Marie-Charlotte Garin
| Marie-Charlotte Garin | |
Marie-Charlotte Garin en 2023. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Députée française | |
| En fonction depuis le (4 ans et 20 jours) |
|
| Élection | 19 juin 2022 |
| Réélection | 30 juin 2024 |
| Circonscription | 3e du Rhône |
| Législature | XVIe et XVIIe (Cinquième République) |
| Groupe politique | ÉCO-NUPES (2022-2024) EcoS (depuis 2024) |
| Prédécesseur | Jean-Louis Touraine |
| Conseillère métropolitaine de Lyon | |
| En fonction depuis le (3 mois et 16 jours) |
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| Élection | 22 mars 2026 |
| Circonscription | Lyon-Sud-Est |
| Président | Véronique Sarselli |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Vernon (Eure, France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Les Écologistes |
| Diplômée de | IEP de Paris |
| Profession | Collaboratrice politique en collectivité locale |
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Marie-Charlotte Garin, née le à Vernon (Eure), est une femme politique française.
Membre du parti Les Écologistes, elle est élue une première fois députée de Lyon dans la troisième circonscription du Rhône le , où elle avait été investie par la NUPES.
Son mandat se terminant prématurément le du fait de la dissolution parlementaire décidée par Emmanuel Macron, elle est investie par le Nouveau Front populaire dans la même circonscription pour les élections législatives anticipées qui s'ensuivent. Elle est réélue dès le premier tour, le .
Elle est particulièrement engagée sur les sujets concernant les sans-abris[1] et les droits des femmes[2].
Situation personnelle et carrière professionnelle
[modifier | modifier le code]Jeunesse et études
[modifier | modifier le code]Marie-Charlotte Garin naît le à Vernon[3]. Fille d'un journaliste et d'une secrétaire d'ambassade[4], elle est issue d'une fratrie de cinq enfants et passe une partie de son enfance à Chypre avant que sa famille ne s'installe en Ardèche[5],[6].
Elle est admise à l'Institut d'études politiques de Paris en 2013. Elle y copréside une association de solidarité pour les sans-abris et les réfugiés, et y obtient un master en développement international[4].
Parcours professionnel
[modifier | modifier le code]Marie-Charlotte Garin commence sa carrière au sein de l'ONG Handicap International, qu'elle intègre en 2018 et où elle est chargée de projet « Genre et handicap »[5],[6]. Elle y rencontre Grégory Doucet, futur maire de Lyon, rejoint Europe Écologie Les Verts en 2019, et milite lors de la campagne des municipales de 2020. À la suite des élections, elle devient collaboratrice du groupe Les Écologistes au conseil municipal de la même ville, avant d'être nommée directrice de cabinet de la mairie du 5e arrondissement de Lyon un an après[6],[7].
Parcours politique
[modifier | modifier le code]Députée de la XVIe législature
[modifier | modifier le code]Élection et prise de fonctions
[modifier | modifier le code]Lors des élections législatives de 2022, alors inconnue dans le paysage politique lyonnais[6], elle est investie dans la troisième circonscription du Rhône par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale.
Selon Rue89Lyon, elle « représente bien l'archétype de l'élue écolo lyonnaise, même si elle n'a, encore, aucun mandat au niveau local : jeune, diplômé d'école d'ingénieur ou de Sciences Po et passée par l'humanitaire ou l'associatif »[6]. Régulièrement décrite comme emblématique de la « génération climat », elle se présente comme « une femme LGBT[4] », écoféministe, et déclare vouloir faire de la planification écologique sa priorité[5],[6],[8].
Arrivée en tête au premier tour avec 43,68 % des suffrages exprimés[9], elle est élue députée au second tour avec 54,79 % des voix face à Sarah Peillon (LREM)[10].
Mandat
[modifier | modifier le code]Le , à l'occasion de la séance inaugurale de la XVIe législature, elle porte symboliquement dans l'hémicycle la robe qui avait valu à Cécile Duflot des sifflements jugés sexistes de la part de plusieurs députés, le , revendiquant ainsi un héritage féministe[11],[12].
En juillet, avec sa collègue Ségolène Amiot, elle interpelle la Première ministre Élisabeth Borne quant à la présence de ministres tenant des propos qu'elle estime homophobes au sein du gouvernement, visant notamment les déclarations de Caroline Cayeux[13].
Au cours de l'année, elle est également chargée, aux côtés de la sénatrice Mélanie Vogel, d'un travail parlementaire sur le traitement des violences sexistes et sexuelles en politique, en vue d'aboutir à des propositions législatives[14].
En , avec deux autres députés écologistes (Sandrine Rousseau et Sébastien Peytavie), elle dépose une proposition de loi visant à instaurer un congé menstruel de treize jours par an, qui serait entièrement pris en charge par l'assurance maladie et sans délai de carence[15],[16].
