Jean-Marc Jancovici

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Jean-Marc Jancovici, né en 1962, est un ingénieur français, consultant et spécialiste de l'énergie et le climat. Il est également enseignant, conférencier, auteur de livres et chroniqueur indépendant. Il est notamment connu pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation sur les thèmes de l'énergie et du climat.

Il est cofondateur et associé de la société de conseil Carbone 4 et président et fondateur du groupe de réflexion The Shift Project.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'un père physicien[1], Jean-Marc Jancovici est ingénieur de l'École polytechnique[2] (promotion 1981) et ingénieur civil diplômé de l'École nationale supérieure des télécommunications (promotion 1986).

Il devient consultant et collabore de 2001 à 2010 avec l'Ademe pour la mise au point du bilan carbone dont il est le principal développeur.

En 2001, il entre au comité de veille écologique de la fondation Nicolas-Hulot[3], puis en 2005 au comité stratégique de cette même fondation. Il y est coauteur du Pacte écologique signé par les différents candidats à la présidentielle de 2007 (il ne fait plus partie en 2019 du comité scientifique de la fondation Nicolas-Hulot, dont le président est Alain Grandjean, associé du cabinet de conseil Carbone 4 de Jean-Marc Jancovici[4].)

En 2007, il participe en tant que « personne morale associée » au groupe 1 du Grenelle de l'environnement : « Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l’énergie »[5]. En 2007, il fonde également le cabinet Carbone 4[6] avec Alain Grandjean.

Il est depuis 2008 enseignant vacataire à l’École nationale supérieure des mines de Paris. Il est président du conseil d'administration du think tank The Shift Project[7]. Il anime depuis 2001 le groupe « X-Environnement »[8], qui organise des conférences de vulgarisation scientifique et technique sur les questions d'environnement et qui alimente chaque année (depuis 1994) un numéro du mensuel de l'association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique, La Jaune et la Rouge, sur un thème lié à l'environnement.

Il est membre de l'association ASPO France[9], qui a pour thème l'étude du pic pétrolier et de ses conséquences. Il est membre du conseil scientifique du Service de l'observation et des statistiques (SOeS) du ministère de la Transition écologique et solidaire. Il est membre du Haut Conseil pour le climat, créé en 2018 et placé auprès du Premier ministre[10].

Prises de positions : Énergie, économie et réchauffement climatique[modifier | modifier le code]

Constat d’un modèle économique non pérenne[modifier | modifier le code]

Selon Jancovici, l'économie tout entière des pays occidentaux est fondée sur une énergie abondante et à bas prix. Il s'agit pour majeure partie d'énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) qui représentent à elles seules 80 % de la consommation mondiale. Pétrole et gaz viennent, ou sont en voie, d'atteindre leur pic de production et leurs approvisionnements vont donc inexorablement décroître pour des raisons physiques. Le PIB étant lié à la quantité d'énergie disponible[11] et non l'inverse, la croissance, notamment dans l'Union européenne, ne repartira pas comme annoncé si l'on ne fait rien, et au mieux stagnera, voire s'inversera en une succession de récessions, prémices de crises économiques et sociales à venir. D'autre part, la combustion de ces énergies entraînant, du fait de rejets massifs de CO2, le début de changements climatiques majeurs et irréversibles pour des décennies (puisque les effets des émissions actuelles perdureront au-delà de 2100 du fait de l'inertie des échanges gazeux dans l'atmosphère), il s'ensuit que de grandes perturbations sont à prévoir à l'échelle mondiale (événements climatiques extrêmes, stress hydrique, pénuries alimentaires, rationnements, déplacements de population, révoltes sociales, résurgence de régimes politiques autoritaires…).

