Derrière la vitre

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Derrière la vitre
Auteur Robert Merle
Pays Drapeau de la France France
Genre roman
Éditeur éditions Gallimard
Collection Blanche
Date de parution 1970
Nombre de pages 424

Derrière la vitre est un roman de l'écrivain français Robert Merle (1908-2004), publié en 1970 aux éditions Gallimard.

Historique[modifier | modifier le code]

Robert Merle explique dans sa préface que l'idée du roman lui est est venue vers la fin de l'année 1967. Il est alors professeur depuis 1965 à l'université Paris-Nanterre. « La conception de ce roman ne date pas de la crise de Mai. En novembre 1967, je confiai à mes étudiants le projet de ce livre, et leur demandai de m'aider à les mieux connaître : il s'agissait pour eux de venir me parler d'eux-mêmes[1]. »

L'écrivain revendique de mêler quotidienneté et Histoire : « j'ai désiré décrire la vie quotidienne à Nanterre au long d'une journée ordinaire, mais qui s'achevait par une soirée exceptionnelle par ceux qui la vécurent[2]. »

Stylistiquement, Robert Merle utilise comme procédé la simultanéité, présentant différents personnages, sans liens entre eux, mais vivant parallèlement dans le même lieu et dans le même temps.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roman retrace, heure par heure, la journée qui allait devenir historique du 22 mars 1968, où des étudiants occupèrent, dans la tour de l'Université de Nanterre, le lieu symbolique à leurs yeux, du pouvoir répressif gaullien, « de la domination des mandarins sur les étudiants, le mirador d'un camp de concentration, le symbole phallique de la répression administrative »[3] : la salle du conseil des professeurs.

Mais le roman décrit aussi la vie quotidienne des étudiants à Nanterre.

Personnages[modifier | modifier le code]

C'est à partir de ces entretiens avec ces étudiants que Robert Merle a inventé certains des personnages du livre : l'ouvrier algérien Abdelaziz, des assistants, Delmont et Lagardette, des professeurs, Frémincourt et des étudiants, Ménestrel, David Schultz, Jacqueline Cavaillon.

Mais tous ne sont pas imaginaires, et on peut reconnaître dans le livre des personnages réels : le doyen Grappin, l'assesseur Beaujeu, le secrétaire général Rivière, et les étudiants, Cohn-Bendit, Duteuil, Tarnero, Langlade.

Ces personnages permettent à l'auteur d'aborder le contexte propre à cette période : les problèmes du monde étudiant et de la jeunesse (identité, sexualité, autonomie), la politisation des étudiants et les luttes entre les différentes sensibilités (libertaires, maoïstes, communistes), le sort des immigrés.

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Gallimard, 1970
  • Folio, no 641, 1974

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. préface.
  2. Préface.
  3. page 302 du roman.