Erdeven

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Erdeven
Erdeven
La mairie d'Erdeven.
Blason de Erdeven
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Dominique Riguidel
2020-2026
Code postal 56410
Code commune 56054
Démographie
Gentilé Erdevennois, Erdevennoise
Population
municipale
3 749 hab. (2018 en augmentation de 6,45 % par rapport à 2013)
Densité 122 hab./km2
Population
agglomération
11 498 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 35″ nord, 3° 09′ 19″ ouest
Altitude 20 m
Min. 0 m
Max. 36 m
Superficie 30,64 km2
Type Commune rurale et littorale
Unité urbaine Belz
(ville-centre)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Quiberon
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.erdeven.fr/

Erdeven [ɛʁdəvɛn] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Carte de la commune d'Erdeven.

La commune d'Erdeven faisait partie du canton de Belz (désormais du canton de Quiberon). Erdeven dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan, en région Bretagne.

Le littoral[modifier | modifier le code]

Située au bord de mer, Erdeven est une station balnéaire qui voit passer sa population de 3 000 à 5 000 habitants en période estivale[réf. nécessaire]. Son littoral va de la rive gauche de la Ria d'Étel à l'ouest à la plage de Kerhillio à l'est, le minuscule fleuve côtier du "Ruisseau de l'Étang" (dénommé ainsi car il traverse en amont l'étang de Loperhet) formant la limite communale avec Plouharnel. Ce littoral est entièrement formé de dunes (improprement dénommées "La Falaise" dans leur partie ouest) sur une largeur atteignant plusieurs centaines de mètres et même par endroits près d'un kilomètre, atteignant jusqu'à 20 mètres d'altitude dans la partie ouest, moins élevées plus à l'est, parsemées de quelques zones marécageuses et étangs dans leurs parties basses (notamment la zone d'Er Varquez[1], mais aussi l'étang de Kergrosse [Kergroz], l'étang de Poulbé et les marais du ruisseau de Poulbé, l'étang de Keravéon, Len-er-Gaulec, le Raz, l'étang et les marais de Kerminihy et la mare de Touleupry[2]) et entrecoupé par le petit fleuve côtier "Ruisseau de Poulbé", qui alimente une petite ria au niveau de la plage de Kerouriec. La Pointe de la Roche Sèche, prolongée en mer par l'îlot de Poulhaut, est la seule avancée rocheuse notable de ce cordon dunaire, même si quelques autres affleurements rocheux apparaissent aussi au niveau de l'estran plus à l'est (Pointe de Porth Limeneü et Karreg Vraz) ou sur les dunes (Rochers de Fetan Léreg) ; l'Île de Roëlan et quelques autres îlots (Tréouric, Rouzes, Annoërezet) les prolongent plus au large et sont classés zone Natura 2000[3].

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Ce littoral fait partie du massif dunaire de Gâvres-Quiberon, allant du Fort de Penthièvre à la Petite mer de Gâvres, est le plus long massif dunaire de Bretagne, coupé seulement par la ria d'Étel. Ce massif dunaire se serait formé il y a 2 500 ans environ et plus de 800 espèces végétales y sont inventoriées ; il comprend des zones humides d'origine naturelle comme l'étang du Cosquer à Erdeven ou Le Bego en Plouharnel, Gléric, Len Vraz, et d'autres d'origine anthropique comme les anciennes carrières de sable de Kerminihy et de Kervegant. Cet espace naturel est menacé par la surfréquentation touristique, l'existence de décharges sauvages et la prolifération d'espèces invasive, mais d'importantes mesures de protection ont été prises (création de cheminements piétonniers et cyclables, pose de ganivelles, etc..)[4].

Le massif dunaire est devenu le le 18e Grand site de France sous le nom de « Dunes Sauvages de Gâvres à Quiberon »[5].

À Erdeven et Étel, le trait de côte a reculé par endroits de 0,60 à 0,90 mètre par an entre 1952 et 2009[6]. Ce problème n'est pas nouveau : un rapport des Ponts et Chaussées datant de 1941 indique que le trait de côte, au niveau de la Pointe d'Erdeven, a reculé de 140 à 180 mètres en 112 ans et que l'embouchure de la Rivière d'Étel s'est élargie, passant de 280 mètres en 1819 à 380 mètres en 1931[7].

L'étang et les marais de Kerminihy vus depuis les dunes du littoral.

Les prélèvements de sable effectués par le passé, principalement dans le courant du XXe siècle ont contribué fortement au recul du trait de côte et créé des dépressions devenues des étangs ou des marais dans les dunes, par exemple la zone humide de Kerminihy, une ancienne carrière de sable. Des travaux de restauration ont été engagés à partir de 2008 par le département du Morbihan et le Grand site dunaire de Gâvres-Quiberon, visant principalement à réduire les saulaies qui occupaient plus de 4 hectares, à arracher d'autres plantes invasives comme l'armérie maritime, le géranium sanguin et le baccharis, et à creuser des mares pour favoriser le retour de la biodiversité et protéger notamment des espèces végétales en danger comme le liparis de Loesel et la spiranthe d'été (deux espèces d'orchidées), mais aussi d'autres espèces autochtones comme les carex et le raisin de mer, ainsi que des espèces animales[8]. Des parkings ont été aménagés en 2006 en arrière de la côte pour canaliser la circulation automobile

Le cargo maltais TK Bremen, échoué le sur la plage de Kerminihy.

Ses trois plages de sable fin séparées par deux massifs rocheux sont du nord au sud :

C'est devant cette plage que le cargo maltais TK Bremen s'est échoué dans la nuit du 15 au , lors de la tempête Joachim. Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'écologie, s'est rendue sur le site le 16 décembre 2011. Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, et le préfet du Morbihan, Jean-François Savy, ont rencontré les ostréiculteurs de la Ria d'Étel le 18 décembre 2011.

  • Kerouriec, plage familiale (Roche-Sèche)[10] ; cette plage est prolongée vers le sud-est par celle de Porh Kerhuet.
  • Kerhillio, la plus connue pour son fond plat et ses vagues qui permettent à tous d'être dans l'eau. Plage familiale, des zones y permettent la pratique du kite-surf et du char à voile[11].