Il préconise que la France se lance de manière résolue, massive et ordonnée dans la reconstruction de son économie vieillissante (transition énergétique, transports efficaces et sobres, décarbonation de l'industrie lourde, rénovation du parc résidentiel / tertiaire, travail sur l'urbanisme…). Cet exemple pourrait aussi permettre d'entraîner l'Europe (voire le reste du monde) dans cette lutte, l'Europe étant « le dos au mur » et ayant les atouts pour réussir la première dans cette nouvelle voie. Il considère, par exemple, comme indispensable le recours à une taxation de la consommation d'énergies carbonées (ou fiscalité carbone) pour une politique de décarbonisation efficace de l'économie (au niveau étatique, fédéral ou mondial). En outre, il dissuade fortement de recourir aux importantes réserves mondiales de charbon, sans au minimum une obligation de captage et séquestration du CO2 induit.

À travers ses livres, ses conférences et son site Internet[1], Jean-Marc Jancovici défend les positions suivantes, en s'appuyant sur l'équation de Kaya, qu'il a contribué à faire connaître en France :

  • L'énergie n'est pas qu'un secteur économique ou un produit parmi d'autres, mais la base de l'ensemble de l'économie. La totalité de la production économique est une fonction de l'énergie disponible, en volume et non pas en prix, autant ou plus que des facteurs de production traditionnellement admis, le travail et le capital.
  • La disponibilité de l'énergie fossile, très bon marché même de nos jours, a augmenté la capacité humaine de modification de l'environnement, tout en modifiant profondément la société en améliorant le train de vie des populations de manière très significative. À ce titre, il illustre souvent la sous-évaluation du coût actuel de l'énergie en la comparant au coût du travail humain via la notion d'« équivalent esclave », correspondant au maximum d'énergie qui peut être fournie par un être humain en une année, soit de l'ordre de 100 kWh maximum maximorum[12]. Chaque Français posséderait ainsi l'équivalent de 600 « esclaves énergétiques » à son service 24 h sur 24, alors que même une centaine par personne ne serait pas soutenable pour la planète[13].
  • Les indicateurs économiques traditionnels tels que le PIB sont inadaptés car ils mesurent uniquement la production, sans prendre en compte la destruction de ressources non renouvelables — ce qui, en faisant l’analogie avec la gestion d'une entreprise, reviendrait à mesurer son chiffre d'affaires sans tenir compte du fait qu'elle liquide ses actifs.
  • La consommation d’énergie fossile, via les émissions de CO2 provoquées, détériore irrémédiablement le climat, de façon accélérée par rapport aux évolutions naturelles se produisant sur des échelles de temps de plusieurs siècles a minima. La conséquence pourrait être un véritable changement d'ère climatique au cours du XXIe siècle, avec des conséquences économiques et sociales incommensurables et imprévisibles. L'addition pouvant être particulièrement désastreuse si les systèmes économiques touchés sont en récession structurelle, donc avec des caisses vides et une faible capacité de rebond.
  • Les énergies renouvelables (notamment photovoltaïque diffus et éolien) auront beaucoup de mal à pallier quantitativement[14] une baisse de la consommation (voulue ou forcée) des énergies fossiles afin de garantir le niveau de vie actuel. Elles sont gérées en France par des méthodes sentimentales[Quoi ?] et engendrent un effet d'éviction, en univers sans croissance, sur des solutions plus porteuses de résultats mais tout autant capitalistiques[pas clair] (rénovations massives, développement filière bois-énergie et pompes à chaleur, révolution dans les transports, séquestration du CO2 dans les centrales à charbon…).[réf. nécessaire]
  • Dans un tel contexte le recours à l'énergie nucléaire est un mal nécessaire en ce que cette filière, décriée par le mouvement antinucléaire, permet de faire face à une demande importante en approvisionnement électrique en induisant des émissions très faibles de gaz à effet de serre[15].
  • La taxe carbone doit s'appliquer à tous mais ne passera pas sans une pédagogie forte « Tout le monde, même les Français modestes, va devoir faire des efforts parce que même les Français modestes consomment trop d'énergie[16]. »

