fédéral et au Conseil d'orientation politique du mouvement écologiste.

En juin 2012, il publie aux éditions Presse Pluriel un ouvrage intitulé « Mon Pari(s) vert », dans lequel il retrace son parcours politique personnel, expose ses convictions en matière d'écologie politique et fait part de son intention de présenter sa candidature à la mairie de Paris en 2014.

Au congrès de Caen en novembre 2013, il est tête de liste masculine de La motion participative (LMP)[2] au côté de Lucile Schmid. LMP (dont sont membres Yves Cochet, Karima Delli et Alain Lipietz) se place en deuxième position avec 20,58 % des voix[3]. Il intègre le Bureau Exécutif, la direction du mouvement, et prend en charge les relations avec les acteurs associatifs et le réseau coopératif.

Maire du deuxième arrondissement de Paris[modifier | modifier le code]

Élection municipale de 2001[modifier | modifier le code]

Jacques Boutault se présente aux élections municipales dans le deuxième arrondissement de Paris en 2001 avec un programme axé sur l'amélioration de la circulation, le logement social, la mise en place de menus bio et végétariens dans les cantines scolaires, le travail avec les associations.

Le , il réalise 16,78 % des suffrages dans l'arrondissement. Bien que distancé par le candidat socialiste Pierre Schapira, celui-ci cède la tête de liste en vertu d'un accord électoral parisien de désistement réciproque avec le parti socialiste. Il conduit la liste fusionnée avec ce dernier et remporte l'élection au second tour avec 300 voix d'avance sur la liste de la maire sortante divers droite, Benoîte Taffin.

Il axe sa politique sur le renforcement des actions de solidarité auprès des plus démunis, les repas bio dans le cantine, l'amélioration des conditions de vie et de l'environnement et le développement de la participation citoyenne à travers la démocratie participative.

Élection municipale de 2008[modifier | modifier le code]

Ses relations avec le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, sont néanmoins tendues. À la fin 2007, Jacques Boutault publie une tribune[4] dans le quotidien Le Monde où il conteste la posture du maire de Paris qui consiste à s'approprier les réalisations municipales des écologistes tout en les critiquant durement. Il s'investit auprès des familles mal-logées qui occupent la rue de la Banque (2e), d'octobre à décembre 2007. Le , lors d'une réunion publique, Bertrand Delanoë laisse entendre que le maire Vert du 2e arrondissement organisait des « fumettes » dans ses bureaux et espère vivement que la candidate socialiste dans le 2e arrondissement, Sylvie Wieviorka, marginalisera la liste des Verts lors des élections municipales de 2008[5].

Au premier tour des élections municipales 2008, la liste des Verts menée par Jacques Boutault, rassemble 29,93 % des suffrages[6], et fait presque jeu égal avec celle composée du Parti socialiste du Parti communiste français, du Mouvement républicain et citoyen et du Parti radical de gauche, menée par Sylvie Wieviorka, qui réalise 33,12 % des suffrages.

Sa liste est notamment soutenue par les habitants ou professionnels exerçant dans le 2e arrondissement de Paris comme : Gérard Depardieu, Sapho, Guy Bedos, Sanseverino, Martine Billard et aussi par Raphaël Mezrahi, Renaud, Dominique Belpomme, Tahar Ben Jelloun, Albert Jacquard, etc[7].

Les accords de désistements réciproques dans tous les arrondissements parisiens étant reconduits par Bertrand Delanoë, il prend la tête de liste fusionnée pour le second tour. Le 16 mars 2008, la liste qu'il conduit atteint 68,34 % des voix, un score jamais réalisé par la gauche dans le 2e arrondissement de Paris[8].

Élection municipale de 2014[modifier | modifier le code]

Il déclare le sa candidature à la tête de liste d'EELV pour les élections municipales de 2014 dans la capitale[9].

Aux élections municipales de mars 2014, avec un score de 32,96 %, la liste écologiste et citoyenne de Jacques Boutault devance au premier tour la liste de l'UMP (24,25 %) et du Parti socialiste (22,82 %). Une liste UMP dissidente réalise 11,01 % tandis que le Front de gauche émarge à 2,8 %. Au second tour, la liste écologiste et citoyenne, socialiste et Front de gauche arrive en tête avec 58,24 % des suffrages[10]. Jacques Boutault est réélu maire du 2e arrondissement pour la troisième fois en avril 2014.

Il soutient Michèle Rivasi pour la primaire présidentielle écologiste de 2016[11].