Cette dernière se prolonge par la plage de Sainte-Barbe (commune de Plouharnel) et ensuite jusqu'au Fort de Penthièvre sur la presqu'île de Quiberon.

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La manifestation du Collectif le peuple des dunes le sur la plage de Kerhillio.

Ces plages font partie du plus grand cordon dunaire de Bretagne qui s'étend de la pointe de Gâvres au fort de Penthièvre sur la commune de Saint-Pierre-Quiberon[12].

Le collectif "Le peuple des dunes" a été créé le à Gâvres afin de s'opposer aux projets d'extraction de granulat marin au large du Massif dunaire de Quiberon-Gâvres. Une manifestation a notamment été organisée le dimanche à Erdeven sur la plage de Kerhillio.

Les parties intérieures de la commune[modifier | modifier le code]

Le finage d'Erdeven, assez vaste, est limité au nord par le ruisseau de Poumèn, un petit fleuve côtier coulant est-ouest, qui se jette dans l'étang du Sac'h et, plus en aval, dans la Rivière du Sac'h, ria annexe de la ria d'Étel, qui séparent Erdeven de Belz.

Les altitudes restent faibles, généralement peu supérieures à 20 mètres dans les parties les plus hautes (culminant toutefois à 31 mètres au niveau du dolmen de Mané Braz) et les pentes peu marquées. La partie nord de la commune porte de nombreux bois, le plus souvent de conifères ; les landes sont nombreuses, surtout dans la partie sud correspondant aux dunes.

Le village de Kerouriec.

Le bourg d'Erdeven s'est développé à l'écart du littoral et est en situation centrale au sein du territoire communal. L'habitat rural traditionnel est dispersé en de nombreux écarts, tous situés dans les parties intérieures de la commune, le littoral dunaire étant resté inhabité si l'on excepte l'ancien écart du port d'Étel, devenu une commune indépendante. Le bourg a beaucoup grossi depuis les dernières décennies du XXe siècle en raison de la création de nombreux lotissements à sa périphérie. De nombreuses autres maisons, résidences principales ou secondaires, se sont aussi construites autour des hameaux préexistants, principalement autour de ceux qui sont assez proches des plages (par exemple autour de Kergroz, Loperhet, Kerhillio, Keravel, etc..) ou encore en périphérie d'Étel (lotissement de Keranroué, Kerminihy).

La commune est desservie par la route départementale 781 (ancienne route nationale 781), reliant Hennebont à Locmariaquer en passant par le pont Lorois ; le bourg est aussi traversé par la D 105 qui vers l'ouest dessert Étel et vers l'est Ploëmel et Auray.

Géologie[modifier | modifier le code]

Un gisement de tourbe, correspondant à une ancienne forêt submergée, émerge à marée basse lors des grandes marées à la pointe de Carec-er-Seheu (Pointe de la Roche Sèche)[13].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[14]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[15].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[16]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[14]

  • Moyenne annuelle de température : 12 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 11,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 919 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[18] complétée par des études régionales[19] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Carnac », sur la commune de Carnac, mise en service en 1993[20] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[21],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 13,1 °C et la hauteur de précipitations de 832,8 mm pour la période 1981-2010[22]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Lorient-Lann Bihoue », sur la commune de Quéven, mise en service en 1952 et à 25 km[23], la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[24], à 12 °C pour 1981-2010[25], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[26].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Erdeven est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[27],[28],[29]. Elle appartient à l'unité urbaine de Belz, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[30] et 9 348 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[31],[32]. La commune est en outre hors attraction des villes[33],[34].

La commune, bordée par l'océan Atlantique, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[35]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[36],[37].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols simplifiée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est la suivante : zones agricoles hétérogènes (27,1 %), terres arables (21,9 %), forêts (14,3 %), végétation arbustive ou herbacée (11,9 %), zones urbanisées (9,3 %), prairies (9,1 %), espaces ouverts sans ou avec peu de végétation (3,2 %), espaces verts artificialisés (2,9 %), zones humides côtières (0,2 %), eaux maritimes (0,1 %) [38]. Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols détaillée de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la même base.

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 9,3 % 283
Équipements sportifs et de loisirs 2,9 % 90
Terres arables hors périmètres d'irrigation 21,9 % 669
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 9,1 % 277
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 27,1 % 827
Forêts de conifères 6,3 % 191
Forêts mélangées 8,0 % 246
Pelouses et pâturages naturels 9,1 % 278
Landes et broussailles 2,8 % 86
Plages, dunes et sable 3,2 % 98
Zones intertidales 0,2 % 5
Estuaires 0,05 % 1,5
Mers et océans 0,05 % 1,5
Source : Corine Land Cover[39]

Toponymie[modifier | modifier le code]

On rencontre les appellations suivantes : Erdeven (en 1427, en 1464, en 1481, en 1536), Ardeven (en 1477). Le nom breton de la commune est An Ardeven, du vieux breton « War ar tewen », War, localement prononcé ar, signifiant « sur » ; tewen est le substantif féminin désignant la "dune" ; « le pays sur la dune ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Les alignements de Kerzérho.