Décroissance[modifier | modifier le code]

Dans son texte « L’énergie, de quoi s’agit-il exactement ? », Jancovici montre que depuis 50 ans le taux de croissance du PIB baisse de plus en plus, passant de plus de 3 % par an dans les années 1960 à environ 1,2 % par an dans les années 2010, et que ce ralentissement est fortement corrélé à celui de la consommation d'énergie. Il en conclut que « la récession deviendra probablement un épisode récurrent normal du parcours économique » et que « promettre aujourd’hui plus de pouvoir d’achat ou des retraites préservées, ce qui suppose plus de PIB, sans expliquer comment on rend cela compatible avec de moins en moins d’énergie,[...] devrait se heurter immédiatement à un tir nourri de questions incisives et factuelles »[17].

« Globalement, il faut baisser de 4% par an nos émissions de CO2. Alors là-dedans, ni les énergies renouvelables, ni le nucléaire ne permettront de compenser cette baisse pour conserver le confort moderne. Il faut bien comprendre que lutter contre le changement climatique, c'est se mettre au régime. [...] Le non-dit politique majeur aujourd'hui, c'est que cela n'est pas compatible avec la croissance économique. Ce n'est même pas compatible avec le maintien de la production économique actuelle. Donc, cela veut dire perte de pouvoir d'achat, pour être très clair, pour tout le monde, pas juste pour les riches »[18].

Voiture électrique[modifier | modifier le code]

En , lors du salon automobile de Francfort, il affirme que « la voiture électrique n’est propre que si l’électricité l’est aussi »[19].

Selon le think tank The Shift Project qu'il préside, la voiture électrique n'est pas la panacée : il faut restreindre l'usage de la voiture[20], fût-elle électrique.

Nucléaire civil[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Jancovici est un partisan affirmé de l'énergie nucléaire comme étant l'une des rares alternatives techniquement crédibles et mûres permettant de se défaire de la « contrainte carbone ». Il regroupe sous ce dernier terme les risques de crise économique et sociale majeure liés à notre trop forte dépendance aux hydrocarbures alors que le plafonnement de la production mondiale approche ou est en cours[21], ainsi que le péril d'un changement climatique de grande ampleur qui découlera de l'usage massif des énergies fossiles encore disponibles (gaz naturel, charbon, schiste bitumineux, gaz de schisteetc.). De plus, la baisse structurelle de production mondiale de nombreux métaux remet en cause la viabilité du recours massif à certaines énergies renouvelables comme le photo-voltaïque, dont le processus d'exploitation n'est, en fait, pas renouvelable. Ainsi : « Le nucléaire est quelques dizaines ou centaines de fois moins consommateur de métal par kWh produit que le solaire, par exemple. Un monde où chacun aurait son panneau sur son toit et la batterie dans la cave, à mode de vie constant, est physiquement inatteignable. […] Dans un monde où les ressources vont se contracter, le nucléaire est un amortisseur de la contraction[22]. »

Il affirme encore que le nucléaire « évite plus d'inconvénients qu'il n'en crée », constituant une source d'énergie acceptable et même souhaitable car, l'économie étant liée à l'énergie, un recours massif au nucléaire partout où cela est possible (selon des critères de stabilité géologique et géopolitique) éviterait une crise économique et sociale trop brutale, due à un scénario mêlant les seules économies d'énergie au développement des énergies renouvelables. Cela constituerait un « Facteur 2,5 » au lieu d'un Facteur 4[pas clair], avec le même effet sur les émissions de gaz à effet de serre françaises[23],[24]. Sa position lui vaut des critiques de la part des militants antinucléaires[25],[26],[27]. Pour lui, on peut garantir un approvisionnement énergétique identique en volume et en prix à ce que fournissent actuellement les combustibles fossiles en se reportant sur l'énergie nucléaire et les énergies renouvelables, mais cela ne sera possible que pendant quelques décennies. Il conclut en expliquant que l'essentiel du problème énergétique devra se résoudre d'ici à 2050 par des économies d'énergie très importantes, incitées par des hausses de prix progressives, acceptées et planifiées, via la taxe carbone engendrant une redistribution de la fiscalité, et non subies sous l'effet de crises extérieures engendrant une fuite de capitaux vers les pays producteurs.