En , dans le cadre d'une proposition de loi sur l'accès des femmes aux postes à responsabilités dans la fonction publique, l'Assemblée nationale adopte son amendement visant à imposer la parité dans les cabinets ministériels et au cabinet de la présidence de la République[17],[18] — disposition ensuite adoptée définitivement par le Parlement[19].
En , elle passe une nuit au gymnase de l'école élémentaire Mazenod dans le 3e arrondissement de Lyon, qui accueille des familles sans-abri, afin d'alerter sur la situation des familles à la rue et de protester contre le rejet par le gouvernement de deux amendements, dont le sien, visant à créer 10 000 places d'hébergement dans le projet de loi de finances pour l'année 2024[20]. Elle interpelle également à ce sujet la Première ministre Élisabeth Borne dans une lettre cosignée par une cinquantaine de parlementaires de la NUPES, ainsi que des députés de la majorité (MoDem, Horizons et Renaissance)[21],[22].
En , elle fait partie des huit parlementaires de gauche qui passent une nuit dans un campement de familles sans abri installé dans le 7e arrondissement de Paris par l'association Droit au logement[23],[24].
Députée de la XVIIe législature
[modifier | modifier le code]Élection et prise de fonctions
[modifier | modifier le code]Appelant à l'union des partis de gauche lors de la campagne pour les élections législatives anticipées, elle soutient la coalition formée le [25],[26]. Réinvestie dans la troisième circonscription du Rhône par Les Écologistes au sein du Nouveau Front populaire[27],[28], elle organise à Lyon, le , le premier rassemblement électoral de la coalition[29],[30].
Le , elle est réélue dès le premier tour avec 51,51 % des suffrages exprimés[31],[32].
Mandat depuis 2024
[modifier | modifier le code]En , le rectorat de Lyon ouvre une enquête envers une institutrice après qu'elle a remis à Marie-Charlotte Garin une banderole réalisée par ses élèves appelant à « combattre le RN ». L'enquête porte sur des soupçons de manquement à l'obligation de neutralité de l'enseignante[33],[34].
Elle reprend sa mission d'information parlementaire avec Véronique Riotton (EPR) entamée en et remet leur rapport sur la définition pénale du viol début 2025[35] : leurs préconisations visent en particulier à expressément ajouter le consentement des personnes dans la définition pénale des agressions sexuelles dont fait partie le viol[36],[37],[38], Marie-Charlotte Garin dépose le , toujours avec Véronique Riotton, une proposition de loi transpartisane visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles pour y intégrer la notion de non-consentement[39],[40]. La proposition de loi pour « modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles » est adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale le [41],[42], et aboutit à la loi n° 2025-1057 du [43].
Elle est tête de liste « Avançons Ensemble » menée Bruno Bernard dans la circonscription de Lyon-Sud-Est aux élections métropolitaines de 2026[44]. Sa liste remporte la circonscription, lui permettant d'être élue au conseil de la métropole, malgré la défaite des listes de Bruno Bernard contre les listes de droite et du centre sur l'ensemble de la métropole[45].
Synthèse des résultats électoraux
[modifier | modifier le code]Élections législatives
[modifier | modifier le code]| Année | Parti | Circonscription | 1er tour | 2d tour | Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||||
| EELV (NUPES) | 3e du Rhône | 17 767 | 43,39 | 1re | 21 105 | 54,79 | 1re | Élue | ||
| EELV (NFP) | 27 736 | 51,51 | 1re | Élue | ||||||
Élections métropolitaines
[modifier | modifier le code]Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste.