Une des premières descriptions des mégalithes d'Erdeven date de 1845 :

« Çà et là on rencontre des monticules coniques faits de main d'homme et, près de la métairie de Kerserho, on aperçoit de fort loin de grandes masses de granit, rangées sur neuf lignes parallèles, qui se prolongent du nord au sud, jusqu'auprès du village de Kercouno, où elles s'arrêtent au bord d'un étang. Ces avenues de pierre présentent quelquefois des lacunes parce qu'ici, comme à Carnac, on en a détruit un grand nombre. Sur d'autres points, elles sont interrompues par des haies et des murs ; mais elles se retrouvent toujours au-delà, et il est facile de reconnaître un ordre régulier et des alignements suivis. Ces menhirs, aussi nombreux, mais un peu moins élevés que ceux de Carnac, sont accompagnés de dolmens très considérables. Le plus vaste est celui que l'on trouve dans le village de Kercouno. Il a dix-huit pieds de long sur quatorze de large. Sa hauteur totale est de dix pieds. Il est formé de douze pierres verticales supportant une plate-forme de deux pierres horizontales, qui ont ensemble vingt pieds de long sur une égale largeur. De l'autre côté ds alignements, sur un tertre assez élevé, on voit deux autres monuments du même genre, moins hauts que le précédent. Vers l'extrémité méridionale des files, sur un autre monticule, s'élèvent encore deux dolmens en partie mutilés. L'un de ces deux autels est remarquable par la disposition circulaire de ses piliers, et par une espèce de corridor ou d'avenue, composée de deux rangs parallèles de pierres debout, qui conduisait sous le sanctuaire[40]. »

Benjamin Girard écrit en 1889 que la commune d'Erdeven « est traversée (...) par de très nombreux monuments druidiques [en fait préhistoriques]. La ligne sinueuse que décrit leur ensemble part du port d'Étel (...) et près des villages de Saint-Germain, de Kerangre, de Kerzerho et de Kerjean. Au village de Kerzerho, qui est situé sur la route d'Hennebont à Lorient, on se trouve en présence d'innombrables menhirs, rangés en bataille comme une armée de soldas pétrifiés. Ces pierres sont rangées sur onze lignes et forment ainsi dix avenues qui se prolongent sur une distance de 1 800 mètres. Aux environs de Kerzerho ces pierres ont, en général, 5 mètres de hauteur ; puis elles diminuent jusqu'à n'avoir pas plus de 1 mètre et paraissent, de loin, comme des mouton dispersés au milieu des pâturages ; enfin, à l'extrémité orientale des alignements, elles redeviennent colossales. Les alignements d'Erdeven[41] et le dolmen du Mané-Groh sont classés comme monuments historiques »[42].

En 1892 Félix Gaillard[Note 5] énumère dans la commune 26 menhirs ou groupes de menhirs et 5 dolmens[43] ; en plus, il écrit qu'« il existe à Erdeven plusieurs groupes ou agglomérations de menhirs renversés en désordre, enfouis ou dissimulés dans les ajoncs, et que l'on ne peut ni définir, ni qualifier avant qu'ils ne soient ou dégagés ou explorés »[44].

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vase en bronze contenant environ 1 200 pièces du IIIe siècle découvert à Erdeven (Musée de préhistoire de Carnac).

En 1893, trois cantonniers trouvèrent en extrayant des pierres à Derrero en Erdeven « un magnifique vase en bronze sculpté contenant environ douze cents pièces gallo-romaines des deuxième et troisième siècles, en très bon état de conservation. Le propriétaire du terrain, M. Guézel, a fait don de cette précieuse trouvaille au Musée de Carnac »[45].

Le Cartulaire de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé mentionne dès le XIe siècle une villa romaine près de Saint-Germain.

À l'époque médiévale, on recense à Erdeven plusieurs seigneuries dont les principales sont Keraveon, appartenant à Pierre de Talhouët (en 1350) et Kercadio, appartenant à Alain de Kercadiou (en 1427).

Temps modernes[modifier | modifier le code]

La famille du Val était seigneur de Keravéon ; elle est fondue par mariage en 1535 dans la famille de Talhouët, présente aux réformations et montres de l'évêché de Vannes entre 1426 et 1536. En 1636 la terre de Keravéon est érigée par le roi Louis XIII en baronnie avec permission « de faire dresser fourches patibulaires à quatre pilliers et un siège de juridiction » au profit de Georges de Talhouët (1591-1670), seigneur de Talhouët en Brec'h[46]. Le manoir de Keravéon est décrit en 1682 comme une maison noble « avec ses édifices, chapelles, dôme, pavillons, tours et tourelles, et vieilles ruines d'un colombier, etc.. À laquelle maison, il y a droit de prééminence et enfeu prohibitif de l'église Saint-Pierre d'Erdeven, banc à accoudoirs, proche le grand autel, du côté de l'Évangile, avec plusieurs écussons armoiriés (...) » De Keravéon dépendaient plusieurs métairies nobles, un moulin à vent, les étangs d'Erdeven, et les falaises de Plouharnel depuis le village de Loperhet jusqu'aux environs de la chapelle Sainte-Barbe. En 1717 Georges René de Talhouët de Keravéon, petit-fils de Georges de Talhouët, siège aux États de Bretagne qui sont organisés à Dinan par le maréchal de Montesqiou, alors gouverneur de la Bretagne, et une véritable conspiration est organisée pour refuser le vote des impôts, animée entre autres par Anne de Derval, épouse de Georges René de Talhouët de Keravéon, qui se trouvait alors à Rennes ; celui-ci reçut alors une lettre de cachet l'exilant à Vic-en-Bigorre[47].

En 1726 Renée-Angélique de Talhouët, fille de Georges René de Talhouët de Keravéon et héritière du château de Keravéon, se maria avec le marquis Pierre-Armand de Cambout de Coislin[Note 6] ; cette famille posséda le château de Keravéon jusqu'à la Révolution française[48].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Erdeven en 1778 :

« Erdeven, à 6 lieues un quart à l'ouest de Vannes, son évêché ; à 26 lieues de Rennes et à deux lieues trois-quart d'Aurai, sa subdélégation et son ressort. Le Roi, qui est le seigneur supérieur de cette paroisse, y possède plusieurs fiefs ; on y compte 1 550 communiants[Note 7]. La cure est à l'alternative (...). Le château de Ker-avéon est la maison seigneuriale de l'endroit. (...) Ce territoire produit grande quantité d'oignons, et des grains en abondance. Il est très bien cultivé, et borné par la mer au Sud, où l'on voit le fanal de Ker-gouriel, qui est établi pour favoriser les navigateurs, et la croix de Ker-venhir, près l'embouchure de la rivière d'Étel[49]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le château de Keravéon servit de quartier général au général Hoche en 1795, puis il fut incendié par les républicains. Il fut racheté en 1798 par Adélaïde de Coislin du Botdéru qui le reconstruisit[50].