Les élections législatives de juin 2012[modifier | modifier le code]

Il est candidat à l'élection législative de juin 2012 dans la 1re circonscription de Paris qui regroupe les 1er, 2e, 8e et 9e arrondissements de Paris. Il se classe en troisième position, recueillant 6,05 % des suffrages exprimés.

Engagement pour la Palestine[modifier | modifier le code]

Il participe le samedi 19 juillet 2014 à une manifestation de soutien au peuple palestinien de Gaza[12], interdite par la préfecture de police « en raison de risques de troubles à l'ordre public ». Il répondait à l'appel d'EELV Île-de-France qui invitait les élus disponibles à s'y rendre avec leurs écharpes, en observateurs[13]. Le Premier ministre, Manuel Valls condamne à l'Assemblée nationale les élus qui ont participé à ces manifestations illégales en faisant référence explicitement à Jacques Boutault[14].

Il explique sa participation à cette manifestation dans un communiqué de presse reproduit sur son blog[15]. Il se dit victime d'insultes[16] et de « basses manœuvres politiques » : « Personne ne fera taire et n’intimidera les défenseurs des droits humains, les partisans du dialogue entre les peuples. Nul n’a le droit de limiter la liberté d’expression démocratique ». Tout en dénonçant « le massacre d'une population par l'armée d'un État », il déclare s'être « toujours mobilisé pour défendre la mémoire juive et le droit pour Israël de vivre en paix ». Enfin, il explique qu'il n'a entendu « aucun slogan antisémite ou antijuif, et constaté aucune présence de prosélytisme islamiste. En revanche des milliers de jeunes Français, de Paris et proche banlieue étaient présents pour exprimer leur soutien à un peuple qui voit ses enfants mourir sous les bombes ».

Élections sénatoriales de 2017[modifier | modifier le code]

Pour les élections sénatoriales de 2017, il est n°2 de la liste écologiste à Paris[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation de Boutault par Paul Quino
  2. http://lmpeelv.wordpress.com/
  3. http://eelv.fr/2013/11/16/resultats-congres-decentralise-eelv-16-novembre-2013
  4. « Les Verts parisiens ou comment s'en débarrasser », Jacques Boutault, tribune publiée dans le quotidien Le Monde du 13 septembre 2007.
  5. « Fumettes » et « ordre moral » au menu d'un meeting de Delanoë.
  6. [1].
  7. Document-programme de Jacques Boutault, consulté le 22 mars 2008.
  8. Élections municipales 2008, AFP
  9. Municipales : Boutault veut être candidat, Le Figaro, 14 mars 2013.
  10. « Résultats des élections municipales 2014 (Le Monde) »
  11. Anne-Charlotte Dusseaulx, « Primaire écologiste : l'acteur Philippe Torreton votera Jadot », lejdd.fr, 5 octobre 2016.
  12. Union générale des étudiants de Palestine-GUPS Paris ; Mouvement des Jeunes Palestiniens-PYM France ; Associations de Palestiniens en Ile-de-France ; Fatah France ; Génération Palestine ; PIR ; Uni-T ; IJAN ; Ameddias ; La Courneuve-Palestine ; Actions Terres du Monde ; Abna Philistine ; Comité Action Palestine ; ISM-France ; Europalestine ; Collectif des musulmans de France ; GAB ; Campagne Abrogation des Lois Islamophobes (A.L.I) ; Association des Marocains en France ; Mouvement Echaâb (Tunisie) ; Ailes-femmes du Maroc ; Al Massar ; collectif BARAKA ; Alternative libertaire ; AMDH-Paris/IDF ; Ettakatol (FDTL) ; Américains contre la guerre (AAW) ; Sortir du Colonialisme ; Respaix Conscience Musulmane ; L’Action Antifasciste ; Aube Champagne-Ardenne ; Bouge qui Bouge (77) ; H2B (77) ; L’Association la Colombe et L’Olivier ; Amatullah (Bagnolet) ; Ziri (Bagnolet) ; collectif HAMEB ; ARAC NOISIEL ; Cuba Si France ; Le front populaire de Tunisie ; Fédération des Associations des Marocains en France ; AFAPREDESA ; Étudiants Musulmans de France ; Culture&Solidarité ; UniEs-vers-elles.
  13. « Communiqué EELV Paris »
  14. « Valls dénonce les élus qui ont participé à des manifestations pro-Gaza interdites »
  15. http://www.jacques-boutault.fr/article/2785.
  16. « Petit florilège de mots doux à mon égard. Une haine trop ordinaire. »
  17. « senatoriales2017.senat.fr »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]