| Année | Liste | Circonscription | 1er tour | 2d tour | Sièges obtenus | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||||
| 2026[46] | LE-PS-PP-PCF-VC-L'A-D!-G.s | Lyon-Sud-Est | 8 449 | 34,03 | 1re | 10 440 | 40,93 | 1re | ||
Publication
[modifier | modifier le code]- Marie-Charlotte Garin, Qu'est-ce que consentir ?, Paris, La Martinière, coll. « Alt », , 32 p. (ISBN 979-1-040-11892-3, présentation en ligne)
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Circo - Enfants à la rue : le cri d'alarme de la députée Marie-Charlotte Garin | LCP - Assemblée nationale », sur lcp.fr (consulté le )
- ↑ « Lyon. « Une vision patriarcale du couple » : Marie-Charlotte Garin veut mettre fin à la notion de « devoir conjugal » », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ « Marie-Charlotte Garin »
, sur Assemblée nationale (consulté le ). - 1 2 3 Ismaël El Bou-Cottereau, « Marie-Charlotte Garin, la “génération climat” au Palais Bourbon »
, sur Émile, (consulté le ). - 1 2 3 Richard Schittly, « Assemblée nationale : Marie-Charlotte Garin, une députée écolo emblématique de la « génération climat » », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ). - 1 2 3 4 5 6 Marie Allenou, « Législatives : Marie-Charlotte Garin, bonne élève écologiste à l'assaut de l'Assemblée »
, sur Rue89Lyon, (consulté le ). - ↑ Mathieu Dejean, « Violences sexistes : « Nous avons déplacé le curseur de l'acceptable » »
, sur Mediapart, (consulté le ). - ↑ Timothée Barnaud, Baptiste Farge, Nina Jackowski et Albert Facelly, « La génération climat prend ses écoquartiers à l'Assemblée nationale »
, sur Libération, (consulté le ). - ↑ Richard Schittly, « Législatives 2022 : la gauche unie reprend l'avantage à Lyon, berceau de La République en marche », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ « À Lyon : Marie-Charlotte Garin, nouvelle députée de la 3e circonscription du Rhône »
, sur Rue89Lyon, (consulté le ). - ↑ Caroline Pain, « Pour son premier jour à l'Assemblée, la députée Marie-Charlotte Garin a porté la robe qui avait valu des insultes sexistes à Cécile Duflot »
, sur La Dépêche du Midi, . - ↑ « À l'Assemblée, une députée EELV s'affiche avec la robe qui avait valu des moqueries à Cécile Duflot »
, sur Le Figaro, (consulté le ). - ↑ Agence France-Presse, « « Ces gens-là » : des députées Nupes demandent à Borne de « limoger ses ministres homophobes » »
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, sur Les Échos, (consulté le ). - ↑ Raphaël Marchal, « Fonction publique : l'Assemblée vote une proposition de loi pour améliorer l'accès des femmes aux responsabilités »
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, sur Libération, (consulté le ). - ↑ « Deux députés du Rhône dorment sous des tentes à Paris »
, sur Lyon Mag, (consulté le ). - ↑ David Gossart, « Dissolution : la réaction des députés du Rhône »
, sur Tribune de Lyon, (consulté le ). - ↑ Dolores Mazzola, « Dissolution de l'Assemblée nationale, "le RN demande et Macron se couche", la députée écologiste Marie-Charlotte Garin ne mâche pas ses mots »
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, sur Reporterre, (consulté le ). - ↑ Élise Martin, « Les militants de gauche n'ont « pas le choix de croire » au Front populaire »
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, sur Rue89Lyon, (consulté le ). - ↑ Tatiana Vazquez, « L'écologiste Marie-Charlotte Garin en orbite dès le premier tour »
, sur Le Progrès, (consulté le ). - ↑ « Une fresque à caractère politique offerte à une députée NFP par des écoliers lyonnais, le rectorat ouvre une enquête », sur Libération, (consulté le ).
- ↑ « « Fini les racistes » : des écoliers de Lyon réalisent une fresque politique et créent la polémique », sur Ouest-France, (consulté le ).
- ↑ Rapport sur la définition pénale du viol, n° 792, déposé le mardi 21 janvier 2025
- ↑ Ces députées veulent changer la définition pénale d’un viol et ajouter la notion de non-consentement, ouest-france.fr, 21 janvier 2025, par Pierrick Baudais
- ↑ Ce que contient le rapport parlementaire sur la définition du viol, lepoint.fr, 21 janvier 2025, par Juliette Vignaud : "Le critère du non-consentement a donc été ajouté à la définition, tout en conservant les éléments déjà en vigueur"
- ↑ Lyon. La députée Marie-Charlotte Garin veut changer la définition du viol, voici pourquoi , actu.fr, 28 janvier 2025, par Julien Damboise
- ↑ « Proposition de loi, n° 842 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le )
- ↑ « Une proposition de loi pour passer de « la culture du viol à celle du consentement » », sur 20 Minutes, (consulté le )
- ↑ Définition pénale du viol : "la notion de non-consentement permettra de mieux couvrir l'ensemble des situations", francebleu.fr, 2 avril 2025, par Isabelle Gaudin et Philippe Peyre
- ↑ Rapport n° 1181, au nom de la commission des lois sur la proposition de loi de Mmes Marie-Charlotte Garin, Véronique Riotton et plusieurs de leurs collègues visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles (842), déposé le mercredi 26 mars 2025
- ↑ LOI n° 2025-1057 du 6 novembre 2025 modifiant la définition pénale du viol et des agressions sexuelles, JORF n°0262 du 7 novembre 2025
- ↑ « Élections métropolitaines : Bruno Bernard dévoile ses têtes de listes avec des surprises et un absent », sur Le Progrès, (consulté le )
- ↑ Emma Leiros et Jean-Christophe Adde, « Métropole de Lyon : Bruno Bernard reconnaît sa défaite face à une "majorité absolue" pour la droite », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le )
- ↑ « Lyon-Sud-Est (69007) - Elections Métropolitaines 2026 - Publication des candidatures et des résultats des élections en France », sur www.resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives à la vie publique :
- Député du Rhône
- Député de la XVIe législature de la Ve République
- Député de la XVIIe législature de la Ve République
- Député membre des Écologistes
- Femme politique française
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