Entre le et le les troupes républicaines de Hoche, qui tiennent notamment la position de Sainte-Barbe (en Plouharnel), font face à l'armée royaliste et chouanne, dirigée par Joseph de Puisaye et le général d'Hervilly, sur une ligne allant du moulin du Bego [au niveau de l'actuel musée de la Chouannerie] en Plouharnel en passant par Kerouriec en Erdeven et jusqu'au village d'Intel [Étel] ; la bataille de Plouharnel s'engage le 16 juillet et se termine par la débandade des Chouans dont les survivants se réfugient dans le fort de Penthièvre[51].

Pierre Ezanneau[Note 8], d'Erdeven, fait partie des victimes du débarquement de Quiberon en 1795[52]. Plusieurs habitants de la commune furent chouans, par exemple Paul Lesauce, Jacques Couriaud, Julien Lorho[Note 9], Georges Nicolas[Note 10], Mathieu Coriton[Note 11], Jean Le Gouahec, Joseph Madec[Note 12] ; tous déclarent en substance lors des interrogatoires qu'ils subirent par la suite devant la commission militaire de Port-Liberté qu'ils ont été enrôlés sous la menace et qu'ils ne sont que de pauvres laboureurs, entraînés de force dans l'expédition de Quiberon[53].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le château de Keravéon, alors possédé par la famille de Botdéru, servit de point de départ pour la correspondance des insurgés chouans vers l'Angleterre et l'Écosse (où l'ex-roi Charles X était en exil) au début de la Monarchie de Juillet[54]. Adélaïde de Coislin[Note 13] y habita, notamment avant son mariage et après le décès en 1837 de son époux le comte Hyacinthe du Botderu.

L. Diraison et Louis Le Visage[Note 14], tous deux propriétaires à Erdeven, firent partie de la délégation des cinquante Morbihannais qui se rendirent à Londres pour y rencontrer en 1843 Henri de France, comte de Chambord, afin de témoigner de leur soutien au prétendant légitimiste[55].

Erdeven décrit en 1843[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Erdeven en 1843 :

« Erdeven (sous l'invocation de saint Pierre et saint Paul) : commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : le Sac, Intel, Kerevain, Penester, les Sept-Saints, Kervarh, Kervenec, Keravion, Kercaire, le Ré, Saint-Germain, Kerveny, Kerascouet, Kerleven, Kerredo, Saint-Sauveur, Bolevan, Kerouriec, Kerhillio, Lesvar, Kergroue, Loperiet. (...) Outre l'église, il y a deux chapelles dans le bourg et trois éparses dans la commune. Ce sont : 1° Saint-Sauveur, 2° Saint-Germain, centres des deux villages de ces noms ; une chapelle à Loperiet, sous l'invocation de la Vierge. Enfin on voit encore les ruines d'une ancienne chapelle, dite des Sept-Saints, sur laquelle il y a une légende fort curieuse. L'église d'Erdeven est du siècle dernier [XVIIIe siècle] et fut construite, dit-on, par le seigneur de Keraviou. Keraviou , aujourd'hui à Mme Dubot-Déru, est une habitation moderne, construite en partie sur les ruines de l'ancien château, dont on voit encore les restes des fortifications. (...) L'agriculture de la commune d'Erdeven est favorisée par la récolte du goémon, ce précieux engrais ; mais les vents de mer occasionnent fréquemment aux céréales la maladie qu'on nomme le charbon. Au midi de la commune est une large falaise qui la sépare de l'océan . Entre cette falaise et la terre cultivée sont les villages de Kerouriec et de Loperiet, entourés d'étangs fort poissonneux, et couverts en tout temps d'une quantité considérable de judelles, de poules d'eau et de sarcelles. Dans les landes, qui couvrent une grande partie du sol, se trouvent, surtout vers la commune de Ploemel, des mares qui généralement tarissent dans l'été, mais qui, pendant la plus grande partie de l'année, sont couvertes de sarcelles et de vanneaux. Le pays abonde aussi en gibier, notamment en lapins et en perdrix. Un usage bizarre, et qui est pour ainsi dire propre à cette localité, veut que les morts soient portés en terre en une charrette tirée par des bœufs, et non par des chevaux. Si le défunt n'avait pas de bœufs, le plus proche voisin est tenu de prêter les siens. On parle le breton[56] »

Cette même année 1843 Erdeven obtient l'autorisation d'organiser une foire le 1er avril de chaque année[57].

Une épidémie de choléra débute à Erdeven le [58].

Étel, simple village d'Erdeven[modifier | modifier le code]

Étel a longtemps été un simple village faisant partie de la paroisse, puis de la commune d'Erdeven, jusqu'en 1851.

A. Marteville et P. Varin le décrivent ainsi en 1843 :

« Intel ou Étel est un petit port avec bureau des douanes. Il compte plusieurs presses à sardines. On exporte celle-ci au loin, ainsi que l'oignon, dont la culture est très développée dans ce pays. L'entrée de la petite rivière qui donne son nom à ce port est fermée par un rocher que l'on nomme la barre d'Intel, et qui ne permet l'accès qu'aux barques et qu'aux navires d'un faible tonnage ; encore ceux-ci sont-ils tenus de profiter des grandes marées[56]. »

En 1863 un rapport du Conseil général du Morbihan écrit : « Le village d'Étel, lieu de pêche et petit port, demanda son érection en commune, appuyant cette demande sur ce que la population d'Étel, exclusivement commerciale, industrielle et maritime, ne pouvait partager la vie communale avec la population d'Erdeven, exclusivement agricole. Erdeven ne fit aucune opposition à cette demande (...). L'érection en paroisse eût lieu en même temps », mais, à la suite d'une erreur administrative seule la section A du cadastre fut érigée en commune, si bien que les villages de la section B du cadastre restèrent rattachés à la commune d'Erdeven alors qu'ils se retrouvèrent dans la paroisse d'Étel. En 1863 « les villages de la paroisse d'Étel [et] sept autres villages d'Erdeven, Le Cosquer, Kerveheny, Keranroué, Tehuen, Saint-Germain, Croix-Izan, Kerprat, demandent à s'annexer à Étel ». Cette demande ne fut que partiellement satisfaite, la plupart des villages restèrent dans la commune d'Erdeven, seuls ceux membres de la paroisse d'Étel, comme Pénester et Goh Lannec, étant annexés par la commune d'Étel par un décret du [59]. Les villageois de Keranroué, Kervénéhy, Le Cosquer et Saint-Germain réitérèrent en vain leur demande d'annexion à Étel en 1865[60].