Sur le problème des risques induits, Jean-Marc Jancovici livre sur son site Internet une analyse sur les conséquences de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl et de son traitement par les médias[23] :

« En ce qui concerne l'accident de Tchernobyl, la majorité des informations qui circulent sont de 3e main, quand ce n'est pas plus : “quelqu'un” m'a dit qu'on lui a dit que, etc. La quasi-totalité des choses que l'on peut lire ou entendre dans les médias n'émanent pas de médecins ou de biologistes en direct, mais de militants antinucléaires, qui ne publient pas dans des revues scientifiques à comité de lecture. Ce mode de fonctionnement des médias autorise toutes les manipulations[23]. »

En , il dit dans un entretien à l'occasion de la publication de Changer le monde : tout un programme[28] :

« Le nucléaire civil peut concourir au maintien de la paix dans le monde. Sans même parler de CO2, le nucléaire est beaucoup moins dangereux que le charbon. Depuis la catastrophe de Fukushima, qui n'a pas fait un mort du fait du surplus de radiations[30], le charbon a déjà tué 1 000 personnes dans les mines[28]. »

En , Jean-Marc Jancovici réaffirme :

« On n'a pas trouvé mieux que le nucléaire pour produire de l'électricité sans trop polluer[31]. »

Il précise : « Évidemment, si les faits sont mal rapportés, les conclusions que chacun en tire sont faussées. Par exemple, 80 % des Français pensent que le nucléaire contribue au réchauffement climatique. » Le rapport sur Fukushima de l'Unscear (Comité scientifique des Nations unies pour l'étude des effets des rayonnements ionisants) affirme que « cet accident n'a pas fait de victimes à cause du surplus de radiations […] et, d'après la revue scientifique The Lancet, le charbon tue 30 personnes par milliard de kilowattheures produit. »

Concernant les énergies renouvelables,

« Il y a de 10 à 100 fois plus de métal dans l'éolien et le photovoltaïque que dans le nucléaire par kilowattheure produit. Il faut donc faire 10 à 100 fois plus de trous dans la terre pour aller chercher les métaux. […] Il faut alors ajouter au coût de production des modes renouvelables intermittents le coût du stockage, ce qui fait repencher la balance du côté du nucléaire[31]. »

Critiques[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Jancovici, qui se présente comme un « décroissant pronucléaire », fait l'objet depuis 2012 de critiques de la part des militants antinucléaires qui l'accusent de « greenwashing » et lui reprochent de promouvoir une reprise en main autoritaire de la société sous le couvert d'une lutte contre le changement climatique[25],[26],[27].

Des divergences de point de vue naissent entre lui et Nicolas Hulot alors que celui-ci propose de fermer 17 réacteurs nucléaires lors de sa nomination comme ministre d'État[32].

Jancovici est sceptique au sujet de la construction massive en France d'éoliennes et de panneaux solaires du fait de leur intermittence et de leur emprise foncière[32]. En 2018, il qualifie Nicolas Hulot de « ministre à contre-emploi » et réaffirme sa position pro-nucléaire en expliquant que :

« diminuer la part du nucléaire, ce n'est pas agir pour le climat [car] si le carbone est une priorité, alors le nucléaire est plutôt une solution qu'un problème[25]. »

Démographie[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Jancovici est partisan d'une régulation démographique[33],[22],[34]. En 2015, la journaliste Irène Inchauspé le juge « quelque peu malthusien »[35].