La destruction partielle des alignements de Kerzérho[modifier | modifier le code]

En 1852 Prosper Mérimée se plaint des agissements de l'administration départementale qui, par amour de la ligne droite, venait de culbuter la tête des alignements de Kerzérho en faisant passer au travers la nouvelle route entre Erdeven et Plouharnel[61].

Erdeven vers la fin du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Pierre-Marie Bertho[Note 15] fut blessé pendant la Guerre de Crimée[62] ; il fut par la suite cabaretier et aubergiste à Erdeven.

En 1869 Charles-Louis Piéau, alors maire d'Erdeven, sollicita de l'empereur Napoléon III le remboursement de 200 000 francs que lui aurait coûté l'exploitation des huîtrières concédées à la princessse Baciocchi[63].

Le château de Keravéon en 1898.

Benjamin Girard décrit ainsi Erdeven en 1889 :

« La commune d'Erdeven est bornée au sud par les sables ou dunes qui couvrent un assez grand espace de terrain dans la partie du littoral où elle est située. L'ancien nom de cette commune était Ardeven. C'est encore, aujourd'hui, le seul que lui donnent les habitants de la localité et ceux des environs ; il n'y a que l'administration qui écrive et prononce Erdeven. Ar-deven signifie littéralement "sur la zone ou près de la zone sablonneuse de la côte". Autrefois les sables mouvants s'étendaient jusqu'au bourg ; mais l'agriculture a fait peu à peu des conquêtes dans ces plaines arides, comme elle en a fait dans les landes de l'intérieur. (...) On trouve sur le territoire de cette commune le beau château de Keravant, dont la construction est du XVIIe siècle[42]. »

Ces landes et les étangs et marais qui les parsèment étaient fréquentés par « les chasseurs, ainsi que les pêcheurs à la ligne [qui] connaissent bien ces étangs poissonneux, refuges aimés du gibier d'eau, sédentaire ou de passage, comme les vastes landes voisines, parsemées de mares peu profondes, entendent le cri de diverses espèces voyageuses et donnent asile à tout un peuple de perdrix, de lapins, de lièvres (...) » écrit en 1890 Valentine Vattier d'Ambroyse[64].

En 1897 et 1899 le Conseil général vote des crédits pour l'enlèvement d'un rocher gênant à l'entrée du port de la Roche-Sèche à Erdeven[65] et en 1900 l'élargissement de sa passe d'entrée Est[66].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Passage d'un train dans le bourg d'Erdeven (carte postale, vers 1910).
La disparition du dundee Sainte-Anne en 1912 (journal L'Ouest-Éclair).

L'école des filles d'Erdeven est laïcisée en 1904 (c'était jusque-là une école privée tenue par la congrégation religieuse des Filles du Saint-Esprit[67]) et installée désormais dans un immeuble communal qui servait précédemment de bureau de poste[68].

Une fileuse d'Erdeven et son entourage (carte postale, vers 1910).

En 1905 le conseil municipal d'Erdeven demande et obtient l'autorisation de créer une foire aux chevaux et aux poulains dans le village des Sept-Saints, organisée le dernier dimanche du mois d'août de chaque année[69].

En 1906 le curé d'Erdeven, Amédée Camper, fut accusé d'avoir incité en chaire ses fidèles à voter en faveur du candidat Jean Guilloteaux, député sortant, lors des élections législatives ; l'affaire suscita un débat à la Chambre des députés le [70].

Guillemoto, condamné à mort le pour avoir assassiné à Erdeven en mars 1911 François Nicolas, un saulnier, vit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité[71].

Un décret ministériel en date du attribue à la commune d'Erdeven, en l'absence d'un bureau de bienfaisance, les biens placés sous séquestre qui avaient appartenu avant la querelle des inventaires à la fabrique de l'église d'Erdeven[72].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Erdeven porte les noms de 76 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 6 ont morts en Belgique dès l'année 1914 ; deux dans les Balkans (Armand Lestrohan en Macédoine du Nord en 1917 et Jean Lemasson en Serbie en 1918), dans le cadre de l'expédition de Salonique ; Émile Stéphan est mort en captivité en Allemagne ; deux sont des marins morts en mer (Joseph Kerzerho à bord du cuirassé Mirabeau le et Jean Le Floch lors du torpillage du quatre-mâts Jacqueline le par un sous-marin allemand) ; les autres sont décédés sur le sol français[73].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Un soldat (Jean Nozaic) originaire d'Erdeven est mort en 1920 en Syrie alors qu'il était membre de l'Armée du Levant[73].

La construction d'une station à Erdeven, sur le tracé du Tramway de la Trinité à Étel est décidée en 1926 par le Conseil général du Morbihan[74].

Le deux hommes venus de Paris et suspectés d'espionnage des activités du polygone de tir de Gâvres au profit de l'Allemagne, munis de matériels perfectionnés, furent arrêtés près de la plage de Kervillio[75].

En 1928 des cultivateurs d'Erdeven, d'Étel et de Plouharnel se plaignent d'être fréquemment empêchés d'aller chercher à la côte le goémon « si nécessaire à leurs cultures » en raison des tirs du polygone de Gâvres[76].

La culture des oignons était alors importante à Erdeven ; les cultivateurs allaient les troquer jusqu'à une quarantaine de kilomètres contre de l'avoine ou du sarrasin. Des troupeaux de moutons parcouraient les dunes d'Erdeven[77]. L'élevage des chevaux (des traits bretons principalement) y était aussi important[78].

En 1933 une "Commission de la Marine" du Sénat reconnaît qu'« une entrave absolue était apportée au développement normal des communes d'Étel, d'Erdeven, de Plouharnel et de Plouhinec, par les sujétions et les dangers résultant pour elles de la proximité du champ de tir de Gâvres ; que le dommage ainsi causé pouvait être assimilé à une éviction et qu'il devait donc faire l'objet d'une juste et préalable indemnité »[79].

De nombreux hommes d'Erdeven partaient à cette époque travailler comme marins sur les thoniers d'Étel[80].

Le pardon des Sept-Saints était alors très fréquenté comme en atteste un article du journal La Croix publié en 1937[81].

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Vestiges du mur de l'Atlantique sur la plage de Kerouriec ; à l'arrière-plan, le blockhaus de la Roche Sèche.

De nombreux blockhaus construits par les Allemands, vestiges du Mur de l'Atlantique, parsèment les dunes d'Erdeven ; certains sont maintenant tombés sur l'estran en raison du recul du littoral.

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Pendant l'occupation une bonne partie du château de Keravéon fut réquisitionné par la kommandantur allemande locale ; le vicomte Roger de Soussay, propriétaire du château, put ainsi recueillir des informations qu'il transmettait discrètement à la Résistance[82]. Eugène Rollando[Note 16] fut résistant FFI, participant notamment à la libération d'Erdeven[83].

Le monument aux morts d'Erdeven porte les noms de 6 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale[73].

Le le général Kœnig, commandant en chef des Forces Françaises de l'Intérieur publie le communiqué suivant : « En Bretagne, pour la première fois, un détachement blindé des Forces Françaises de l'Intérieur a fait son apparition dans la bataille. Ce détachement a occupé Erdeven où 140 Allemands ont été capturés » [84].

Une plaque commémorative apposée sur le monument aux morts rappelle le décès de 3 soldats de l'armée américaine tués le près du bunker de Kerminihy lors des combats de la poche de Lorient[85].

L'après Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1949 la traque d'un homme surnommé "Pierrot-le-Fou", de Loperhet en Erdeven, accusé d'être un assassin et un incendiaire, défraya la chronique, faisant même la "Une" de journaux parisiens[86].

Deux soldats originaires d'Erdeven (Roger Bertic et Jean Le Rol) sont morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie[73].

Les polémiques à propos de la plage naturiste[modifier | modifier le code]

Les naturistes sont tolérés sur la plage de Kerminihy à Erdeven à partir de 1968 ; en 1971 la municipalité concède officiellement la plage aux naturistes, avec accord écrit de la préfecture[87], ce qui souleva des protestations de la part d'une partie de la population[88] ; des manifestations favorables ou hostiles eurent lieu à maintes reprises, provoquant même des bagarres, y compris à coups de lances d'incendies, des tranchées, des barrages de tracteurs, des épandages de lisier, etc.. et même la démission du Conseil municipal d'Erdeven le [89]. Depuis les polémiques se sont calmées, un camp naturiste existe à un kilomètre du bourg (mais sur le territoire de la commune de Belz)[90].

Le projet de centrale nucléaire d'Erdeven[modifier | modifier le code]

En 1974, sous la houlette d'Henri Rolland, alors maire de Belz et conseiller général UDR du canton, les 5 maires du canton (communes de Belz, Étel, Erdeven, Ploemel et Locoal-Mendon) approuvent dans un premier temps le projet de centrale nucléaire à Erdeven sur la plage de Kerouriec, le site faisant même figure de favori parmi les 5 sites de l'Ouest de la France envisagés[91].

Les opposants au projet, la plupart dans une logique NIMBY, mais associés au CRIN (Comité régional d'information nucléaire) d'Erdeven[92], organisèrent une "Fête antinucléaire des Dunes" qui rassembla 15 000 personnes au printemps 1975[93] et réussirent à retourner la position de la majorité des élus locaux, ce qui provoqua l'échec du projet. Des opposants au projet furent élus maires à la suite des élections municipales de 1977, notamment à Étel (Michel Le Corvec) et Belz (Jean Le Formal).

L'essor du tourisme et le recul de l'agriculture[modifier | modifier le code]

En 1962 Erdeven ne comptait encore que 7 résidences secondaires ; leur nombre passe à 33 en 1968, 161 en 1975, 989 en 1990 et atteint 1 894 en 2017, dépassant alors le nombre des résidences principales (1 648)[94]. Le nombre des agriculteurs exploitants s'effondre : s'il était encore de 68 en 2007, il n'est plus que de 15 en 2017, le nombre des exploitations agricoles cette année-là n'étant plus que de 5[95].

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'échouage du TK Bremen et les autres échouages[modifier | modifier le code]

Le , l'Hakuna Matata, un voilier de 11,80 mètres en acier, abandonné par son équipage en pleine tempête au large de la Galice car il était devenu ingouvernable, s'échoua sur la plage de Kerminihy[73]. Il put être déséchoué et fut ensuite réparé à Étel[96].

Le , une barge-cible d'entraînement aéronaval de Lorient, s'échoua à Erdeven.

Le , le cargo maltais TK Bremen s'échoue sur la plage de Kerminihy ; l'accident provoqua une pollution locale[97]. Il fut déconstruit sur place.