Dans un entretien de 2019, il déclare :

« Dans les pays occidentaux, il y a un premier moyen de réguler la population de façon raisonnablement indolore : ne pas tout mettre en œuvre pour faire survivre les personnes âgées malades, à l'image du système anglais qui ne pratique, par exemple, plus de greffes d'organes pour des personnes de plus de 65 ou 70 ans. […] Tous les moyens qu'on va dépenser pour faire vivre de vieilles personnes dans de très mauvaises conditions, c'est autant de moyens que vous ne mettez pas à disposition des jeunes pour trouver leur place dans un monde plus contraint[22]. »

En fait, il n'existe pas au Royaume-Uni de limite d'âge stricto sensu pour bénéficier d'une greffe d'organe, l'âge n'étant qu'un critère dans le choix du receveur ; selon Emmanuelle Macé, chargée de mécénat à la Fondation ProGreffe, une telle limite ne peut pas se justifier médicalement[36].

Laurent Alexandre qualifie ces propos d'« euthanasie écologique » et juge « préoccupant que l’idée du rationnement écologique des soins naisse dans le cerveau de Jean-Marc Jancovici qui est un homme raisonnable et qui développe la critique la plus lucide de l’impasse des énergies renouvelables[34],[36] ».

Ademe, bilan carbone et bilan carbone personnel[modifier | modifier le code]

De 2000 à 2010, Jean-Marc Jancovici a été l'auteur principal des versions 1 à 6 du bilan carbone de l'Ademe[19],[37]. Ce travail a été utilisé par l'article 75 de la loi Grenelle II, qui impose à chaque entreprise de plus de 500 personnes et à chaque collectivité territoriale de plus de 50 000 habitants de réaliser un inventaire d'émissions de gaz à effet de serre[38]. Il est également l'initiateur, en 2007, du bilan carbone personnel, un calculateur en ligne permettant à tout particulier français de calculer avec une relative précision les émissions de gaz à effet de serre induites par son mode de vie, et donc sa contribution au réchauffement climatique, avec une analyse détaillée pour chaque grand domaine de consommation (alimentation, logement, transports...)[39]. C'est le premier outil qui permet de calculer avec précision les émissions de gaz à effet de serre provoquées par un particulier. « Le premier calculateur de bilan carbone personnel qui prend tout en compte, des achats de chaussures aux vacances au ski, en passant par le chauffage et les biftecks » explique Jean-Marc Jancovici[40][source insuffisante].

Mode de vie minimisant la consommation d’énergies fossiles[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Jancovici, en 2019.

Jean-Marc Jancovici met en avant ses choix de vie en cohérence avec ses engagements : il ne possède pas de voiture et prend le RER ; les jours de grève, il lui est arrivé de circuler à vélo pour couvrir la distance ; il se rend impérativement en train dans les villes de province où il donne des conférences (plusieurs centaines depuis qu'il a commencé cette activité). Pour lui, le geste écologique prioritaire est le renoncement à l'avion[1],[41],[42].

En réponse à la question « Que faire à notre niveau individuel ? », il propose deux catégories de réponses[42],[39] :

  • ce qui a un sens (besoin de cohérence) : (1) manger le moins possible de viande et en particulier de viande de bœuf, (2) ne pas prendre l'avion, (3) dépenser moins d'argent (consommer moins et investir dans des projets de décarbonation) ;
  • ce qui est utile (effet de levier) : (1) écrire à des journalistes avec des sources factuelles pour corriger leurs articles, (2) organiser une formation sur la prise en compte des enjeux dans le cadre de son travail, (3) écrire à des fonctionnaires ou des élus locaux.

Publications[modifier | modifier le code]

Préfaces[modifier | modifier le code]

  • Patrice Drevet (préf. Jean-Marc Jancovici), La planète se réchauffe ! : comprendre pour mieux lutter, Éditions du Chêne, (ISBN 9782842777692).
  • Jean-François Mouhot (préf. Jean-Marc Jancovici), Des esclaves énergétiques : réflexions sur le changement climatique, Champ Vallon éditions, (ISBN 9782876735545).
  • Bertrand Barré (préf. Jean-Marc Jancovici), Pourquoi le nucléaire, De Boeck, (ISBN 9782807306561).