Le , un voilier s'échoua à son tour sur la plage de Kerminihy[98].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Erdeven (Morbihan).svg

Les armoiries de Erdeven se blasonnent ainsi :

Parti au 1) losangé d’azur et d’or ; au 2) de gueules à la croix d’argent chargé de sept macles du champ ; au chef d’argent à sept mouchetures d’hermine de sable rangées en fasce.
(Au un les armes de famille d’Auray, et au deux celles de la famille de Larlan, sr de Kercadio)
Conc. B. Frelaut.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Pluviôse an IX Messidor an XIII Citoyen Le Gallo    
Messidor an XIII décembre 1808 Citoyen Mahéo    
décembre 1808 novembre 1819 Jean-Marie Ezanno[Note 17]   Laboureur.
novembre 1819 octobre 1825 Désiré-Jacques Cauzique[Note 18]   Négociant.
octobre 1825 août 1830 Jean-Marie Ezanno   Déjà maire entre 1808 et 1819.
août 1830 octobre 1837 Alexandre-Marie Soymié[Note 19]   Négociant. Conseiller général
octobre 1837 décembre 1843 Michel Belz[Note 20]   Boulanger.
décembre 1843 décembre 1848 Joseph-Hubert Lemasson    
décembre 1848 septembre 1865 Laurent Le Visage[Note 21]   Cultivateur.
septembre 1865 mai 1875 Charles-Louis Pieau[Note 22]   Propriétaire.
mai 1875 janvier 1878 Pierre-Marie Le Diraison[Note 23]   Cultivateur.
janvier 1878 mai 1884 Michel Stéphan    
mai 1884 octobre 1884 Pierre-Marie Le Diraison   Déjà maire entre 1875 et 1878.
octobre 1884 juin 1886 Arthur de Soussay[Note 24]   Vicomte. Habitait le château de Keravéon.
juin 1886 août 1900 Jean-Pierre Le Visage[Note 25]   Cultivateur.
août 1900 mai 1912 Pierre-Marie Stéphan[Note 26]   Cultivateur.
mai 1912 juillet 1920 Pierre-Vincent Guézel[Note 27]    
juillet 1920 mai 1929 Pierre-Michel Guézel[Note 28]    
mai 1929 mai 1945 Marcelin Le Bail[Note 29]    
mai 1945 août 1945 Jean Vincent Bourhis[Note 30]   Retraité de la Marine.
août 1945 octobre 1947 Pierre Bernard[Note 31]    
octobre 1947 mars 1965 Roger de Soussay[Note 32]   Vicomte. Petit-fils d'Arthur de Soussay, maire entre 1884 et 1886[82].
mars 1965 novembre 1975 Jean Lorgeoux[Note 33]   Boulanger.
novembre 1975 mars 1977 Alexandre Kerzerho[Note 34]   Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale[99].
mars 1977 juin 1995 Joseph Rollando[Note 35]   Agent général d'assurances. Acquéreur du manoir de Kercadio en 1970[100].
juin 1995 mars 2008 Léon Nabat RPR puis UMP Militaire retraité. Non réélu en 2008, même si la liste qu'il conduisait l'emporte aux élections municipales.
mars 2008 mars 2014 Marie-Françoise Le Jossec[101] UMP Elle est aussi adjointe au maire chargée de l'urbanisme à partir de 2020[102].
mars 2014
Réélu en [103]
En cours Dominique Riguidel[Note 36] DVD Responsable de service dans le secteur bancaire
Les données manquantes sont à compléter.

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[104].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[105]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[106].

En 2018, la commune comptait 3 749 habitants[Note 37], en augmentation de 6,45 % par rapport à 2013 (Morbihan : +2,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6941 5341 9512 4532 6512 9633 0023 0482 166
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1902 1092 0252 1602 2622 2642 3292 3432 293
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2082 1952 1502 0132 0471 9471 8631 8211 736
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 8641 9101 9862 1452 3522 5233 0633 4893 583
2018 - - - - - - - -
3 749--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[107] puis Insee à partir de 2006[108].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'alignement de Kerzérho.

Mégalithes[modifier | modifier le code]

Les principaux mégalithes de la commune :

  • Alignements de Kerzérho, constitués de 10 rangées formés en tout de 165 menhirs dressés.
  • Alignement de la Table du sacrifice (un alignement de 23 grands menhirs, dits aussi "Géants de Kerzérho", certains couchés, situé au nord du précédent. L'expression "Table du sacrifice" pour désigner l'un d'entre eux est due à une légende : les druides auraient sacrifié sur ce menhir couché, ayant l'aspect d'une table, de jeunes enfants pou récupérer leur sang, ce qui est faux bien entendu.

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  • Alignement de la Chaise de César (dit aussi de Coët er Beï), dénommé ainsi car l'un des menhirs a une forme de chaise, même si César ne s'y est très probablement jamais assis[109].
  • Alignements de Kerjean, formés de menhirs découverts au début du XXIe siècle dans un champ défriché par des bénévoles.
  • Alignements de Belanno (juste au sud des alignements de Kerzérho).
  • Alignements de Kerbernès[110].
  • Alignement de Mer er Morh (dits aussi de Kerascoët) : 8 menhirs, dont deux seulement sont encore debout.
  • Dolmen de Mané-Groh (ou Mané-Croch), un dolmen à couloir formant allée couverte.
  • Dolmens de Mané-Bras (ou Lann-Mané-Bras), un ensemble de trois dolmens.
  • Dolmen de Kerangré.
  • Dolmen de Ty-er-Mané.
  • Menhir de Lann Menhir (dit aussi Menhir de Mein Glaz).
  • Menhir de Men Plat (menhir couché).
  • Tumulus de Run-er-Sinzen.

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Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul. Cette église, qui reconnaissait les seigneurs de Keravéon pour fondateurs de la paroisse, a été entièrement reconstruite au XVIIIe siècle ; son clocher, tout en granite, date de 1755 ; l'église a été agrandie en 1832 par l'ajout de bas-côtés de part et d'autre de la nef[111].

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Le groupe statuaire des Sept Saints, qui date de 1905.
  • La chapelle des Sept-Saints, dont on ne connaît pas l'origine, mais en ruine au XIXe siècle, elle est restaurée en 1899. « Oubliée en 1978 lors de l'abandon de la chapelle (...), le pardon a repris timidement en 1995, tandis que les travaux de restauration débutaient dans la chapelle ruinée »[112] grâce à une association qui prit en charge sa restauration. Elle possède une charpente apparente en plein cintre. Au fronton une plaque sur laquelle est inscrit : Er seih sant a vreiz izel. Une statuaire, groupe processionnel des Sept Saints fondateurs des évêchés bretons, debout sur une montagne de nuages, datant de 1905. C'est un bois polychrome qui fut restauré en 2002. Cette statue était promenée le jour du pardon du dernier dimanche d'août, les sept saints étant : Brieuc, Corentin, Malo, Patern, Samson et Tugdual. Alain Plesse y a également restauré 16 statues en terre cuite et bois ronde bosse polychrome.