Conférences[modifier | modifier le code]

Jean-Marc Jancovici anime de nombreuses conférences, soit pour des entreprises, organismes de recherche ou collectivités territoriales, soit à destination du grand public. Parmi les thèmes abordés figurent principalement le réchauffement climatique et les risques liés à la dépendance aux combustibles fossiles. Plusieurs enregistrements vidéo de conférences sont gratuitement consultables à partir de son site Internet, ainsi que l'ensemble de ses cours de 2019 à l'école des Mines de Paris sur la contrainte énergie / climat (module de seize heures)[43]. Il intervient en outre régulièrement à la télévision ou à la radio en tant qu'expert sur ces mêmes sujets (notamment : plusieurs passages dans Mots croisés sur France 2, Ce soir ou jamais sur France 3, C dans l'air sur France 5, cycle d'entretiens sur France Info en 2010-2011...).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Laure Noualhat, « Il chauffe sur le climat », Libération, 30 mars 2009.
    Son site internet, anciennement manicore.com, est « un modèle de vulgarisation qui draine 3 000 à 5 000 visiteurs par jour ».
  2. De la promotion X 1981, voir « Fiche de Jean-Marc Jancovici », sur polytechniciens.com, Paris, Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l’AX) (consulté le 12 octobre 2018).
  3. « Comité de veille écologique », sur fondation-nicolas-hulot.org.
  4. « Le conseil scientifique », fondation Nicolas-Hulot (consulté le 4 mars 2019).
  5. « Membres du groupe 1 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur le site du Grenelle Environnement, le 10 septembre 2007.
  6. Site de Carbone 4.
  7. « Climat : un Haut Conseil pour orienter le gouvernement », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 29 janvier 2019).
  8. Site de X-environnement.
    Il s'agit d'un groupe thématique de l'amicale des anciens élèves de l'École polytechnique.
  9. « Biographie et actualités de Jean-Marc Jancovici », sur France Inter (consulté le 30 décembre 2017).
  10. Pierre Le Hir, Audrey Garric et Cédric Pietralunga, « Climat : un haut conseil pour orienter le gouvernement », sur Le Monde, (consulté le 28 novembre 2018).
  11. (en) Gaël Giraud, Zeynep Kahraman, « How Dependent is Growth from Primary Energy ? Output Energy Elasticity in 50 Countries (1970-2011) » [PDF], CNRS, .
  12. « Combien suis-je un esclavagiste ? », mai 2005.
  13. La notion d'esclaves énergétiques a été sous-entendue par Oscar Wilde dans L'Âme de l'homme sous le socialisme, créée par le professeur Hans-Peter Dürr et évoquée chez Ivan Illich.
  14. (de) Aktuelle Fakten zur Photovoltaik in Deutschland [« Faits actuels sur le photovoltaïque en Allemagne »], Fraunhofer-Gesellschaft, 2019.
  15. Faut-il remplacer le nucléaire par des centrales à gaz ?, jancovici.com, 1er février 2007.
  16. Jean-Marc Jancovici : pour la taxe carbone “tout le monde, même les Français modestes, va devoir faire des efforts”, Le Moniteur, 7 septembre 2009.
  17. L’énergie, de quoi s’agit-il exactement ?, jancovici.com, 2011 (dernière mise à jour : 2 septembre 2018).
  18. Transition énergétique : avons-nous encore le temps ?, France Culture, 7 novembre 2019.
  19. a et b « Jean-Marc Jancovici : "La voiture électrique n’est qu’un rêve high-tech parmi d’autres" », Sud-Ouest, 25 septembre 2017.
  20. Guide pour une mobilité quotidienne bas-carbone : Vers un système cohérent d’alternatives à la voiture en solo dans les zones de moyenne densité, The Shift Project, , 121 p. (lire en ligne [PDF]), p. 30 :