Une légende des Sept Saints propre à Erdeven existe ; elle ne correspond pas du tout à la réalité historique :

« On raconte qu'une maman mit au monde des septuplés. Effrayée par la charge que représentait pour son foyer une si abondante progéniture, elle commande à sa servante de noyer six d'entre eux. (...) Mis au courant, le père tança sévèrement sa femme et tous deux redoublèrent d'ardeur pour nourrir la maisonnée. Les sept frères apprirent à servir Dieu et devinrent d'illustres évêques[112]. »

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  • La chapelle Saint-Germain (1635), restaurée au cours des siècles et dernièrement en 2002 fut réalisée la restauration du retable polychrome, dorures et tableau (Repenti de saint Pierre).
  • L'ancienne chapelle de Notre-Dame (XVIIe siècle), située au village Saint-Sauveur et mentionnée en 1930.
  • La croix Cordier (VIe siècle).

Monuments civils[modifier | modifier le code]

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  • Le château de Kercadio (Moyen Âge). C'est le siège d'une ancienne seigneurie appartenant en 1427 aux familles Kercadiou, Larlan (en 1466), Gouyon de Vaudurand (au XVIIIe siècle), au marquis de Rougé, puis à François de Plessis-Bellière.

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  • Le moulin à vent du Narbon, construit en 1805 ; moulin à farine, il a cessé de fonctionner vers 1985 ; partiellement détruit lors d'une tempête en 1987, il a été restauré depuis par l'association "Les Amis du moulin du Narbon"[114] et [115].
  • Monument de « la Main verte » qui rappelle la mobilisation, puis la marche rassemblant 15 000 manifestants, le 5 avril 1975, contre les centrales nucléaires en général et le projet de centrale nucléaire d'Erdeven en particulier[116].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les dunes d'Erdeven, à gauche de la Ria d'Étel. (À droite de la ria, se situent les dunes de Plouhinec).

La commune d'Erdeven compte cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type I[117] :

  • les dunes d'Erdeven : 606 hectares ;
  • Er Varquez Crucuno : 8 hectares ;
  • étang de Keraveon : 4 hectares ;
  • étang de Loperhet : 13 hectares ;
  • littoral d'Erdeven et Plouharnel faisant partie du massif dunaire de Gâvres-Quiberon : 1 064 hectares.
  • Île de Roelan.

Le , le littoral a subi une pollution aux hydrocarbures à la suite de l'échouage du cargo maltais TK Bremen, pendant la tempête Joachim. Ce cargo de 6 600 tonnes, long de 109 m, construit en 1982, contenait 190 tonnes de fioul. La nappe a touché les plages d'Erdeven jusqu'à la presqu'île de Quiberon.

L'oignon rose d'Erdeven[modifier | modifier le code]

L'oignon rose d'Erdeven est cultivé depuis le début du XXe siècle ; c'est à l'origine un oignon jaune qui prend une couleur rosée au bout de deux ou trois ans de culture en raison des particularités du climat et du terroir local[118].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[17].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. Félix Gaillard (1832-1910).
  6. Pierre-Armand de Cambout de Coislin, né le , décédé le à Guenrouet. Il ne faut pas le confondre avec un homonyme, Pierre-Armand de Cambout de Coislin, qui fut évêque et même cardinal au début du XVIIIe siècle.
  7. Personnes en âge de communier.
  8. Pierre Ezanneau, né le à Erdeven (son nom est écrit deux fois sous les variantes orthographiques Ezaneau et Ezanot sur le monument de Quiberon), marin et laboureur.
  9. Julien Lorho, né le à Erdeven, laboureur, décédé le à Erdeven.
  10. Georges Nicolas, né le à Erdeven, laboureur, décédé le à Erdeven.
  11. Mathieu Coriton, né vers 1777, décédé après 1805.
  12. Joseph Madec, né le à Erdeven, maçon, décédé le à Plouharnel.
  13. Adélaïde de Coislin, née le à Plessé, décédée le à Erdeven.
  14. Louis Le Visage, né le 9 germinal an XI (), décédé le à Quiberon. Il fut adjoint au maire de Quiberon.
  15. Pierre-Marie Bertho, né le à Erdeven.
  16. Eugène Rollando, né en 1925 à Eredeven, décédé en 2020 à Erdeven.
  17. Jean-Marie Ezanno, né le à Kervardh en Eredeven, décédé le à Erdeven.
  18. Désiré-Jacques-Cauzique, né le à Auray, décédé le au Croizic.
  19. Alexandre-Marie Soymié, né le à Vannes, décédé le à Auray.
  20. Michel Belz, né le 16 ventôse an XI () à Plouharnel, décédé le à Erdeven.
  21. Laurent Le Visage, né le 2 ventôse an X () à Erdeven, décédé le à Erdeven.
  22. Né probablement à Nantes en 1809.
  23. Pierre-Marie Le Diraison, né le à Crucuno en Erdeven, décédé le à Kergoët en Erdeven.
  24. Arthur de Soussay, né le à Paris, décédé le à Paris.
  25. Jean-Pierre Le Visage, né le à Erdeven.
  26. Pierre-Marie Stéphan, né le à Brec'h, décédé le à Erdeven.
  27. Pierre-Vincent Guézel, né le à Erdeven.
  28. Pierre-Michel Guézel, né le au bourg d'Erdeven.
  29. Marcelin Le Bail, né le à Erdeven, décédé le à Erdeven.
  30. Jean Vincent Bourhis, né le à Erdeven.
  31. Pierre Bernard, né le à Erdeven.
  32. Roger de Soussay, né le à Paris, décédé le à Vannes.
  33. Jean Lorgeoux, né le à Erdeven.
  34. Alexandre Kerzerho, né le à Erdeven.
  35. Joseph Rollando, né en 1925 à Erdeven.
  36. Dominique Riguidel, né le .
  37. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]