    « Approcher la décarbonation de la mobilité uniquement par le prisme de la motorisation est grandement insuffisant, dans la mesure où un parc automobile 100 % électrique ne résoudrait pas l’ensemble des problèmes liés à l’utilisation de la voiture individuelle »

    .
  21. « A quand le pic de production mondial pour le pétrole ? », sur jancovici.com, juillet 2014.
  22. a b et c « Jean-Marc Jancovici : "l'Europe est en décroissance énergétique depuis 2007" », Socialter, no 35 « Êtes-vous assez radical ? »,‎ (lire en ligne, consulté le 13 juillet 2019).
  23. a b et c « Discussion autour de quelques idées reçues sur le nucléaire civil », sur jancovici.com, janvier 2002 (modifié août 2012).
  24. « Lettre ouverte aux journalistes qui vont évoquer Tchernobyl, et surtout à ceux qui les écoutent, les lisent ou les regardent », sur jancovici.com, avril 2006.
  25. a b et c « Comme ministre, Nicolas Hulot était à contre-emploi », sur Les Échos, (consulté le 3 mars 2019).
  26. a et b Dominique Méda, Pour en finir avec ce vieux monde : Les chemins de la transition, Les Éditions Utopia, , 280 p. (ISBN 978-2-919160-78-5, lire en ligne).
  27. a et b « Jancovici, l'expert médiatique qui dit n'importe quoi », sur Réseau Sortir du nucléaire (consulté le 28 février 2019).
  28. a et b « "Le nucléaire civil peut contribuer au maintien de la paix" », sur lexpansion.lexpress.fr, L'Express, (consulté le 24 août 2019).
  29. (en) « Japan Recognizes First Fukushima Radiation Death », Time, (consulté le 24 août 2019).
  30. Depuis cet entretien, le décès d'un employé a été attribué aux radiations ionisantes émises par la centrale afin de permettre un dédommagement, sans pour autant valider statistiquement[pas clair] l'origine de son cancer[29].
  31. a et b « On n'a pas trouvé mieux que le nucléaire pour produire de l'électricité sans trop polluer », Le Point, 17 juin 2019.
  32. a et b « Transition énergétique : pourquoi Nicolas Hulot ne pourra pas tenir son objectif », sur Capital.fr, (consulté le 3 mars 2019).
  33. christophe Juppin, « Il faut Maîtriser la démographie pour maîtriser le réchaufement climatique, pour Jean-Marc Jancovici le 10 mai 2019 », sur Pôle Technologique Sud Champagne, (consulté le 14 novembre 2019)
  34. a et b Laurent Alexandre, « L’écologie politique, un anti-humanisme? », sur lefigaro.fr, (consulté le 6 août 2019).
  35. Irène Inchauspé, « Face au réchauffement climatique, la France ne doit pas avoir le nucléaire honteux », sur L'Opinion.fr, (consulté le 10 novembre 2019).
  36. a et b « Existe-t-il un âge limite pour recevoir un don d'organe ? », sur LCI, (consulté le 13 juillet 2019).
  37. Bilan carbone®, Geo, 21 avril 2009.
  38. Bilan carbone, Novethic.
  39. a et b Jean-Marc Jancovici, site « Acteurs du Paris durable » de la Mairie de Paris, octobre 2012.
  40. Nouveautés, sur manicore.com.
  41. Se passer de voiture au quotidien : est-ce possible ?, jancovici.com, 1er juin 2000.
  42. a et b [vidéo] #2 Jancovici a répondu à vos questions - 06/12/2018 sur YouTube, 6 décembre 2018 (séquence entre 1:33:37 et 1:45:03).
  43. « Vidéos », sur jancovici.com.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Conférences et cours en ligne[modifier | modifier le code]